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28/01/2013

Le procès du forgeron

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Soutien au forgeron ! Tribunal de Rouen le 6 février à 13h

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05/04/2012

Affaire Tarnac : "Quelqu'un sera obligé de ramasser le foutu bâton"

David Dufresne, l'auteur de "Tarnac, magasin général" réagit à l'auto-dessaisissement du juge Fragnoli.

L'affaire de Tarnac, instruite depuis plus de trois ans par Thierry Fragnoli, vient de connaître un énième rebondissement : le juge jette l'éponge. Accusé par les avocats des mis en examen d'être partial, il se retire de lui-même, laissant à sa collègue Jeanne Duyé le soin de reprendre les 33 tomes de son instruction sur les détériorations de caténaires qui valent à Julien Coupat et neuf de ses proches d'être mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste". Les avocats de la défense reprochent notamment au juge un mail envoyé à des journalistes et rendu public par "le Canard enchaîné" et le chapitre que lui consacre David Dufresne dans son livre "Tarnac, magasin général", paru aux éditions Calmann-Levy le mois dernier. Interview de ce dernier.

 

Comment analysez-vous cet auto-dessaisissement du juge Fragnoli si près de la fin de son instruction ?

- Pour tout dire, ce dessaisissement est... insaisissable, à première vue. On dirait que Thierry Fragnoli qui me citait le film "Kill Bill" pour comprendre sa démarche, a suivi le scénario jusqu'au bout, quand l'actrice principale, Uma Thurman, renonce à croiser le fer une dernière fois... Il me fait penser à un coureur de quatre fois cent mètres, essoufflé, à bout de sa résistance, à l'approche de la ligne finale, qui se retourne et cherche un partenaire à qui refiler le relais. Sauf que les deux autres juges avec qui Thierry Fragnoli étaient saisis l'ont laissé à son sort depuis un certain temps. Ils ont été ou vont être nommés ailleurs. Et voilà le magistrat principal qui se retrouve plus solitaire que jamais: qui reprendra le flambeau ? Qui terminera les quelques mètres, et ultimes vérifications, qui séparent l'affaire de sa ligne d'arrivée et de la clôture du dossier ? De ce que je sais, Thierry Fragnoli avait commencé à rédiger son ordonnance de renvoi. On ne saura donc pas s'il croyait encore à la qualification de terrorisme dans cette affaire ou non. C'était notre désaccord profond, et, à mes yeux, la seule question qui vaille. Et, à dire vrai, je crois l’individu Fragnoli moins binaire que le juge Fragnoli. L’homme mérite mieux que sa soudaine réputation.

 

Le chapitre que vous consacrez au juge Fragnoli dans votre livre a été lu par les avocats des mis en examen de Tarnac comme la preuve d"une animosité personnelle de M. Fragnoli" et "d'un parti pris en faveur de la culpabilité" de leurs clients. Aviez-vous ressenti cette animosité personnelle ?

- Je ne parlerai pas d'animosité personnelle, mais d'affaire personnelle. Thierry Fragnoli le reconnait dans mon livre, il avait fait du dossier Tarnac une affaire personnelle avec lui-même; c'est le cas de bien des protagonistes et c'est ce qui la rend si singulière. Fragnoli est un homme qui croit en la raison d’État et en l'intérêt supérieur de la nation. En ce sens, il est formaté "anti-terroriste". On le voit bien dans les affaires récentes, comme dans celle-ci : cette vision est le signe de leur extraordinaire politisation. Mais je crois que Thierry Fragnoli sait mieux que personne que la vengeance est le contraire même de la justice. Sur la question de savoir s'il avait un "parti pris en faveur de la culpabilité", il s'en défend, bien entendu. Les mauvaises langues rapportaient que la liaison permanente que le juge entretenait avec la police anti-terroriste était la cause de son entêtement, qu’il n’avait pas su faire face à la pression, à la poussée des premières heures, comme on me les avait qualifiées, quand le dossier lui était arrivé sur son bureau, avec des rapports de synthèse de police et des PV de surveillance, tous orientés dans le même sens.

 

Aviez-vous anticipé que votre livre pourrait devenir un enjeu du bras de fer que se livrent les avocats et le juge depuis près de quatre ans ?

- Ce fut une discussion constante avec mon éditrice. Et comme je l'avais dit à Thierry Fragnoli lui-même, dès sa publication, un ouvrage n’appartient plus à son auteur. Il en savait quelque chose, lui qui a fait de "L’Insurrection qui vient", attribué à Julien Coupat et ses amis, l’alpha et l’omega de son instruction. Du reste, on ne peut écrire un livre en s’interrogeant durablement sur ce que les uns et les autres pourraient en tirer. Sinon, on n’écrit rien. Cette histoire, elle n’appartenait pas plus à lui qu’à un autre, qu'à moi, aux avocats aux inculpés. Fragnoli m'avait un jour écrit: "Ce que je vous reproche, David, c’est d’avoir un parti pris. Dans cette affaire, il y a eu des journalistes militants que la vérité des faits intéressait peu et qui, sous couvert de journalisme d’investigation, ont réglé des comptes politiques avec la droite, les flics, les juges – tout ce qu’ils ont toujours détesté." Comment ne pas mettre cette vision en relation avec le fiasco total de ce dossier ? C'est l'une des leçons de Tarnac: née par et dans la médiatisation, avec une police aux ordres d'intérêts politiques plus ou moins flous, l'affaire finit torpillée par et dans les médias...

