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12/01/2011

Management de l'immigration et du terrorisme : le projet SISMARIS (Système d’Information et de Surveillance MARitime pour l’Identification des comportements Suspects)

 

Piloté par DCNS et labellisé par le Pôle Mer PACA, le Système d'Information et de Surveillance MARitime pour l'Identification des comportements Suspects (SISMARIS) a obtenu le financement du Fonds Unique Interministériel (FUI - Fonds de soutien aux projets de R&D collaboratifs des Pôles de compétitivité). Ce projet de recherche et développement a pour objectif d'approfondir le développement d'un système d'information complet et des technologies permettant une surveillance élargie et l'analyse du trafic maritime. Grâce à ce futur système, tous les types de navires pourront dès être pistés en permanence jusqu'à 400 km des côtes, contre 24 km avec les moyens actuels les plus avancés dans le monde.
D'une durée de 36 mois et d'un montant total de 6,8 millions d'euros, le projet SISMARIS se concrétisera par la mise en place progressive (de mi 2010 à mi 2011) dans la région toulonnaise (Saint-Mandrier et Iles du Levant) d'une plate-forme de démonstration permettant de surveiller une grande partie de la Méditerranée occidentale.
Selon DCNS, le projet permettra de valoriser les savoir-faire de défense du groupe naval, de PME innovantes et de Laboratoires Scientifiques (*), sur des problématiques de sécurité civile. Seront notamment utilisés des algorithmes d'aide à la décision permettant la détection des comportements anormaux de navires et donc une meilleure prise en compte tant des situations de détresse en mer, pouvant engendrer des catastrophes humaines ou environnementales, que des situations a priori suspectes liées au terrorisme, à la piraterie, à l'immigration clandestine ou la pêche illicite.
_____________________________________

(*) Participants au projet SISMARIS :

- 5 grandes entreprises : DCNS, SOPRA GROUP, ROCKWELL COLLINS, THALES ALENIA SPACE, CLS ;
- 6 PME : PEGASE-SYSTEMS, ECOMER, CHRISAR Software Technologies, SOFRESUD, INTUILAB, FIDENS;
- 3 Laboratoires Scientifiques : ONERA, ARMINES, IRIT.

piqué au tas sur www.meretmarine.com - 12/03/2009

 

PEGASE systems partenaire du projet SISMARIS

Piloté par DCNS et labellisé par le Pôle Mer PACA, le Système d'Information et de Surveillance MARitime pour l'Identification des comportements Suspects (SISMARIS) a obtenu le financement du Fonds Unique Interministériel (FUI - Fonds de soutien aux projets de R&D collaboratifs des Pôles de compétitivité). Ce projet de recherche et développement a pour objectif d'approfondir le développement d'un système d'information complet et des technologies permettant une surveillance élargie et l'analyse du trafic maritime. Grâce à ce futur système, tous les types de navires pourront dès être pistés en permanence jusqu'à 400 km des côtes, contre 24 km avec les moyens actuels les plus avancés dans le monde.

le projet SISMARIS se concrétisera par la mise en place progressive (de mi 2010 à mi 2011) dans la région toulonnaise (Saint-Mandrier et Iles du Levant) d'une plate-forme de démonstration permettant de surveiller une grande partie de la Méditerranée occidentale. En tant que partenaire du projet Sismaris, la société Pegase Systems mettra à disposition son radar haute définition nommé POSEIDON HD520.

En savoir plus

piqué sur www.transferts-lr.org - 11/05/2009

SISMARIS repousse l’horizon de la surveillance maritime

2010-04-28

Développer un système capable de suivre tous les navires jusqu’à 400 km des côtes et d’identifier les comportements suspects : tel est l’objectif du projet SISMARIS, piloté par DCNS…

DCNS est le pilote du projet SISMARIS, un système d’information capable d’assurer une surveillance élargie du trafic maritime. Lorsqu’il sera finalisé, ce système permettra aux autorités de suivre en permanence tous les types de navires jusqu’à 400 km des côtes, contre 24 km avec les dispositifs actuels.
L’objectif du projet est de réaliser un démonstrateur dans le Sud de la France, qui entrera progressivement en service entre 2010 et 2012.

Sismaris, qu’est ce que c’est ?
Le projet SISMARIS (Système d’Information et de Surveillance MARitime pour l’Identification des comportements Suspects) a obtenu fin 2008 le financement du Fonds Unique Interministériel (FUI – Fonds de soutien aux projets de R&D collaboratifs des Pôles de compétitivité). Piloté par DCNS et labellisé par le Pôle Mer PACA, ce projet de recherche et développement doit déboucher sur la réalisation d’un système d’information capable d’assurer une surveillance élargie du trafic maritime. Avec un tel système, les autorités auront la possibilité de suivre en permanence tous les types de navires jusqu’à 400 km des côtes, contre 24 km avec les dispositifs actuels les plus avancés. Le projet associe treize autres partenaires*, grandes entreprises, PME et organismes de recherche.

Technologiquement, comment ça marche ?
SISMARIS est structuré autour de plusieurs composantes : un réseau de capteurs (radars, capteurs AIS, caméras, etc.) capable de fournir les données cinématiques des navires circulant dans l’espace maritime. Un système de visualisation permettant de suivre la position des navires en temps réel et d’afficher sur chacun d’eux des renseignements issus de bases de données maritimes de type Llloyds ou Trafic 2000. Le tout enrichi avec des données météo et réglementaires (zones à vitesse limitée, zones d’approche de ports, rails, etc.). Le système sera également doté d’algorithmes d’aide à la décision, ayant pour fonction d’identifier les comportements anormaux.

Quelle est la valeur ajoutée du projet ?
SISMARIS marquera une vraie rupture avec les systèmes actuels de type Vessel traffic system), qui ont une portée limitée, et n’offrent pas de telles fonctionnalités. Couplé à un radar haute-fréquences dit à ondes de surfaces, SISMARIS offrira aux autorités une vision inégalée de la situation en mer. Il facilitera notamment l’identification des situations de détresse, susceptibles d’engendrer des catastrophes humaines ou environnementales, ainsi que des situations a priori suspectes liées au terrorisme, à la piraterie, à l’immigration clandestine ou à la pêche illicite.

Quel potentiel « marché » pour ce projet ?
Ce type de système répond un besoin croissant de la part des états, qui ont pris conscience du caractère stratégique du trafic maritime. A titre d’exemple, 90% des échanges commerciaux mondiaux, 47% des échanges intraeuropéens et 70% des approvisionnements énergétiques de la France transitent par la mer.
Le marché potentiel des systèmes de surveillance maritime est évalué à 1,7 milliards d’euros pour les dix prochaines années.

