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05/11/2013

POLICE Spies Out

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Suite au jugement de la Cour d'appel entendu le mois dernier [] le jugement d'appel sera rendue à 10h30 ce matin (mardi 5 Novembre 2013)

 [] le texte intégral de la déclaration publique de trois des femmes dans ce cas. Ces trois femmes, aux côtés de trois autres plaignants, ont interjeté appel de leurs droits humains les demandes envoyées à un tribunal secret. Cette déclaration fait suite à l'arrêt sur ​​ce pourvoi a rendu aujourd'hui à 10h30, et il décrit les deux principales décisions prises par les juges d'appel.

via http://policespiesoutoflives.org.uk

12:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/12/2011

Les “Indignés” parisiens encore et toujours infiltrés par des fafs

On nous avait pourtant garanti que le mouvement des Indignés avait fait le ménage en son sein et viré les soraliens, conspis et autres fafs. D’ailleurs, même Alain Bonnet de Soral et François Asselineau s’en étaient plaints, estimant que ce mouvement était en réalité aux mains de l’extrême gauche et des antifascistes1. Or, comme on pouvait s’en douter, il n’en est rien. La dernière manifestation du mouvement, Occupons La Défense, en témoigne.

Inspiré du rassemblement américain Occupy Wall Street, Occupons La Défense est une initiative émanant, selon l’AFP, des « mouvements Démocratie réelle Paris, Indignés de la Bastille, Uncut France, Occupy Paris et les Pas de Noms » soit en tout et pour tout… essentiellement deux personnes, les désormais célèbres Grégory Pasqueille et Benjamin Ball, soutenus par quelques uns de leurs amis Facebook avant d’être rejoints par d’autres personnes.

On connaît la perméabilité, depuis ses débuts, du mouvement dit des Indignés aux thèses les plus farfelues2. On a été témoins de sa lente descente aux enfers, qui l’a conduit ces derniers temps dans certains pays à appuyer la répression policière3. Pourtant, plusieurs camarades les ayant rencontrés lors de leur grande manifestation du 15 octobre dernier nous ont certifié que les choses avaient changé. Certains, présents à la Défense, ont salué leur fonctionnement horizontal qui pourrait permettre de fonder un grand mouvement pour peu qu’on y ajoute un fond politique conséquent.

Car là est bien le fond du problème : les Indignés baignent toujours dans une indigence politique à faire peur. Même les flics semblent s’ennuyer ferme en compagnie de cette bande de zozos vaguement hippies qui leur crient « La police avec nous ! » et « Libérez-vous ! », qui s’opposent à eux avec des coeurs et qui, dans certains cas, leurs font des bisous. Et les mêmes camarades qui trouvent intéressant leur recherche d’horizontalité témoignent assez vite du fait que cette indigence citoyenniste les conduit à accepter d’écouter n’importe quelle prise de parole : « on pourrait leur tenir un discours néo-nazi qu’ils ne trouveraient rien à redire et passeraient au suivant comme si de rien n’était. Ils sont même capables d’y applaudir ».

la suite sur conspishorsdenosvies

10:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/06/2010

Quand Egalité et Réconciliation joue les infiltrés

Cette semaine aura été placée sous le symbole des tentatives d’infiltration d’Egalité et Réconciliation (l’association « politico-culturelle » (sic) d’Alain Soral) au sein de différents événements d’actualité.

 


Premier épisode : Mardi 1er Juin se tenait à la faculté Paris 3 une conférence sur les nouveaux visages de l’extrême droite organisée par la CNT et animée par le politologue spécialiste de l’extrême droite Jean Yves Camus ainsi qu’un certain nombre d’autres militant (Action Antifasciste Paris, FSQP…).

Malgré le service d’ordre mis en place, deux militants d’Egalité et Réconciliation crûrent bon de se rendre à cette conférence. Vite repérés, les pieds nickelés furent conduits vers la sortie fermement mais sans violence. Premier coup dans l’eau sans conséquence pour les amis d’Alain Soral mis à part quelques sueurs froides.