 

Comment le dossier peut-il évoluer désormais d'après vous ?

- La course n'est pas finie. Quelqu'un sera obligé de ramasser le foutu bâton. Et d'en faire ce qu'il pourra. De ce que je sais, on ne se bat pas galerie Saint Eloi... Mais il serait cruel, et insuffisant, que seul Thierry Fragnoli soit désigné à la vindicte. D'autres doivent rendre des comptes : la direction centrale du renseignement intérieur, la sous-direction anti-terroriste, les ministres de l'Intérieur et de la Justice successifs, et même l'Elysée qui a joué un rôle certain dans cette affaire. Et puisqu'on y est : on aimerait que la gauche prenne position et ouvre un débat de fond sur la question des us et coutumes de la police anti-terroriste.

 

Interview de David Dufresne, auteur du livre "Tarnac, magasin général" par Isabelle Monnin

 

piqué au tas sur http://tempsreel.nouvelobs.com - 04/05/12

07:13 | Lien permanent | Commentaires (2) |

18/03/2012

Les confessions de THIERRY FRAGNOLI, juge anti-terroriste...

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Orphelin à 13 ans de son père routier, Thierry Fragnoli a été élevé par sa mère employée de la ville de Paris et fit des petits boulots (barman, archiviste, aide-soignant, animateur) 


Le 11 novembre 2010 (le choix de la parution de l'article ne trompe personne), il y a donc maintenant plus de deux ans, le juge Thierry Fragnoli se livrait dans un " premier entretien de la série nommé « Parole aux magistrats »" sur le blog "objectif.magistrat.free.fr".

Dans ce petit exercice de style d'autocongratulation et d'autopromition est dressé un portrait très flateur du conmbattant de l'antiterrorisme international :

 

Quel a été votre parcours jusqu’à maintenant ?

Après avoir été juge des enfants à Meaux, j’ai été pendant 3 ans substitut du procureur chargé des mineurs à Créteil ( il y avait une certaine continuité). Puis juge d’instruction à Créteil pendant 3 ans. Et depuis 5 ans je suis juge d’instruction anti-terroriste à Paris.

Autant on peut comprendre la notion de "certaine continuité" au fait de passer substitut du proc. chargé des mineurs, autant on peut avoir un peu de mal à se faire une opinion sur les choix qui on porté à sa validation au poste de juge d'instruction anti-terroriste par le CSM (Conseil supérieur de la magistrature) en 2005... 

Un peu plus loin dans son interview, le juge Fragonli se laisse à quelques confidences, et non des moindres, concernant son rapport au droit :

Quel est votre rapport quotidien au droit ?

Paradoxalement on fait assez peu de droit : quand on doit déterminer qui a posé la bombe, quelle était sa composition et pourquoi elle a été posée, on est loin du droit ! Quand on interroge un témoin, ce n’est pas du droit, c’est aussi du fait. Globalement au pénal on fait moins de droit qu’au civil. Mais évidement parfois il y a des points de droit qui se posent, par exemple avec l’article 421-1  du Code pénal : qu’est-ce que l’intimidation ou la terreur ? La définition de cet article est assez floue, et on peut penser que le législateur a voulu laisser à l’autorité judiciaire le soin d’apprécier  au cas par cas ce qui relevait ou pas du terrorisme, et c’est d’ailleurs ce que l’on nous reproche beaucoup .

tubes_PVC.jpg

Fragnoli exultant lorsqu’il a appris que des tubes en PVC ayant pu servir de perches pour poser les crochets sur les caténaires avaient été retrouvés au fond de la Marne.


C'est certainement de ce "soin d'apprécier" que le juge Fragnoli semble manquer cruellement dans l'affaire de Tarnac (qu'il n'évoque à aucun moment dans l'article).

Ce qu'il dénoce, par contre, c'est une certaine inégalité de traitement dont peut souffrir le juge d'instruction face aux avocats de la défense dans leurs rapports avec la presse.

Qu’est-ce qui est le plus dur ?

C’est l’aspect médiatique de certains dossiers. Les avocats ne sont pas soumis au secret de l’instruction donc ils en profitent pour communiquer des éléments du dossier qui vont dans leur sens alors que le juge, lui, est dans l’incapacité de répondre, de montrer que l’affaire est plus complexe qu’elle n’y paraît. C’est parfois peut être un peu frustrant mais c’est la règle et il faut l’accepter.

Etonnant quand on sait maintenant que ce même juge a envoyé un courriel à ses "amis de la presse libre" :

 via UHD

Mais peut-être va-t-il invoquer :

L’article 11 du Code de procédure pénale prévoit que le parquet a la possibilité de communiquer afin d’éviter la propagation d’informations parcellaires ou inexactes notamment, mais l’expérience montre que le parquet est assez prudent dans l’application de ce texte, peut être parce que les dossiers instruits à l’anti- terrorisme sont des dossiers médiatiquement  sensibles .

