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20/11/2012

"Bomb it to the Stone Age, son" ou, Gaza : « Nous les ramènerons au Moyen Age »

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Le 17 novembre, selon le quotidien Haaretz, le ministre de l’intérieur israélien Eli Yishai déclarait à propos de Gaza : « The goal of the operation is to send Gaza back to the Middle Ages. Only then will Israel be calm for forty years. » (« Le but de cette opération est de renvoyer Gaza au Moyen Age. Alors seulement, nous serons tranquilles pour quarante ans. »)

Il s’agit là d’une déclaration « humaniste » d’un Etat démocratique. En général, les civilisés menacent de ramener les barbares à l’âge de pierre (on aurait pu penser qu’ils y étaient déjà) ; ici, le ministre israélien se révèle plus modéré : après tout, le Moyen Age, c’est mieux que la préhistoire...

Le général Curtis LeMay, responsable du Strategic Air Command de l’armée américaine, déclarait à propos du Vietnam qu’il écrasait sous les bombes dans les années 1960 : « My solution to the problem would be to tell [the North Vietnamese Communists] frankly that they’ve got to draw in their horns and stop their aggression or we’re going to bomb them into the Stone Age. And we would shove them back into the Stone Age with Air power or Naval power—not with ground forces. » (« Ma solution au problème est de dire franchement aux communistes nord-vietnamiens d’être prudents et d’arrêter leurs agressions, ou nous allons les bombarder assez pour les ramener à l’âge de pierre. Et nous le ferons avec nos forces aériennes et navales, pas avec nos troupes au sol) Mission With LeMay : My Story (1965), p. 565.) LeMay a affirmé plus tard qu’il avait simplement voulu dire que les Etats-Unis avaient la capacité de ramener le Vietnam à l’âge de pierre, pas qu’ils le feraient.

la suite sur blogmondediplo

la photo ne fait pas partie de l'article original

11:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/07/2011

Drones : il n'y a pas de petits profits pour Serge Dassault (vendeur de matériel pour clients qui s'en servent)

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-06/2009-06-08/article_DASSAULT.jpg

Serge, représentant en matériaux divers et variés (la photo ne fait pas partie de l'article)

 

Le ministère de la Défense a annoncé être entré en « négociations » avec le groupe Dassault, constructeur de l´avion de combat Rafale, pour acquérir de nouveaux drones de surveillance moyenne altitude-longue endurance (MALE).

Dassault Aviation propose une version francisée [mais qu'est ce que celà veux bien pouvoir dire ?] de l´appareil sans pilote israélien Heron TP, en coopération avec la société Israël Aerospace Industries (IAI). Le contrat n´ayant pas encore été signé, aucun détail n´a été fourni à ce stade sur le nombre d´appareils envisagé ou le prix.

L´annonce du gouvernement constitue une victoire pour le groupe français, qui l´emporte ainsi face au drone américain Reaper, de General Atomics, et au groupe européen EADS, qui proposait une version modernisée de son Harfang actuellement utilisé par l´armée française.

L´armée de l´air ne dispose pour l´heure que de quatre exemplaires de l´Harfang, déjà construit sur la base d´une plateforme israélienne et utilisé par exemple en Afghanistan pour la surveillance de villages ou l´escorte de convois.

La délicate décision sur un nouveau contrat pour leur succéder était attendue depuis des mois. Elle avait tardé à être finalisée, du fait notamment des changements successifs de ministres de la Défense.

Elle ouvre aussi la voie au développement de la prochaine génération d´appareils à la fin de la décennie, qui devront cette fois s´affranchir du savoir-faire israélien. « Cette acquisition remplacera le système de drones actuellement utilisé par les armées, en attendant l´entrée en service, à l´horizon 2020, d´une nouvelle génération d´appareils, développée dans le cadre d´un accord de coopération franco-britannique signé en novembre 2010 », a expliqué hier le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

En attendant, le développement d´un drone d´ici trois ans par Dassault impliquera « plusieurs entreprises françaises, au travers d´activités de haute valeur ajoutée, générant emplois et transferts de savoir-faire sur le territoire national », a ajouté M. Longuet. Le fabricant du Rafale devrait ainsi notamment travailler avec le groupe d´électronique Thales, dont il détient près de 26 % du capital.

piqué au tas sur l'alsace.fr - 22/07/2011

 

Pour Serge, il n'y a qu'un seul et vrai problème : les socialistes !

