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10/07/2010

Le nucléaire progresse de jour en jour : partenariat Areva - Rosatom, fin du moratoire en Suède - Finlande

Déchets nucléaires : le Conseil d’Etat rejette la demande de Greenpeace

Le 30 juin, le Conseil d'Etat a rejeté la demande de Greenpeace France d'annuler le décret du 3 mars 2008 relatif aux procédures applicables au traitement des combustibles usés. C'est une victoire pour Areva qui se veut rassurant sur le processus de traitement des combustibles.

Le traitement des combustibles usés constitue la première étape du recyclage. Il consiste à séparer les matières recyclables (96% du combustible nucléaire usé) et les déchets de haute activité (4%). Les déchets sont conditionnés "de manière sûre et stable" sur le très long terme dans des conteneurs en acier, précise Areva.

Les structures métalliques des combustibles constituent des déchets de moyenne activité. Ils sont compactés et conditionnés dans des conteneurs en acier.

Le décret ainsi que la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et des déchets radioactifs encadrent strictement le traitement des combustibles nucléaires usés provenant de l'étranger et imposent, notamment, le retour des déchets issus des combustibles usés étrangers après traitement.

Une stricte application de la loi

Le Conseil d'Etat a jugé que ce retour ne concerne que les déchets directement issus des substances ayant fait l'objet de ce traitement et non ceux qui résultent de l'utilisation, par Areva, de ses propres installations de traitement. Il considère donc qu'Areva applique strictement les obligations fixées par la loi et le décret.

Plus de 80% des déchets vitrifiés provenant de combustibles étrangers ont été retournés dans leur pays d'origine et les premiers retours de déchets métalliques ont débuté en 2009, affirme Areva.

piqué sur www.enviro2b.com - 30/06/2010

 

La mondialisation pousse à de nouvelles alliances

Nouveaux acteurs, nouveaux réacteurs, nouveaux clients. Les règles du jeu sont en train de changer dans le paysage nucléaire global. Une mutation qui amène chacun à repenser sa stratégie et ses partenariats.

Le 27 décembre 2009 restera gravé dans les mémoires de la filière nucléaire française. Ce jour-là, l'électricien des Emirats arabes unis, Enec, officialise son choix du coréen Kepco pour la construction de 4 réacteurs. Montant du contrat : 20 milliards de dollars. Battue, l'équipe France, avec à sa tête Areva, EDF et GDF Suez, est dépitée. Son EPR n'a pas fait l'affaire. Pas plus que les réacteurs de l'américano-japonais GE-Hitachi ou de l'américain Westinghouse, filiale du japonais Toshiba.

« Si quelqu'un pensait que, dans la compétition, les coûts ne comptaient pas, Abu Dhabi a démontré le contraire, déclare Luis Echávarri, directeur général de l'Agence pour l'énergie nucléaire. Bien sûr que la décision est politique, mais la compétition est économique, technique et financière. » Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon une étude de l'agence de l'OCDE, l'électricité produite par le réacteur coréen APR-1400, qui a remporté le contrat, coûte moitié moins que celle produite par l'EPR français.

Ce qui s'est passé à Abu Dhabi n'est que le début de la bataille. En Chine, les deux électriciens CNNC et CGNPC construisent 20 réacteurs, acquérant au passage les technologies phares de Westinghouse et d'Areva. « Outre la France, il n'y a que trois pays qui disposent des compétences industrielles intégrées de conception, de construction et d'exploitation pour conduire un programme nucléaire, affirme Hervé Machenaud, directeur de l'ingénierie et la production chez EDF. La Russie avec 2 tranches par an, la Corée du Sud avec une tranche par an et la Chine avec presque 10 tranches par an. » Après la Corée, qui, comme la France, a bâti son industrie nucléaire à partir d'une licence Westinghouse, la Chine pourrait être la prochaine à sortir de ses frontières grâce à un transfert de technologies.

Conscient du défi croissant de la compétitivité, Areva cherche à réduire ses coûts. « Entre le réacteur d'Olkiluoto, en Finlande, et celui de Taishan, en Chine, nous allons deux fois plus vite sur l'ingénierie », explique un cadre dirigeant du groupe. Il faut dire que la tête de série finlandaise a près de quatre ans de retard sur le calendrier. Les coûts d'achat vont aussi diminuer. Toutefois, ces efforts risquent de ne pas aller assez vite pour EDF, qui cherche à élargir sa gamme et à proposer des produits moins chers, en plus du réacteur français de troisième génération.