Quelles sont les échéances ?
D’une durée de 36 mois et d’un montant total de 6,8 millions d’euros, le projet SISMARIS devrait concrètement démarrer fin octobre 2009. Il débouchera sur la mise en place progressive (de mi 2010 à mi 2011) dans la région toulonnaise (Saint-Mandrier et Iles du Levant) d’une plate-forme de démonstration permettant de surveiller une grande partie de la Méditerranée occidentale.

En quoi ce projet est-il porteur pour DCNS ?
Ce projet traduit la volonté de DCNS de se positionner sur les problématiques de sécurité et de sûreté maritime. Intégrateur, systémier, DCNS possède l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour élaborer et exploiter des systèmes complexes comme SISMARIS, qui ont de nombreux points communs avec les systèmes de combat, les armes en moins.

 


EN SAVOIR PLUS

Pays avec vue sur mer
Tous les pays possédant une façade maritime sont susceptibles d’être intéressés par un système comme SISMARIS. Parmi ses clients potentiels, on trouve les pays développés, ceux qui dépendant largement du trafic maritime, comme la Hollande, Singapour ou la Malaisie, ou encore les pays disposant d’importantes ressources naturelles off-shore, comme le Brésil ou le Nigéria, qui a investi récemment plus de 280 millions de dollars dans un système de ce type.
En attendant que SISMARIS débouche sur un produit commercial, DCNS propose déjà depuis fin 2008 un système de surveillance du trafic, plus simple et plus économique : Matrics (Maritime traffic intelligence and control of the sea).

Un marché en plein essor
Encore modeste aujourd’hui, le marché des systèmes de sûreté maritime devrait connaître une très forte croissance dans l’avenir. DCNS estime qu’il devrait se monter à environ 1,7 milliards de dollars sur les dix prochaines années. La Commission européenne a ainsi annoncé pour le milieu des années 2010 le lancement d’Eurosur, un très ambitieux programme de mise à niveau du système de surveillance des frontières maritimes de la communauté européenne.
Fort de son expérience d’intégrateur/systémier, familier des systèmes complexes et du monde maritîme, DCNS souhaite devenir un acteur important de ce marché émergent.

(*) Participants au projet SISMARIS :

- Cinq grandes entreprises : DCNS, SOPRA GROUP, ROCKWELL COLLINS, THALES ALENIA SPACE, CLS ;
- Six PME : PEGASE-SYSTEMS, ECOMER, CHRISAR Software Technologies, SOFRESUD, INTUILAB, FIDENS;
- Trois laboratoires scientifiques : ONERA, ARMINES, IRIT.

piqué au tas sur www.dcnsgroup.com - 24/04/2010

 

Le projet de Recherche & Développement SISMARIS a pour objectif d’approfondir le développement d’un système d’information complet et des technologies permettant une surveillance élargie et l’analyse du trafic maritime.

Grâce à ce futur système, tous les types de navires pourront dès lors être pistés en permanence jusqu’à 400 km des côtes contre 24 km avec les moyens actuels les plus avancés dans le monde.

 

D’une durée de 36 mois et d’un montant total de 6,8 millions d’Euros, le projet SISMARIS a obtenu, le 10 mars 2009, l’aval du Fonds Unique Interministériel de soutien aux projets de Recherche & Développement collaboratifs des Pôles de compétitivité.

Fidens, partenaire du projet, assure l'expertise en sécurité du système d'information : analyse et gestion des risques (selon ISO27005), définition des exigences de sécurité et de l'architecture sécurisée, sécurisation technique des composants, accompagnement des différents industriels, audits techniques et tests intrusifs.

 

Situation

 

 

 

 

piqué au tas sur www.fidens.fr le 28/10/2010

 

doc : resume-Morel.pdf

Sismaris – Accueil du site.
SISMARIS – Présentation CLS
VIGISAT
CLS

http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/guerre/photos/2800/19920143-007.jpg

16:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/05/2010

Silence assourdissant ... DCN - Thales - Frégates de Taïwan - la France condamnée à 1 milliard de dollars

L'Elysée, le gouvernement de droite et son opposition de gauche ont gardé le silence mardi sur la pénalité record frappant la France pour corruption lors d'une vente de frégates à Taiwan en 1991.

L'AFFAIRE DES FRÉGATES

L'affaire concerne la vente par Thomson-CSF de six frégates Lafayette pour 16,4 milliards de francs (2,5 milliards d'euros). Les bénéficiaires de commissions frauduleuses versées en Chine et à Taiwan, dont une partie aurait été reversée en France, sont demeurés inconnus du fait du secret-défense.

Cette pénalité qui pourrait atteindre un milliard d'euros, la plus forte imposée au pays en pareil cas, sera principalement à la charge des contribuables, puisque la Direction des constructions navales (DCN), publique, était à l'époque majoritaire à 73% aux côtés de Thomson devenu Thales.

Le verdict d'un tribunal arbitral rendu public lundi impose à titre principal le paiement à la DCN (donc à l'Etat français) et à Thales de plus de 600 millions de dollars.

Les intérêts sur la majeure partie de cette somme depuis dix ans restent à calculer. La facture pourrait donc dépasser le milliard de dollars. Thales estime dans un communiqué que le total atteindra 819 millions de dollars (630 millions d'euros).

Le dossier n'est pas totalement refermé, Thales, auquel revient 27% de la facture, ayant annoncé son intention de saisir la cour d'appel de Paris d'un recours en annulation.

Le ministère de la Défense de Taiwan a protesté mardi contre cette démarche. "Nous exigeons que Thales se soumette à la décision de la cour d'arbitrage. Le ministère souligne que cette affaire est liée aux intérêts nationaux et à la réputation de l'armée", dit-il dans un communiqué.

SARKOZY NE MENTIONNE PAS L'AFFAIRE

En visite mardi en Bretagne aux chantiers de la DCNS à Lorient (Morbihan), Nicolas Sarkozy n'a pas fait mention de l'affaire. Lors de ce déplacement, Luc Vigneron, patron de Thales, s'est refusé aussi à tout commentaire.

Patrick Boissier, patron de DCNS (entité juridique ayant succédé à DCN) a déclaré aux journalistes: "Je n'ai pas de commentaires à faire, ça concerne Thomson CSF, cela remonte à vingt ans et DCNS n'est absolument pas concernée".