Toujours ce même juge qui, encore un an auparavant (2009), c'était déjà illustré lors d'un droit de réponse 

dans un article de karl Laske :

 

Droit de réponse du juge Thierry Fragnoli :

Dans l’un de vos articles de votre édition datée du 2 novembre sur le dossier dit "Tarnac" en cours d’instruction à mon cabinet, vous écrivez, à propos des modifications des mesures de contrôle judiciaire que j’ai refusées : «Il a refusé l’autorisation à Mathieu et Aria de résider provisoirement sur Paris, où leur jeune fils devait subir une greffe de moelle osseuse, les obligeant à repousser la greffe pour qu’elle puisse se dérouler à Rouen, où ils résident.» Sans m’exprimer publiquement sur le fond de ce dossier, étant tenu au secret de l’instruction, je constate, qu’une fois encore, une information tronquée tente de me discréditer personnellement quant au manque d’humanité dont j’aurais fait preuve.

A propos de cet enfant, et de ses problèmes de santé que j’ai toujours pris en considération, j’ai eu à de nombreuses reprises le père au téléphone au cours du mois d’août dernier, avec qui nous avons discuté de son séjour sur Paris compte tenu de la demande qu’il me formulait de résider chez deux des mis en examen du même dossier résidant sur Paris. Je dois vous préciser qu’il est assez inhabituel qu’un magistrat instructeur prenne aussi directement au téléphone un mis en examen.

Compte tenu des interdictions de communiquer entre eux auxquelles étaient soumis les mis en examen du dossier, et que je souhaitais maintenir, il a été trouvé, à l’initiative d’ailleurs du procureur de la République, une solution d’hébergement sur Paris, aux frais de la justice, qu’était chargée de mettre en œuvre une association de contrôle judiciaire désignée à cet effet par une ordonnance spécifique de ma part.

Réponse de Karl Laske : Soyons donc exhaustifs. La solution d’hébergement trouvée par l’association en question - une chambre de 9 m2 dans un centre de réinsertion - ne l’a été que le 10 septembre. Or c’est par un courrier du 9 juillet, lettre de l’hôpital Necker à l’appui, que Mathieu et Aria ont annoncé au juge que leur fils était atteint d’une maladie rare et grave, nécessitant une greffe de moelle osseuse et une chimio. Le 17 août, les parents indiquaient encore, dans une nouvelle lettre au magistrat, n’avoir obtenu aucune réponse des deux associations désignées, et rappelaient le caractère d’urgence du traitement. Le 1er septembre, sans nouvelles, ils engageaient le processus de la greffe au CHU de Rouen. Avec deux mois de retard, dans un établissement qu’ils n’avaient initialement pas choisi, comme nous l’avons écrit. En novembre 2008, Mathieu et Aria, qui, la nuit des sabotages des lignes TGV fêtaient les 30 ans d’un ami, avaient déjà subi quatre-vingt-seize heures de garde à vue, sans avoir pu entrer en contact avec leur fils.

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Submergé par «le tsunami médiatique» comme il dit, le juge Fragnoli prend des coups redoublés


Commentaires de certaines illustrations via article de PATRICIA TOURANCHEAU - Fragnoli, la justice façon «Kill Bill».

Pour aller plus loin :

http://www.liberation.fr/societe/01012396324-fragnoli-la-...

http://www.liberation.fr/societe/0101603995-droit-de-repo...

http://ultrahumandignity.blogspot.fr/

 

Probe

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16/03/2012

Fragnolerie !

Quand le juge de Tarnac interloque

 

Selon nos informations, Thierry Fragnoli fait l’objet d’une requête en récusation après un invraisemblable mail à des journalistes.

Par PATRICIA TOURANCHEAU

Les frasques du juge antiterroriste Thierry Fragnoli, qui instruit à la hussarde le dossier dit de Tarnac, vont-elles entraîner son dessaisissement ? Libération a appris que les avocats de Julien Coupat, mis en examen pour «organisation d’une association de malfaiteurs terroristes», déposent aujourd’hui une «requête en récusation», auprès du premier président de la cour d’appel de Paris, contre Thierry Fragnoli. Des «propos subjectifs» qu’il a tenus à des journalistes trahiraient un «parti pris...

 

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05/03/2012

Affaire de Tarnac : l'indignation du sculpteur interpellé en Normandie

Contre-enquête. Ils étaient soupçonnés de terrorisme. José Torres et son fils racontent l’intervention des policiers.

L'interpellation du « groupe de Tarnac » avait été très médiatisée

L'interpellation du « groupe de Tarnac » avait été très médiatisée

THIERRY ZOCCOLAN

ROUEN (Seine-Maritime). Ancien militant libertaire, ancien syndicaliste CGT, accusé à tort de trafic d’armes en 1970, ce qui lui a valu huit mois de prison à la Santé… José Torres en a vu d’autres. Mais qu’on le prenne, lui ou son fils, pour l’un des terroristes qui a saboté des lignes de TGV en 2008 (*), il ne le supporte pas. C’est pourtant chez lui, à Roncherolles-sur-le-Vivier, que les policiers de la Sdat (Sous-direction de la lutte anti-terroriste) ont débarqué le jeudi 23 février (Paris-Normandie du 24 février). « Je veux que les choses soient claires. Je n’ai rien à voir avec cette affaire ! », martèle-t-il avant de raconter l’intervention policière.
« Il était 8 h du matin et j’étais au lit, poursuit le sculpteur âgé de 86 ans. J’ai entendu mon chien aboyer. Je suis sorti en pyjama et j’ai vu une vingtaine de policiers accompagnés d’un juge d’instruction. Ils ont demandé après mon fils. Il venait de se lever. Ils l’ont menotté et l’ont emmené ».
José Torres ne comprend pas. « J’ai demandé ce qui se passait. On m’a répondu que c’était pour l’affaire de Tarnac ». Lorsqu’il était étudiant, son fils a été co-locataire de l’un des membres du « groupe de Tarnac », qui sont tous en liberté aujourd’hui. Cette ancienne proximité et le fait qu’il ait une formation de ferronnier auraient amené les policiers à le soupçonner d’avoir fabriqué les crochets utilisés pour le sabotage.
« N’importe quel homme qui sait souder pourrait fabriquer ces crochets », assure le fils, qui a été libéré après 35 h de garde à vue dans les locaux de la Sdat. Son père, qui travaille le métal, a d’ailleurs été interrogé pendant deux heures chez lui. « Parce que ces objets sont fabriqués avec des fers à béton soudés, ils m’ont soupçonné aussi », s’indigne José Torres. Les policiers ont d’ailleurs perquisitionné sa maison et son atelier pendant 7 heures. « Tous les forgerons de France doivent-ils s’attendre à une descente de la cellule anti-terroriste ? », ironise sa femme, qui déplore l’état dans lequel les policiers ont laissé les chambres de ses deux fils.
« Ils connaissaient mon existence depuis longtemps, ajoute le fils. Ils ont justifié leur intervention en prétendant qu’ils avaient eu de nouvelles infos ».
Aujourd’hui, la famille s’étonne surtout que les policiers aient déployé « des moyens aussi importants à partir d’indices aussi légers ».



(*) Les actes de sabotage commis en novembre 2008 avaient affecté les lignes à grande vitesse (LGV) Nord, Est et Sud-Est après que les crochets eurent été percutés par les trains-balais, chargés de vérifier quotidiennement la sécurité des voies avant l’ouverture au trafic commercial. Dans cette affaire, dix personnes ont été mises en examen, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Les suspects ont contesté l’instruction et déposé plusieurs plaintes. Ils ont tous été libérés, y compris, en mai 2009, Julien Coupat, chef présumé du groupe.

GILLES LAMY

piqué au tas sur .paris-normandie.fr - 05/03/2012

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25/02/2012

Tarnac: fin de garde à vue pour l'homme soupçonné d'avoir fabriqué les crochets

La garde à vue d'un homme présenté comme un "proche" du groupe de Tarnac et soupçonné d'avoir fabriqué des crochets utilisés pour le sabotage de lignes TGV en 2008, a été levée vendredi soir, a-t-on appris de source proche du dossier.

La garde à vue d'un homme présenté comme un "proche" du groupe de Tarnac et soupçonné d'avoir fabriqué des crochets utilisés pour le sabotage de lignes TGV en 2008, a été levée vendredi soir, a-t-on appris de source proche du dossier.

La garde à vue d'un homme présenté comme un "proche" du groupe de Tarnac et soupçonné d'avoir fabriqué des crochets utilisés pour le sabotage de lignes TGV en 2008, a été levée vendredi soir, a-t-on appris de source proche du dossier.

Cet homme, originaire de la région rouennaise, n'a pas été mis en examen mais pourrait être reconvoqué ultérieurement, a-t-on précisé.

Sa garde à vue avait débuté jeudi dans les locaux de la Sous-direction de la lutte antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Agé d'une trentaine d'années, l'homme, qui a une formation de forgeron/ferronnier, était présenté comme proche du "groupe de Tarnac", en référence à la dizaine de personnes qui ont été mis en examen pour les sabotages commis en 2008 sur des lignes TGV.

Les enquêteurs ont par ailleurs procédé à une perquisition dans l'atelier de son père, qui exerce le même métier que lui, auquel le suspect avait accès.

Les policiers soupçonnent cet homme d'avoir fabriqué les crochets constitués de morceaux de fer à béton qui avaient été placés dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 sur des caténaires, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.

 

piqué au tas sur lepoint.fr - 24/02/2012

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08:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

24/02/2012

L'héroïque juge Fragnoli met (enfin) la main sur des fers à bêton chez un ferronnier...Étonnant, non ?

Un homme est en garde à vue à la Sous-direction Anti-terroriste depuis jeudi 23 février dans l'affaire dite de Tarnac. Il est soupçonné d'avoir fabriqué les crochets utilisés dans les sabotages de lignes à grande vitesse à l'automne 2008.

Âgé d'une trentaine d'années, proche du groupe de Julien Coupat, il a une formation de forgeron/ferronnier et vit en région rouennaise. Les policiers, accompagnés par le juge d'instruction Thierry Fragnoli, ont effectué une perquisition dans l'atelier de son père qui exerce le même métier que lui et auquel il avait accès. Les enquêteurs y ont trouvé plusieurs fers à béton.

D'après nos informations, cet homme est proche d'autres Rouennais, déjà interpelés et mis en examen dans ce dossier pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste en novembre 2008.

Les enquêteurs, après avoir trouvé dans la Marne des tubes qui auraient pu servir à accrocher les crochets en fer à béton qui ont servi à endommager les caténaires, cherchent à trouver où et comment ont été façonnés ces crochets. Selon la législation anti-terroriste, la garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

Isabelle Monnin et Olivier Toscer - Le Nouvel Observateur

piqué au tas sur lenouvelsobs.fr - 24/02/2012

http://nosferatuttiquanti.n.o.pic.centerblog.net/obj8o8h1.jpg

 

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13/09/2011

Les soutiens financiers du PKK sont pris pour cible...par le procureur Fragnoli

Turkey targets PKK financial sources in Europe

01/09/2011

As part of a multi-pronged strategy to fight the PKK, Turkey launches a new diplomatic initiative to cut off its financial resources in Europe.

By Alakbar Raufoglu for Southeast European Times -- 01/09/11

photo

Kurdish cultural centre in Berlin with PKK flag and poster of PKK leader Abdullah Ocalan hanging on the wall. [Reuters]

Under its new initiative, Ankara will share dossiers, including evidence to EU-member states, in hopes European states will take stronger action to end terrorist financing. The names of companies contributing financial aid to the PKK are also being sent to relevant countries.

Turkey has long been critical of the EU for its inability or unwillingness to curtail the activities of the PKK, recognised by Turkey, the EU, and the US as a terrorist organisation.

"We need sincere support from our European friends to dry out PKK's financial resources, otherwise it is impossible to overcome this problem," Mehmet Metiner, MP from the ruling Justice and Development Party (AKP), explained.

"Our message to Europe is that we have no intention to kill the [Kurdish] people in the mountains. Help us to help them," Metiner said.

More than 160 Kurdish rebels have been killed in over a week of air and artillery strikes on suspected PKK bases in northern Iraq, according to the Turkish military. Ankara began the strikes after a rise in PKK attacks that have claimed more than 40 soldiers' lives over the past months.

Wladimir van Wilgenburg, a journalist for the Kurdish newspaper Rudaw, believes the diplomatic initiative targeting the PKK's financial resources is a part of the recent military operations and the worsening conflict between the PKK and the Turkish government.

"It's clear that the PKK is dependent on money from Europe and the Kurdish diaspora for its media activities. Furthermore, according to the Dutch intelligence services, the PKK supplies goods to the PKK camps in northern Iraq," he said.

"The support the PKK gets is mostly from financial contributions that are collected from its supporters through social-cultural unions. In every European country there are these federations or unions," he explained. "However, Turkish Kurds do not own major companies and are mostly involved in small companies like small restaurants, supermarkets and other businesses. Often it's difficult to track these money flows."

Francesco Milan, a PhD candidate at the Department of War Studies at King's College in London, notes that Interpol and Europol identify Turkey as a major staging area and transportation route for heroin destined for European markets, while the PKK is one of the main players in drug smuggling and human trafficking inside the EU.

"The development of a laundering and financial sub-system is just a natural evolution for such a large and pronged terrorist organisation, so I would not be surprised at all if investigations would lead to the discovery of more companies involved in these kinds of activities, especially those that should be small enough to operate below police forces' radars," he added.

In the medium term, he says, an initiative targeting PKK financial resources could be successful in limiting the rebels' military strength, but "it is hard to see it as the silver bullet that would eliminate PKK".

Institutions' stances towards the issue have changed in recent years and European countries are fighting the PKK with much more commitment than previously.

"But public opinion works in a different way. Part of the European public is still quite attached to the romantic image of PKK as a freedom and democracy-inspired group," Milan says.

Salih Akyurek, a former army colonel and PKK analyst at the Wise Men Centre for Strategic Studies in Ankara, believes the Turkish government is very serious this time as it develops a multi-pronged strategy to weaken the PKK.

"Turkey's role and support is increasing in Europe. We expect more visible measures will be taken [by the EU] on the issue of the PKK's financial resources," Akyurek notes.

This content was commissioned for SETimes.com.

Les réseaux français du PKK dévoilés

 

Une enquête du procureur Thierry Fragnoli vient de mettre à jour le réseau financier et politique du PKK en France. On y découvre ainsi son infrastructure régionale et locale et ses modes de financement liés aux trafics de drogue ou à l’extorsion de fonds.

 

Une longue investigation de trois années des services judiciaires français sur le PKK a révélé la structure organisationnelle et les ressources financières de l’organisation en France. L’investigation a été menée par le procureur français Thierry Fragnoli après des plaintes pour extorsion de fonds et financement d’« activités terroristes » en 2007. Le procès de 18 leaders, dont Nedim Seven, coordinateur européen du PKK chargé du financement et connu comme le « défenseur » de l’organisation, ou encore Rıza Altun et Canan Kurtyılmaz, a commencé le 20 juin. Le PKK se bat pour l’autonomie du sud-est de la Turquie depuis 1984. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées durant ce conflit. L’enquête menée a révélé que le PKK opère principalement dans quatre régions de France : le nord de Paris, l’est de Strasbourg, le sud de Lyon et l’ouest de la Normandie. Selon des sources proches du procureur, il existe un leader officiel du PKK dans chacune de ces régions qui coordonne les activités du groupe au niveau régional et un second, au niveau local. Le responsable de ces groupes d’activités en France est basé à Paris. Il existe aussi une rotation parmi les subalternes du PKK qui oeuvrent dans les villes chaque année.

