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19/05/2012

La Société désintitutionnalisée et la demande sociale autoritaire

Extrait :

La France de l’Entre-deux-guerres est le premier pays d’immigration au monde. Toutefois, durant les années 1930, se répand dans les élites l’idée d’une sélection des migrants, fondée sur la possibilité de leur assimilation économique et ethnoculturelle, tandis que les masses se raidissent face à l’afflux de réfugiés perçus comme une concurrence sur le marché du travail. En 1938 est instauré pour la première fois un sous-secrétariat d’État en charge de l’immigration et des étrangers. Certes, celui-ci ne subsista que deux mois, mais son existence témoigne d’une volonté d’organisation rationnelle et étatique de la question migratoire, volonté qui promeut une « étatisation de la société » en cherchant son chemin depuis la loi sur la nationalité de 1889. Cette dynamique s’appuyant sur des faits-divers (une série de violences politiques commises par des étrangers) porte à la promulgation du décret-loi du 12 novembre 1938 permettant le regroupement en « camps d’internement » des « étrangers indésirables ». A parti de 1939 (pour la Retirada : 450 000 républicains espagnols traversant les Pyrénées) c’est ce dispositif qui fournit la base des camps d’internement. Y est adjoint une mobilisation des réfugiés, regroupés et placés sous l’autorité militaire : les Compagnies de Travailleurs Étrangers. Celles-ci témoignent sans ambiguïté du choix de l’étatisation des réfugiés au détriment de leur nationalisation. Pour organiser les flux humains, la demande sociale conservatrice a rencontré une offre étatique, celle de la IIIe République finissante, puis l’ordre de Vichy a outrepassé la demande dans les conditions que l’on sait.

à lire sur FTP

17:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/03/2011

Chassez le (brun) naturel: Chantal Brunel (UMP) suggère de remettre les immigrés "dans les bateaux"

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"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux!" a déclaré l'ancienne porte-parole de l'UMP à la presse dans les couloirs de l'Assemblée.

"Le temps n'est plus à la parole mais aux actes et aux décisions", a ajouté Chantal Brunel. "Marine Le Pen n'a aucune solution à proposer. Nous, on doit montrer qu'on a des solutions", a-t-elle ajouté.

"On doit assurer la sécurité en France et rassurer les Français", a conclu la députée.

Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, "cette sortie atroce de la part de la députée UMP donne envie de vomir. On touche le fond".

"L'affolement gagne les rangs de l'UMP. Ces propos racistes doivent être condamnés au plus vite par Jean-François Copé. Toute autre attitude de la part du secrétaire général de l'UMP serait comprise comme une approbation", poursuit-il.

Et le numéro un communiste d'appeler "à se servir des bulletins de vote Front de gauche, le 20 mars prochain (aux cantonales), pour sanctionner les noces brunes entre l'UMP et le FN. C'est urgent".
piqué au tas sur actu.orange.fr

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19:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/01/2010

Les habitants de Rosarno, en Italie du Sud, ont ouvert la "chasse à l'immigré" avec l'aide des autoritées, et de la mafia...

La population "souchienne" du Sud de l'Italie est incapable de communiquer avec les "immigrés" venant travailler aux durs travaux saisonniers (récoltes des oranges, mandarines).

Politique populiste, peur de l'autre, racisme ordinaire...

 

Le témoignage d'un travailleur Malien victime de jeunes Italiens:

 

article de presse:

Voici pourquoi les ramasseurs d’oranges gagnent une misère

CALABRE | Les violents affrontements de la semaine dernière dans la petite ville de Rosarno ont braqué les projecteurs sur l’exploitation des sans-papiers qui récoltent les agrumes pour une paie dérisoire. Décryptage.

© EPA | De nombreux sans-papiers africains


BERNARD BRIDEL | 12.01.2010 | 00:00

Un euro de l’heure, soit une dizaine par jour pour un travail exténuant: tel est le «salaire» de misère moyen des travailleurs clandestins affectés à la récolte des agrumes (oranges et clémentines) dans la plaine de Gioia Tauro en Calabre. Moins d’une semaine après les violents affrontements qui ont opposé, jeudi dernier, sans-papiers africains et habitants de la petite ville de Rosarno, on commence à y voir un peu plus clair dans les raisons et les mécanismes de cet esclavagisme moderne.

Dans une enquête très fouillée publiée hier, le quotidien La Repubblica rappelle que, a priori , l’exploitation des clandestins n’est pas une fatalité, dans la mesure où, dans le Trentin, au nord du pays, les ouvriers agricoles déclarés qui ramassent les pommes sont payés en moyenne 7 euros de l’heure et sont souvent nourris et logés par leurs employeurs.

Revenant sur les conditions de vie des clandestins de Calabre – dont près d’un millier ont été évacués ce week-end de ­Rosarno – La Repubblica explique comment le «marché aux esclaves» est parfaitement organisé par des «caporaux» qui recrutent les sans-papiers, leur «recommandent» où faire leurs maigres achats, les orientent vers les hangars dortoirs… le tout pour un montant d’une vingtaine d’euros par travailleur facturé à l’employeur!

La pointe de l’iceberg

Mais il y a pire, explique au journal Pietro Molinaro, président de la Coldiretti de Calabre (la principale association de producteurs d’Italie): «Rosarno n’est que la pointe de l’iceberg» d’un immense système de fraude et d’exploitation dans lequel la criminalité organisée cherche à tirer un profit maximum. «En Calabre, poursuit Pietro Molinaro, il n’y a pas que les «baraques en papier» des clandestins, mais il y a aussi les «oranges et l’huile de papier», soit ces entreprises bidon qui n’ont ni oranges ni oliviers mais réussissent à encaisser les subventions de l’Union européenne.