Le sujet n'a pas été abordé lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Il n'y a eu aucun communiqué officiel.

En octobre 2008, un non-lieu avait été prononcé dans l'enquête pénale ouverte en 2001, après la découverte en Suisse de plus de 500 millions de dollars sur les comptes bancaires d'Andrew Wang, intermédiaire taiwanais intervenu dans la vente.

Au cours des années 2000, le secret-défense a été opposé aux juges d'instruction français Renaud Van Ruymbeke et Xavière Simeoni par le ministère des Finances sous la gauche (Laurent Fabius) comme sous la droite (Francis Mer et Thierry Breton).

Ils ont tous refusé de remettre les listes des bénéficiaires de commissions commerciales déclarées en 1991 par Thomson et la DCN, déposées en vertu d'une procédure étant alors obligatoire.

Plusieurs conséquences de cette affaire ont ces dernières années émaillé la vie judiciaire. C'est le cas du procès concernant l'ancien n°2 d'Elf Alfred Sirven et l'ex-maîtresse du ministre des Affaires étrangères de 1991 Roland Dumas, Christine Deviers-Joncour, qui ont réclamé de l'argent à Thomson en prétendant être intervenus dans l'affaire.

Le dossier des faux listings de l'affaire Clearstream, transmis au juge Van Ruymbeke en 2004 et qui prétendaient compromettre notamment Nicolas Sarkozy dans l'affaire des frégates, est aussi un dommage "collatéral" du dossier.

Par ailleurs, demeurent mystérieux les décès de Thierry Imbot, ex-agent des services secrets français à Taiwan, mort en tombant par la fenêtre de son logement le 10 octobre 2000, et d'un ancien cadre de Thomson ayant négocié le contrat, Jacques Morisson, lui aussi tombé de la fenêtre de son appartement, le 18 mai 2001, à Neuilly-sur-Seine.

Article de L'Express- Par Reuters, publié le 04/05/2010

vas'y_saute_avec_Mike.jpg Oui, ils ont sauté, comme Mike ...



Si aucune personnalité n’a été poursuivie dans le dossier des frégates, la France va devoir régler une amende considérable à Taïwan.

Environ 545 M€ seront à la charge des contribuables.

 

Au bout de dix années de procédures, la Cour internationale d’arbitrage a rendu sa sentence. Au terme d’un document de 100 pages, elle condamne la à payer une amende d’environ 1 milliard de dollars (759 M€) à Taïwan, pour avoir versé des commissions illégales lors du fameux des frégates. L’essentiel de cette amende, soit environ 545 M€, devrait être payé par les contribuables français.



1 Pourquoi la est condamnée ?
En 1991, la société publique Thomson (rebaptisée Thales) et la marine de Taïwan signe un contrat pour la vente de six frégates militaires. L’article 18 de ce contrat (dénommé Bravo) interdisait le recours à des intermédiaires et prohibait le versement de commissions. Or, depuis le début des années 1980, Thales a fait intervenir pas moins de trois réseaux pour tenter de décrocher ce mirobolant marché. Principal intermédiaire : Andrew Wang, un homme d’affaires d’origine chinoise, aurait touché près de 500 millions de dollars de la part des Français. Deux autres réseaux sont intervenus : celui de Lily Liu et celui d’Alfred Sirven.  Résultat : « Le contrat prévoyait que, si des commissions étaient versées, leur montant serait rétrocédé à la partie adverse, indique un avocat du dossier. Les juges arbitres ont, au moins partiellement, suivi cette clause. »

2 Combien va-t-elle payer ?
Les juges arbitres ont condamné la France à payer 591 millions de dollars (près de 450 M€) à Taïwan. S’ajoutent à cette somme les intérêts courant depuis août 2001, date de la saisine par les Taïwanais du tribunal arbitral. La totalité des frais de procédure est également à la charge des Français. « Au total, le montant de l’amende pourrait presque doubler », estime un membre du cabinet Dechert, qui défend la partie taïwanaise. L’ardoise pourrait atteindre « entre 800 000 $ et 1 milliard de dollars », précise-t-il, soit entre 600 M€ et 750 M€.

3 Qui va payer cette somme ?
Officiellement, c’est la société Thales qui est condamnée, en tant que société ayant signé le contrat initial de 1991. Mais en réalité, l’Etat français paiera la quasi-totalité de cette somme. Ce dernier devra s’acquitter de 72 % du milliard de dollars d’amende (soit un maximum de 545 M€), contre 28 % (soit un maximum de 210 M€) pour Thales. Ces montants correspondent aux parts de chacun, précisées dans le contrat. L’Etat français, même s’il n’était pas directement signataire, était en effet le principal maître d’oeuvre des frégates. Au final, ce seront donc les contribuables qui devront régler l’ardoise.
Hier, les services de Bercy se refusaient à faire tout commentaire, renvoyant leurs interlocuteurs à un hypothétique communiqué. En coulisses, on masquait mal un certain agacement. « De toute façon, en fin de parcours, c’est l’Etat français qui paiera », indique une source proche du dossier. Chez Thales, on fait profil bas.

4 Peut-on échapper à cette amende ?
« Vu les montants en jeu et le contexte de crise, la France ne peut pas se permettre d’accepter cette condamnation sans ciller », estime une source proche du dossier. Si la sentence arbitrale ne peut en aucun cas faire l’objet d’un appel, Thales a en revanche déposé un recours en annulation devant la cour d’appel de Paris. A l’appui de cette démarche, un incroyable scénario est évoqué : celui d’une demande de levée du secret-défense. Opposé au juge Van Ruymbeke durant toute l’instruction, le secret-défense « aurait abouti à une inégalité des armes, entre la France et Taïwan » devant les juges arbitres. « Nous n’avons pas pu démentir un certain nombre de contre-vérités », indique un avocat de Thales.

Article Le Parisien - 4/05/2010

 

Joe dit « le gringo ».jpg


Taïwan demande à Thales de se soumettre à la condamnation

L'Etat français et Thales devront payer 630 millions d'euros de dédommagements. L'armée taïwanaise a fermement invité mardi le groupe français Thales à se soumettre à cette décision.

La France et le groupe Thales ont été condamnés lundi par la Cour internationale d'arbitrage à verser 630 millions d'euros à Taïwan, dans le cadre de l'affaire des frégates.

