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26/05/2009

Thales va fermer ses usines aéronautiques françaises en août

Du plomb dans l'aile ?

PARIS (Dow Jones)--Thales SA (HO.FR) va fermer ses usines aéronautiques françaises pour une durée de deux semaines au mois d'août, a indiqué lundi Jean-Georges Malcor, le directeur général adjoint du groupe en charge de l'aéronautique. Cette décision permettra non seulement de réaliser des économies, mais aussi de réduire les stocks, a ajouté le dirigeant.
Le niveau des stocks du groupe reste raisonnable, a-t-il précisé à la presse lors d'une conférence avant le Salon aéronautique du Bourget qui se tiendra au mois de juin, mais ils peuvent toujours être améliorés.
Jean-Georges Malcor a précisé que la division aéronautique accélérait la mise en oeuvre de mesures destinées à renforcer la compétitivité, alors que les clients demandent des prix plus bas et des conditions de paiement plus avantageuses. Les clients tirent au maximum sur la corde, a-t-il commenté, ajoutant que la trésorerie restait leur principal problème.
Mais Thales s'efforce d'éviter un resserrement de ses marges, dans la mesure où il ne peut obtenir de fortes réductions des prix de la part de ses propres fournisseurs, la plupart étant de petites entreprises.
"Nous surveillons la santé financière de nos principaux fournisseurs", a-t-il souligné, ajoutant que jusqu'à présent, ces derniers semblaient bien résister à la crise et que Thales n'avait pas encore dû intervenir financièrement pour leur porter secours.
Prudent concernant l'acquisition de fournisseurs, Thales est en revanche désireux d'engager des partenariats avec certains acteurs clés afin de stabiliser son approvisionnement sur le long terme, a indiqué Jean-Georges Malcor, ajoutant qu'il souhaiterait assister à un processus de consolidation chez les fournisseurs. La division aéronautique de Thales repose sur environ 800 fournisseurs, contre un maximum de 4.000 dans le passé. Mais ce total de 800 reste trop élevé, a-t-il déclaré, sans donner de nombre idéal.
Jean-Georges Malcor a par ailleurs observé que les difficultés rencontrées dans le domaine de l'aviation commerciale étaient plus faciles à gérer grâce à une activité soutenue dans la branche militaire. La crise montre que Thales doit conserver un équilibre entre ses activités aéronautiques civiles et militaires, a-t-il indiqué.
A 14h12, l'action Thales perdait 0,8% à 31,05 euros.
-A.H. Mooradian, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; art.mooradian@dowjones.com

Lundi 25 mai 2009 / 14h14 Provided by: Dowjones

 

 

Projet de fermeture du site THALES
Par Roland Muzeau - 18 Décembre 2001

Roland Muzeau. Au comité central d’entreprise du 24 octobre, la direction générale de Thalès communications a annoncé son intention de fermer le site de Gennevilliers, et d’en transférer les activités à Colombes.

Cette entreprise est une filiale à 100 % de Thalès, ex-Thomson-C.S.F., qui conçoit et produit des équipements destinés à assurer les communications spécialisées des forces terrestres, aériennes et navales.

Gennevilliers est le site historique de la société. Dans les années 1980, près de 5 000 salariés, y étaient employés. Ils sont à peine plus d’un millier aujourd’hui !

Thalès est une compagnie de taille internationale, présente dans plus de trente pays, employant 65 000 salariés, et qui a réalisé 56,4 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2000.

Ce projet de fermeture est d’autant plus choquant que d’autres sites, comme ceux de Marcq-en-Barœul et de Cholet sont menacés, et qu’il s’inscrit dans une restructuration d’ampleur qui risque de supprimer des emplois et de déstabiliser des territoires.

Il est d’autant plus incompréhensible que depuis plusieurs années la direction du siège coopérait en bonne intelligence avec la ville pour regrouper à Gennevilliers les activités dispersées. La ville a déboursé 10 millions de francs pour aménager les accès, traiter la sécurité des abords, démolir les bâtiments vétustes, construire près de 20 000 m2 d’activités, de bureaux et de laboratoires, racheter les terrains encore loués. Or, lors du dernier comité central d’entreprise, la direction a annoncé la vente de 23 sites, dont 13 en région parisienne. Celui de Gennevilliers ne serait pas vendu pour cause de pollution des sols ! Ainsi, la direction de Thalès pense fermer son site de Gennevilliers, qu’elle ne vend pas, pour le transférer à Colombes qu’elle met en vente !

Les organisations syndicales unanimes dénoncent l’attitude de la direction du groupe et se prononcent contre la fermeture du site de Gennevilliers, dont le transfert à Colombes coûtera plus cher que la poursuite des aménagements sur place.

Le comité d’entreprise, comme le comité central d’entreprise, désapprouve le projet de la direction. Quelles mesures le gouvernement entend- il mettre en œuvre pour maintenir et développer les activités de Thalès-comunications à Gennevilliers ?