"Les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres, très pauvre"

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/06/2010

Les florissants commerces entre la Turquie et Israël

Quel avenir pour le couple Turquie-Israël ?

 

Dès la fin de la guerre froide, la Turquie et Israël ont établi un partenariat stratégique. L’arrivée au pouvoir de l’AKP en Turquie et d’un gouvernement peu enclin au compromis en Israël, combinée à la nouvelle donne géopolitique du Proche-Orient, ont vidé ce partenariat de sa substance. Il est désormais plus une contrainte qu’un atout pour la nouvelle politique étrangère turque. Les deux pays ont pourtant intérêt à préserver les apparences et à maintenir ce partenariat a minima.

Pierre Razoux est responsable de recherches au Collège de défense de l’OTAN à Rome, en charge du dossier du Proche-Orient. Il a récemment publié Histoire de la Géorgie. La clé du Caucase (Paris, Perrin, 2009) et Tsahal, nouvelle histoire de l’armée israélienne (Paris, Perrin, 2008).


article de Cairn.info en PDF

 

 

Israel et la Turquie unis par les programmes de recherche européens.

La Turquie est membre de l’initiative européenne Eureka. Tout comme Israël qui en est d’ailleurs l’une des locomotives.


Eureka catalyse les innovations technologiques en organisant le financement public de projets de R & D menés par des entreprises et des instituts de recherches.

Depuis 1985, 3000 projets ont été labellisés par Eureka, représentant 22 milliards d’euros (public + privé). Les entreprises et les centres de recherches des 37 pays associés à  l’initiative Eureka en ont  bénéficié.


Au sein d’Eureka,  certains axes de rapprochements se sont esquissés. Par exemple, entre la France et Israël qui ont réalisé un nombre record de projets dans tous les secteurs. Israël et la Turquie ont également  très vite vu l’intérêt de coopérer au sein de ce programme. Notamment sur les NTIC, les biotechnologies, les technologies agricoles et l’automobile.

Le 17 mai 2010 dernier (il ya une quinzaine de jours) Israël et la Turquie – via leurs agences respectives Matimop et Tübitak- ont lancé leur 4ème appel à projets dans le cadre d’Eureka. “En raison du succès exceptionnel des appels d’offres précédents” est-il précisé. L’objectif est de développer des produits et des solutions présentant un fort potentiel pour les marchés israéliens et turcs.

La dotation de ce 4ème «call» est de 6 millions d’Euros. Les projets devant être soumis avant le 15 juillet 2010. Cependant les entreprises turques et israéliennes peuvent également soumissionner pour un deuxième programme européen appelé Eurostars, plus contraignant en terme de règlement, mais qui présente l’avantage d’offrir aux entreprises retenues un financement sous forme de subventions.


Le Tübitak turc est rattaché aux services du premier ministre.  Cette agence gouvernementale est désignée comme «Conseil pour la recherche scientifique et technologique». Elle est le bras opérationnel du Conseil suprême pour la science et la technologie (BYTK) qui est la plus haute instance turque en matière de science et technologie. Plus de 1000 chercheurs travaillent dans 15 instituts de recherche sous  sa supervision.

Le Tübitak est également le coordinateur national du 7ème PCRDT, le programme stratégique de recherche européen (doté de 50 milliards d’Euros pour l’édition en cours) dont Israël est membre à part entière. Israël et la Turquie sont par exemple tous les deux associés à la plus importante initiative de recherche dans le domaine des semi-conducteurs : le programme “CATRENE”.

Ce cluster regroupe plus d’une centaine de partenaires européens ; PMEs technologiques et grands groupes.. Les enjeux de ces recherches sont éminemment stratégiques puisqu’il s’agit entre autre de booster la nano-électronique européenne. Les percées en nano-électronique constituant la clé du développement des technologies de l’information.

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

 

 

Coopération de défense franco-israélienne: Le non-scoop.

 

Rappel des faits en 8 points.

1) La coopération de défense franco-israélienne est ancienne, officielle et transcende les clivages politiques. Les accords bilatéraux ont été réaffirmés par les gouvernements successifs. Par exemple : signature en Mars 1994 (sous mandat de François Mitterrand) de l’Accord franco-israélien relatif à la recherche de défense.  Autre exemple en Avril 2000 (sous gouvernement Jospin) signature du Memorandum Of Understanding sur la coopération technologique et industrielle en matière de défense.