"Nous exigeons que Thales se soumette à la décision de la cour d'arbitrage", a déclaré mardi le ministère de la Défense nationale taïwanaise dans un communiqué. "Le ministère souligne que cette affaire est liée aux intérêts nationaux et à la réputation de l'armée", a-t-il ajouté.

Dans le détail, la partie française a été condamnée à "482 millions de dollars US" (soit 365 millions d'euros) auxquels s'ajoutent des d'intérêts depuis août 2001, a précisé Thales dans un communiqué.

A cette somme, il faut en outre ajouter des intérêts calculés à partir "du 22 août 2001" et l'intégralité des frais de la procédure d'arbitrage, qui a duré près de 10 ans. La note finale pourrait ainsi avoisiner le milliard de dollars.

L'affaire remonte à 1991, date à laquelle la France signait un contrat d'armement avec Taïwan prévoyant la vente par Thomson (aujourd'hui Thales) de six frégates. Elles furent livrées quelques années plus tard, de 1996 à 1998.

Mais l'article 18 du contrat "Bravo", nom de code du dossier des frégates, interdisait explicitement de rémunérer des intermédiaires sous peine de restitution à Taïwan des fonds versés. Or une enquête menée par un magistrat suisse a démontré que des sommes importantes avaient bien été versées par Thomson à des intermédiaires dont le principal, Andrew Wang, avait été chargé de convaincre Taïwan de choisir les navires français. Cette découverte a conduit Taïwan à saisir un tribunal arbitral en 2001 pour obtenir le remboursement des commissions.

Bien que Thomson - Thales ait été le chef de file du contrat "Bravo", 70% du contrat des frégates est revenu à la Direction des constructions navales (DCN), entreprise publique, dont l'intervention dans le contrat était garantie par l'Etat. Selon plusieurs sources proches du dossier qui se sont exprimées avant la décision notifiée lundi, en cas de condamnation de Thales, l'Etat aurait donc à régler 70% de la somme totale et Thales 30%.

Thales a déjà fait savoir qu'il contestait "le fondement même de cette condamnation". "La société mettra en oeuvre tous les recours à sa disposition et formera notamment un recours en annulation contre cette sentence devant la Cour d'Appel de Paris", a assuré le groupe français. (Source Europe1/ Reuters)

Article de SFR info -mardi 04 MAI 2010

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27/06/2009

Frégates Clearstream DCN THALES AMARIS

Wednesday, September 27, 2006

Mercredi, 27 juillet 2005


Dernier Tango à Taipei: la vérité sur la mort mystérieuse du Juge Jean-Pierre.

« DERNIER TANGO A TAIPEI. »

Plus fort que le scandale du Crédit lyonnais et la tentaculaire affaire « ELF », le dossier qui a fait reculer la Juge Eva JOLY : le contrat « Bravo », l’affaire « Lafayette », les Frégates de Taïwan, les frégates qui tuent ….

Sexe, mensonges et commissions.

France 3, 23 : 30. Dans Pièces à conviction, l’affaire des frégates de Taïwan est disséquée. Sous le titre accrocheur « Sexe, mensonges et commissions », Patrice Le Nen, allèche le chaland.
« Préparez vos calepins, et deux ou trois stylos neufs. Ce soir dans Pièces à conviction, la rédaction revient sur l’affaire des frégates de Taïwan, scandale politico-militaro-industriel qui a secoué l’Hexagone dans les années 90. Un scandale qui fait tourner les têtes tant les sommes évoquées sont astronomiques ».

Un devis de 11 milliards de francs. Une note de 16 milliards !

« Une affaire tentaculaire, aux ramifications profondes et dignes des plus grands films hollywoodiens….L’affaire des frégates est un puzzle de 30.000 pièces ».

[Fin de citation de France – Soir]

Dernier Tango à Taïpei.

Acte I. – Les frégates qui tuent/Cadavres exquis…

Livrées désarmées à Taïwan, les Frégates françaises ont pourtant tué. Dans cette affaire « Lafayette / Bravo », les protagonistes tombent de haut.

17 : 15, le 18 mai 2001, Neuilly (Haut-de-Seine). Les policiers appelés en urgence au 12, rue Montrosier buttent sur le corps d’un homme de soixante-six ans vraisemblablement tombé d’une fenêtre du cinquième étage : Jacques Morisson.

Ancien officier de marine, le militaire, spécialiste des systèmes de détection, quitte la grande muette pour pantoufler chez Thomson qui l’affecte à Formose où le technicien s’occupe de l’assemblage des frégates du contrat « Bravo ». A ce titre, il est de toutes les négociations. Depuis son retour en France, le négociateur est terrorisé : Morrison est, dit-il, le dernier témoin de l’affaire et il craint d’être assassiné. Il veut déménager et même changer d’identité.

Jacques Morisson meurt ce 18 mai sur le pavé d’une cour intérieure de son immeuble dans une banlieue BCBG de Paris. Faute d’indice, la police conclura au suicide. L’ex-militaire n’est pas la seule victime.

Plus d’une demi-douzaine de personnes vont ainsi, les unes après les autres, trouver la mort pour frayer un chemin aux meurtrières frégates de guerre. La route du dossier Bravo se jonche de cadavres et de disparitions, sans pour le moment s’en trouver détournée.

Cadavres exquis (suite... sans fin…)

1er novembre 1996, midi, Montréal (Canada). La police criminelle est appelée en urgence au domicile de Yang Yi-li, un jeune étudiant formosan de vingt ans. Son corps sans vie gît dans la baignoire, la tête à moitié immergée. Dans l’eau du bain, un sèche-cheveux encore branché à une prise de 110 volts. Mort par électrocution. L’affaire est classée malgré les protestations de la famille.

La victime est le neveu du commandant Yin Ching-feng de la Navy formosane. Son père, le frère cadet du commandant, est persuadé que son fils a été assassiné. Yang Yi-li a été le confident de son oncle - qui le premier dénonce la combine du contrat « Bravo » à ses chefs - lors de la visite de celui-ci à Paris. Yang est-il le dépositaire de documents concernant l’affaire « Lafayette » ? La justice canadienne conclut à un accident.

Fin décembre 1996, Taïpei. La police est appelée par une femme épouvantée qui bafouille dans une cabine téléphonique. La police découvre un cadavre écrasé sur le sol : James Kuo, l’employé de Joël Bucher, le banquier français de l’affaire « Lafayette » et du contrat « Bravo », un as de la Société générale. Cet employé formosan est celui-là même qui avait proposé à son patron une rencontre avec le « Gang des Bambous »... Un gang chinois? Quel gang ? Un gang à prendre avec des baguettes ….