Sur le fond, et sans s’étendre sur le rôle joué par la ’Ndrangheta (la mafia calabraise) dans les événements de Rosarno, les producteurs d’agrumes expliquent que sans le travail des immigrés africains, c’est l’agriculture même de la plaine de Gioia Tauro qui serait menacée.

Secteur en crise

Pourquoi? La concurrence internationale, dit Molinaro. Et de citer ces bateaux-citernes de jus d’orange en provenance du Brésil ou ces cargos d’oranges d’Espagne qui débarquent leur cargaison dans ce même port de Gioia Tauro… le tout étant revendu comme produits «made in Italy».

Leurs marges ayant fondu, leur main-d’œuvre bon marché partie, les producteurs craignent un avenir sombre. Et certains assurent déjà que l’an prochain, ils laisseront les fruits pourrir sur les arbres.

http://www.tdg.ch/actu/monde/ramasseurs-oranges-gagnent-misere-2010-01-11

 

témoignage de travailleurs Marocains et Africains

 

 

article de presse:

Chasse aux noirs en Italie : la mafia accusée
La Ndrangheta est suspectée d’avoir provoqué les violences contre les travailleurs saisonniers africains

En fin de semaine dernière, plus d’un millier d’ouvriers agricoles africains ont été contraints de fuir le sud de l’Italie, après des affrontements sur fond de xénophobie qui les ont opposés à la population locale. Soixante sept personnes ont été blessées. Mardi, la police italienne qui soupçonne la Ndrangheta, l’une des quatre familles mafieuses les plus puissantes du pays, d’avoir provoqué les émeutes, a procédé à l’arrestation de onze personnes.

Premier pays africain à réagir après la chasse aux immigrés africains qui a secoué le sud de l’Italie en fin de semaine dernière, l’Egypte a dénoncé mardi, dans un communiqué, « les pratiques racistes » et « la propagation d’un discours de la haine ». « Le ministère des Affaires étrangères dénonce les violences qui se sont produites dans la localité italienne de Rosarno et la vaste campagne d’agression » contre les immigrés, lit-on dans le communiqué. Pour la diplomatie égyptienne, « Ces dernières violences en date ne sont qu’une facette des nombreuses violations auxquelles font face les immigrés et les minorités en Italie, y compris les minorités arabe et musulmane ».

Il y a deux jours, le Vatican dénonçait également la xénophobie dans le sud de l’Italie. Un « Immigré est un être humain, différent de par sa provenance, sa culture et (ses) traditions mais c’est une personne à respecter et qui a des droits et des devoirs » a déclaré, dimanche, le pape Benoît XVI.

Jeudi dernier, des ouvriers noirs de la ville de Rosano en Calabre (sud de l’Italie) rentrent d’une journée de travail, quand, d’une voiture, on leur tire dessus avec une carabine à air comprimé. Certains d’entre eux sont blessés. Cet incident n’est pas le premier. L’année dernière déjà, dans la même région, des journaliers africains préposés à la cueillette des mandarines avaient été la cible de tirs. Ils avaient ensuite assisté impuissants, à l’incendie des campements de fortune dans lesquels ils vivaient.

Les Africains excédés

Les Africains, sans-papiers pour la plupart, qui sont plus d’un millier à travailler dans la région, sont excédés par cette deuxième agression. Jeudi soir, plusieurs d’entre eux manifestent dans les rues de la ville. Ils brisent des vitres, mettent le feu aux poubelles et brûlent des voitures. Vendredi, les habitants de Rosarno organisent leur réplique. Des barricades sont dressées sur la voie ; on prépare des bidons d’essences ; on brandit des fusils de chasse. Une véritable chasse à l’immigré est lancée. Les affrontements font 67 blessés, dont 31 étrangers, 19 policiers et 17 habitants italiens. L’intervention de la police permet de limiter les dégâts. Les immigrés s’enfuient, abandonnant sur place leurs affaires. Un millier d’entre eux est acheminé par car, vers des centres d’hébergement.

Le dimanche, des bulldozers entrent en action, détruisant les abris sommaires dans lesquels ils vivent. Lundi, la préfecture de police de Reggio de Calabre chiffre à 1.128, le nombre d’immigrés qui ont quitté la région. Le même jour, une manifestation pacifique et silencieuse rassemble, selon les organisateurs, 5 000 personnes (2 000 selon la police) dans les rues de Rosarno, soit le tiers de la population de la ville. Une manifestation contre le racisme, à laquelle participent quelques Africains encore présents dans la cité.

La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour déterminer le rôle qu’a pu jouer la Ndrangheta, la maffia locale dans l’agression des noirs. Celle-ci est soupçonnée d’organiser le travail au noir des immigrés surexploités, qui sont payés un euro le cageot de fruits, et doivent s’acquitter d’une « taxe » de 5 euros, pour « frais de transport aux champs ».

Mardi, le parquet a émis 17 mandats d’arrêts, et procédé à l’interpellation de 11 personnes soupçonnées d’appartenir à la maffia. Des biens de plusieurs millions d’euros ont également été saisis.

mardi 12 janvier 2010 / par René Dassié


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09:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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