Avertir le modérateur

20/04/2012

Les élucubrations d'Europol et de la DCRI autour de l'affaire Merah...

Lutte contre le terrorisme : à la lumière de l'affaire Merah

Fanny Bussac, magistrate spécialisée dans la lutte antiterroriste (à gauche) était lundi l'invitée de Lille2 avec Gilles de Kerchove (à droite).Fanny Bussac, magistrate spécialisée dans la lutte antiterroriste (à gauche) était lundi l'invitée de Lille2 avec Gilles de Kerchove (à droite).

À Lille 2, des étudiants ont réuni le directeur adjoint d'Europol, le coordinateur de la lutte contre le terrorisme de l'Union européenne, et la magistrate chargée de l'affaire Mohamed Merah. Débat instructif.

Exercice pratique de haute volée lundi soir pour des étudiants en Master 1 du droit international et européen : à l'initiative de leur professeur, Patrick Meunier, ils ont réussi à inviter sur le même plateau Michel Quillé, directeur adjoint (département des opérations) d'Europol, Gilles de Kerchove, coordinateur de la lutte contre le terrorisme de l'Union européenne et Fanny Bussac : cette dernière, vice-procureur à la section antiterroriste et aux atteintes à la sûreté de l'État auprès du Parquet de Paris, a été en charge du dossier Mohamed Merah au tout début de l'affaire.
Autant dire que sa seule présence dans l'enceinte de la faculté de droit était de nature à attirer ceux et celles avides d'en savoir un peu plus sur une affaire désormais à l'instruction.

 

Risque d'actes « isolés »


Avant cela, Gilles De Kerchove avait expliqué combien le dossier Merah, comme celui du tueur Norvégien Breivik, montrent « l'importance de la prévention et de ne pas faire que du répressif ». Michel Quillé, pour Europol, évoquant lui le rapport 2012 de l'agence européenne - créée pour soutenir les États membres de l'UE dans la lutte contre le crime organisé et le terrorisme - qui met en avant « le risque » de v oir se développer des « actes émanant d'individus isolés ». Constat étrangement prémonitoire quand on connaît la suite.


La suite, c'est Fabienne Bussac, une magistrate propulsée bien malgré elle sous les feux de l'actualité à cause de l'affaire Merah, qui la raconte. Elle évoque la piste des adresses IP permettant l'identification des ordinateurs, « au début des investigations, on en avait plusieurs. On a cherché » . Cherché et trouvé d'autres adresses IP connectées à l'ordinateur de Mohamed Merah depuis la Belgique et l'Espagne. La convention du 29 mai 2000, qui a mis en place l'entraide judiciaire pénale entre les États membres de l'Union européenne, a facilité les « échanges d'informations » , dans l'affaire Merah comme pour d'autres dossiers. « Une révolution, cette convention », témoigne la magistrate pour qui « là où une demande mettait avant trois semaines, ça dure une seconde aujourd'hui », via un mail ou un fax transmis aux magistrats des pays concernés. La lutte contre le terrorisme s'est encore trouvée facilitée avec « un second grand apport, le mandat d'arrêt européen », explique Fanny Bussac. Le mandat permet des échanges de détenus, qui ont notamment servi pour le chef de l'ETA arrêté en 2008 par la France, réclamé par l'Espagne pour dix assassinats et finalement « prêté » mais dans des conditions très strictes.
Oui mais dans le cas de l'affaire Merah, « ne pouvait-on pas aller plus vite ? », interroge le public. « Le lundi à 11 h, on se saisit et le lundi soir, un suspect est sous surveillance. J'ai l'impression que l'on a fait un pas mauvais boulot », assure Fanny Bussac. Qui avouera cependant que dans une enquête de ce type, « tout le monde se dit qu'il y a peut-être quelques heures du dimanche où si l'on avait parlé à telle ou telle personne, on serait peut-être arrivé à une réponse le lundi matin et non le soir. C'est le genre de choses qui nous hante ».
w

piqué au tas sur nordeclair.fr - 19/04/2012

antiterrorisme,merah,squarcini,dcri,dst,rg,fiche,merha,europol

Comment le contre-espionnage a égaré la fiche de Merah

Dès 2006, l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban était fiché comme susceptible d'attenter à la sûreté de l'Etat.

Bernard Squarcini, le chef de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), est formel. Ses services n'auraient entendu parler de Mohamed Merah qu'en novembre 2010, et ce pour la première fois.

Dans l'entretien accordé au journal "le Monde" après les tueries de Toulouse et de Montauban, le patron du contre-espionnage français a expliqué qu'"après un simple contrôle routier à Kandahar, en Afghanistan en novembre 2010 (...) la direction de la sécurité et de la protection de la défense nous a signalé l'incident". Squarcini précise même qu'il n'y a aucun lien entre Merah et le démantèlement, fin 2006, à Artigat, à une soixantaine de kilomètres de Toulouse, d'une filière de combattants djihadistes en Irak. Pour lui, l'amitié entre Mohamed Merah et Sabri Essid, un Toulousain arrêté les armes à la main à la frontière syro-irakienne, tout comme le concubinage entre sa mère et le père d'Essid, n'en font pas un "activiste chevronné" qui aurait mérité d'être étroitement surveillé. Le chef de la DCRI affirme donc qu'il n'y a "pas de lien, en dehors de mandats que (Merah) a envoyés à l'un des condamnés en prison, ce qui peut être une simple solidarité de cité".