Chargé du suivi du dossier de la China Shipbuilding Corporation, les chantiers navals taïwanais, James Kuo est « tombé » d’une fenêtre de son bureau quelques étages plus haut. La police formosane conclut à un suicide ou à un accident.

10 octobre 2000, un locataire d’une résidence du VIIIè arrondissement de Paris, trouve le corps écrasé d’un quidam dans la cour intérieure de l’immeuble : Thierry Imbot, agent secret de la DGSE française chargé de suivre tous les contrats d’armement négociés avec les Formosans. En clair, Thomson, Dassault, Matra…

Le père de ce nouveau cadavre exquis n’est autre que le général Imbot nommé à la tête de la DGSE en septembre 1985. Thierry Imbot a quitté ce même service de renseignement en 1993. L’ancien agent spécial français a très certainement chuté en fermant les volets de sa chambre. Banal accident.

Pourquoi, néanmoins, vouloir à tout prix fermer les volets d’un appartement que l’on n’habite pas ? Sans prendre la précaution d’allumer la lumière ? Car la lumière fut retrouvée éteinte après le drame…

Peut-être a-t-« on » eu peur que le futur écrasé ne fasse la lumière sur les frégates ? Car « ce que savait Thierry Imbot sur les dossiers d’armement franco-taïwanais et son rendez-vous du lendemain avec un journaliste pouvaient motiver un assassinat ».

Les services soupçonnaient-ils le fils du général Imbot d’être lié à Arcady Gaydamak, le vendeur d’armes recherché dans l’affaire « Pierre Falcone », affaire où le trafic d’armes bat son plein avec l’Afrique en proie à de multiples guérillas locales parmi les vastes champs pétroliers et sous les reflets de diamants étincelants ?

Quoi qu’il en soit, Thierry Imbot appartenait à la Grande Loge nationale française, la GLNF.

Dans cette affaire, « il y a trop de morts dans ce dossier. Beaucoup trop ».

Un roman noir connexe à l’affaire « ELF » et à l’affaire « Pierre Falcone »…

Voici un puzzle tentaculaire où s’affrontent les géants de l’armement dans une guerre fratricide : Thomson et Matra, Alain Gomez et Jean-Luc Lagardère (décédé) y règlent leurs comptes par le biais d’officines privées liées parfois au renseignement : Le dirigeant de l’une d’elle – Silver Sabre pour Thomson- meurt assassiné en Thaïlande.

C’est que les grands groupes industriels dans le secteur militaire s’arment de services « Action » comparables aux services de renseignements étatiques. Ces officines sont à l’origine de la plupart des coups tordus assénés aux concurrents.

En 1997, l’énorme scandale « ELF » se profile à l’horizon. De même ses liens avec l’affaire « Lafayette ». En janvier, Alain Gomez, patron de Thomson est entendu par la juge Eva Joly. En juillet, Le Floch-Prigent, patron d’ELF, est emprisonné. Le nom de Roland Dumas est prononcé en cours d’instruction. L’énorme scandale implique un homme d’Etat, ancien ministre et alors président du Conseil constitutionnel. On connaît la suite ….

Paradis tropicaux, paradis fiscaux…

Parallèlement aux gros contrats industriels se développe donc une véritable industrie du recyclage de l’argent sale. Iles Vierges, Grand Caïman, Seychelles, Jersey, Guernesey, Dublin, « partout à travers le monde fleurissent des officines chargées de monter des sociétés écrans dans les paradis fiscaux »

C’est la valse des comptes : un virement de huit millions deux cent cinquante mille dollars par ici, un autre égal au premier par là – commission du contrat « Bravo » (les Frégates) effectué par Rivunion une banque d’affaires liée à ELF. Les protagonistes Gilbert Miara, Alfred Sirven, Christine Deviers - Joncour bénéficient de juteux crédits occultes. « Plusieurs millions de francs sont apportés par des passeurs professionnels en France et remis en espèces à Deviers – Joncour ». Plus de quatre millions de dollars dorment quelque part aux Bahamas et appartiennent en propre à cette femme de l’ombre et courtisane qui se décrit elle-même comme « La Putain de la République ».

Formose « La Belle » et les Frégates qui tuent …

Le 12 mai 2000. Formose (La belle, en portugais…) constitue une commission d’enquête sur la vente des frégates, suite à l’écroulement du parti politique dominant, le Kuo Min Tang, miné par la corruption. La commission procède à cent dix-huit auditions en un peu plus d’une année et analyse une documentation qui compte quelques dizaines de milliers de pages.

Y a-t-il eu dissipation de fonds publics ? Perception de pots-de-vin à l’occasion de surfacturation ? Lourde tâche que celle de démontrer les surévaluations artificielles du prix payé par Taïwan à Thomson.

La commission constate la volonté délibérée des responsables de faire disparaître toutes traces des dernières conversations du commandant Yin Ching-feng, le dénonciateur initial, retrouvé « suicidé » par noyade le 9 décembre 1993 : démagnétisation des cassettes, disparition des vêtements, fuite de témoins avant même leur audition, fausses pistes forgées de toutes pièces, évaporation de vingt-huit bordereaux de virements que Thomson, destruction de pièces comptables…

L’affaire « Lafayette » une combinazzione de 5 milliards FF avec l’aval des Chefs !
Quant au fond, la surévaluation, tous les officiers généraux ou supérieurs chargés du dossier reconnaissent qu’il n’a pas été traité selon la procédure normale. Pourtant, le président de la République formosane à l’époque donne son aval à cette opération aussi mal engagée : par quel concours de circonstances ?

La commission vérifie laborieusement les comptes de longs mois durant. Tous les calculs parviennent à la même conclusion : le prix des frégates a doublé ! Cinq milliards de francs ont bel et bien disparu.

Mais, de la corruption, Chen Ding-nan, le nouveau ministre de la justice, ne s’en lave pas les mains.

Surnommé M. Propre (Mr Clean), le nouveau ministre de la Justice croise le fer avec les corrompus. En quelques mois, 1200 suspects finissent cloués au pilori d’accusations pour malversations diverses. M. Propre veut élucider le crime du 9 décembre 1993 : L’assassinat du Commandant Yin Ching-feng, sous couvert de « suicide »....