« L'EPR a été conçu dans les années 1990 dans un certain contexte, observe Hervé Machenaud, en référence aux impératifs de sûreté de l'époque post-Tchernobyl. Il faut mener aujourd'hui des réflexions sur d'autres modèles pour élargir notre gamme et tenir compte des exigences des pays qui s'engagent dans le développement nucléaire. » L'ancien patron de la région Pacifique pense sans doute au CPR-1000, la version « sinisée » du réacteur français de deuxième génération, développée par l'électricien chinois CGNPC, grand partenaire d'Areva et EDF. L'électricien tricolore lorgne aussi le russe Rosatom, avec lequel il vient de signer une alliance.

D'autres éléments seront décisifs dans la compétition. En premier lieu, le financement. A plusieurs milliards d'euros la centrale, le nucléaire nécessite de deux à quatre fois plus d'investissement que les centrales à charbon ou au gaz. « Au cours de la prise de décision, les électriciens regardent avec intérêt les fournisseurs qui sont aussi capables d'apporter des solutions de financement », observe Dominique Mockly, directeur international d'Areva. Les solutions varient. Rosatom, qui prépare une alliance avec l'allemand Siemens, ancien partenaire d'Areva, parie sur le triptyque « construire, investir, exploiter ». Le modèle a fait ses preuves en Turquie, où le groupe vient de remporter un contrat de 20 milliards de dollars pour 4 réacteurs. Mais ces offres ne sont pas toujours bienvenues politiquement. La Bulgarie a, par exemple, refusé un financement russe pour sa centrale de Belene, qui doit coûter 4 milliards d'euros - soit un quart de son PIB… « Ou bien on accepte la dépendance, ou bien on cherche des solutions », estime Dominique Mockly. Chez Areva, des prêts gouvernementaux sont à l'étude ainsi que l'apport d'actionnaires potentiels, comme le Qatar, qui pourraient investir dans des centrales.

Trouver des partenaires locaux

Dans ce jeu complexe d'alliances ouvertes et multiformes, les constructeurs doivent enfin prendre en compte la nécessité de trouver des partenaires locaux. En Italie, Areva va travailler avec Ansaldo, filiale du conglomérat Finmeccanica. Idem au Royaume-Uni avec Rolls-Royce ou en Inde avec Bharat Forge, qui travaille aussi avec Alstom. « Pour la centrale de Temelin, en République tchèque, nous proposons un degré de localisation de 70 % », se félicite de son côté Timur Ivanov, qui dirige Atomstroyexport, la filiale de Rosatom.

« On ne peut plus aborder le sujet avec un seul industriel, conclut Jean-Benoît Colomb, membre du directoire du cabinet de conseil Eurogroup. On va vers des Meccanos globaux entre exploitants, constructeurs, meneurs de projets et fournisseurs… » « On ne peut pas débarquer sur des appels d'offres avec un drapeau tricolore, résume un dirigeant du secteur. Cela ne veut pas dire pour autant qu'on néglige la filière nucléaire française. »

T. M., Les Echos

piqué sur www.lesechos.fr - 28/06/2010

 

Ce nucléaire qui vient du froid

La Suède et la Finlande ouvrent la porte à l’accroissement de leur parc électronucléaire. Non sans avoir phosphoré sur l’aval du cycle du combustible. Reportage.

L’histoire passe parfois par la petite porte. Quelques heures avant que ne soit célébré le mariage dela princesse Victoria , le parlement suédois a pris, vendredi 18 juin, une décision historique. Presque en catimini. Par 174 voix contre 172, le Riksdag a mis un terme à 30 ans de moratoire portant sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. En 1980, à la suite de l’accident de Three Mile Island, Stockholm avait interdit l’érection de nouvelles tranches. Les 10 réacteurs (3 réacteurs à eau pressurisée et 7 réacteurs à eau bouillante) étaient donc condamnés à mourir sans être remplacés. Jusqu’à vendredi.

Attendu par les acteurs du secteur électrique, le vote de la Diète suédoise n’ouvre pas la porte à une nucléarisation à outrance du royaume scandinave. Le texte prévoit seulement de remplacer les réacteurs dès qu’ils auront atteint leur limite d’âge. En clair, la Suède ne pourra jamais compter plus de 10 réacteurs. « Et encore, il faudra pour ce faire que les communes, qui ont tout pouvoir en la matière, acceptent les futurs machines », souligne Rolf Persson, en charge des questions nucléaires au conseil municipal d’Oskarshamn. Installées à Oskarshamn, Ringhals et Forsmark, les trois centrales nucléaires du royaume produisent 40 % du courant consommé par les Suédois.