M. FLOCH, secrétaire d’État à la défense, chargé des anciens combattants. L’entreprise Thalès souhaite regrouper d’ici fin 2002 les deux implantations très voisines de sa filiale en région parisienne, Colombes et Gennevilliers, qui appartiennent toutes deux à la « boucle Nord » du département des Hauts-de- Seine. Sous réserve du résultat de l’étude de regroupement, les équipes de Gennevilliers seraient transférées à Colombes où travaillent déjà de plus en plus souvent sur des programmes communs, les spécialistes techniques des deux sites étant complémentaires, environ deux mille personnes. M. Richard a demandé aux dirigeants de Thalès de le tenir informé des conclusions de l’étude.

Par ailleurs, le projet de regroupement sur le site de Colombes ne s’inscrit pas dans le cadre d’un plan de réduction d’effectifs. Son impact en termes d’emplois devrait donc être très limité. De plus, les activités tertiaires du site de Gennevilliers pourraient être remplacées par de nouvelles activités du même type dans le cadre d’un projet de reconversion qu’il conviendra de mettre sur pied avec l’État, les collectivités locales, les partenaires économiques et sociaux. En tout état de cause, le groupe Thalès devra assumer ses responsabilités à l’égard du bassin d’emploi et plus particulièrement de Gennevilliers.

Dans cette perspective, les efforts déployés par la ville pour accompagner le développement du site, n’auront pas été vains et contribueront à attirer de nouvelles activités économiques.

M. MUZEAU. Je crains qu’avec cette réponse, M. le ministre de la Défense n’ait déjà accepté le départ de Thalès Communications de Gennevilliers. Nous ne voulons pas entendre parler de reconversion du site alors qu’aucune raison économique ne la justifie.

 

Thalès - Laval (Mayenne) En lutte contre la fermeture du site
Mardi 5 juin, environ 150 salariés (sur un total de 180 présents ce jour-là) se sont retrouvés au piquet de grève, devant l'usine Thalès de Laval. Ils craignent la fermeture totale du site en 2008.

La direction ne l'a pas explicitement annoncée, se contentant de dire qu'elle ne garantissait ni la fermeture ni le maintien ! Mais plusieurs éléments vont dans le sens d'une fermeture : l'érosion des effectifs, l'arrêt des embauches et le planning de production en baisse. Les travailleurs de Laval n'acceptent évidemment pas cette perspective, qui signifierait la disparition de 250 emplois et frapperait aussi le principal sous-traitant de Thalès-Laval, Cofidur EMS. Ce dernier emploie actuellement 500 personnes, dont 93 sont des ex-licenciés de Flextronics à Laval, il y a moins de deux ans.

Thalès, groupe international spécialisé dans les équipements et systèmes informatiques pour l'armée et l'aéronautique, est florissant et pourrait redéployer ses activités de manière à maintenir l'emploi à Laval. Il a annoncé un chiffre d'affaires de plus de dix milliards d'euros en 2006 et vise 12 milliards en 2007. Les bénéfices se sont élevés en 2006 à 388 millions d'euros, en hausse de plus de 16 % par rapport à 2005. À la fin de l'année 2006, le carnet de commandes de l'entreprise a atteint son plus haut niveau historique.

L'État a sa part de responsabilité dans cette affaire, puisqu'il est le principal actionnaire de Thalès. Mais tout ce que François d'Aubert, maire UMP de Laval, a proposé aux salariés, c'est de louer à Thalès des locaux adjacents à faible coût, pour que le site puisse s'agrandir, et ainsi l'inciter à rester... Du logement social, en quelque sorte !

Correspondant LO

 

Thales (HO 30.93 -1.15%) annonce ce soir, après la fermeture de la Bourse de Paris, un chiffre d'affaires trimestriel de 2,3 milliards d'euros stable par rapport à la même période de l'exercice précédent. En revanche, les prises de commandes sont orientées à la baisse. Elles chutent de 24% à 2,24 milliards d'euros. Le groupe a en effet conclu deux contrats de plus de 100 millions d'euros avec Eutelsat ce trimestre (109 millions) et la ville de Mexico (133 millions) alors que le premier trimestre 2008 avait été marqué par deux contrats "très significatifs" : le programme FSTA de ravitailleurs au Royaume-Uni (326 millions d'euros) et le programme Lorads III de contrôle du trafic aérien à Singapour (153 millions d'euros).

Pour Thales, ses performances du premier trimestre "confirme la bonne résistance des activités réalisées auprès des clients gouvernementaux et institutionnels" mais les conditions dégradées de l'environnement économique commencent à affecter certaines activités liées au spatial, à l'industrie et à l'aéronautique civile. Le groupe précise d'ailleurs que les activités d'avionique sont "susceptibles d'être affectées au premier semestre par des dépassements de coûts". Un dérapage que le groupe entend rattraper sur l'ensemble de l'année.

Thales confirme ainsi ses objectifs annuels. Il table sur une croissance organique de son chiffre d'affaires de 3 à 5% et vise une marge opérationnelle courant après restructurations égale ou supérieure à celle de 2008 (environ 7%). Une performance qui sera essentiellement réalisée au second semestre compte tenu de la saisonnalité habituelle du groupe.

Au-delà de ce chiffre d'affaires trimestriel, Thales pourrait annoncer selon le quotidien La Tribune, la nomination de Luc Vigneron à la tête du groupe, en remplacement de Denis Ranque, ce avant le 19 mai, date de l'assemblée générale.

© Capital.fr

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