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24/11/2010

Pour réduire la fuite des capitaux, la police démentelle ces camps de Rroms tapis dans l'ombre...

Descentes dans cinq camps de Roms

Château de la Mogère, 7 h 18 :   débouchant de la route de Boirargues, une trentaine de véhicules de la gendarmerie et de la police prennent position autour du domaine. En quelques secondes, 90 policiers de la sûreté départementale, gendarmes mobiles nîmois et de la brigade de recherches de la compagnie de Castelnau-le-Lez encerclent deux camps de Roms, coincés entre l'A9 et le château. Coups de poing sur les portes des caravanes et abris de fortune, les portes s'ouvrent... Regards hagards et étonnés.
Dans le même temps, des descentes similaires sont menées derrière la clinique du Millénaire, près du rond-point de la Lyre et de l'avenue Auriol, par une quarantaine de policiers (brigade anticriminalité, compagnie départementale d'intervention, service du roulement, identification
judiciaire) accompagnés de quelques militaires.
Voilà le réveil dynamique auquel ont eu droit les occupants de ces camps, hier dès potron-minet, à la faveur d'un dispositif préparé bien en amont déjà, parachevant le gros d'une minutieuse enquête de longue haleine parsemée de filatures diverses, recoupements... Une action destinée à interpeller plusieurs hommes et une femme (intéressant, elle, les militaires millavois), tous suspectés d'avoir commis, depuis plusieurs mois, au moins vingt-quatre cambriolages chez des particuliers de Palavas, Carnon, Pérols mais aussi en Aveyron, dans le Cantal et d'autres coins du Grand Sud.
Des faits commis tant en zone police que gendarmerie. Ce qui a conduit un magistrat instructeur montpelliérain à délivrer une commission rogatoire et co-saisir les deux services pour boucler cette affaire.
Au total, les enquêteurs avaient ciblé neuf objectifs (personnes). Deux d'entre elles ayant été interpellées il y a quelques jours à la faveur d'un flagrant délit (elles sont écrouées depuis). Hier, quatre autres sont donc 'tombées' dans la nasse policière. Les trois derniers, enfin, manquant à l'appel. Et pour cause :   « Il s'agit de gens itinérants qui se déplacent beaucoup. D'ailleurs, il n'est pas exclu qu'ils aient 'tapé' ailleurs en France », détaillent le commissaire Benoît Desmartins, le patron de la sûreté départementale, et Christophe Pizzi, le commandant de la compagnie castelnauvienne.
Hier, les perquisitions menées du côté de La Mogère n'ont rien donné. En revanche, celles opérées au nord de l'agglomération ont permis de mettre au jour divers objets (en cours d'identification) : une valise pleine de rasoirs jetables, du matériel audio ou de bricolage, des montres...
Soit le reliquat de vols commis   « par des équipes organisées, opérant le jour et parfois jusqu'à dix fois dans une seule journée, même s'il s'agit d'une économie de subsistance et pas de crime organisé », précise le commandant Pizzi. 
J.-F.CODOMIÉ

piqué au tas sur midilibre.fr - 24/11/2010

 

 

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17/07/2010

A Sevran, « Les policiers ont 100000 fois raison! »

 

6h 30, 150 policiers dans les cités de Sevran

Un kilo de cannabis, deux armes, une garde à vue.C’est le maigre bilan de la descente d’hier matin aux Beaudottes et à Cité-Basse.

Un air de déjà-vu flottait sur Sevran, hier au petit matin. A l’entrée des Beaudottes, policiers, douaniers et gendarmes mobiles contrôlaient chaque voiture. Permis de conduire, carte grise, contenu du coffre… Pendant ce temps, d’autres policiers, cagoules sur la pour certains, entraient dans les halls, sous l’œil presque impassible des lève-tôt du coin.

« Les policiers ont 100000 fois raison! » lâche un retraité qui vit ici depuis 1972, en allant chercher son pain. Pas moins de 150 fonctionnaires ont été mobilisés pour cette opération, qui s’est déroulée en même temps, de 6 h 30 à 9 h 30, à la Cité-Basse, à l’autre bout de la ville. Bilan : de bien maigres trouvailles, au regard de la réputation de plaque tournante de la drogue qui colle à ces quartiers.

Une quinzaine de halls ont été fouillés.