Or Mohamed Merah a bien été fiché comme susceptible d'attenter à la sûreté de l'Etat dès 2006. Suite à l'opération conduite à Artigat, les Renseignements généraux (ancêtres de la DCRI) avaient émis une fiche "S", comme sûreté de l'Etat, à son nom, le désignant comme "membre de la mouvance islamiste radicale, susceptible de voyager et de fournir une assistance logistique à des militants intégristes". La procédure implique que les policiers contrôlant un individu fiché "S" signalent sa présence aux RG et recueillent un maximum de renseignements sur lui (provenance, destination, moyens de transport, etc.). Bref, qu'ils le surveillent étroitement, "sans attirer l'attention".

Imbroglio administratif

C'est du reste ce qui s'est passé le 18 novembre 2007, à 1h30 du matin, lors d'un contrôle au col du Perthus, à la frontière espagnole, comme l'a révélé M6. Merah se trouvait dans une BMW immatriculée à Toulouse, en compagnie de deux petits voyous de cité. Bernard Squarcini paraît l'ignorer. Voici pourquoi.

Selon notre enquête, la fiche Merah de 2006 s'est volatilisée deux ans plus tard, soit en 2008, à la faveur d'un incroyable imbroglio administratif sur fond de guerre des polices, à l'occasion de la fusion entre les RG et la DST (Direction de la Surveillance du Territoire), devenus la DCRI. Un projet cher à Nicolas Sarkozy. "Les fiches S ont une validité de deux ans et doivent être renouvelées après ce délai par les services", explique un agent de renseignement qui s'est penché sur cette bévue. "Dans la nouvelle organisation, le pôle 'Islamisme radical' des RG, à l'origine de la fiche, a été presque entièrement démantelé pour faire la part belle aux spécialistes antiterroristes venus de la DST", explique ce même agent. "La mémoire des RG est partie en fumée, et la fiche S de Merah est passée à l'as."

Il franchit les frontières sans attirer l'attention

A l'époque, le jeune homme, incarcéré à Toulouse pour un délit mineur, ne se fait donc pas remarquer dans les milieux islamistes. A sa libération en septembre 2009, Merah, sorti des radars des services antiterroristes, peut franchir les frontières sans attirer l'attention. Et sillonner le Moyen-Orient, de l'Egypte à l'Afghanistan en passant par la Syrie, la Jordanie et Israël.

Ce n'est qu'en novembre 2011 que la DCRI rédigera une nouvelle fiche S sur Merah, après son retour du Pakistan et un léger débriefing à l'antenne toulousaine du service. Cette fiche, figurant au fichier des personnes recherchées (FPR) et dont "le Nouvel Observateur" a pu prendre connaissance, est étonnamment minimaliste. Elle présente Merah comme "un militant proche du milieu djihadiste international" mais n'est classée que "S 5" : une procédure qui demande de signaler ses passages aux frontières, mais n'implique ni de fouiller ses bagages, ni de le surveiller sur le territoire français. "Une surveillance très légère", reconnaît un agent de renseignement.

Le raté administratif durant lequel s'est perdue la première fiche Merah - celle de 2006 - a-t-il été évoqué devant la délégation parlementaire pour le renseignement qui a auditionné le chef de la DCRI, le 4 avril dernier, soit cinq jours après que M6 en eut fait état ? Les huit parlementaires concernés ont-ils posé la question ? "Secret-défense", répliquent-ils en choeur. Seul le président de la délégation, le député Guy Tessier, affirme qu'il n'y a eu "aucune faille ou aucune ombre au tableau" (dans le traitement de l'affaire Merah, ndlr). Contre toute évidence.

Cécile Deffontaines et Olivier Toscer

piqué au tas sur tempsreel.nouvelobs.com - 18/04/2012

12:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/07/2011

Europol : "L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes"

http://www.webdorado.fr/wp-content/uploads/2011/05/europol.gif

L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes qui utilisent de plus en plus l'internet pour attaquer le continent, a affirmé vendredi [1er juillet] le chef d'Europol, Rob Wainwright.

Le directeur de cet organisme européen de la police, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux d'Europol à La Haye, a souligné que l'absence d'attentats en Europe depuis ceux commis à Madrid en 2004 (191 morts) et à Londres en 2005 (52 morts), imputés à Al-Qaïda, ne signifie pas que des attaques ne continuent pas à être planifiées.

"Nous savons que ces groupes restent actifs. Nous savons qu'ils poursuivent leurs projets de préparer des attaques majeures en Europe", a déclaré M. Wainwright à la presse à l'issue d'une rencontre de trois jours avec 40 chefs de la police des pays membres et environ
300 agents de la sécurité.