Obstacle majeur, les autorités françaises refusent obstinément toute coopération avec la justice formosane : Fin de non-recevoir aux commissions rogatoires, refus d’entrée sur le territoire opposé à M. Propre lui-même. En octobre 2001, le gouvernement de Lionel Jospin ferme la porte au nez du nouveau président formosan, Chen Shui-bian, invité à se rendre au Parlement européen en même temps que le XIVè Dalaï-Lama du Tibet.

Secret Défense et Circuits d’argent sale.

Selon l’auteur de « Taïwan Connection », à Formose, comme dans la plupart des démocraties modernes, le secret défense est destiné à protéger des procédés de fabrication militaire, pas des circuits de blanchiment d’argent sale. Il n’en est pas de même en France. Dont acte.

Le président de la Commission de contrôle formosane déclare ainsi sa conviction à Thierry Jean-Pierre : « Nous sommes très attachés au secret défense sauf, évidemment, lorsqu’il sert à protéger des corrompus. »


Six officiers de la Navy sont en ligne de mire. L’enquête révèle encore l’existence en France au sein de la Direction générale de l’armement d’une énigmatique cellule « Tango -Bravo ». « Bravo » pour les frégates et « Tango » pour les Mirage.

Car il y a aussi des « Mirage »…Entre autres armements ….

Grâce à ses proches, Andrew Wang, l’homme de main d’Alain Gomez, le patron de Thomson à l’époque, ouvre des comptes en Europe, à Singapour et aux Etats-Unis où s’entassent plusieurs centaines de millions d’euros.

Le 14 décembre 2000, la cellule financière de la commission de contrôle décide de lancer un mandat d’arrêt international contre l’homme d’affaires pour l’assassinat du commandant Yin Ching-feng et pour l’organisation des circuits de corruption au sein de la Navy formosane.

Le 20 juin 2001, à Berne, Suisse, le juge Perraudin saisit les douze comptes helvétiques d’Andrew Wang et informe le juge français Renaud Van Ruymbeke.

Le 21 juin 2001, à Paris, contrainte et forcée, la section financière du parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour abus de biens sociaux et recel dans l’affaire Lafayette. Dix longues années auront été nécessaires pour cette ouverture d’information.

Un « arrosage » généralisé : 500 millions US $ pour les chefs à Taïpei et …Pékin !

Le 25 juin 2001, Palais de Justice, Pôle financier. Roland Dumas révèle au juge Van Ruymbeke que le gouvernement français avait autorisé le versement de commissions à hauteur de cinq cents millions de dollars américains : une partie pour les Taïwanais, nationalistes, une partie pour le Comité central du Parti communiste chinois.

Il n’y a qu’une seule Chine, qu’un seul système : la corruption !

Mais en France aussi, « Droite » et « gauche » palpent les précieux talbins…

Le 28 juin 2001, Christine Devier-Joncour se met à table : « Roland Dumas m’a confié que de gigantesques commissions avaient été versées à des hommes et des femmes politiques français et à des dirigeants d’entreprises ».

Par la suite, Joël Bucher – le banquier de la combinazzione - dévoile les projets des artisans du contrat « Bravo » et la vente aux Taïwanais de matériels militaires conséquents: torpilles, et leurs systèmes de lancement, radars de tir et autre électronique, missiles Cortale-Naval, hélicoptères Gazelle, Dauphin, Ecureuil et Super-Puma, quatre chasseurs de mines, dix corvettes de deux mille tonnes.

2 août 2001, Paris. Denis Ranque, le nouveau président de Thomson rebaptisée Thalès se constitue partie civile dans l’affaire des frégates.

Y aurait-il une Justice ?

La Justice française découvre l’existence d’une association des Amitiés franco-taïwanaises créée en 1991 et coquille refuge pour bon nombre de lobbyistes du commerce français à Taïpei : Jacques Cresson, Jean-Marie Le Guen, Olivier Spithakis, François Missoffe, entre autres, s’y retrouvent. Début 1993, l’association est transférée de l’avenue Marceau au 69, rue de l’Université, adresse du siège social de la MNEF que préside Olivier Spithakis.
La « MNEF », un autre scandale de la République bananière française …

Est-il utile de vous faire un dessein !

Oui, mais il y a aussi un secret défense !

Le 16 octobre 2001, Paris, pôle financier. Le juge van Ruymbeke apprend que la direction générale des douanes est en possession d’un dossier Thomson mais il est classifié secret-défense.
Le juge saisit le Ministre des Finances, Laurent Fabius, d’une demande de levée du secret défense relative à la vente par la Sté Thomson CSF le 31 août 1991 de six frégates à la marine taïwanaise. La commission chargée de donner son avis sur cette requête conclut que la déclassification serait de nature à nuire de la façon la plus grave aux intérêts fondamentaux de la nation ainsi qu’au respect des engagements extérieurs du pays.

Non seulement les 139 documents déjà classifiés du contrat « Bravo » ne pourront jamais être consultés par la justice pénale française mais toutes les pièces connexes subiront le même sort, y compris celles qui ne sont pas encore classifiées.

Le 21 novembre 2001, le juge van Ruymbeke diligente une commission rogatoire internationale vers Formose pour obtenir des Formosans les informations que les Français lui refusent. Le 15 janvier 2002, la Chancellerie décline la transmission de la demande d’entraide judiciaire qui ne peut se voir confirmée par la voie diplomatique en l’absence de relations officielles entre Paris et Taïpei.

Le 14 mai 2002, Lee Mei-quei, veuve du commandant Yin Ching-feng, arrive à Paris. Le commandant Yin Ching-feng était le responsable des achats de la Navy : « Je suis venue pour que vous trouviez les assassins de mon mari » déclare la veuve éplorée. « J’ai très peur. Mon mari n’avait aucune raison de se suicider », ajoute-t-elle en précisant que son conjoint allait bénéficier d’une promotion au grade de général une étoile.

Le 10 juin 2002, le général Imbot confirme au juge van Ruymbeke que son fils, Thierry, était officier de la DGSE de 1979 à 1993. D’abord en poste à Pékin, le fils Imbot est muté à Washington puis Taipei. Sa mission était de suivre tous les contrats d’armement entre la France et Taïwan. L’homme écrasé de douleur relate avoir entendu de la bouche de son fils qu’un certain nombre de personnes à Taïwan et en France avaient fait fortune grâce aux commissions versées dans le cadre du contrat « Bravo ». Devenu consultant dans une entreprise franco-américaine, l’ancien du renseignement extérieur français entretenait toujours des rapports avec un officier traitant, un magistrat détaché à la DGSE.