Un kilo de cannabis, un pistolet 9 mm, trois chargeurs de Kalachnikov, une voiture volée. Voilà ce qui a été découvert à Cité-Basse. Un calibre 12 a été saisi aux Beaudottes. Un suspect a également été placé en garde à vue. La police, qui le recherchait, n’a pas eu à le réveiller, il s’était fait interpeller la veille pour d’autres faits.[le flair, toujours le flair]

La descente d’hier matin était menée par plusieurs services. La police judiciaire agissait sur commission rogatoire, la sûreté territoriale dans le cadre d’une préliminaire. Pour le préfet Christian Lambert, il s’agit de continuer sans relâche sa politique d’occupation du territoire [ la cité ], notamment dans les halls d’immeubles. « Aller partout, à tout moment pour prouver qu’il n’y a pas de zone de non-droit est le leitmotiv du préfet, indique-t-on dans son entourage. L’opération de Sevran en fait encore la démonstration. »

Une quinzaine de halls ont ainsi été fouillés. « On ne peut que se réjouir que la police aille dans les quartiers, souligne Patrice Roques, adjoint (PS) au maire de Sevran, en charge de la tranquillité. Mais il faut aussi s’interroger sur la stratégie à long terme et que la guerre des halls ne s’oppose pas à la guerre des nourrices (NDLR : ces appartements utilisés pour se cacher, stocker de la drogue ou des armes). »

L’action d’hier matin, précise-t-on au parquet, intervient dans le contexte tendu qui règne à Sevran, où le trafic de drogue se mêle à des violences par armes à feu (lire ci-dessous). A Cité-Basse, où un jeune a miraculeusement échappé à la mort après avoir été atteint d’une balle à la tête, il y a une dizaine de jours, des habitants s’interrogent sur l’efficacité de telles descentes. « Lorsque les grands géraient le trafic, la cité était protégée, estime une habitante. Ils sont tombés, et la situation a changé. » Dans le quartier, la rumeur selon laquelle les trafiquants des Beaudottes voudraient avoir le monopole de la vente de cannabis, aux dépens de Cité-Basse, est prise très au sérieux.

piqué au tas sur le Parisien.fr - 17/07/2010

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13:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/03/2010

Communiqué suite à la manifestation anti-carcérale : Rassemblement de soutien

Pris chez le Jura Libertaire
Ce dimanche 28 mars, une manifestation anticarcérale de solidarité envers toutes les personnes incarcérées avait lieu à Paris, aux abords de la prison de la Santé.


Bien qu’autorisée, la manifestation a rapidement été encerclée par un important dispositif policier, pendant le concert de soutien. Plus de 100 personnes ont été interpelées sans motif, puis transférées dans différents commissariats parisiens.

Selon les chiffres dont nous disposons, une soixantaine de gardes à vue à été notifiée :

- Plus de 30 au commissariat du 11e.
- 21 au commissariat de la Goutte d’or (18e).
- Quelques-unes au commissariat du 14e.
- 1 à Riquet qui pourrait basculer sous le régime de l’antiterrorisme.


Ces gardes à vue relèvent de l’article 222-14-2 du Code Pénal qui permet d’interpeller toute personne participant à une manifestation au cours de laquelle les forces de l’ordre considèrent que des dégradations ont été commises.

Un rassemblemant de soutien et de protestation est appelé le lundi 29 mars à 17 heures, métro Riquet, 18e, à proximité du commissariat.


N.B. : Si vous avez des ami-e-s en garde à vue, pensez à préparer les garanties de représentation qui seront utiles devant le juge : fiches de paie, attestations de domicile, etc.

Indymedia Paris, 28 mars.

Une arrestation hors norme ! Cent dix personnes ont été interpellées dimanche après-midi à lors d'une anticarcérale aux abords de la prison de la , dans le XIVe arrondissement, a annoncé la police.

Cette «marche contre l'enfermement et en solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de la Santé», organisée par différents collectifs anticarcéraux, devait partir vers 15 heures de la place Denfert-Rochereau et arriver aux abords de la prison, pour un «rassemblement musical» prévu de 16 heures à 20 heures, selon le tract mis en ligne par les organisateurs.

«Ces personnes ont été interpellées à l'arrivée de la manifestation pour dégradations de biens publics et de biens privés», a détaillé une source policière sans pouvoir préciser dans l'immédiat s'il y avait eu des heurts avec la police.

«Au moins 65 personnes vont passer la nuit en garde à vue»

«On était entre (les métros) Glacière et Denfert-Rochereau, quand le camion sono a dévié d'une dizaine de mètres de l'itinéraire prévu», a de son côté expliqué l'un des manifestants, sous couvert d'anonymat. «Les policiers ont alors encerclé tout le monde et ont commencé à nous fouiller, cela a duré trois heures». Tous ont nié que des projectiles aient été jetés sur la police.