"La menace est toujours là et il est très important que nous en restions conscients. C'est notre devoir de maintenir cet état d'alerte en tant que responsables de la sécurité", a-t-il poursuivi.

Europol est inquiet des liens croissants constatés par ses services entre des groupes terroristes et le crime organisé, en Afrique par exemple, et la cybercriminalité est un autre de ses soucis, a expliqué M. Wainwright. (belga/chds)

piqué au tas sur www.7sur7.be - 02/07/11

 

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/01/2011

EUROPOL - rapport TE-SAT 2010 - Cognin et Poitiers : la fabrique de toto

SmellsLikeBullshit.jpg

COGNIN cité dans le rapport TE-SAT 2010

 

page 34 :

- In France, one left-wing activist was killed and another one severely injured while handling sodium chlorate to manufacture an IED in a disused factory. A total of four people were arrested during the investigation.

 

Totalement faux

 

Relire:

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?

 

JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

 

page 35 :

- Most actions by anarchist extremists are unprepared, impulsive acts committed by small groups. However, violent incidents in the French city of Poitiers on 10 October 2009 [surlignage Probe] showed that these groups are also capable of leading quick and violent actions of street rioting, thereby targeting the law enforcement authority and properties representing governmental and economical power. Similar tactics were observed in Belgium in two attacks against business interests. The French and Belgian cases appear to contradict the generally acknowledged impulsive nature of anarchist activities, in that they appear to have been well prepared in advance and organised down to the minutest details of their execution.

10:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/01/2011

EUROPOL : 294 attentats en Europe en 2009, 1 attribué au terrorisme islamiste

She's_got_a_Beard.jpg

 

La peur du terrorisme islamiste sur le Vieux Continent est inversement proportionnelle à sa réalité: c'est l'un des enseignements de la première enquête sur le sujet de l'agence Europol.

Le premier rapport annuel sur le terrorisme de la toute jeune, et très sérieuse, agence intergouvementale Europol vient d'être rendu public. Il met à mal un certain nombre d'idées reçues, sur l'état de la menace en Europe et ceux qui en sont responsables.

- Un seul attentat est à mettre au compte du terrorisme islamiste. Comme le relève ironiquement Dan Gardner, un journaliste du Vancouver Sun, au Canada, qui commente cette enquête, c'est autant que "le Comité d'action viticole, ce groupe français qui veut mettre un terme à l'importation de vins étrangers"...

Cet unique attentat à la bombe, revendiqué par un groupe islamiste, a été commis en Italie. Les responsables antiterroristes européens continuent néanmoins à considérer la menace islamiste comme la plus importante des menaces terroristes - qui, selon les mêmes, est de manière générale "réelle et sérieuse".

Sparkplugs_are_jewish.jpg

A cela une raison: ils considèrent que, contrairement à leurs homologues séparatistes ou politiques, qui s'en prennent le plus souvent aux représentants de l'Etat, les radicaux musulmans visent à faire le plus de victimes civiles possibles et frappent à l'aveugle.

En outre, les terroristes islamistes ont choisi de mener leurs opérations contre les intérêts européens loin du Vieux Continent, essentiellement en Afrique saharienne et sahélienne, dans la corne de l'Afrique, en Irak, dans quelques Etats du Golfe, en Afghanistan et au Pakistan. L'actualité récente nous le rappelle tragiquement...

- L'immense majorité des attaques terroristes sont liées au séparatisme, exclusivement en France et en Espagne: 89 sur le sol Français, 148, pour l'essentiel attribuées à l'ETA, de l'autre côté des Pyrénées - pour un total de 237 sur 294 en 2009. 40 attentats ont été revendiqués par des mouvements anarchistes ou d'extrême gauche, 4 par des mouvements d'extrême droite.

frère_corbeau.jpg

- Le nombre d'attentats ne cesse de baisser. La décrue, entamée en 2008, s'est accentuée en 2009: 581 attaques, effectives ou avortées, recensées il y a trois ans, 441 en 2008, 294 en 2009. Soit 33% de moins qu'en 2008, pratiquement moitié moins qu'en 2007. Plus inattendu encore, elles n'ont touché que six pays de l'Union européenne - la France, l'Autriche, la Grèce, la Hongrie, l'Italie et l'Espagne.

Le nombre d'arrestations liées à des affaires de terrorisme a lui aussi diminué, passant en trois ans de 841 à 587. Le nombre de tués a en revanche augmenté: quatre victimes en 2008, sept en 2009, toutes membres des forces de l'ordre.

Le nombre d'attentats a été pratiquement divisé par deux en Europe entre 2007 et 2009.

Europol

294 attentats en Europe en 2009, 1 attribué au terrorisme islamiste

- Internet et les réseaux sociaux sont devenus une arme. Que les terroristes utilisent pour communiquer, "organiser leurs opérations, collecter des informations sur leurs cibles futures, revendiquer leurs attaques, informer les autres membres du groupe et même recruter".

piqué au tas sur l'express.fr - 10/01/2011

19:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu