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20/11/2012

"Bomb it to the Stone Age, son" ou, Gaza : « Nous les ramènerons au Moyen Age »

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Le 17 novembre, selon le quotidien Haaretz, le ministre de l’intérieur israélien Eli Yishai déclarait à propos de Gaza : « The goal of the operation is to send Gaza back to the Middle Ages. Only then will Israel be calm for forty years. » (« Le but de cette opération est de renvoyer Gaza au Moyen Age. Alors seulement, nous serons tranquilles pour quarante ans. »)

Il s’agit là d’une déclaration « humaniste » d’un Etat démocratique. En général, les civilisés menacent de ramener les barbares à l’âge de pierre (on aurait pu penser qu’ils y étaient déjà) ; ici, le ministre israélien se révèle plus modéré : après tout, le Moyen Age, c’est mieux que la préhistoire...

Le général Curtis LeMay, responsable du Strategic Air Command de l’armée américaine, déclarait à propos du Vietnam qu’il écrasait sous les bombes dans les années 1960 : « My solution to the problem would be to tell [the North Vietnamese Communists] frankly that they’ve got to draw in their horns and stop their aggression or we’re going to bomb them into the Stone Age. And we would shove them back into the Stone Age with Air power or Naval power—not with ground forces. » (« Ma solution au problème est de dire franchement aux communistes nord-vietnamiens d’être prudents et d’arrêter leurs agressions, ou nous allons les bombarder assez pour les ramener à l’âge de pierre. Et nous le ferons avec nos forces aériennes et navales, pas avec nos troupes au sol) Mission With LeMay : My Story (1965), p. 565.) LeMay a affirmé plus tard qu’il avait simplement voulu dire que les Etats-Unis avaient la capacité de ramener le Vietnam à l’âge de pierre, pas qu’ils le feraient.

la suite sur blogmondediplo

la photo ne fait pas partie de l'article original

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24/05/2011

Gaza - Jamal Al-Dura - Affaire Enderlin : Clément Weill-Raynal coupable de diffamation publique

piqué au tas sur /teleobs.nouvelobs.com - 23/05/2011

Affaire Enderlin: un journaliste de France 3 condamné pour diffamation

Reportage du 30 septembre 2000 sur France 2

Reportage du 30 septembre 2000 sur France 2

Clément Weill-Raynal, journaliste de France 3, a été reconnu coupable, le 29 avril, par la 17ème chambre correctionnelle de Paris de diffamation publique envers Jamal Al-Dura, le père de Mohamed Al-Dura, l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldats israéliens et militants palestiniens au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza.

Le journaliste avait mis en doute, dans un article publié le 4 septembre 2008 dans le journal Actualité juive et signé sous le pseudo de Daniel Vavinski, la réalité des blessures reçues par le père Jamal Al-Dura.

Cette affaire s’inscrit dans celle du reportage de Charles Enderlin, correspondant de France 2 qui avit tourné dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000, dans les premiers jours de la deuxième Intifada, des images d’enfant, victime de tirs. Ces images avaient donné lieu à une controverse sur l’origine des tirs ayant provoqué sa mort et sur une éventuelle mise en scène.

Depuis des années, Clément Weill-Raynal remet en cause le travail de ses confrères qu’il accuse d’être pro-palestiniens, explique le syndicat SNJ-CGT de France Télévisions dans un communiqué.

Le syndicat SNJ-CGT s’insurge: “Il n’est pas acceptable que, pour des raisons idéologiques, un journaliste ne respecte pas le travail de ses confrères, et ne respecte pas non plus la charte des journalistes”.

Les élus CGT demandent donc, dans leur communiqué, à la direction de France 3 de prendre ses responsabilité vis à vis du journaliste condamné.

 

piqué au tas sur millebabords - 23/05/2011

communiqué du 23 mai 2011
SNJ-CGT

Un journaliste de la rédaction nationale France3 condamné

pour diffamation publique envers le père de l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldat israéliens et militants palestiniens

Le 29 avril, la 17ème chambre correctionnelle de Paris a reconnu Clément Weill-Raynal coupable de diffamation publique envers Jamal Al-Dura, le père de Mohamed Al-Dura, l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldat israéliens et militants palestiniens au carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza.

La décision très détaillée du tribunal est accablante pour le spécialiste judiciaire de notre rédaction. Elle concerne un article paru le 4 septembre 2008 dans le journal «  Actualité juive », signé par Clément Weill-Raynal sous le pseudo de Daniel Vavinski, et qui met en doute la réalité des blessures reçues par le père Al-Dura. Cet épisode s’inscrit dans une campagne menée contre notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem et son JRI, accusés d’avoir « mis en scène » la mort de l’enfant.

Au-delà de cette affaire, rappelons que, depuis des années, Clément Weill-Raynal remet en cause le travail de ses confrères qu’il accuse d’être pro-palestiniens. En janvier dernier encore, il accusait sur son blog le correspondant de Radio-France à Jérusalem, entraînant une descente à Radio-France de nervis de la Ligue de Défense Juive. Enfin, le JRI qui avait osé informer notre rédaction de l’action en justice contre CWR a été pris à parti par celui-ci.

Lors de plusieurs réunions des délégués du personnel, les élus CGT ont demandé à la direction si Clément Weill Raynal avait obtenu les autorisations nécessaires pour travailler pour des revues ou des radios communautaires. La direction n’a jamais voulu répondre précisément à cette question. De même, à l’époque, Paul Nahon avait affirmé aux DP que Clément Weill-Raynal avait nié signer ses articles sous le pseudo de Daniel Vavinski.

Il n’est pas acceptable que, pour des raisons idéologiques, un journaliste ne respecte pas le travail de ses confrères, et ne respecte pas non plus la charte des journalistes de juillet 1918 révisée en 1938 qui dit entre autre : « Un journaliste digne de ce nom tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles. ».

La direction a toujours affirmé qu’elle prendrait ses responsabilités si Clément Weill- Raynal était condamné. C’est ce que les élus CGT demandent aujourd’hui.

Paris le 19 mai 2011

12:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/06/2010

Samedi 05 Juin 2010 - Liste des manifestations et rassemblements de protestation en France contre l’acte criminel israélien perpétré à l’encontre de la flottille internationale de la liberté

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce l’attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza, par l’armée israélienne dans les eaux territoriales internationales et appelle à manifester pour exiger
Maintenant !


La levée du Blocus illégal de Gaza

La fin de l’impunité d’Israël

jugement de tous les crimes de guerre

Des sanctions internationales

suspension de l’Accord d’association avec l’Union Européenne

- Libération immédiate de TOUS les militants-es de la solidarité internationale, de toutes les nationalités détenus-es en Israël

- Acheminement de toute la cargaison humanitaire à Gaza sous contrôle international

- Retour de tous les bateaux.


Samedi 5 juin à 15h

Place de la Bastille

en direction des Invalides

Sur la tribune à l’arrivée : les Français de la flottille de la liberté pour Gaza
Liste des manifestations et rassemblements en France :

- ANNECY : Samedi 05 Juin à 14h30, toujours devant la préfecture à Annecy

- AUBENAS : Samedi 05 Juin à 11 h,Au rond point au champ de mars

- AVIGNON : Samedi 05 Juin, à 14 h 30 à la Gare - SNCF - AVIGNON. Une manif de quartiers démarrera à 13 H 30 de la Fromenterie (Rocade) pour arriver à la gare à 14h 30 (D’où le cortège unitaire convergera vers la place de l’Horloge-Palais des papes)

- BAYONNE : Samedi 05 Juin à 11 h devant la mairie

- BEAUVAIS : Table de signatures de pétitions, Samedi 05 Juin, 15h à 17h, Fontaine rue piétonne

- BLOIS : Samedi 05 Juin à 15 h, devant la préfecture

- BORDEAUX : Samedi 05 Juin à 15h Place de la Victoire

- CAEN : Samedi 05 Juin à 15h devant la Préfecture

- CLERMONT FERRAND : Samedi 05 Juin à 14h30 Place de Jaude

- DOUAI : Samedi 05 Juin à 18h30 devant la Poste

- DUNKERQUE : Samedi 05 Juin à 15h30 devant la Communauté Urbaine de Dunkerque

- EVRY : Samedi 05 Juin à 14h Place des Droits de l’Homme

- GRENOBLE : Samedi 5 juin à 15h30, rue Felix Poulat

- LE HAVRE : Samedi 05 Juin à 15h place de l’hôtel de ville

- LIMOGES Samedi 05 Juin à 15 h au départ de la place de la Motte

- LYON : Samedi 05 Juin à 15 h, place Bellecourt

- MARSEILLE : Samedi 05 Juin à 15h à de la Porte d’Aix au Consulat d’Israël

- MANOSQUE : Samedi 05 Juin, à 14h30 porte Saunerie.

- MONTPELLIER : Samedi 05 Juin de 12h à 15h depuis la place de la Comédie jusqu’à l’Hôtel de la Région

- MONTAUBAN : Samedi 05 Juin à Montauban à 10h30 devant la préfecture.

- NANTES : Samedi 05 Juin à 15h de Commerce vers la préfecture

- NICE : Samedi 05 Juin à 15h, place Garibaldi

- PARIS : Samedi 05 Juin à 15h, place de la Bastille

- POITIERS : Samedi 05 Juin à 14 heures place d’Armes à Poitiers

- REIMS : Samedi 05 Juin à 15h, place d’Erlon, Fontaine de la Solidarité

- SAINT-ETIENNE : Samedi 05 Juin à 15 heures, devant la préfecture

- STRASBOURG : Samedi 05 Juin à partir de 14H, Place de l’Etoile

- TOULOUSE Samedi 05 Juin, à 15h30, à partir de la place du Capitole

- TOURS : Samedi 05 Juin, 14h30 devant l’hôtel de ville à Jean Jaurès

- VANNES : Samedi 05 Juin à 15h, manifestation de l’Hôtel de ville à la préfecture

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la Guerre (AAW-France) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC - France) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim/IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR P-O) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - - Droit-Solidarité - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - - Gauche Unitaire (GU) - Génération Pa lestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté - section française Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femme Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Solidarité Palestine 18e – Union de Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires

Avec le soutien de :

Alghadir-Montreuil - Appel des Cent pour la Paix-Bagnolet - Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Comité BDS Clichy Palestine - Coordination Universitaire Interfac d’Ile de France – Forum pour un autre monde - International Jewish Antizionist Network (IJAN) – Lutte Ouvrière (LO) - Marxistes Unitaires - Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) - Parti des Indigènes de la République (PIR) - Respaix Conscience Musulmane (RCM) - Reveil des Consciences - Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) -

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17:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/06/2010

L'appel au calme - article des DNA en ligne - 03/06/2010

 

Article paru dans l'édition du
Jeudi 3 Juin 2010

 

Faits Divers

L'appel au calme

Les trois principales associations cultuelles musulmanes de Strasbourg appellent à manifester demain après-midi pour protester contre l'attaque israélienne, lundi, d'un convoi humanitaire à destination de Gaza. Les organisateurs souhaitent un défilé pacifique entre la place de l'Etoile et le Conseil de l'Europe.

La Grande Mosquée de Strasbourg, la mosquée turque Eyyub-Sultan et la coordination des associations de musulmans de Strasbourg entendent protester contre le blocus de Gaza par Israël, qu'elles considèrent « inhumain ». « Nous voulons dénoncer cette agression »  Mais après le rassemblement de lundi, qui fut émaillé d'incidents (lire par ailleurs), elles veulent prendre toutes les précautions pour que leur manifestation, qui débutera demain à 15h, laisse de côté casseurs et fauteurs de troubles. ...

Aurélien Poivret

Des interdictions de stationner des deux côtés des axes empruntés par la manifestation sont prévus le vendredi 4 juin de 1 h du matin à 20 h
Pour lire l'article complet :
accédez aux archives de dna.fr

 

pris au tas sur DNA.fr - 03/06/2010

22:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/06/2010

Palestine - Banlieue

Ce soir, comme un peu partout dans le monde et en réaction à l’assaut meurtrier de la flottille humanitaire pour la population de Gaza par l’armée israélienne, nous avons participé à une manifestation de soutien à la Palestine. Qu’importe le nom de cette ville et dans quel pays elle se trouve, le récit qui va suivre ne verse aucune larme patriotique ou identitaire. Nous n’avons rien à préserver ni à produire localement pour la suite de cette soirée, à part ce texte plein de rage qui part perdant dans le paysage d’aujourd’hui pour ces raisons. Tant mieux, si le pouvoir pouvait s’éloigner d’ici aussi loin que de nos vies. 



«Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» balance quelqu’un de l’organisation aux personnes qui avancent devant librement sans demander l’autorisation à personne. Nous sommes à quelques mètres de la gare. Plus très loin d’une rue commerçante. À une centaine de pas d’un quartier populaire. Derrière, dans le cortège, une rumeur se répand. Les «jeunes banlieusard.es» ont des cailloux, ils vont casser des vitrines. Alors que les flics de la Bac commencent à se répandre autour de nous, la rumeur prend le pas sur les corps. Une partie des personnes s’arrêtent, laissant tout un groupe en proie facile pour les flics. Manœuvre que nous pouvons laisser dans le doute à l’inconscient des civilisé.e.s blanc.hes de voir se faire traquer encore et encore les immigré.es. Dans le discours, les choses sont là pour ne pas dire les mots, dissoutes dans un paquet de lessive qui rend propre la contestation, la lutte politique et syndicale traditionnelle et son racisme latent. Les mauvaises intentions sont lancées avec une violence d’ordre colonial inouïe. Nous sommes considéré.es comme des indigènes sans pensée, sans personnalité. Tout un panel de la grande Gauche nous donne alors sur le trottoir — toujours sur le trottoir ! — des leçons sur la méthode de faire avec l’ingrédient réactionnaire de la démagogie du pouvoir : la peur. Du genre, «Si vous voulez faire la guerre, allez en Palestine !», ou «Ce n’est pas ta manifestation !» Aujourd’hui, descendre du trottoir, c’est commencer une guerre…



La peur de l’autre. La peur de descendre du trottoir. La peur de commencer une manifestation alors que des centaines de personnes sont rassemblées pour exprimer la même colère contre cette guerre qui se propage de la Palestine aux banlieues des villes européennes. La peur à chaque coin de rue que l’engouement à crier «Palestine vivra ! Palestine vaincra !» nous emmène à continuer notre route, à vider un supermarché de ses produits israéliens, à boycotter cet État terroriste au sens où il tue des civil.es, et à commencer à nous attaquer à notre propre gouvernement qui soutient cette politique de répression et de colonisation jusque dans nos vies.



Nous ne devions pas partir en manifestation ce soir. Nous devions rester sur le trottoir en attendant le prochain massacre. Mais beaucoup n’ont pas eu peur des menaces de la Police, d’autres n’ont pas tourné au plus court, d’autres encore n’ont pas répondu aux mots d’ordre de se taire mais ont plutôt donné de la voix. Il aura fallu atteindre un point critique, pas loin de la gare, d’une rue commerçante et d’un quartier populaire avec une pression policière plus forte et une rumeur courante dans les têtes que les cailloux sont dans les poches pour que tout ce monde fonde en arrière, vers le début d’une manifestation qui n’aurait pas dû commencer.



Nous aussi nous avons peur mais celle-ci n’est pas appareillée à une organisation. C’est celle de voir sous nos yeux toute une frange de la résistance au colonialisme se faire enterrer par les bulldozers, se faire bombarder par des drônes, se faire encercler par des murs, se faire tuer par l’Armée et par la Police.

Des canons aux Tasers. De la Palestine aux Banlieues.


Cette peur fait que notre rage n’est pas négociable. Ni notre envie de confronter partout cette peur à celle de l’État colonial, que bon nombre de personnes dans les organisations de soutien à la Palestine propagent d’elles-mêmes. Et qui deviennent par à-coups des auxiliaires de la Police et des Médias, allant jusqu’à ramasser quelques poubelles renversées et à en remettre les ordures sous les couvercles. Rien ne doit dépasser.



Après ce soir, nous pensons fortement que notre volonté d’agir ne peut pas s’arrêter à une prochaine manifestation déjà programmée, mieux encadrée par les forces de l’ordre et la bonne pensée occidentale. «Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» Leur solidarité s’arrête là où commence la nôtre. Quel sens a cette phrase vis-à-vis de notre résistance ? Elle peut avoir que nous pouvons continuer, sans attendre personne pour manifester, pour boycotter, pour saboter tous les rouages du colonialisme.



Si dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos rues il y a la peur d’une Intifada, les cailloux dans les poches !, qui peut se retourner contre la domination blanche, c’est peut-être que de la Palestine à la Banlieue il n’y a qu’un pas.



Gaza, banlieue du monde.



Courriel, 2 juin 2010.


Info intéressante (rassemblement de ce lundi soir)

Des développements intéressants lors du rassemblement parisien de ce soir aux abords de l’ambassade d’Israël.

Avait été convenu entre les gentils organisateurs et la police que nous resterions sagement derrière les barrières métalliques disposées autour de nous, à des centaines de mètres de l’ambassade, comme des bêtes de foire, sous la sono nauséabonde du «collectif Cheikh Yassine».

Ça ne s’est pas passé comme prévu.

D’abord, parce que plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes issus de l’immigration, étaient présents.

Ensuite, parce que de 800 à 2000 jeunes ont fait sauter les barrières pour investir la rue, puis marcher en direction de l’ambassade, malgré les gazages des flics.

Pas des voyous, mais des jeunes et quelques moins jeunes animés par une colère saine. J’ai manifesté avec eux, de même que le camarade Pierre, et je me suis retrouvé en première ligne face aux flics. Parmi les slogans, ont ressurgi : «Israël assassin, Sarkozy complice», «Gaza, on n’oublie pas» ou encore «Police complice».

À leur manière, les jeunes ont mis en évidence le cordon sanitaire des appareils et consorts. Les PG, PCF, et la majorité du NPA comme les autres sont restés sagement derrière. C’était un débordement spontané.

Courriel, 1er juin.

 

Piqué au tas chez Le Jura Libertaire

 

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01/06/2010

Gaza is everywhere - Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

Des appels à la manifestation ont été lancés dans quatorze villes grecques la nuit dernière, après l'attentat odieux par des commandos israéliens sur les bateaux du Free Gaza.

A Athènes, le gouvernement grec, généralement "prompt à condamner" les attentats, n'a pas hésité à préempter une attaque contre ceux qui se sont rassemblés devant l'ambassade israélienne à Athènes. La police anti-émeute gardant l'ambassade, selon des témoins oculaires, ont été déployés très vite et entièrement équipés avant la manifestation que la manifestation ne commence: l'attaque répressive contre la manifestation était prévue.

La plupart des activistes grecs qui se trouvaient à bord ont débarqué à Athènes ce matin. Michalis Grigoropoulos, un marin à bord du navire "Méditerranée libre", a déclaré ce qui suit à l'aéroport d'Athènes:

«Vous savez, bien sûr, que nous avons eu une attaque de pirates contre nous. Ce que je veux vous dire, c'est que de nos camarades solidaires ont été torturés. J'ai refusé de signer tout document et ai été expulsé contre ma volonté. J'ai été mis en isolement. Je dénonce l'état sioniste pour cet autre crime contre l'humanité. Nous avons vu de loin l'assaut mené par les commandos de l'armée sioniste sur le navire turc de la Flottille liberté. Je dénonce le gouvernement grec, qui a laissé les navires grecs et les ressortissants grecs non protégés. Un vaste mouvement populaire doit aujourd'hui être formé pour demander la libération de tous les otages et le retour de nos navires. La solidarité au peuple palestinien doit se développer. La résistance palestinienne doit gagner, et elle va gagner.