Deuxième épisode : Samedi 5 Juin à l’occasion de la manifestation « Solidarité Gaza » à Paris.
Combative et déterminée, la manifestation entendait protester contre le blocus imposé à la bande de Gaza et les récents assassinats perpétrés par l’armée israélienne sur des membres du convoi humanitaire Free Gaza. Une des rares occasions d’apparaître publiquement pour Egalité et Réconciliation qui mobilise ce jour là une trentaine de militants. Drapeaux français au vent, ils profitent du nombre important de manifestants pour se fondre dans le cortège de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) durant l’ensemble de la manifestation. Curieux mélange que cette nouvelle extrême droite où les polos Fred Perry aux couleurs du drapeau français côtoient les tee-shirts du Hezbollah mais qui n’aura pas échappé à la vigilance d’un certain nombre d’antifascistes prenant part à la marche.

Dès la fin de la manifestation, la trentaine de militants d’extrême droite sentant le vent tourner font bloc et se dirigent d’un pas pressé vers le métro, talonnés par d’autres manifestants farouchement opposés à leur présence dans le cortège. Quelques insultes fusent et le groupe s’engouffre dans le métro non sans avoir copieusement filmé certains cortèges particulièrement hostiles à l’association d’Alain Soral.

Troisième épisode : Depuis plusieurs jours, les marche de l’opéra Bastille sont occupées par des sans papiers réclamant leur régularisation. C’est dans ce contexte que, samedi soir, suite à la manifestation Gaza, plusieurs membres d’Egalité et Réconciliation se repliant probablement sur le théâtre de la Main d’Or tout proche (appartenant à Dieudonné) vont tenter de créer un incident au rassemblement des sans papiers. Suite à un échange houleux avec des antifascistes présents, les militants d’extrême droite tentent de trouver refuge auprès des CRS (non sans avoir tenté au passage d’embrigader les sans papiers afin de réinvestir les marches de l’opéra Bastille et ainsi semer la confusion). Ils se rabattent ensuite sur un bar adjacent avant d’être finalement exfiltrés sous la protection des policiers et les colibets d’un certain nombre de sans papiers ayant compris leur manège.

Dure semaine pour l’association d’Alain Soral qui se frotte une fois n’est pas coutume à l’épreuve de la rue. Ce ne sera pas faute d’avoir essayé, mais, cette fois ci encore, l’extrême droite n’aura pas réussi à tromper son monde. La vigilance antifasciste est plus que jamais d’actualité.

Action Antifasciste Paris

http://aafparis.over-blog.com/

consanguins mis en boîte

Photo piquée au tas sans demander chez fafbook

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07/06/2010

Un aspect de la résistance méridionale : maquis et guérilla en r3[1]

En zone Sud, la Région 3 regroupe l’Aude, l’Aveyron, le Gard, l’Hérault, la Lozère et les Pyrénées-Orientales. La naissance des maquis, à partir du printemps 1943, y est tributaire de contingences topographiques et sécuritaires, délaissant la plaine côtière et la frontière espagnole au profit de l’arrière-pays montagneux. Certes, l’aide fluctuante des Alliés, les choix politiques (action immédiate ou différée) sont autant de facteurs jouant aussi sur la nature et l’activité de ces maquis ; mais ils ont en commun une volonté d’action tout en refusant l’affrontement direct avec l’ennemi. En cela, les techniques de guérilla adoptées (harcèlement, actions ponctuelles et diffuses) contribuent autant à la libération du territoire qu’à la construction d’une mémoire combattante spécifique.



In the Southern Zone, the 3rd Region comprises the departments of Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère and Pyrénées-Orientales. The birth of the maquis, in the spring of 1943, draws on topography and security, so they avoid the Mediterranean coastal plain and the Spanish border zone, preferring the mountainous hinterland. Certainly, the fluctuations in Allied support to the maquis, the political debate between action immédiate and action différée, influence the nature and activities of the maquis, but they have in common a will to action while refusing a direct confrontation with the enemy. Thus guerrilla tactics (harassment, selected and varied operations) contribute both to the liberation of France and the commemoration of a specific combativity.

 

Du « rebelle » au « soldat de l’ombre », du « brigand » au « terroriste », la terminologie relative aux maquisards, en ces années 1943-1944, est aussi abondante que révélatrice des états d’esprit et des propagandes. Elle souligne aussi différentes représentations du concept de guérilla. Si, à l’origine, le réfractaire au STO (Service du travail obligatoire) n’est pas un combattant, la population, les autorités allemandes et vichyssoises continuent d’employer ce terme durant les accrochages de l’été 1944. De même, le vocable de « terroriste » renvoie autant, dans les représentations, à la guérilla urbaine des groupes de sédentaires qu’à l’action des maquis. Parallèlement, à la guérilla autonome à connotation révolutionnaire menée par les FTPF (Francs-tireurs et partisans français) s’oppose une structuration militaire classique des maquis AS (Armée secrète) et ORA (Organisation de résistance de l’armée). Au-delà des divergences, c’est pourtant une stratégie de guérilla dite traditionnelle qui est appliquée. Quels éléments la caractérisant retrouve-t-on dans la lutte armée des maquis ? Quelle est la part, dans son application, des circonstances, de contraintes ou de choix délibérés ?