La prolongation annoncée de l’âge nucléaire suédois fait bouillonner Svensk Kärnbränslehantering (SKB). Créée par les propriétaires des centrales, l’entreprise est, légalement, en charge de la gestion du cycle du combustible. Une tâche à laquelle elle se consacre depuis1973. Acette époque, SKB s’occupe uniquement de l’achat de l’uranium enrichi. « Les déchets n’étaient pas un problème », se souvient Kaj Ahlbom, l’une de ses têtes pensantes. Ils le deviendront. En 1976, le gouvernement social-démocrate perd les élections législatives. La crise économique et les déchets nucléaires l’ont fait chuter. Nouveau premier ministre, le centriste Thorbjörn Fälldin doit remanier à plusieurs reprises son équipe. Les déchets nucléaires, toujours… Le gouvernement de coalition prend le taureau par les cornes. En 1977, il fait voter par la chambre unique du parlement la loi sur la gestion des déchets nucléaires. Le texte grave plusieurs principes dans le marbre législatif : les producteurs sont responsables de la gestion de leurs résidus qui devront être gérés de façon sûre ; le financement devra être apporté par les propriétaires des centrales (via une taxe sur le kilowattheure) ; l’Etat se porte garant du système. Last but not least, le recyclage du combustible usé est interdit. « Cette décision a, certes, été la conséquence de fortes pressions politiques, mais aussi d’études qui ont montré que le stockage définitif de combustibles usés était le mode de gestion le plus sûr et le moins cher», note Kaj Ahlbom. Un long travail commence.

En partenariat avec de nombreuses universités, SKB mène plusieurs travaux de recherche en parallèle. Dans un premier temps, il s’agit de mettre au point une stratégie pérenne. Le stockage géologique est finalement retenu, non seulement pour les déchets à faible et moyenne activité (déchets technologiques, médicaux, industriels et de démantèlement), mais aussi pour les déchets à haute activité (les combustibles usés). La géologie commandera le reste des opérations. Assise sur un lit de granite, la Suède n’a pas beaucoup de possibilités. « Contrairement à la France et à la Belgique, qui ont choisi de stocker leurs déchets dans de l’argile étanche, la Suède doit travailler dans le granite qui est une roche dure, résistante, mais pleine de fractures par lesquelles l’eau s’infiltre », explique François Besnus, de la direction de la sûreté des usines, des laboratoires, des transports et des déchets de l’Institut (français) de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Après des années de test dans le laboratoire souterrain d’Äspö, l’autorité de sûreté suédoise (SSM) tranche. Une fois évacué du réacteur, le combustible devra être refroidi dans les piscines spéciales du Clab, un centre d’entreposage construit à-32 mètresdans la roche cristalline d’Oskarshamn. Après plusieurs années de refroidissement, les grappes de combustible seront « encapsulées » dans des colis de 27 tonnes de cuivre pur, un métal réputé (bien que ce sujet fasse l’objet d’un débat scientifique) pour sa résistance à la corrosion en milieu réducteur. Puis, en route pour le centre de stockage géologique où les conteneurs de cuivre seront mis dans des silos verticaux, creusés à500 mde profondeur. Cette opération réalisée, une couche de bentonite sera coulée entre le cylindre de cuivre et la paroi de granite. Gonflant avec l’eau, cette argile (qui sert aussi à la fabrication du gravier des caisses à chat) constituera la troisième et dernière barrière (après le granite et le cuivre) entre l’eau et les déchets fortement radioactifs.

Voilà pour le concept suédois. Un concept qui commence à être traduit dans les faits. Après 16 ans d’investigations géologiques et de concertation, le site de Formark (où se trouvent déjà trois réacteurs à eau bouillante) a finalement été choisi le 3 juin 2009 par SKB. Coincé entre forêts, marais etla merBaltique , Forsmark se situe à470 kilomètresau nord d’Oskarshamn. Les transports de déchets se feront, comme aujourd’hui, par bateau. Mitonné de longue date, le futur site sera creusé dans le granite. Les tunnels dans lesquels seront forés les silos de stockage se situeront à500 msous la surface.