- Grigoropoulos Michalis

 

proposition de traduction de l'article :

Gaza is everywhere! Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

(Updates on the situation in Israel: Free Gaza and UK Indymedia)

Emergency demonstrations were called in at least fourteen Greek cities last night, after the atrocious attack by Israeli commandos on the Free Gaza ships.

In Athens, the Greek government, otherwise “quick to condemn” the attacks, had no hesitation in preempting an attack on those who gathered outside the Israeli embassy in Athens. Riot police guarding the embassy, according to eye-witnesses, were in full gear and fully masked up before the demonstration had started: the attack on the demonstration that followed was planned.

Most of the Greek activists who were on board have landed in Athens this morning. Michalis Grigoropoulos, a sailor on the ship “Free Mediterranean” stated the following at Athens airport:

“You know, of course, that we had a pirate attack against us. What I want to tell you, is that comrades from our Incentive have been tortured. I refused to sign any document and was deported against my will. I was put in isolation. I denounce the Zionist state for yet another crime against humanity. We saw from afar the onslaught by the commandos of the Zionist army on the Turkish ship of the Freedom Flotilla. I denounce the Greek government, which left the Greek ships and the Greek citizens unprotected. A huge popular movement must now be formed, which will demand the release of all hostages and the return of our ships. Solidarity to the Palestinian People must grow. Palestinian Resistance must win, and it shall win.

- Michalis Grigoropoulos

 

Autres Photos sur Indymédia Athens

 

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Strasbourg - Robert Herrmann "touche pas à ma ville" souhaite "que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville"

 

Le rassemblement dégénère

 

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté.

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté. G. VARELA / 20 MINUTES

Plus de 1 300 personnes ont dénoncé l'attaque israélienne

Quatre cents au départ, ils étaient au final plus de 1 300 selon la police, 1 500 selon les organisateurs à défiler dans les rues en scandant « Israël, assassin ! Nous sommes tous des Palestiniens ! ». Plusieurs organisations pro-palestiniennes et partis de gauche avaient appelé au rassemblement, place Kléber, hier à 18 h, pour dénoncer « l'agression barbare et meurtrière perpétrée par l'armée israélienne dimanche contre une flottille humanitaire se rendant à Gaza ». Ils ont finalement décidé de s'élancer dans les rues. Mais peu après la fin de la manifestation, vers 19 h 30, des échauffourées ont éclaté.

Au moins cinq interpellations
« Nous déplorons des incidents avec des groupes isolés au moment de la dispersion du défilé », a expliqué Thierry Hartmann, le directeur départemental adjoint de la sécurité publique. Selon le premier adjoint au maire (PS) Robert Herrmann, les incidents seraient survenus alors que certains manifestants avaient pris la direction de l'ancienne synagogue de la ville, soit la place des Halles, et que d'autres essayaient de se rendre vers l'actuel lieu de culte israélite, avenue de la Paix. Ce dernier a été placé sous surveillance par les forces de l'ordre.
Alors que le calme semblait revenir au centre-ville, vers 21 h 30, la police n'était pas encore en capacité de préciser le nombre d'interpellations. Selon nos constatations, cinq personnes au moins ont été arrêtées. Plusieurs vitrines, notamment rue de la Mésange, ont été partiellement brisées. Robert Herrmann a souhaité, hier soir, que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville ». Une nouvelle manif est prévue samedi à 15 h, place Kléber.

Sonia de Araujo et Philippe WENDLING
Piqué au tas chez 20minutes.fr - 01.06.10



Plus de 1300 manifestants à Strasbourg, 500 à 600 à Mulhouse, incidents à Strasbourg

Le cortège des manifestants qui protestent contre l'opération commando israélienne, ce matin au large de Gaza, ne cessait de gagner en importance, dans les rues de Strasbourg. 400 au départ de la place Kléber à 18h, les manifestants étaient moins d'une heure plus tard plus de 1300 selon la police. Peu après 19h, des incidents ont éclaté, la police a fait usage de gaz lacrymogène. A Mulhouse, ce sont quelque 500 à 600 personnes qui étaient rassemblées place de la Réunion selon la police et qui ont ensuite défilé en ville.

 

La situation à 21h : retour au calme à Strasbourg. Situation sous contrôle des forces de l'ordre déployées dans le centre ville. Les blessés aperçus en cours de manifestation sont des personnes qui ont été soignées pour des malaises. Les policiers ont procédé à plusieurs interpellations.

La situation à 20h30, à Strasbourg : après la dispersion de la manifestation, au retour du cortège place Kléber, après 19h, quelque 800 personnes ont continué à défiler en ville, d'abord rue du Vieux Marché aux Vins, où le cortège a été bloqué par la police, puis en direction de la place Broglie. Des manifestants avaient l'intention de se rendre en direction de la synagogue. Une vitrine a été brisée sur le trajet de la manifestation. Des manifestants ont pris à partie des policiers. Les forces de l'ordre ont bloqué le cortège près de l'opéra, pour l'empêcher de se rendre en direction de la synagogue, avenue de la Paix, au-delà de la place de la République. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

Le cortège a ensuite pris la direction des Halles. Vers 20h30, les trams ont pu reprendre leur service au niveau des Halles. Des face à face tendus avaient encore lieu entre policiers et manifestants tout autour de la place de l'Homme de Fer. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène à plusieurs reprises pour disperser les manifestants. Les sapeurs-pompiers ont secouru plusieurs blessés, légers selon les constatations faites sur place par un journaliste des DNA.