Plus de la moitié des deux cent participants ont été interpellés et transférés dans plusieurs commissariats, dont ceux de Ledru-Rollin (XIe arrondissement), de la Goutte d'Or et de Clignancourt (XVIIIe). «Au moins 65 personnes vont passer la nuit en garde à vue, dont 40 à Ledru-Rollin», a assuré au parisien.fr peu après minuit le porte-parole du syndicat Sud Etudiant, dont «au minimum deux militantes» ont été interpellées.

«Encore une fois, la réaction des autorités quant aux revendications exprimées longuement par une grande partie du mouvement social contre la politique carcérale française est la répression», réagit le syndicat dans un communiqué.

Leparisien.fr - AFP 29/03/2010

 

Cent dix personnes ont été interpellées dimanche après-midi à Paris lors d'une manifestation anticarcérale

Cette "marche contre l'enfermement et en solidarité avec les personnes  incarcérées à la prison de la Santé" était une manifestation autorisée.

"Cent dix personnes ont été interpellées à l'arrivée de la manifestation  pour dégradations de biens publics et de biens privés", selon la police.

Le syndicat Sud Etudiant a dénoncé dans un communiqué une "opération  policière proprement scandaleuse", expliquant qu'au "minimum deux militantes de  Sud" faisaient partie des personnes interpellées et qu'elles se trouvaient "dans  les commissariats de Ledru-Rollin (XIe arrondissement) ou de la Goutte d'Or  (XVIIIe)".

Selon le syndicat, "un concert a eu lieu devant 150 personnes pour dénoncer  l'état des prisons en France, après la manifestation.  Alors qu'aucune violence significative n'est à signifier de notre côté, les  policiers ont envahi la salle de concert pour arrêter au moins les deux tiers de  la salle, sans autre forme de procès", a affirmé Sud Etudiant. France 2.fr 28/03/2010


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26/11/2009

Mort de Mohamed Boukrourou, la police mise en cause...+ article : Hakim Djelassi, Mohamed Boukrourou, Abdelhakim Ajimi et Ali Ziri étaient vivants avant leurs interpellations (eric Hazan)

Valentigney

M. Boukrourou : la police mise en cause

M. Boukrourou : la police mise en cause

Mohamed Boukrourou était papa de deux filles, dont la plus jeune, Wissam, n’a que 3 ans. Photo DR

Mohamed Boukrourou était papa de deux filles, dont la plus jeune, Wissam, n’a que 3 ans. Photo DR

 

Deux semaines après la mort de Mohamed Boukrourou, le parquet de Montbéliard a ouvert, hier, une information contre X, pour « homicide involontaire », mettant ainsi pour la première fois directement en cause l’action de la police.

 

Le parquet de Montbéliard a demandé, hier, l’ouverture d’une information judiciaire « contre X » pour « homicide involontaire » dans l’affaire de Mohamed Boukrourou, mort au cours d’une interpellation que la procureure de la République de Montbéliard, Mme Thérèse Brunisso avait qualifiée de « violente » quelques heures après les faits, et juste avant d’ouvrir une première information « en recherche des causes de la mort », alors que le rapport partiel d’autopsie concluait à un décès provoqué par « la conjugaison d’une altération cardiaque et d’un stress important ».

 

Mais après avoir pris connaissance du rapport final d’autopsie et des premiers éléments recueillis par les juges d’instruction, la procureure a décidé, hier, de « requérir la clôture de l’information ouverte en recherches des causes de la mort et d’ouvrir une information contre X du chef d’homicide involontaire », a-t-elle fait savoir dans un communiqué.

 

« Ce cadre procédural, garant de l’équilibre du droit des parties, doit permettre aux juges d’instruction d’approfondir les conditions dans lesquelles l’intervention des services de police s’est déroulée et d’établir si elle a concouru au décès de Mohamed Boukrourou », a ajouté la procureure, se refusant à tout commentaire supplémentaire.

« Des violences exercées par les policiers »

 

« Je constate que la justice avance et que les juges sont déterminés à faire la lumière sur l’affaire. Les choses vont dans le bon sens », a déclaré le frère du défunt, Abdelkader Boukrourou, 39 ans « On est rassurés de voir que le dossier n’est pas refermé », a ajouté son frère Karim, 37 ans, faisant état du recueil de « trois témoignages au moins relatant des violences exercées par les policiers », et insistant sur « le caractère choquant de cette mort ». « Il faudra que les policiers nous expliquent pourquoi ils ont fait ça, alors que notre frère était parfaitement inoffensif ! », estime la famille de la victime.

 

« Les résultats de l’autopsie vont dans le sens de nos affirmations et de celles des témoins. Elle fait état de choses graves », a ajouté Abdelkader sans vouloir donner d’autre précision.

 

Des témoins avaient affirmé que les policiers se seraient « assis sur le corps de M. Boukrourou », ce qui aurait entraîné une détresse respiratoire. Au début de l’enquête, le parquet de Montbéliard avait, dans un premier temps, écarté l’hypothèse de coups. La sénatrice (Verts) Alima Boumediene-Thiery a annoncé mardi avoir saisi la Commission nationale de déontologie de la sécurité « sur les circonstances de la mort » de M. Boukrourou.

 

Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) s’est porté partie civile aux côtés de la famille pour que « toute la vérité soit faite ».

 

Le 12 novembre, vers 17 h, au centre-ville de Valentigney, Mohamed Boukrourou, père de famille de 41 ans, avait été traîné de force dans un fourgon par des policiers, appelés par le pharmacien qui se disait, selon la police et le parquet, « inquiet de l’état d’énervement extrême » de son client qu’il connaissait de longue date, mais qui protestait contre la qualité des médicaments génériques qui lui avaient été délivrés. « En réalité, dans le feu de la discussion qui les opposait, Mohamed avait juste menacé de porter plainte contre le pharmacien », précise la famille. Victime de détresse respiratoire dans le véhicule de police, Mohamed Boukrourou, assisté par des sapeurs-pompiers, avait été reconduit dans la pharmacie où son décès avait été constaté par un médecin à 18 h 05.

http://www.lepays.fr/fr/article/2237970/M.-Boukrourou-la-police-mise-en-cause.html

 

 

Hakim Djelassi, Mohamed Boukrourou, Abdelhakim Ajimi et Ali Ziri étaient vivants avant leurs interpellations



Marche en mémoire de Hakim Djelassi, samedi 21 novembre. (Photo : Patrick James /Voix du Nord)
Marche en mémoire de Hakim Djelassi, samedi 21 novembre. (Photo : Patrick James /Voix du Nord)
Ce 24 septembre, Hakim Djelassi, 31 ans, se dispute avec sa future épouse, Hélène. Ils logent à l’hôtel Mister Bed, rue de Béthune, dans le Vieux-Lille. Rameuté par les voisins, le réceptionniste appelle la police. Il est huit heures du matin.

Bruno Reboul, dans Nord-Eclair, raconte la suite. « Après une arrestation mouvementée, Hakim Djelassi fait un malaise cardiaque dans le fourgon de police qui le transportait à l’hôpital. Arrivé à Saint-Vincent, il tombe dans le coma, et mourra deux jours plus tard, le 26. La famille affirme avoir vu le corps de Hakim couvert de marques de coups à l’hôpital, et si le parquet a indiqué depuis que l’autopsie n’avait pas permis de démontrer que la mort a été causée par des violences, le doute demeure dans l’esprit des proches de Hakim. Une instruction est toujours ouverte au tribunal de Lille, afin de déterminer les causes de sa mort, mais secret oblige, aucune information nouvelle n’a émergé depuis. »

« Nous, on ne dit pas nécessairement que c’est une bavure, il y a une présomption d’innocence dans ce pays, qui est aussi valable pour la police, c’est ce qu’a toujours dit le père de Hakim, insiste Simon Sernac, 27 ans, qui est l’un des porte-parole du collectif Justice pour Hakim. On ne veut pas préjuger du résultat final, et on fait confiance à la justice, mais on ira jusqu’au bout pour savoir. »

Démarrant à 10 heures, une marche silencieuse, la deuxième après celle du 29 septembre, devait avoir lieu à Lille, ce samedi 21 novembre.

Mohamed Boukrourou aussi était vivant avant son interpellation

Le 13 novembre à Valentigney, rapporte TF1, Mohamed Boukrourou, 41 ans, se rendait dans une pharmacie pour acheter des médicaments. En fin d’après-midi, il était déclaré mort. Dans quelles conditions ? Comment, à la suite de quel enchaînement fatal un homme parti pour acheter de quoi se soigner avait-il pu mourir dans la même journée ?

Son passage à la pharmacie a, semble-t-il, donné lieu à un échange tendu avec le pharmacien. Mohamed Boukrourou protestait contre la qualité des médicaments qui lui avaient été remis. Et le pharmacien inquiet de « l’état d’énervement extrême » de ce client avait appelé la police. Mohamed Boukrourou est alors traîné dans un fourgon par des policiers. L’interpellation dérape, sans que l’on sache au juste pour quelle raison : victime d’un arrêt respiratoire dans le véhicule de police, l’homme est reconduit dans la pharmacie. C’est là que son décès devait être constaté, à 18 h 05.

le 16 novembre, une marche silencieuse de quatre kilomètres réunissant une foule compacte et solidaire a abouti à la pharmacie, plantée à deux pas de la mairie au cœur de ville, devant laquelle Mohamed Boukrourou est mort un jeudi après-midi (lire le journal belfortain Le Pays).

Le parquet de Montbéliard a ouvert une information judiciaire pour « recherche des causes de la mort » suite au décès de Mohamed Boukrourou. Le procureur de la République de Montbéliard, Thérèse Brunisso, déclare « éliminer toute hypothèse de coups » de la part des policiers (LibéStrasbourg)

Saisi par la famille, le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) a annoncé, vendredi 20 novembre, qu’il se portait partie civile (lemonde.fr/AFP). La famille de la victime avait déclaré qu’à l’occasion de la toilette mortuaire du défunt, « des bleus sur le visage et une lèvre éclatée » , avaient été constatés. Des témoins ont affirmé que les policiers se seraient « assis sur le corps de M. Boukrourou », ce qui aurait entraîné une détresse respiratoire, a ajouté le MRAP. Le procureur de Montbéliard avait indiqué que les marques étaient dues à l’autopsie et au frottement sur le sol du visage de la victime lors de l’interpellation, éliminant « toute hypothèse de coups ».

Deux interpellations qui interpellent et en rappellent deux autres.

Abdelhakim Ajimi était vivant avant son interpellation

Laurent Mouloud raconte dans L’Humanité : « Le 9 mai 2008, Abdelhakim Ajimi, 22 ans, cuisinier au chômage, vient retirer de l’argent au guichet du Crédit agricole, dans le centre-ville de Grasse. L’employé refuse, constatant que le jeune homme a dépassé son autorisation de découvert. Abdelhakim perd alors son calme, hurle sur le guichetier. Le directeur de la banque s’interpose, reçoit une gifle.

Prévenus, cinq policiers de la brigade anticriminalité (BAC) l’interpellent non loin de son domicile. L’affaire s’engage mal. Abdelhakim Ajimi, malgré son petit gabarit, se débat, refuse les menottes, mord l’un des fonctionnaires. Un autre, pris dans l’empoignade, aura l’épaule démise. Finalement, les policiers parviennent à lui passer les bracelets aux poignets. Abdelhakim est plaqué au sol, sur le ventre. Un fonctionnaire le maintient avec son genou, appuyé sur la colonne vertébrale, un autre pratique une clé d’étranglement »
.

Abdelhakim Ajimi, inerte, sera relevé par deux policiers. Il sera déclaré mort à 16 h 30, au commissariat. Selon la version policière, il a fait un arrêt cardiaque.

Le 8 octobre 2008, Jean-Louis Moreau, procureur adjoint de la République de Grasse déclarait (voir le site de TF1) : « On a l’impression qu’il y a peut-être eu de la part des gardiens de la paix une mauvaise prise en compte des règles qu’ils appliquent normalement pour maîtriser les gens quand ils se rebellent ». « La durée de la maîtrise a peut-être aussi été trop longue (…) Ceci correspondrait à une imprudence, je parle au conditionnel. C’est aux juges de décider d’une éventuelle mise en examen des policiers en cause pour homicide involontaire. » Le dimanche 11 mai, une marche était organisée.

Le 12 mars 2009, rapporte Le Nouvel Oservateur, cinq policiers ayant participé à l’interpellation en mai 2008 à Grasse d’Abdelhakim Ajimi, 22 ans, mort après cette intervention, ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger.

Ali Ziri était vivant avant son interpellation

Le 9 juin dernier, cet Algérien âgé de 69 ans, se trouvait à bord d’un véhicule conduit par son ami Arezki Kerfali, 61 ans, quand tous deux ont été arrêtés, sortis de la voiture, menottés, et, à en croire le témoignage de ce dernier, frappés. D’après lui, ce sont ces coups qui sont à l’origine de la mort de son ami Ali Ziri, décédé un peu plus tard à l’hôpital. L’enquête avait dans un premier temps été confiée au commissariat d’Argenteuil où exercent les policiers mis en cause par ce récit, et une première autopsie avait écarté tout décès consécutif à un traumatisme (Le Parisien). Le 24 juin à Argenteuil, une marche pacifique devait réunir plus d’un millier de personnes.