Depuis plus d’un an, l’entreprise prépare son dossier de demande d’autorisation. Devant peser entre 5.000 et 10.000 pages, il est attendu non sans inquiétude par les gendarmes du nucléaire suédois. « Même si nous nous sommes préparés, il faudra inventer des méthodes de travail et des procédures », concède Björn Dverstorp, de SSM. Malgré tout, les Suédois restent confiants. « Si tout se passe bien, estime Kaj Ahlbom, les premiers coups de pioche devraient être donnés en 2015. Et le centre pourrait ouvrir dès 2020. » Il pourra alors recevoir les premiers des 6.000 conteneurs prévus. A cette date, le travail des géologues de SKB sera loin d’être terminé. Car, avec la relance de son programme électronucléaire, la Suède aura besoin d’un second site de stockage définitif. « Et même si nous le construisons à proximité du premier, il faudra totalement repartir de zéro », confirme Mikael Gontier, du département Environnement de SKB.

Sur l’autre rive du golfe de Botnie, le programme nucléaire finlandais poursuit son bonhomme de chemin. Déjà doté de 4 réacteurs, l’ancien Grand-duché russe est impatient de mettre en service sa 5e tranche. Après des débuts difficiles (4 ans de retard), la tête de série de l’EPR prend forme. « 90 % du génie civil est désormais achevé, 50 % des matériels sont déjà positionnés. A ce rythme, la production électrique devrait démarrer en 2013 », confirme Jouni Silvennoinen, le chef du projet pour TVO, le consortium finlandais ayant passé commande du réacteur franco-allemand. Vendredi 18 juin, la cuve du réacteur (420 tonnes) a été installée dans le bâtiment réacteur. Les 4 générateurs de vapeur devraient suivre avant la fin de l’année. « Il sera alors temps de procéder aux opérations de piping (raccordement) », avance Jean-Pierre Mouroux, directeur général du projet OL3 d’Areva.

En charge de la construction du premier EPR, le duo Areva-Siemens semble quelque peu rasséréné. Certes, une procédure d’arbitrage est toujours en cours pour savoir qui, des constructeurs ou de leur client, est responsable du formidable dérapage du chantier. Mais l’avenir se dégage. Anticipant une hausse de la demande d’électricité, TVO entend mettre en service, d’ici 2020, un 4e réacteur sur son site d’Olkiluoto (OL4). Et malgré son divorce annoncé, le couple franco-allemand n’est pas mal parti. « Contrairement à ce que l’on pense, OL3 n’est pas un contre-exemple, mais un chantier qui donne des leçons pour l’avenir », souligne Jouni Silvennoinen. TVO aimerait bien coupler un second EPR au réseau électrique. Mais sa décision n’est pas encore prise. « Nous avons plusieurs possibilités : l’EPR, l’ABWR de Westinghouse-Toshiba, l’ESBWR de General Electric-Hitachi, l’APR de KSNP et l’APWR de Mitsubishi », rappelle Jouni Silvennoinen. Un peu échaudé par le chantier en cours, le Stuk, l’autorité de sûreté finlandaise, a fait savoir qu’il n’autoriserait pas une technologie de réacteur non encore éprouvée. Or, à ce jour, seul l’EPR dispose de licence d’exploitation. Un bon point.

Créé en 2007, l’électricien finlandais Fennovoima entend construire, lui aussi, son réacteur. S’il n’a pas encore choisi son site (son cœur balance entre Pyhäjoki et Simo), il a déjà sélectionné trois technologies : l’EPR, son petit frère Kerena (qui n’existe pour le moment que dans les plaquettes d’Areva) et l’ABWR. Quoi qu’il en soit, la décision est pour bientôt. « Le parlement doit se prononcer sur les deux projets le 1er juillet prochain », confirme Jaana Avolahti, du ministère finlandais de l’énergie.

Largement inspirée du modèle suédois, la gestion des déchets à la finlandaise comporte néanmoins quelques spécificités. La Finlande est l’un des membres de l’Union européenne (avec la Bulgarie, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie,) à exploiter des réacteurs d’origine soviétique. Grandement modernisés, les deux VVER 400 de Loviisa disposaient d’un exutoire bien pratique. Au terme d’une convention passée entre la Finlande et l’Union soviétique, Rosatom fournissait l’uranium enrichi et récupérait le combustible usé. Hélas, l’accord a pris fin en 1996. Et Fortum, l’exploitant des deux réacteurs, a dû trouver un autre mode de gestion de ses déchets à haute activité.

