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26/11/2012

Copwatch : le retour des branquignoles

Le 17 novembre à Notre-Dame-Des-Landes, de nombreux manifestants ont été interpellés par la présence de personnages affublés d’un drôle d’uniforme :















Tactical jacket copiant l’uniforme des flics, sigle « copwatch » sur bande rétroréfléchissante et matériel photo et vidéo professionnels (on se demande avec quel argent tout cela a été payé), il s’agissait en fait de la bande de l’inénarrable Xavier « Relou » Renou, essentiellement composée des « copwatcheurs » de Copwatch.fr, un site d’ usurpateurs opportunistes fondé par Benjamin Ball et Grégory Pasqueille et dont le graphisme et le contenu ont été complètement refondus pour l’occasion. Les deux individus de dos sur la photo, eux aussi membres de l’équipe du site, Thomas Cadena [1] et Pierre Le Bec [2], ne devraient pourtant pas parader : il y a quelques mois, ils se sont fait choper sur le fait pas des flics d’Alliance qui les ont bien ridiculisés en rejouant en leur compagnie le clip de la chanson « Big Bisous » de Carlos [3], clip dans lequel les flics apparaissent affublés de t-shirts violemment sexistes intitulés « zobwatch » et les figurant en train de sodomiser les copwatcheurs. Une telle humiliation visait donc en réalité l’ensemble du mouvement Copwatch, qui pourtant n’a rien à voir avec ces deux andouilles.

la suite sur indy

08:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/10/2011

#Copwatch : mais c’est qu’il y croit le bougre !

http://s.excessif.com/mmdia/i/29/0/3630290hrmbs.jpg?v=1

 

Claude Guéant est un homme de conviction. Enfin c’est surtout un homme qui arrive à se convaincre tout seul que la décision du tribunal des référés de Paris va pouvoir être appliquée et que tout le foin fait autour de ce site sera sans conséquence pour les fonctionnaires qu’il prétend défendre. On pourrait presque trouver ça comique de la part du ministre si son tintamarre médiatique n’était pas devenue la première source de préjudice dans cette affaire. En offrant une telle visibilité médiatique à Copwatch, Claude Guéant a provoqué un « effet Streisand » dont les premières victimes sont les fonctionnaires de police dont l’identité est révélée sur ce site… en bref, tout le contraire de ce qu’il claironne dans la presse… étrange… pourtant Claude Guéant n’a pas pour réputation d’être la moitié d’un con.

La demande initiale ne portait que sur certaines pages, seul hic, le site est accessible en HTTPS, ce qui implique qu’un filtrage ciblé des pages n’est techniquement pas faisable. Le tribunal des référés de Paris a donc ordonné le blocage complet du site… c’est là qu’on va commencer à rigoler.

Soyons clairs sur un point : Reflets ne cautionne pas les méthodes utilisées par Copwatch et pointe du doigt le décalage entre l’initiative américaine visant à prévenir les abus des forces de l’ordre, et l’initiative française qui donne dans la délation haineuse, mettant en péril les familles des fonctionnaires de police [A ce qu'on peut voir sur les sites miroirs, il n’y a aucune adresse, ni menaces pour les familles ou divulgation des noms, les seules infos sont données par les prtotagonistes eux-mêmes via leurs "réseaux sociaux"], ce qui est inacceptable d’un point de vue protection de la vie privée.

Cependant, la méthode qui vise à assigner en référé les fournisseurs d’accès à grand renfort de presse pour les contraindre à bloquer un site est ridicule. Et elle est d’autant plus ridicule, qu’une heure à peine après l’annonce du désir de Claude Guéant de censurer ce site, les miroirs poussaient un peu partout sur le web. Et là, le résultat va être à la hauteur de la boulette du ministre, de 4 ou 5 pages litigieuses, Google se verra peuplé de centaines de ces mêmes pages… bref on attend le référé de blocage pour les sites miroirs, qui se feront eux mêmes mirrorer une fois bloqués… et ainsi de suite… Bienvenue sur Internet Claude !

Si claude Guéant est fier de sa méthode, pourquoi ne l’applique t-il pas à des sites pédophiles, en les désignant à la presse, url et screenshots à l’appui !

À moins que…

À moins que Claude Guéant ne se soit dans cette affaire plus intéressé à sa propre communication qu’aux fonctionnaires de police qu’il dit défendre. D’ailleurs, on a beau lui dire que c’est mal de faire de la pub pour ce site, le ministre trouve encore le moyen de commenter la décision et d’offrir au site une visibilité supplémentaire. On est tout à fait en droit de se poser la question : Claude Guéant a t-il sacrifié la relative confidentialité des informations publiées par Copwatch sur les quelques fonctionnaires de police pour son plan de com’ personnel ?