 

A Strasbourg après avoir défilé jusqu'aux quais, la manifestation regagnait la place Kléber par la rue des Grandes Arcades vers 19h. Peu après 19h, les organisateurs de la manifestation de Strasbourg appelaient à la dispersion et donnaient rendez-vous aux personnes présentes samedi à 15h, place Kléber pour un nouveau rassemblement.

Quelques 400 personnes, selon la police, près d'un millier selon les organisateurs, s'étaient rassemblées à 18h, place Kléber à Strasbourg, à l'appel du Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix ainsi que de la Grande Mosquée de Strasbourg, entre autres. Dans la foule, de nombreuses personnes d'origine turque, ainsi que des militants des mouvements de gauche français.

Tous protestent contre l'opération commando menée par les forces israéliennes tôt ce matin contre la flottille pro-palestinienne partie de Chypre et qui devait accoster à Gaza pour une action humanitaire. Une opération commando qui a fait une dizaine de morts parmi les humanitaires selon un dernier bilan.

Place Kléber ce soir, les manifestants criaient des slogans hostiles à Israël. Un grand drapeau palestinien a été déployé sur la place Kléber, devant la statue du Général Kléber. "Nous sommes tous des Palestiniens criaient également les manifestants", qui ont décidé de former un cortège pour défiler en ville.

La manifestation doit descendre jusqu'aux quais avant de revenir vers la place Kléber. On sent une certaine tension parmi les personnes qui défilent, des pétards sont jetés et la foule avance en scandant des slogans anti-israéliens.

Ch.B. avec Matthieu Mondoloni

Piqué au tas sur DNA.fr - 31/05/2010 -

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31/05/2010

Gaza - attaque de la flotille de l'aide humanitaire: blocus de l'information - censure militaire israélienne

Photo d'un commando israélien "gravement blessé" au lance-pierres ...

 

 


Meurtre des humanitaires internationaux : Israël, c'est vous les terroristes !

 

Dans la nuit du 30 au 31 mai, cinq bateaux chargés d’aide humanitaire ont tenté de briser le blocus imposé à la bande de Gaza par lÉtat israélien. Partis de Chypre, ils devaient apporter à la population des matériaux de construction, des maisons préfabriquées, de laide médicale, des fournitures scolaires…
La suite sur le Jura Libertaire

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/08/2009

A Gaza, c'est Phosphore blanc et Blanc phosphore...

Dans un rapport rendu public jeudi dernier, Israël admet pour la première fois avoir "eu recours à des munitions au phosphore blanc" lors de son offensive sur Gaza lancée en décembre 2008. Mais l'État hébreu nie avoir violé le droit international...

L'utilisation du phospohore blanc a été fait dans le respect des loi de la démocratie...


1.400 Palestiniens, dont la plupart des civils, ont péri durant cette guerre. 13 Israéliens sont morts.

 

Durant l’opération «Plomb durci» (27 décembre-18 janvier), l’armée a largué des millions de tracts et procédé à 250’000 appels téléphoniques pour prévenir la population de bombardements imminents, selon des sources militaires...

 

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08:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/01/2009

Les tunnels de Sarajevo à Rafah

Le célèbre tunnel du siège de Sarajevo, un musée contre l'oubli de la terreur

SARAJEVO (AFP), le 29-01-2004
La modeste maison des Kolar, qui abrite dans ses sous-sols la sortie du tunnel qui resta pendant des mois la seule voie pour échapper à l'enfer du siège de Sarajevo, est aujourd'hui un des musées les plus fréquentés de la ville.

C'est à travers ce tunnel, qui reliait l'aéroport à la ville assiégée du haut des collines environnantes par les forces serbes bosniaques durant la guerre de Bosnie (1992-1995), que l'aide était acheminée à la population musulmane.

"Mon père apportait de la nourriture à ma soeur à travers ce tunnel ce qui nous a permis de survivre. Signé: Admir Jusufbegovic", peut-on lire parmi les commentaires qui figurent dans le livre d'or du musée.

D'une longueur de 800 mètres, large d'un mètre et haut d'1,5 mètre, le tunnel avait été creusé en 1993, à la pelle et à la pioche, par des volontaires et des militaires musulmans qui se reléguaient nuit et jour pour fournir à leur ville un lien avec le monde extérieur.

Quatre mois et quatre jours de travail épuisant ont été nécessaires pour achever la galerie dans laquelle ont été installés un système d'éclairage, des câbles pour le transport de l'électricité et une conduite pour acheminer les carburants.