A la demande du gouvernement, TVO et Fortum ont créé une co-entreprise chargée de la gestion des déchets nucléaires. Baptisé Povisa, elle conçoit le futur site de stockage géologique (Onkalo) ainsi que les colis. Les designs du vaste réseau souterrain et des conteneurs seront assez proches de ceux validés en Suède. A ceci près que Povisa enfournera les grappes de combustible dans une chaussette d’acier avant d’insérer le tout dans le canister de cuivre. Au total, la gestion des déchets à haute activité finlandais devrait coûter 3 milliards d’euros, entièrement payés par un fonds abondé par une taxe sur l’électricité.

En attendant l’ouverture en 2020 du site de stockage géologique (creusé à400 mde profondeur dans le granite de l’île d’Olkiluoto), les deux compagnies entreposent leurs grappes de combustible chauds dans des piscines, construites à proximité des centrales. Des piscines dont l’eau, été comme hiver, doit être maintenue à36°C . Sûreté oblige !

piqué sur www.journaldelenvironnement.net - 22/06/2010

 

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06/10/2009

Kazakhstan - Turkménistan les ciments Bouygues et Jacques Merceron-Vicat promètent des bénéfices "en bêton"

http://socio13.files.wordpress.com/2008/12/sarkozy-dassault-bouygues-lagardere.jpg

 

 

05-10-2009 10h51

Total : PLUSIEURS MILLIARDS D’EUROS DE CONTRATS À SE PARTAGER AU KAZAKHSTAN

(investir.fr) Le président français, Nicolas Sarkozy, se rendra demain à Astana, capitale du Kazakhstan, pour concrétiser, par une série de contrats portant sur plusieurs milliards d’euros, l’arrivée des entreprises françaises dans ce pays à forte croissance économique.

Total et GDF Suez devraient ainsi profiter de la visite de Nicolas Sarkozy chez le plus gros producteur d’hydrocarbures d’Asie centrale pour signer une prise de participation dans le champ gazier de Khvalynskoye, en mer Caspienne, pour un montant d’environ un milliard d’euros.

Vinci, à travers un consortium dirigé par sa filiale Spie Capag, va engager des négociations exclusives en vue de la construction d’un oléoduc reliant le champ pétrolier Kashagan et les côtes de la mer Caspienne. Un aboutissement favorable de ces discussions entraînerait la signature d’un contrat de 1,5 à 2 milliards d’euros, dont 1,2 milliard d’euros revenant aux entreprises françaises. L’Elysée précise qu’un tel contrat permettrait de créer ou de préserver plusieurs milliers d’emplois dans le bassin industriel de Dunkerque, chez des entreprises comme ArcelorMittal.

Des contrats dans le domaine de la défense et de l’espace devraient également voir le jour entre ces deux pays liés par un partenariat stratégique depuis juin 2008. EADS, via sa branche Astrium, serait amené à fournir deux satellites d’observation terrestre (un tiré depuis Kourou et le second depuis Baïkonour) et à construire un centre d’intégration pour un montant global de 230 millions d’euros. Eurocopter, autre filiale d’EADS, signera un accord portant sur la construction d’un centre régional d’hélicoptères. Thales fournira par ailleurs 4.500 radios tactiques à l’armée kazakhe. La valeur de ce contrat pilote approche les 100 millions d’euros, pour un programme devant représenter un total de deux milliards d’euros.

Dans le domaine nucléaire, Areva va créer une nouvelle coentreprise avec son partenaire Kazatomprom afin de commercialiser, à terme, 400 à 500 tonnes de combustible pour centrales nucléaires, à destination principalement de la Chine.

Enfin, le groupe Suez Environnement, via sa filiale Degrémont, devrait conclure un accord pour la fourniture d’une usine de traitement des eaux à Astana, pour 150 millions d’euros.

Le titre Thales gagne 2,22%, à 33,50 euros, Total 0,48% à 39,51 euros tandis que l’action EADS cède 0,17%, à 14,46 euros.

DD

(Zonebourse.com) - Encore une fois, Borat a tort de se moquer du Kazakhstan…. Après avoir investi au Sénégal, Vicat, le cimentier familial dirigé par Jacques Merceron-Vicat, vient d’annoncer la conclusion d’un accord avec la société d'investissement Kazkommerts Invest pour créer en commun une société de production et de commercialisation de ciment. Vicat détiendra 60 % de la nouvelle société et son associé Kazakhe, le solde. C'est le dernier épisode du feuilleton : « Vicat mise sur les pays émergents ».