 

La R3 se situe dans le midi de la France où la survivance d’une certaine culture hors la loi aurait été propice à cette forme de lutte[2] [2] J. -M.  Guillon, « Le maquis, une résurgence...
Elle dispose, en outre, d’une zone frontalière avec l’Espagne, d’un littoral considéré comme susceptible d’accueillir un débarquement allié et enfin d’un arrière-pays montagneux favorable à l’implantation de maquis. C’est à travers cet exemple que nous examinerons les fondements topographiques, politiques et militaires de cette guérilla ; sa mise en application sur le terrain, ainsi que l’influence de certains facteurs ayant pesé sur son développement.

Patricia Boyer « Un aspect de la résistance méridionale : maquis et guérilla en r3 », Guerres mondiales et conflits contemporains 2/2004 (n° 214), p. 125-136.


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02/12/2009

Nantes «Dora», un drôle de RG qui infiltre toutes les manifs dans l’éducation

doras.jpg

09:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/01/2009

Les tunnels de Sarajevo à Rafah

Le célèbre tunnel du siège de Sarajevo, un musée contre l'oubli de la terreur

SARAJEVO (AFP), le 29-01-2004
La modeste maison des Kolar, qui abrite dans ses sous-sols la sortie du tunnel qui resta pendant des mois la seule voie pour échapper à l'enfer du siège de Sarajevo, est aujourd'hui un des musées les plus fréquentés de la ville.

C'est à travers ce tunnel, qui reliait l'aéroport à la ville assiégée du haut des collines environnantes par les forces serbes bosniaques durant la guerre de Bosnie (1992-1995), que l'aide était acheminée à la population musulmane.

"Mon père apportait de la nourriture à ma soeur à travers ce tunnel ce qui nous a permis de survivre. Signé: Admir Jusufbegovic", peut-on lire parmi les commentaires qui figurent dans le livre d'or du musée.

D'une longueur de 800 mètres, large d'un mètre et haut d'1,5 mètre, le tunnel avait été creusé en 1993, à la pelle et à la pioche, par des volontaires et des militaires musulmans qui se reléguaient nuit et jour pour fournir à leur ville un lien avec le monde extérieur.

Quatre mois et quatre jours de travail épuisant ont été nécessaires pour achever la galerie dans laquelle ont été installés un système d'éclairage, des câbles pour le transport de l'électricité et une conduite pour acheminer les carburants.

Des centaines de personnes empruntaient quotidiennement le tunnel. Souvent la galerie était partiellement inondée en raison de l'infiltration des eaux souterraines.

"Tout arrivait à travers ce tunnel, la nourriture, l'électricité, le matériel militaire, le mazout, les médicaments et Sarajevo n'aurait pas pu survivre sans lui", se souvient Bajro Kolar, le propriétaire de cette maison perdue dans la banlieue Butmir de Sarajevo.

Bajro et son fils Edis ont pris la décision de transformer leur maison en musée afin de sauvegarder ce qui représente, disent-ils, le patrimoine des habitants de Sarajevo.

Le musée qu'ils ont aménagé présente des uniformes et des armes remontant à la guerre, des pelles et des pioches qui ont été utilisées pour creuser le tunnel ainsi que des sacs ayant servi au transport de l'aide humanitaire internationale.

Les Kolar se disent fiers de ce qu'ils estiment être leur plus précieuse pièce de collection: une chaise roulante qui avait servi à transporter à l'aéroport, à travers le tunnel, le président bosniaque défunt Alija Izetbegovic, lorsqu'il se rendait à l'étranger pour participer aux négociations de paix.

"Beaucoup d'étrangers viennent visiter le musée et surtout les diplomates en poste à Sarajevo", assure fièrement Edis.