Les commerciaux du PKK sont valorisés

Ces membres sont en général des commerçants qui ont sympathisé avec le PKK. Ils sont chargés de distribuer des quotidiens pro-PKK, de vendre des billets pour des événements du mouvement et de collecter de l’argent extorqué. Des fonctionnaires régionaux organisent des comités et les collectes d’extorsion débutent au mois d’octobre. Le PKK de France rassemble ensuite cet argent comme « donation » et le montant du budget dont ses membres ont besoin est déterminé lors d’une assemblée générale, en présence des responsables du PKK en Europe. Une fois que les cibles sont fixées, les quatre régions organisent des meetings avec des partisans du PKK et décident des objectifs individuels. Alors que les travailleurs ne se voient confier que de légères missions, les activistes impliqués dans des activités commerciales ont des tâches plus importantes. A la fin de la campagne, la plupart de l’argent collecté est envoyé à Bruxelles. Les festivals organisés pour réunir des fonds pour le PKK sont aussi des sources importantes de revenu pour l’organisation en France.

La drogue rapporte 1 milliard d’euros

Les commerçants doivent vendre des tickets pour de tels évènements et le PKK n’hésite pas à saccager les magasins qui refusent de vendre ces tickets pour intimider les gens. L’organisation kurde récolte également une somme importante des ventes des journaux et magazines pro-PKK. Mais le volet financier du dossier ne se limite pas à ces activités.  Selon le rapport d’Europol sur la situation terroriste de l’UE en 2011, le PKK a également reçu de l’argent en provenance d’activités telles que le trafic de drogue, l’exploitation de filières d’immigration illégale ou le blanchiment  d’argent. Selon l’acte d’accusation du procureur Fragnoli, les activités de trafic de drogue gérées par Seven atteindraient même la mirobolante somme de 1 milliard d’euros. Après le début du procès du PKK en France, ses membres ont décidé de développer un langage codé. Les dirigeants qui gèrent les flux des fonds de l’organisation ont commencé par utiliser des mots comme « kilomètre » ou « tomate » pour parler d’argent. Des sources proches du bureau du procureur français ont noté que des personnages clés du PKK tels que Seven et Kurtyılmaz, dont les téléphones sont sur écoute, utilisent des noms de code pour se référer à des villes et ainsi pouvoir se rencontrer discrètement.

Un nouveau discours vers les jeunes

De plus, il a été révélé que les membres communiquent via Facebook ou Msn plutôt que par téléphone pour des raisons de sécurité. En ouvrant de faux comptes Facebook, ils ont pu développer leurs activités et discuter de leurs problèmes financiers sur internet. En attendant, la branche française du PKK a pu transférer de l’argent liquide à Kandil (mont irakien qui sert de campement à environ 5000 membres), à travers un système de donation lié à une fondation créée dans le but de prévenir la capture des membres du PKK. Afin d’attirer la sympathie des jeunes vivants en France, le PKK a récemment développer un nouveau discours de type religieux. Les membres tentent par exemple de convaincre les familles qu’envoyer leurs enfants militer pour le parti pourrait leur éviter des mauvaises fréquentations et leur permettre de devenir d’honnêtes personnes. Certaines mosquées pro-PKK en France organisent également des activités spécifiques pour les jeunes.

piqué au tas sur /fr.zaman.com.tr/ - 30/06/2011
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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25/05/2010

Tarnac moi une histoire ... encore... one more...

"pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste... "

 

fatalitas.gif

 

Assez surprennant pour que je te le poste en premier, l'article des DNA, complet et... gratos... de l'édition d'aujourd'hui :

 

La procédure patine

Lancée en trombe fin 2008, l'enquête sur les dix jeunes de Tarnac (Corrèze) soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV semble s'essouffler un an après la sortie de prison de Julien Coupat. Transitoire équilibre des forces, disent les enquêteurs. Épuisement d'une procédure à charge, répond la défense.

Depuis l'assouplissement presque total en décembre du contrôle judiciaire des mis en examen (10 pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste, trois également pour dégradation), aucun acte majeur n'a émergé de l'enquête.
« Les deux équipes tirent chacune un bout de la corde mais la corde ne bouge pas », expliquait-on récemment de source proche du dossier.
« Les juges sont dans l'incapacité la plus totale de prouver la véracité des éléments à charge », estime pour sa part Me Jérémie Assous, avocat de la défense. Sur la table basse du bureau de cet avocat, un exemplaire de « L'Insurrection qui vient », ouvrage anonyme attribué à Julien Coupat, le cerveau de la bande, selon les enquêteurs, posé sur un livre de photos de TGV.
L'anniversaire, en novembre dernier, de l'arrestation des principaux mis en examen, Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy, a marqué un virage.