Des centaines de personnes empruntaient quotidiennement le tunnel. Souvent la galerie était partiellement inondée en raison de l'infiltration des eaux souterraines.

"Tout arrivait à travers ce tunnel, la nourriture, l'électricité, le matériel militaire, le mazout, les médicaments et Sarajevo n'aurait pas pu survivre sans lui", se souvient Bajro Kolar, le propriétaire de cette maison perdue dans la banlieue Butmir de Sarajevo.

Bajro et son fils Edis ont pris la décision de transformer leur maison en musée afin de sauvegarder ce qui représente, disent-ils, le patrimoine des habitants de Sarajevo.

Le musée qu'ils ont aménagé présente des uniformes et des armes remontant à la guerre, des pelles et des pioches qui ont été utilisées pour creuser le tunnel ainsi que des sacs ayant servi au transport de l'aide humanitaire internationale.

Les Kolar se disent fiers de ce qu'ils estiment être leur plus précieuse pièce de collection: une chaise roulante qui avait servi à transporter à l'aéroport, à travers le tunnel, le président bosniaque défunt Alija Izetbegovic, lorsqu'il se rendait à l'étranger pour participer aux négociations de paix.

"Beaucoup d'étrangers viennent visiter le musée et surtout les diplomates en poste à Sarajevo", assure fièrement Edis.

"Ceux qui ont utilisé le tunnel pendant la guerre préfèrent ne plus revenir ici probablement parce qu'ils ne veulent pas éveiller de terribles souvenirs", poursuit-il.

Le musée présente également aux visiteurs un film avec des images montrant les souffrances de Sarajevo durant ses trois ans et demi de siège et des documentaires d'auteurs locaux sur le tunnel qui est ouvert au public sur une longueur de 20 mètres.

Les autorités locales ont également pris conscience de l'intérêt de préserver le souvenir du tunnel pour les futures générations et ont mis sur pied leur propre projet.

"Nous souhaitons remettre dans l'état le tunnel sur toute sa longueur et construire un musée à ses anciennes voies d'entrée et de sortie", a déclaré à l'AFP une responsable municipale, Azra Zecevic.

Mais Bajro ne cache pas sa rancoeur face à l'ambition des pouvoirs publics: "Au lieu de financer notre projet avec des sommes modestes, ils préfèrent en préparer un autre qui va coûter des millions".


© AFP.

The Third Tunnel of Aggression is a tunnel under the border between North Korea and South Korea.

Only 44 km (27 mi) from Seoul, the Third Tunnel of Aggression was discovered in October 1978. It is 1.7 km (1.1 mi) long, 2 m (6.5 ft) high and 2 m (6.5 ft) wide. [1] It runs through bedrock at a depth of about 73 m (239.5 ft) below ground. It is apparently designed for a surprise attack on Seoul from North Korea, and can easily accommodate a full division per hour along with their weaponry. A total of four tunnels have been discovered so far, but there are believed to be up to ten more.[2] South Korean and U.S. soldiers regularly drill in the DMZ in hopes of finding more. Its description as a tunnel of aggression was given by the south, who considered it an act of aggression on the part of the north. North Korea tried to downplay the shaft, officially declaring it part of a coal mine. Black "coal" was painted on the walls to help confirm this statement. Additionally, observed drill marks for dynamite in the walls point towards South Korea and the tunnel is inclined so that water drains back towards the northern side of the DMZ. Photos are forbidden within the tunnel, which is now well guarded. The South Koreans have blocked the actual Military Demarcation Line in the tunnel with three concrete barricades.

Les tunnels de Cu Chi font partie de l'Histoire. Pendant la guerre, les tunnels de Cu Chi ont permis aux partisans d'Hô Chi Minh de lancer des attaques surprises jusqu'à l'intérieur des bases américaines.Constructionde tunnels par le Vietnamiens

Construits en deux décennies, les tunnels de Cu Chi ont été pendant longtemps l'un des plus formidables sièges de résistance durant la Guerre. Les tunnels ont été construits pour résistCentre de réunion des tunnels de Cu Chi.er au poids des tanks de 50 tonnes et aux bombes de plus de 100 kg.

Nous ne manquerons pas de visiter une partie de plus ou moins 50 mètres de ce labyrinthe, d'une longueur totale de plus de 200 km de conduits souterrains, mesurant de 60 à 70 cm de large et 80 à 90 cm de haut.


Ce réseau de tuGuide vietnamiennnels souterrains était aussi équipé de différentes installations très bien étudiées, allant des salles de réunions, aux postes médico-sanitaires, aux réfectoires, ... Lors de la visite, vous pourrez peut-être goûter des racines de tapioca mélangées avec des cacahuètes écrasées.


A côté se trouve le Mémorial de Guerre en commémoration des 40.000 martyrs.

 

 

 

A Rafah, au sud de la bande de Gaza, des dizaines, des centaines de toiles plastiques couvrent les entrées de tunnels installés sous la frontière, à 200 ou 300 mètres du territoire égyptien. Sous chaque toile plastique, quelques murs de parpaings ou une structure métallique comme un enclos pour l'entrée du puits.