"Ceux qui ont utilisé le tunnel pendant la guerre préfèrent ne plus revenir ici probablement parce qu'ils ne veulent pas éveiller de terribles souvenirs", poursuit-il.

Le musée présente également aux visiteurs un film avec des images montrant les souffrances de Sarajevo durant ses trois ans et demi de siège et des documentaires d'auteurs locaux sur le tunnel qui est ouvert au public sur une longueur de 20 mètres.

Les autorités locales ont également pris conscience de l'intérêt de préserver le souvenir du tunnel pour les futures générations et ont mis sur pied leur propre projet.

"Nous souhaitons remettre dans l'état le tunnel sur toute sa longueur et construire un musée à ses anciennes voies d'entrée et de sortie", a déclaré à l'AFP une responsable municipale, Azra Zecevic.

Mais Bajro ne cache pas sa rancoeur face à l'ambition des pouvoirs publics: "Au lieu de financer notre projet avec des sommes modestes, ils préfèrent en préparer un autre qui va coûter des millions".


© AFP.

The Third Tunnel of Aggression is a tunnel under the border between North Korea and South Korea.

Only 44 km (27 mi) from Seoul, the Third Tunnel of Aggression was discovered in October 1978. It is 1.7 km (1.1 mi) long, 2 m (6.5 ft) high and 2 m (6.5 ft) wide. [1] It runs through bedrock at a depth of about 73 m (239.5 ft) below ground. It is apparently designed for a surprise attack on Seoul from North Korea, and can easily accommodate a full division per hour along with their weaponry. A total of four tunnels have been discovered so far, but there are believed to be up to ten more.[2] South Korean and U.S. soldiers regularly drill in the DMZ in hopes of finding more. Its description as a tunnel of aggression was given by the south, who considered it an act of aggression on the part of the north. North Korea tried to downplay the shaft, officially declaring it part of a coal mine. Black "coal" was painted on the walls to help confirm this statement. Additionally, observed drill marks for dynamite in the walls point towards South Korea and the tunnel is inclined so that water drains back towards the northern side of the DMZ. Photos are forbidden within the tunnel, which is now well guarded. The South Koreans have blocked the actual Military Demarcation Line in the tunnel with three concrete barricades.

Les tunnels de Cu Chi font partie de l'Histoire. Pendant la guerre, les tunnels de Cu Chi ont permis aux partisans d'Hô Chi Minh de lancer des attaques surprises jusqu'à l'intérieur des bases américaines.Constructionde tunnels par le Vietnamiens

Construits en deux décennies, les tunnels de Cu Chi ont été pendant longtemps l'un des plus formidables sièges de résistance durant la Guerre. Les tunnels ont été construits pour résistCentre de réunion des tunnels de Cu Chi.er au poids des tanks de 50 tonnes et aux bombes de plus de 100 kg.

Nous ne manquerons pas de visiter une partie de plus ou moins 50 mètres de ce labyrinthe, d'une longueur totale de plus de 200 km de conduits souterrains, mesurant de 60 à 70 cm de large et 80 à 90 cm de haut.


Ce réseau de tuGuide vietnamiennnels souterrains était aussi équipé de différentes installations très bien étudiées, allant des salles de réunions, aux postes médico-sanitaires, aux réfectoires, ... Lors de la visite, vous pourrez peut-être goûter des racines de tapioca mélangées avec des cacahuètes écrasées.


A côté se trouve le Mémorial de Guerre en commémoration des 40.000 martyrs.

 

 

 

A Rafah, au sud de la bande de Gaza, des dizaines, des centaines de toiles plastiques couvrent les entrées de tunnels installés sous la frontière, à 200 ou 300 mètres du territoire égyptien. Sous chaque toile plastique, quelques murs de parpaings ou une structure métallique comme un enclos pour l'entrée du puits.

A peine commencé le tournage que la police des frontières nous interpelle pour interdire de filmer. Le Hamas n'aime en effet plus beaucoup la publicité sur ses tunnels par lesquels passent toutes les denrées possibles, de la nourriture à l'ordinateur, au mouton ou à la moto. Ces tunnels existent depuis des années. Le mouvement islamiste s'en est servi pour amener des tonnes d'armes, d'explosifs,  ou, pense-t-on,   ramener  le soldat  Gilad Shalit, kidnappé sur la frontière.