A l’époque, le parquet n’avait pas souhaité donner suite à cette affaire, puisqu’il n’y avait « pas de suspicion de bavure ». Selon le procureur adjoint, « l’autopsie de M. Ali Ziri exclut que la cause du décès puisse résulter d’un traumatisme, et conclut qu’elle est due au mauvais état de son cœur ». (Le Nouvel Observateur)

Sauf qu’une seconde autopsie est venue jeter le doute sur le comportement des policiers lors de l’arrestation d’Ali Ziri. Lire l’article de Luc Bronner dans Le Monde du 12 septembre “Itinéraire d’un vieil immigré algérien, mort après une interpellation musclée”.

Le 10 octobre, Le Parisien nous informait que le parquet de Pontoise a pris un réquisitoire supplétif « contre X » pour « violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C’est une deuxième autopsie qui a été décisive dans cette décision puisqu’elle a mis en évidence beaucoup plus d’hématomes que la première et a fait « un lien entre les hématomes et le décès », précise le parquet.


Hakim Djelassi, Mohamed Boukrourou, Abdelhakim Ajimi et Ali Ziri étaient vivants avant leurs interpellations.


Auteur : Eric Hazan - 21/11/2009
Source : Veilleur de jour - Le Monde.fr

08:28 | Lien permanent | Commentaires (5) |

11/06/2009

Antirép Strasbourg

policier+ ss.jpg

 

11-06-2009 01:12
Auteur : Solidaritè avec Annouck
Suites de Strasbourg une camarade en garde a vue cette nuit du 11 juin 2009 a Paris





L’appartement d’une camarade de 24 ans de la fédération Sud a été perquisitionné aujourd’hui


Pour nous tous-tes qui étions présent-es a Strasbourg ce n’est pas compliqué c’est l’engagement d’Anouck qui est visé, c’est aussi l’engagement de tout-es ceux et celles qui manifestaient a Strasbourg contre les seigneurs de guerre de l’Otan qui somme visé-es

La porte-parole du syndicat Sud-Etudiant est en garde à vue depuis ce mercredi matin 10. Anouck Colombani, 24 ans est étudiante en master de philosophie à l’université de Paris 8

Elle à été jointe mercredi matin par les flics qui lui ont demandé de se rendre au commissariat de Saint-Denis.

Elle s’y est rendue vers 9 heures. A 11 heures, Anouck Colombani s’est vu signifier son placement en garde-à-vue, avant d’être conduite à l’hôtel de police du département. Les policiers auraient perquisitionné son domicile, et emporté notamment son ordinateur.


Une mobilisation de nombreux-ses camarades est en cours actuellement
Depuis le début de sa garde-à-vue, enseignants, étudiants, personnels universitaires, et amis sont mobilisés devant l’hôtel de police de Bobigny.



Nous dénonçons cette garde-à-vue qui intervient comme par « hasard » alors qu’un mouvement social occupe les universités depuis maintenant quatre mois, et qu’une nuit des universités est justement prévue à Paris 8 dans la nuit de vendredi à samedi".En tout cas cette nuit les camarades de Sud Etudiants sont formels, cette pression policière et la mise en garde a vue d’Anouck ne fait partie que de l’arsenal sécuritaire destiné a criminaliser toutes formes d’actions du mouvement syndical comme du mouvement social


Anouck Colombani avait participé à la manifestation et avait été hospitalisée après avoir reçu une pierre dans le visage. Elle a probablement été filmée par les caméras des mobiles, des Crs ou des baceux en « civils » qui se servent maintenant de ces vidéos pour lui mettre la pression suite a son engagement politique a paris 8


N’hésitez pas à intervenir et a téléphoner (très important faites le de préférence de cabines publique) au commissariat de Bobigny pour exiger la libération immédiate d’Annick et a aller sur place pour la soutenir



Commissariat de Bobigny 45 rue de Carency
93000 BOBIGNY

Tél. : 01.41.60.26.70
Fax : 01 41 60 26 89

Métro : Ligne 5 station Bobigny - Pablo Picasso
Tramway n°1 : arrêt Préfecture
Bus : n° 134, 234, 347, 148, 151, 301

 

 

 

Vague d'interpel à Stras et Mulhouse.

 

guide_juridique_fr_II.pdf

 


10:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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