 

via Reflets.info

[la photo n'a pas été reprise de l'article original]

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/10/2011

La justice ordonne le blocage de tout CopWatch, non son filtrage

Mise à jour vendredi 14 octobre 2011, 17h16. Le tribunal a finalement décidé du blocage complet de Copwatch indique à l'instant @romiglups sur Twitter. Les arguments avancés sur l'impossibilité de filtrer individuellement les 11 URL ont pu jouer en la faveur de ce choix. On ne connait pas encore la technique à appliquer. Dans des affaires similaires, on laisse aux FAI le choix de la technologie avec pour l'obligation de résultat de blocage. Bien entendu, les éditeurs de Copwatch pourront toujours contre-attaquer la mesure en démontrant son défaut de proportionnalité, mais ils devront alors sortir du bois...  En attendant, une pluie de sites miroirs est déjà disponible.

Autre nouvelle importante, les FAI seront indemnisés pour ce blocage. Alors que ces mêmes intermédiaires techniques ne sont toujours pas remboursés des frais engagés pour les missions pénales de la Hadopi.


copwatch filtrage

Première diffusion jeudi 13 octobre
Titre initial :
Filtrage de CopWatch : quand la place Beauvau s’échine
C’est vendredi, 17h, que le juge des référés dira s’il faut ou non interdire l’accès au site Copwatch. L’assignation délivrée par le ministère de l’Intérieur a sollicité des FAI le filtrage de 11 URL du site.

copwatch filtrage blocage

Mercredi, la défense a fait valoir que cette demande n’était ni faisable ni efficace, et pas seulement pour cause de défaut de proportionnalité.

Ce contrôle de proportionnalité
avait déjà été sacralisé par la décision Hadopi 1. Le Conseil constitutionnel avait autorisé des mesures attentatoires à la liberté de communication (ou d’expression) à condition qu’elles soient « strictement nécessaires à la préservation des droits en cause ». En clair, on n'écrase pas un insecte à l'arme nucléaire. Ce filtre s’était aussi retrouvé dans les conclusions de l’avocat général de la CJUE en préparation du futur arrêt SABAM-Scarlet encadrant le filtrage.

Devant le TGI, les FAI ont aussi rappelé une autre réalité touchant cette fois à l’indépendance technologique. Pour permettre une telle granulosité dans le filtrage de ces 11 liens, il n’y avait pas foule parmi les prestataires techniques. Du Deep Packet Inspection à vaste échelle… et qui fonctionne, compte tenu de la position exprimée par l'avocat du ministre de l'Intérieur qui exige une obligation de résultat ? Seul du matériel développé et utilisé en Chine permettrait de se diriger vers un tel résultat, dans la mesure où les technologies occidentales semblent avoir démontré leurs limites lors du printemps Arabe, puisqu'elles ont grandement contribué à faire tomber Internet au niveau local…

On devine immédiatement la problématique en terme d’indépendance stratégique. « Il nous faudrait du coup une autorisation d’acquérir ce matériel de la part de Matignon » puisque les autorisations actuellement délivrées ne concernent pas ce type d'équipements. Voilà ce que ce nous assure l’un de ces FAI après l’audience, peu enthousiaste face à ces solutions issues de firmes fortement dépendantes et aux connexions établies avec le pouvoir central chinois. « L’avocat de la Place Beauvau s’est-il intéressé de savoir ce que pense le contre-espionnage sur ces technologies ? »

Si le filtrage n’est pas possible, le Parquet a fait savoir que le blocage complet de Copwatch pourrait être une voie de secours. Mais cette voie aura aussi le pénible inconvénient - pour ses partisans - de rendre la proportionnalité plus délicate. Tous les contenus sur Copwatch ne sont pas infamants ou attentatoires aux données personnelles. D'ailleurs, ces deux branches respectives du droit comprennent déjà des mesures pour traiter les éventuelles infractions.

Enfin, on ajoutera que le bureau où a été enregistré le domaine Copwatch n’a fait l’objet d’aucune convocation. Officiellement, le ministère de l’Intérieur a prétexté qu’il lui était impossible de déterminer ce bureau. « Voilà un étrange argument, s’interroge notre contact, la Place Beauvau sait pourtant mettre les moyens lorsqu’il s’agit de déterminer les contacts parmi la presse d'un membre d'un cabinet ministériel.
Rédigée par Marc Rees le vendredi 14 octobre 2011 à 17h16 (14286 lectures)
via pcimpact

09:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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