«Plus que des erreurs, ce sont des faux»

Contre-enquête à l'appui, la défense a choisi, de ne plus s'attaquer à la qualification des faits - s'agit-il de terrorisme ? - mais de questionner purement et simplement leur imputabilité - les ont-ils commis ?
Première cible de cette offensive : décrédibiliser un témoignage sous X, accablant pour les mis en examen.
Également pointés du doigt, certains actes entachés d'irrégularités, comme une surveillance vidéo du domicile parisien de Julien Coupat, menacée d'annulation.
Enfin des contradictions apparues dans la « colonne vertébrale du dossier » : le procès verbal d'une filature du couple Coupat-Lévy, la nuit où un fer à béton a été déposé sur une caténaire, à Dhuisy (Seine-et-Marne).
« Plus que des erreurs, ce sont des faux », lâche Me Assous. L'instruction - menée par les juges antiterroristes Thierry Fragnoli, Edmond Brunaud et Yves Jannier- ne semble pas pour sa part avoir rassemblé des éléments à charge aussi lourds que les accusations véhémentes de la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie. S'exprimant quelques heures après le spectaculaire coup de filet de Tarnac, le 11 novembre 2008, Mme Alliot-Marie avait gravement mis en garde contre une « radicalisation de l'ultra-gauche ».
« Ce jour-là elle avait peut-être connaissance d'autres éléments que le strict dossier judiciaire », décode-t-on de source proche du dossier.
Autre explication, la lenteur des commissions rogatoires internationales lancées notamment aux États-Unis, où les mis en examen sont soupçonnés d'avoir participé à une réunion anarchiste.
Reste le fameux récit de la filature de Dhuisy consigné dans un procès-verbal, dit cote 104. « Si on la sauve on est à peu près bon », dit-on de source judiciaire. Pour la défense, il ne résistera pas à une reconstitution, dont le principe est acquis.
A la clôture de l'instruction, probablement pas avant l'été, deux options : le renvoi devant le tribunal ou le non-lieu.

«Tous les indices sont concordants»

Cette dernière hypothèse « serait un peu la voie de sortie permettant au juge d'instruction de se défausser sur la police et le parquet », dit Benjamin Rosoux, l'un des mis en examen.
« Tous les indices sont concordants », répliquent les enquêteurs, qui gardent l'espoir d'un procès. « Le problème, c'est qu'aucun texte ne dit que trois indices font une preuve ».

DNA - pas signé - 25/05/2010

 

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Isoard contre les Éristiques


L'affaire de Tarnac toujours pas résolue

 

Aujourd'hui, les politiques se taisent et les juges mettent en avant le secret de l'instruction. Seuls les mis en examen et leurs avocats rappellent que l'« affaire de Tarnac » n'est toujours pas résolue.

Lancée en trombe fin 2008, l'enquête sur les dix jeunes de Tarnac soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV semble s'essouffler un an après la sortie de prison de Julien Coupat. « Transitoire équilibre des forces », disent les enquêteurs. « Épuisement d'une procédure à charge », répond la défense.

Aucun acteur n'a émergé

Depuis l'assouplissement presque total en décembre du contrôle judiciaire des mis en examen (dix pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste, trois également pour dégradation), aucun acte majeur n'a émergé de l'enquête.

« Les deux équipes tirent chacune un bout de la corde mais la corde ne bouge pas », expliquait-on récemment de source proche du dossier.

« Les juges sont dans l'incapacité la plus totale de prouver la véracité des éléments à charge », estime pour sa part Me Jérémie Assous, avocat de la défense. Sur la table basse du bureau de cet avocat, posé sur un livre de photos de TGV, un exemplaire de L'insurrection qui vient, ouvrage anonyme attribué à Julien Coupat, « le cerveau de la bande », selon les enquêteurs.

Une grave mise en garde

L'anniversaire, en novembre dernier, de l'arrestation des principaux mis en examen, Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy, a marqué un virage.

Contre-enquête à l'appui, la défense a choisi, de ne plus s'attaquer à la qualification des faits - s'agit-il de terrorisme  ? - mais de questionner purement et simplement leur imputabilité : les ont-ils commis ?

Première cible de cette offensive : décrédibiliser un témoignage sous X, accablant pour les mis en examen.

Également pointés du doigt, certains actes entachés d'irrégularités, comme une surveillance vidéo du domicile parisien de Julien Coupat, menacée d'annulation.

Enfin des contradictions apparues dans la « colonne vertébrale du dossier » : le procès-verbal d'une filature du couple Julien Coupat-Yildune Lévy, la nuit où un fer à béton a été accroché sur une caténaire, à Dhuisy (Seine-et-Marne). « Plus que des erreurs, ce sont des faux », lâche Me Assous.

L'instruction, menée par les juges antiterroristes Thierry Fragnoli, Edmond Brunaud et Yves Jannier, ne semble pas pour sa part avoir rassemblé des éléments à charge aussi lourds que les accusations véhémentes de la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie.

S'exprimant quelques heures après le spectaculaire coup de filet de Tarnac, le 11 novembre 2008, Michèle Alliot-Marie avait gravement mis en garde contre une « radicalisation de l'ultra-gauche ».