Un secret défense jalousement gardé au profit de politiciens véreux…
Le 16 juillet 2002, Francis Meyer écrit aux deux magistrats instructeur en leur signifiant un troisième refus de levée du secret - défense dans le dossier « Bravo ».
D’autant plus que dans le rapport annuel sur les exportations d’armes françaises à travers le monde nul ne saurait trouver aucune trace de Taïwan.

Taïwan, Formose, la Belle, qui se partage pourtant, avec l’Arabie saoudite, le duo de tête des plus gros acheteurs d’armes de la planète et dont le deuxième fournisseur d’armement est … la France.

L’instruction de l’affaire Lafayette est chaotique, difficile, épuisante. Le secret – défense, utilisé dans une acception très large, ne sert plus ici qu’à protéger les destinataires de commissions et de rétrocommissions.

La vielle France, écrit l’ex juge Jean-Pierre, laisse tomber une chape de plomb sur ce qui, en révélant des vérités scandaleuses, pourrait compromettre la carrière de quelques hommes et femmes politiques.

Quant au ministère de la Justice français, ses gesticulations procédurières pour empêcher toute collaboration avec les autorités judiciaires formosanes visent au même objectif : museler les témoins, soustraire à la curiosité des juges les pièces à conviction, verrouiller l’enquête. C’est Thierry Jean-Pierre qui parle…

… mais au préjudice des contribuables français !

22 août 2001, Paris, la Navy formosane dépose une requête officielle contre Thomson devant la Chambre de commerce internationale et exige le remboursement de 500 millions US $ augmentés des intérêts légaux plus une indemnisation de leur préjudice chiffré à 99 millions US $.

Or, il y a de fortes chances que le contribuable français non seulement soit sollicité pour payer le sinistre de la Direction des Chantiers navals français (DCN) – quelque six cents millions d’euros – mais assiste, impuissant, à la restitution de centaines de millions d’euros à Andrew Wang, l’homme lige de Thomson, qui pourra, enfin, payer le solde des commissions et rétrocommissions dues aux uns et aux autres.

Et notamment au personnel politique français concerné.

A Formose, le nouveau ministre de la Défense a promis une récompense de cent millions de dollars locaux à toute personne qui apporterait une information déterminante pour la poursuite de l’enquête.

Mais en France : Secret défense ! Face aux réseaux de corruption mis en place par les Français et les Taïwanais, les juges ont peu de chances de parvenir à leurs fins. L’affaire des frégates est bien le plus grand scandale politico - financier français des dix dernières années.
Un appel de Thierry Jean-Pierre à l’Opinion.

Mais la véritable bagarre est ailleurs.

Encore une fois, les enquêtes ne pourront aboutir sans l’aide de l’opinion publique et des médias dont l’adhésion est plus que jamais nécessaire pour surmonter les obstacles dressés par le pouvoir politique, de droite comme de gauche. C’est aussi l’objet de ce livre « Taïwan Connection/Scandales et meurtres au cœur de la République » (Robert Laffont) Il reste à trouver ceux, qui, dans la classe politique française, pourraient porter ce combat.

Dit Thierry Jean-Pierre : « Je ne me fais pas d’illusion, le débat politique est devenu difficile ».
Et le Député européen de poursuivre : « Il serait pourtant envisageable, comme nous l’avions fait pour les fonds secrets, de placer le problème du secret-défense sur la place publique et de mener une vraie campagne d’opinion, quitte à la déplacer de la scène politique, franco-française au plan européen. Je tâcherai de m’y employer. »

Une autre piste est purement judiciaire.

Le contrat des Mirage, le contrat « Tango », a-t-il donné lieu au versement de commissions ? Et la vente de 960 missiles Mica par Matra ? La justice formosane enquête désormais.
Les Frégates qui tuent en série ! Chutes fatales par la fenêtre, noyades, électrocutions, disparitions…

Dans l’affaire des frégates que voyons-nous ? Des morts. Sur une décennie, plus d’une dizaine. Des morts violentes, inexpliquées, injustifiables. Des protagonistes, formosans ou hexagonaux, et pas des moindres, « tombent » par la fenêtre, à Formose, en France. Des disparitions aussi. A Formose, surtout, mais en France aussi des hommes se sont volatilisés.

Cinq milliards de francs ont bel et bien disparu dans la signature d’un contrat national. La somme est énorme. La France et les Français vont payer l’enrichissement personnel d’un petit nombre de corrompus.

La scène du drame est dressée : Intérêt déchaîné, double jeu, héroïsme et meurtre en série, l’épopée de l’affaire « Lafayette », ou contrat « Bravo », présente donc tous les ingrédients d’un grand roman noir.

Dans cet univers impitoyable, capitaines d’industrie prêts dénués de scrupule, espionnes aux charmes vénéneux, intermédiaires insaisissables, hommes et femmes politiques corrompus, s’y acoquinent puis s’y déchirent sous les yeux médusés d’une poignée de juges incorruptibles, qui, en France, en Suisse et à Formose, traquent les circuits de blanchiment d’argent sale que la grande corruption internationale a mis en place d’un côté à l’autre de la planète.

Aucune des enquêtes sur les morts et les disparus des frégates n’a abouti. Plus de douze ans après l’assassinat du commandant Yin Ching-feng, son corps flottait à la dérive au large des côtes (un suicide bien entendu..), il est fort peu probable qu’un élément nouveau puisse un jour les relancer.

Le Gang des Bambous, une organisation bien balancée…

Ah ! Oui… Le Gang des Bambous …

Septembre 1987, Taïpei, locaux de la Société générale. James Kuo (mauvaise chute par la fenêtre) s’adresse à Joël Bucher le nouveau patron débarqué de fraîche date.

« - Bon ! Et bien voilà ! Lorsque nous avons, en Chine, un problème de ce genre [mauvais payeurs], nous faisons appels à une organisation spécialisée : le gang des Bambous», avance l’employé formosan.

D’ajouter : « Le principe est simple : s’ils arrivent à se faire payer, ils rétrocèdent à la banque 50% des sommes qu’ils perçoivent et ils nous accordent en outre des avantages plus…personnels ».
« Des pots-de-vin ! », s’écrie Joël Bucher, qui, de conclure :

« - Et je suppose que votre gang des Bambous utilise des méthodes plutôt percutantes ? Le débiteur se retrouve au fond d’un port, le corps lesté par un bloc de ciment ? »

James Kuo :
« - Oh, non ! Monsie
ur. Ici, ils le défenestrent. C’est en quelque sorte leur signature.