Le projet, qui représente un investissement de 230 millions de dollars (156,2 millions d'euros), prévoit la création d'une nouvelle usine à Mynaral au Kazakhstan. Celle-ci sera construite par une entreprise chinoise et devrait commencer à fonctionner en 2010, pour produire 1,1 million de tonnes de ciment. Premier marché du monde, la Chine consomme environ 40% de la production mondiale de ciment. Ce marché devrait s'accroître annuellement de 5% dans les cinq prochaines années.

Renforcement dans les pays émergents

« Cela faisait plus de trois ans que nous cherchions à nous implanter dans ce pays qui est contraint d'importer massivement du ciment faute de structure de production », souligne Jean-Pierre Souchet, directeur financier de Vicat. « Cette acquisition correspond à notre stratégie de nous développer dans les pays émergents, Egypte, Sénégal, Mali, mais aussi en Malaisie et Inde », indique-t-il.

Pour mémoire, Vicat avait annoncé en décembre dernier 150 millions d’euros d’investissement au Sénégal. 150 millions d’euros, c’est à peu près l’équivalent des 230 millions de dollars annoncés aujourd’hui dans cet Etat l’ex-URSS.

Promesses d’Asie centrale

Le Kazakhstan dispose de richesses (pétrole, gaz et uranium) on ne peut plus convoitées et d’une situation géographique stratégique, entre Russie et Chine.


Poutine le sait bien, qui renouvelle les opérations de « charme » envers ce pays. Les Etats-Unis aussi, puisque que Condoleezza Rice a fait « ses armes » dans le monde pétrolier au sein de l’opérateur américain Chevron en négociant les contrats d’exploitation de cette ancienne république soviétique. Ces activités lui ont d’ailleurs permis de rencontrer Dick Cheney à cette occasion, lorsqu’il présidait aux destinées de Halliburton.

Grâce à ses importantes ressources naturelles (pétrole, uranium, or), le Kazakhstan connaît une forte croissance et des besoins en construction (et donc en ciment et béton), lesquels augmentent de 10 % à 15 % par an.

L’entreprise Vicat, née à Grenoble est quant à elle toujours contrôlée par les héritiers des fondateurs. La famille Merceron-Vicat – dont est issu Louis Vicat, l'inventeur du procédé industriel de la fabrication de ciment – détient 57 % de l'entreprise et est encore aux commandes : Jacques Merceron-Vicat en est le PDG depuis 1984.

Le groupe Bouygues en Asie Centrale
Le 22 octobre 2004

Au Turkménistan, après la mosquée de Gueok-Tepe et le Palais présidentiel, Bouygues Construction a été chargé de construire le Théatre d’arts dramatiques, le Musée des beaux-arts d’Ashkabad, ainsi que la mosquée de Kiptchak. Cette nouvelle mosquée réalisée par le groupe français pour le président à vie du Turkménistan, Niazov, dans son village natal de Kiptchak, doit être inaugurée ce vendredi. Le coût de ce projet remporté par la société française au Turkménistan est de 139 millions de dollars...

Le secteur du Bâtiment-travaux publics est le second domaine dans lequel d’importants contrats ont été signés entre les Républiques d’Asie centrale et la France.

Kazakhstan

Le groupe Bouygues a réalisé plusieurs chantiers dans les ex-républiques de l’Union Soviétique, comme le complexe présidentiel du Kazakhstan. Les ventes françaises au Kazakhstan, d’un niveau élevé (1,2 milliards de francs) sont en grande partie dues à un seul très grand contrat : la construction du palais présidentiel réalisé par la société Bouygues pour un montant de près de 500 millions de francs.

L’Ouzbékistan

Un contrat d’une ampleur identique a été conclu en Ouzbékistan pour la construction d’un hôtel 4 étoiles à Tachkent.

Turkménistan

Le Centre des Congrès et des Beaux-Arts a été construit par la société Bouygues à Ashkabat/ Turkménistan entre 1997 et 1999. De même, au Turkménistan, Bouygues a construit le Théatre d’arts dramatiques et la mosquée de Geoh-Tepe.