Une fameuse filature

« Ce jour-là elle avait peut-être connaissance d'autres éléments que le strict dossier judiciaire », décode-t-on de source proche du dossier.

Autre explication, la lenteur des commissions rogatoires internationales lancées, notamment aux États-Unis où les mis en examen sont soupçonnés d'avoir participé à une réunion anarchiste.

Reste le fameux récit de la filature de Dhuisy consigné dans un procès-verbal, dit cote 104. « Si on la sauve, on est à peu près bon », dit-on de source judiciaire. Pour la défense, il ne résistera pas à une reconstitution, dont le principe est acquis.

La Montagne - idem - 25/05/2010

 

Let the M. F. burn ...

L'enquête sur le sabotage des rails en panne

 

Un an après la sortie de prison de Julien Coupat, l'enquête sur le sabotage de lignes TGV en 2008 s'essouffle. Dix jeunes de Tarnac, en Corrèze, sont soupçonnés d'y avoir participé.

«Les deux équipes tirent chacune un bout de la corde mais la corde ne bouge pas», selon une source proche de l'enquête sur le sabotage de lignes TGV, enquête qui avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue, en 2008. Depuis l'assouplissement, en décembre, du contrôle judiciaire des mis en examen, rien de majeur n'a émergé. Dix personnes sont mises en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste, trois le sont aussi pour dégradation. «Les juges sont dans l'incapacité la plus totale de prouver la véracité des éléments à charge», estime MeAssous, avocat de la défense. Près de lui, «L'Insurrection qui vient», ouvrage anonyme attribué à Julien Coupat, le cerveau de la bande, selon les enquêteurs.

La défense change de stratégie

L'anniversaire, en novembre dernier, de l'arrestation des principaux mis en examen, Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy, a marqué un virage. Contre-enquête à l'appui, la défense a choisi de ne plus s'attaquer à la qualification des faits - s'agit-il de terrorisme? - mais de questionner purement et simplement leur imputabilité - les ont-ils commis? Première cible: un témoignage sous X à décrédibiliser, accablant pour les mis en examen. Également pointés du doigt, certains actes entachés d'irrégularités, comme une surveillance vidéo du domicile parisien de Julien Coupat, menacée d'annulation.

Des contradictions

Enfin, des contradictions apparues dans la «colonne vertébrale du dossier»: le procès-verbal d'une filature du couple Coupat-Lévy, la nuit où un fer à béton a été déposé sur une caténaire, à Dhuisy (Seine-et-Marne). «Plus que des erreurs, ce sont des faux», lâche Me Assous. L'instruction - menée par les juges antiterroristes Fragnoli, Brunaud et Jannier - ne semble pas pour sa part avoir rassemblé des éléments à charge aussi lourds que les accusations véhémentes de la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie. S'exprimant peu après le spectaculaire coup de filet de Tarnac, le 11novembre 2008, elle avait gravement mis en garde contre une «radicalisation de l'ultra-gauche». «Ce jour-là elle avait peut-être connaissance d'autres éléments que le strict dossier judiciaire», décode-t-on de source proche du dossier. Autre explication, la lenteur des commissions rogatoires internationales, lancées notamment aux États-Unis, où les mis en examen sont soupçonnés d'avoir participé à une réunion anarchiste. À la clôture de l'instruction, sans doute pas avant l'été, deux options: le renvoi devant le tribunal ou le non-lieu.

Pris au tas chez Le Telegramme.com - 26/05/2010

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« Il ne nous a pas échappé que le principe est la liberté, et l'exception la détention provisoire, ce que nous mettons en application, puisque nous avons dans chacun de nos cabinets beaucoup plus de personnes libres sous contrôle judiciaire que détenues. » T. FRAGNOLI

15:42 | Lien permanent | Commentaires (2) |

09/01/2010

Les défenseurs des dix de Tarnac marquent un point

Les avocats des dix militants anarcho-communistes mis en examen à la fin de 2008 dans l'affaire du sabotage des lignes TGV viennent de marquer un point. Le président de la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a accédé aujourd'hui 8 janvier à leur requête: il accepte d'étudier leur appel contre le refus du juge Fragnoli, en charge du dossier, d'auditionner en leur présence Jean-Hugues Bourgeois. Cet ex-témoin sous X est récemment revenu sur ses déclarations accablantes pour Julien Coupat, le leader du groupe.

Par Anne Vidalie, Eric Pelletier, publié le 08/01/2010 à 18:57 - mis à jour le 08/01/2010 à 19:02

 

 

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CHAMBRE 7 -1

Chambre de l'instruction
du pôle terrorisme - JIRS - criminalité organisée

- Recours contre les décisions des juges d'instruction de la section anti-terroriste du tribunal de grande instance de Paris
- Recours contre les décisions des juges d'instruction spécialisés dans les affaires JIRS criminalité organisée

Ces magistrats sont désignés pour composer la formation de la chambre de l'instruction de la cour d'appel, afin de juger en appel les procédures relatives aux délits entrant dans le champ d'application des articles 706-73 et 706-74 du code de procédure pénale

 

Section 3 : Des menaces de destruction, de dégradation ou de détérioration et des fausses alertes.

 

10:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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