"Licence"

Après le retrait israélien de Gaza, et surtout la prise de pouvoir par le Hamas, le blocus de l'Etat hébreu les a fait pousser. Un propriétaire parle ainsi de 500 à 800 tunnels au total ! A Rafah, on vous expliquera qu'un tunnel "de contrebande " se creuse en un à deux mois, qu'à présent la municipalité de Rafah les contrôle, que des techniciens viennent voir s'il y a un aérateur, si l'électricité est branchée. Il y aurait une sorte de "licence". Selon certains, le Hamas prend une taxe sur chaque passage. En cas d'accident mortel, le propriétaire du tunnel doit payer entre 40 et 60.000 dollars à la famille de la victime.

Dans le premier tunnel où nous filmons, on est en train de passer des rouleaux et des rouleaux de tissu. Lundi, c'est l'Aïd Al Adha (ndlr : reportage effectué le samedi 6 décembre), la fête du sacrifice. Alors ces jours-ci passent des moutons, des vêtements et tout ce qui sera cadeaux de fête. Le matériel est tiré par un treuil horizontal sur plusieurs centaines de mètres, avec des petits wagonnets. Puis arrivé sous le "puits", il est hissé par un nouveau treuil. Puis la marchandise est chargée dans un camion.  Il y a aussi des tuyaux pour livrer du carburant. A côté, un camion-citerne est en train d'être rempli. Dans la bande de Gaza, les stations service sont ainsi alimentées par de l'essence ou du diesel égyptien, d'ailleurs deux fois moins cher que les petites quantités d'essence israélienne autorisées certains jours de blocus.

Economie parallèle

Nous descendons dans un tunnel en "construction" où les ouvriers sont à la pause.  Près du puits de descente,  j'aperçois un long  portemanteau où sont accrochées les  tenues des ouvriers, comme celles de mineurs d'antan. Il faut descendre ensuite une dizaine de mètres par le treuil accroché à un trépied au-dessus du puits. Les tunnels peuvent être de 10 à 25 mètres de profondeur. En bas, ils ont laissé leurs outils pendant la pause, perceuses,  pelle,  truelle pour creuser un boyau d'environ un mètre sur un mètre, Les wagonnets (des bidons de plastique découpés en deux) servent à retirer la terre du fond.  Les tunnels  parcourent ensuite plusieurs centaines de mètres, parfois un kilomètre avant de ressortir en Egypte. On raconte que certains ont fait des erreurs en creusant : un tunnel est arrivé sous un poste de police égyptien, un autre est revenu à Rafah en faisant une boucle.

Rafah est en tout cas une nouvelle ville riche, en pleine effervescence, de jour comme de nuit. Il y a de l'argent à faire, beaucoup d'argent qui  circule. Un  Palestinien me fait remarquer que les propriétaires de tunnels, de terrains ou tous ceux qui sont associés au business seraient bien malheureux si le blocus s'arrêtait -on estime que 25.000 travaillent directement ou indirectement autour des tunnels ! C'est l'économie parallèle de Gaza.

Passagers

Je suis sorti le lendemain par Erez. Autorisé à sortir, mais l'entrée avait apparemment été à nouveau fermée pour les journalistes. Sur la route, je prends des autostoppeurs. Ils sont très courants sur les routes d'Israël, des jeunes, des soldats en permission, des religieux qui n'ont pas beaucoup d'argent. Les arrêts de bus servent aussi d'arrêts aux stoppeurs. Quand je m'arrête à l'un d'eux, trois personnes montent : un vieux religieux avec une belle barbe blanche, une jeune fille et un soldat avec son M16. Le vieil homme s'amuse lorsque je lui demande s'il est rabbin : "non mais avec ma barbe, c'est  toujours ce que tout le monde croit".

Discussion succincte en hébreu. Puis un peu plus tard, ayant appris que j'étais journaliste, on me demande si je sors de Gaza.  Je confirme, l'un ou l'autre me demande de leur dire ce que j'ai vu. "C'est un peu toujours la même chose : beaucoup de misère, de problèmes de vie quotidienne. Les banques ont fermé", réponds-je. Mes passagers ne font pas de commentaire mais s'intéressent. Et puis quand ils descendent à Jérusalem, ils me saluent, très souriants. Mon "rabbin" me dit que je suis "bien courageux" et m'encourage en me serrant longuement la main.


RENDEZ-VOUS

Le blog de Denis Brunetti

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=f9IL86T6Nc8

 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_74467.asp

 

14:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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