Celui qui se fait appeler Turkmanbashi ’le Père des Turkmènes’ dispose d’un palais présidentiel et d’une nouvelle gigantesque mosquée Kiptchak, dans son village natal, dans la banlieue d’Achkhabad dont la construction a coûté quelque 139 millions de dollars au budget national. Bouygues Construction, déjà présent sur de nombreuses constructions au Turkménistan, a construit la mosquée Kiptchak de 17.500 m2, avec des minarets atteignant 90 mètres, dans ce village où en 1940 est né le président Niazov. Elle doit pouvoir accueillir un millier de fidèles.

vendredi 22 octobre 2004
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Martin Bouygues entre le président turkmène Berdymoukhammedov et Sarkozy

Martin Bouygues, PDG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l’un des témoins de mariage de Nicolas Sarkozy et de sa compagne Cécilia. M. Bouygues est le parrain de leur fils Louis.

Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov a félicité lundi Nicolas Sarkozy pour son élection à la tête de l’Etat français et exprimé son "attachement" à la poursuite de la coopération entre la France et ce pays très fermé d’Asie centrale.

Le président turkmène "adresse au président élu ses voeux de bonne santé, de bien être et de succès" au poste de président, selon un communiqué cité par l’agence officielle turkmène.

"J’exprime mon attachement au développement futur (de nos relations) pour le bien des peuples du Turkménistan et de la France", ajoute le leader turkmène, dont le pays entretient de longue date des relations commerciales avec la France.

Le géant français du bâtiment, Bouygues, y honore des contrats pour une valeur totale de un milliards de dollars.

Bouygues a ainsi construit quelques-uns des projets les plus décriés et mégalomaniaques de l’ancien président à vie Saparmourat Niazov, disparu en décembre, notamment le mausolée dans lequel il a été inhumé, et la plus grande mosquée d’Asie centrale, dont les murs sont recouverts de versets du Coran et de citations de Niazov.

Martin Bouygues, PDG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l’un des témoins de mariage de Nicolas Sarkozy et de sa compagne Cécilia. M. Bouygues est le parrain de leur fils Louis.

dimanche 6 mai 2007
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envoyé par rougememoire.


Textes adoptés
Jeudi 17 septembre 2009 - Strasbourg Edition provisoire
Kazakhstan: le cas d'Evgeniy Zhovtis


Résolution du Parlement européen du 17 septembre 2009 sur le cas d'Evgeniy Zhovtis au Kazakhstan

Le Parlement européen ,

—  vu ses résolutions antérieures sur le Kazakhstan et les républiques d'Asie centrale,

—  vu sa résolution du 20 février 2008 sur une stratégie européenne en Asie centrale(1) ,

—  vu la stratégie de l'Union européenne pour un nouveau partenariat avec l'Asie centrale, adoptée par le Conseil européen le 23 juin 2007,

—  vu le document de stratégie régionale pour l'aide à l'Asie centrale de la Commission (2007-2013),

—  vu les conclusions de la dixième réunion du Conseil de coopération UE-Kazakhstan,

—  vu les conclusions de la huitième réunion de la commission de coopération parlementaire UE-Kazakhstan, qui s'est tenue à Bruxelles le 31 mars 2008,

—  vu l'accord de partenariat et de coopération conclu entre la Communauté européenne et le Kazakhstan, qui est entré en vigueur le 1er juillet 1999,

—  vu l'article 122, paragraphe 5, de son règlement,

A.  considérant que les relations et la coopération entre l'UE et la République du Kazakhstan ne cessent de se développer à tous les niveaux et que ce pays joue un rôle crucial pour la stabilité et la sécurité de l'Asie centrale ainsi que pour le développement économique de l'ensemble de la région,

B.  considérant qu'en 2010 le Kazakhstan assumera la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), que cette fonction accroîtra la visibilité et la responsabilité de ce pays dans le domaine de la démocratie et des droits de l'homme; considérant que l'OSCE a déjà exhorté le Kazakhstan à approfondir les réformes démocratiques avant d'assumer la présidence de l'organisation,

C.  considérant qu'en dépit de cette fonction internationale importante, la situation intérieure du Kazakhstan s'est assombrie au cours des derniers mois à la suite du durcissement des restrictions à l'encontre des médias et d'une série de poursuites judiciaires controversées,

D.  considérant que le 3 septembre 2009, Evgeniy Zhovtis, directeur du Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l'homme et l'état de droit et défenseur éminent des droits fondamentaux, a été déclaré coupable d'homicide involontaire pour avoir heurté un piéton et causé sa mort alors qu'il était au volant de sa voiture le 26 juillet 2009, et qu'il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement dans un centre de répression,