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Et le sexe dans tout ça, me direz vous ?

Patience, c’est dans le deuxième Acte du « Dernier Tango à Taïpei », qui s’intitule :
« Taïwan Connection : Innocence en danger ! »

D’incroyables révélations sur les informations que le juge Thierry Jean-Pierre passe sous silence (faute de place, bien évidemment !)posted by Clearstream & Frégates: The French Corruption. |

Sunday, September 24, 2006

Mercredi, 26 avril 2006

Comptes secrets : Le complot contre le Tsar Nicolas Ier de la France d'Après démasqué ?

Nicolas Sarkozy a-t-il des comptes cachés au Luxembourg ? DSK et sa crémière aussi ?

C'est clair l'affaire du clair ruisseau c'est clairement de la boue. Et pas n'importe quelle boue. De la boue bien boueuse où l'on croise le nec plus ultra de la politique, des affaires et des services, autrement dit le parfait panel du crime organisé. Sébastien Crépel y revient le 24 avril dans L'Humanité : "Du dossier des frégates de Taïwan a surgi l’affaire Clearstream, elle-même secrétant celle du « corbeau » qui défraie la chronique en mêlant désormais enjeux industriels, bataille judiciaire, menées des services d’espionnage français et rivalités politiques. Un canevas complexe à rebondissements multiples dignes d’un roman policier."

L'affaire des Frégates Lafatte, alias les Frégates de Taiwan, gît au coeur du scandale "Clearstream" où a été mouillé un aréopage impressionnant de personnalités politiques françaises suite à une manipulation de fort bas étage destinée à destabiliser l'Etat français.

Le 5 septembre 2006, les Taiwanais faisait parvenir aux autorités de la Confédération helvétique une commission rogatoire internationale aux fins de récupérer 520 millions de précieux dollars gelés sur un compte suisse depuis plusieurs années. Cette somme rondelette ferait partie d'un (gros) lot de rétro-commissions, alias kickbacks, généreusement distribuées à des intermédiaires pour faciliter la conclusion d'un juteux marché de vente de six vedettes armées dernier cri à l'île de Formose, province chinoise apparemment soucieuse de son indépendance.

Une partie des 18% de commissions sur cette vente, considérablement surfacturée pour permettre l'opération de corruption, a-t-elle été reversée sur les comptes de partis ou d'hommes politiques français, alors que le montage de toute l'opération de corruption reposait sur la complicité de hauts responsables de l'Administration des affaires militaires, économiques et commerciales de la République française ainsi que sur la participation active de figures de proue de milieux d'affaires entretenant des rapports logistiques et structurels avec les plus hautes sphères étatiques, c'est là toute la question ?

Et le secrêt d'Etat à fort longtemps et fort souvent été opposé aux magistrats désireux de faire la lumière sur cette affaire.

Or, un ancien juge, Thierry Jean-Pierre, passé à la politique puis à l'exercice de plume, révélait dans un ouvrage à sensation, "Taiwan Connection", publié en 2003, que, dans ce vaste scandale de corruption, la mort avait été plus d'une fois au rendez-vous dans des circonstances décrites comme suspectes.

Ici, sont repris les billets d'humeur publiés depuis l'Hexagone sur trois ou quatres blogues mis en ligne au Canada dans le courant de l'année 2005 à 2006, à partir d'une lecture de presse qui se veut satirique, polémiste et scandaleusement scandalisée par le scandale !

Le ton est là radicalement batailleur à l'affût du moindre moulin à vent à enfourcher pour que souffle l'ouragan de la diatribe. Néanmoins, les analyses et commentaires jetés là comme de l'huile bouillante sur le feu reposent sur un travail de fond effectué courant 2003 sur cette affaire des frégates suite à la parution de l'ouvrage du juge Thierry Jean-Pierre.

On peut penser que l'ancien "petit juge rouge" oeuvrait sur les suites de l'affaire en vue d'une nouvelle publication quand, bien malencontreusement, la maladie l'a tout à trac emportée comme elle emporta tout autant subitement Jean-Luc Lagardère l'un des héros malheureux de ce scandale des scandales.

A Taiwan, depuis le 9 septembre 2006, la campagne contre la corruption et pour la démission de l'actuel président fait rage, autre raison de saisir l'opprtunité au vol pour se repencher sur la question avec toute l'attention qu'elle mérite.

Bonne lecture.

Libre Opinion alias Libr'Op.

posted by Clearstream & Frégates: The French Corruption.

 

Armaris vend 6 sous-marins à l'Inde

12/09/2005
Comme prévu, le français Armaris (filiale export de DCN et Thales) a été choisi par le gouvernement indien pour assurer la constructon de 6 sous-marins conventionnels du type Scorpène. Le contrat a été officiellement annoncé ce midi par Jacques Chirac et le Premier ministre indien, en visite officielle à Paris. D'un montant de 2 milliards, d'euros, ce programme comporte 1,2 à 1,3 milliards pour les navires et le reste pour la livraison par MBDA de 36 missiles Exocet SM 39. Le contrat porte sur la licence de construction, le tranfert de technologie et la livraison par les industriels français d'éléments de coque et du système de combat réalisé par UDS International (avec des composants Thales et DCN). Armaris assurera la maîtrise d'oeuvre du programme alors que les sous-marins seront assemblés aux chantiers indiens Mazagon Dock Limited. La mise au point détaillée du cahier des charges devrait être achevée d'ici 10 à 12 mois. Dans ce laps de temps, les industriels français négocieront des équipements "en option", tels que le système de propulsion en circuit fermé AIP (qui permet au submersible de rester en plongée durant 15 jours). L'accord signé avec l'Inde prévoit que la livraison du premier bateau sera effective 84 mois après l'adoption du cahier des charges. L'objectif est ensuite que les chantiers indiens produisent un sous-marin par an.
Si ce programme comporte un important transfert de technologie, tous les matériels clé seront réalisés en France et en Espagne (le Scorpène est une co-réalisation de Navantia et DCN). Les établissements de Cherbourg, Ruelle et Indret devraient donc être particulièrement sollicités. Une importante équipe de DCN sera en tous cas présente en Inde pour le montage du premier bâtiment.
Grâce à cette vente attendue depuis deux ans, le Scorpène devient un sous-marin de référence sur le marché international. Ce modèle a pour le moment été adopté par le Chili et à la Malaisie. Le découpage industriel du marché comporte 2/3 pour Armaris et 1/3 pour Navantia.

13:51 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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