A peine commencé le tournage que la police des frontières nous interpelle pour interdire de filmer. Le Hamas n'aime en effet plus beaucoup la publicité sur ses tunnels par lesquels passent toutes les denrées possibles, de la nourriture à l'ordinateur, au mouton ou à la moto. Ces tunnels existent depuis des années. Le mouvement islamiste s'en est servi pour amener des tonnes d'armes, d'explosifs,  ou, pense-t-on,   ramener  le soldat  Gilad Shalit, kidnappé sur la frontière.

"Licence"

Après le retrait israélien de Gaza, et surtout la prise de pouvoir par le Hamas, le blocus de l'Etat hébreu les a fait pousser. Un propriétaire parle ainsi de 500 à 800 tunnels au total ! A Rafah, on vous expliquera qu'un tunnel "de contrebande " se creuse en un à deux mois, qu'à présent la municipalité de Rafah les contrôle, que des techniciens viennent voir s'il y a un aérateur, si l'électricité est branchée. Il y aurait une sorte de "licence". Selon certains, le Hamas prend une taxe sur chaque passage. En cas d'accident mortel, le propriétaire du tunnel doit payer entre 40 et 60.000 dollars à la famille de la victime.

Dans le premier tunnel où nous filmons, on est en train de passer des rouleaux et des rouleaux de tissu. Lundi, c'est l'Aïd Al Adha (ndlr : reportage effectué le samedi 6 décembre), la fête du sacrifice. Alors ces jours-ci passent des moutons, des vêtements et tout ce qui sera cadeaux de fête. Le matériel est tiré par un treuil horizontal sur plusieurs centaines de mètres, avec des petits wagonnets. Puis arrivé sous le "puits", il est hissé par un nouveau treuil. Puis la marchandise est chargée dans un camion.  Il y a aussi des tuyaux pour livrer du carburant. A côté, un camion-citerne est en train d'être rempli. Dans la bande de Gaza, les stations service sont ainsi alimentées par de l'essence ou du diesel égyptien, d'ailleurs deux fois moins cher que les petites quantités d'essence israélienne autorisées certains jours de blocus.

Economie parallèle

Nous descendons dans un tunnel en "construction" où les ouvriers sont à la pause.  Près du puits de descente,  j'aperçois un long  portemanteau où sont accrochées les  tenues des ouvriers, comme celles de mineurs d'antan. Il faut descendre ensuite une dizaine de mètres par le treuil accroché à un trépied au-dessus du puits. Les tunnels peuvent être de 10 à 25 mètres de profondeur. En bas, ils ont laissé leurs outils pendant la pause, perceuses,  pelle,  truelle pour creuser un boyau d'environ un mètre sur un mètre, Les wagonnets (des bidons de plastique découpés en deux) servent à retirer la terre du fond.  Les tunnels  parcourent ensuite plusieurs centaines de mètres, parfois un kilomètre avant de ressortir en Egypte. On raconte que certains ont fait des erreurs en creusant : un tunnel est arrivé sous un poste de police égyptien, un autre est revenu à Rafah en faisant une boucle.

Rafah est en tout cas une nouvelle ville riche, en pleine effervescence, de jour comme de nuit. Il y a de l'argent à faire, beaucoup d'argent qui  circule. Un  Palestinien me fait remarquer que les propriétaires de tunnels, de terrains ou tous ceux qui sont associés au business seraient bien malheureux si le blocus s'arrêtait -on estime que 25.000 travaillent directement ou indirectement autour des tunnels ! C'est l'économie parallèle de Gaza.

Passagers

Je suis sorti le lendemain par Erez. Autorisé à sortir, mais l'entrée avait apparemment été à nouveau fermée pour les journalistes. Sur la route, je prends des autostoppeurs. Ils sont très courants sur les routes d'Israël, des jeunes, des soldats en permission, des religieux qui n'ont pas beaucoup d'argent. Les arrêts de bus servent aussi d'arrêts aux stoppeurs. Quand je m'arrête à l'un d'eux, trois personnes montent : un vieux religieux avec une belle barbe blanche, une jeune fille et un soldat avec son M16. Le vieil homme s'amuse lorsque je lui demande s'il est rabbin : "non mais avec ma barbe, c'est  toujours ce que tout le monde croit".

Discussion succincte en hébreu. Puis un peu plus tard, ayant appris que j'étais journaliste, on me demande si je sors de Gaza.  Je confirme, l'un ou l'autre me demande de leur dire ce que j'ai vu. "C'est un peu toujours la même chose : beaucoup de misère, de problèmes de vie quotidienne. Les banques ont fermé", réponds-je. Mes passagers ne font pas de commentaire mais s'intéressent. Et puis quand ils descendent à Jérusalem, ils me saluent, très souriants. Mon "rabbin" me dit que je suis "bien courageux" et m'encourage en me serrant longuement la main.


RENDEZ-VOUS

Le blog de Denis Brunetti

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=f9IL86T6Nc8

 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_74467.asp

 

14:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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