E.  considérant que le 27 juillet 2009, Evgeniy Zhovtis avait été cité comme témoin dans l'enquête de police diligentée le jour même, qu'en cours d'enquête son statut de témoin a été modifié et qu'il a été déclaré suspect le 28 juillet 2009 mais que, en violation de la loi kazakhe, son avocat n'en a été informé que le 14 août 2009,

F.  considérant que selon le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE, "les droits d'Evgeniy Zhovtis à un procès équitable, comme le garantissent la constitution kazakhe, les engagements contractés par le pays dans le cadre de l'OSCE et les normes internationales fondamentales, ont peut-être été bafoués par des procédures contestables",

G.  considérant que lors de réunions de l'OSCE, Evgeniy Zhovtis avait exposé en détail les violations des droits de l'homme dans son pays, suscitant des doutes quant à l'opportunité de confier au Kazakhstan la présidence d'une organisation attachée à faire respecter les principes démocratiques,

H.  considérant que de sérieux doutes ont été exprimés dans le passé au sujet des procès menés à l'encontre d'autres défenseurs kazakhs des droits de l'homme, parmi lesquels Ramazan Yesergepov et Sergei Duvanov, et des peines d'emprisonnement prononcées,

I.  considérant qu'en juin 2008 puis à nouveau en mai 2009, dans la perspective de la présidence de l'OSCE que son pays assumera, le ministre kazakh des affaires étrangères, M. Marat Tazhin, a promis d'œuvrer en faveur du renforcement et du respect des droits fondamentaux au Kazakhstan,

J.  considérant que l'article 2 de l'accord de partenariat et de coopération UE-Kazakhstan prévoit que la démocratie, les principes du droit international et les droits de l'homme doivent être respectés,

1.  se garde certes de remettre en cause l'indépendance du système judiciaire, élément-clé de toute démocratie, mais se déclare vivement préoccupé par la façon dont l'enquête concernant cet incident tragique et le procès qui s'en est suivi ont été menés et appelle l'attention sur les allégations selon lesquelles des éléments présentés par l'avocat d'Evgeniy Zhovtis n'ont pas été admis comme preuves au cours du procès;

2.  appelle les autorités kazakhes à réaliser immédiatement une deuxième enquête, complète et impartiale, dans le plein respect des principes de transparence et de l'état de droit, sur les circonstances de l'incident, ainsi qu'à réexaminer la condamnation d'Evgeniy Zhovtis et la sentence prononcée contre lui;

3.  exhorte les autorités kazakhes à faire officiellement toute la lumière sur le cas d'Evgeniy Zhovtis et à accorder à ce dernier les garanties d'une procédure régulière, y compris le droit de recours, conformément au droit kazakh;

4.  rappelle les vives réserves exprimées par des organisations de défense des droits de l'homme, peu convaincues de l'engagement réel du gouvernement kazakh sur la voie du progrès, lors de l'annonce, en 2007, de la décision visant à confier à ce pays la présidence de l'OSCE, et attend des autorités kazakhes qu'elles ne ménagent aucun effort pour améliorer la situation et pour réaliser des progrès tangibles sur la voie de la démocratisation et du respect des droits de l'homme avant d'assumer la présidence de l'OSCE;

5.  invite à cet égard la Commission à renforcer l'aide et la coopération de l'UE avec le Kazakhstan dans ces domaines afin de mieux préparer le gouvernement kazakh à s'acquitter de cette importante fonction internationale;

6.  demande instamment au Conseil de soulever avec fermeté cette affaire avec les autorités kazakhes et, en particulier, d'évoquer le cas d'Evgeniy Zhovtis dans le cadre du dialogue UE-Kazakhstan sur les droits de l'homme, lors de la deuxième série de discussions fixée au 21 octobre 2009 ainsi qu'à l'occasion de la réunion du conseil de coopération UE-Kazakhstan prévue pour la mi-novembre 2009;

7.  demande instamment à la Commission d'intensifier ses projets et ses programmes au Kazakhstan dans le cadre de l'Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme;

8.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au Secrétaire général des Nations unies, au Représentant spécial de l'UE pour l'Asie centrale, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe ainsi qu'au parlement, au gouvernement et au président du Kazakhstan.

(1) JO C 184 E du 6.8.2009, p. 49.

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