2) Le Canard Echaîné révèle dans son édition du 2 juin 2010 une discrète coopération militaire franco-israélienne (sic).  Portant notamment sur des échanges techniques en matière de guerre électronique, de lutte de contre-guérilla et de lutte contre les attentats à l’explosif, appliqués à l’Afghanistan.

3) Pour mémoire, la France a engagé plusieurs milliers d’hommes en Afghanistan. La principale menace sur le terrain, comme le rappelle le site Secret défense de Libération sont les engins explosifs improvisés (IED) de plus en plus puissants. L’un moyen de prévention contre ce danger est l’échange de retex (retour d’expérience) inter-armées.

4) La coopération franco-israélienne a  donc été annoncée publiquement à de nombreuses reprises depuis un an dans divers media y compris le site officiel de l’ambassade de France à Tel-Aviv. Voir la revue de presse de l’ambassade de France datée du 18 février 2010. Autre exemple, le site spécialisé TTU a publié en mars dernier une information détaillée sur la question.

5) Parallèlement, la France a lancé une consultation pour l’acquisition d’un nouveau missile destiné à équiper ses troupes en Afghanistan. L’an dernier la solution israélienne a été short-listé en raison de ses capacités techniques supérieures. Ce matériel équipe déjà la plupart des armées européennes en co-production. La communication sur cet épisode non-confidentiel est abondante dans la presse spécialisée et générale.

6) Le site Israelvalley dans son édition d’hier s’interroge sur les raisons de la publication cette semaine de l’information par le Canard. Citation : La raison est assez simple : des acteurs Français tentent de faire dérailler la fructueuse et assez récente (?) coopération militaire France -Israël. Par ailleurs Israelvalley précise qu’en Israël la censure militaire n’autorise pas la presse à traiter des détails de cette coopération.

7) La rencontre l’an dernier à Paris entre le chef d’état-major israélien et ses homologues américain et français, respectivement l’amiral Michael Mullen et le général Jean-Louis Georgelin, a été largement couverte par les médias. La rencontre portait sur la préparation de l’exercice “Juniper Cobra” du 21 octobre 2009 et la lutte anti-terroriste internationale.  Le projet d’exercices conjoints a été annoncé dans la presse à cette époque. Une deuxième rencontre au sommet, confirmant la première, s’est déroulée fin janvier à Bruxelles dans le cadre  de la session des chefs d’état-major de la défense (CEMD).

8) En octobre dernier toujours sur la base de sources supposées sûres, le Canard annonçait des opérations militaires en Iran après décembre 2009. Nous sommes en juin.

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

Israël-Turquie: le choc des mots, le poids du militaire.

 

Survol des relations économiques israelo-turques en 10 points.

1) Israel et la Turquie ont signé un accord de libre-échange en 2000.

2) Les échanges entre Israel et la Turquie ont plus que triplé en 10 ans.

3) Volume des échanges commerciaux entre Israel et la Turquie  = volume des échanges franco-israéliens.

4) Toutefois les exportations turques vers Israel ne représentent que 1.5 % des exportations globales de la Turquie (Montant total des exportations turques en 2009 =102 milliards de $).

5) Israel n’est que le 17 ème client de la Turquie (Bureau des statistiques turc).

6) Même si la Turquie est l’une des principales destinations des touristes israéliens – à fort pouvoir d’achat- ceux-ci ne représentent que 1 % des 27 millions de visiteurs annuels en Turquie (ministère du tourisme turc). Pour un touriste israélien, la Turquie accueille 16 touristes allemands (Bloomberg/ Business Week).

7) L’une des menaces les plus sérieuses porte sur l’annulation de projets civils stratégiques estimés à $20 milliards de dollars dans plusieurs secteurs clés pour les deux pays : l’énergie (Projet de pipe-line Blue Stream 2. Ou encore le projet de centrale israélienne à 1 milliard de dollars co-développé par la société turque Zorlu Energy Group dans le sud d’Israel); secteur de l’eau (projet Manavgat ), des communications (câble fibre optique) ou encore les grands projets d’agri-technologies. (Source : le quotidien turc Vatan cité par Bloomberg).

8 ) Mais le véritable problème pour la Turquie serait la disparition du  marché des équipements militaires avec Israel (JP Morgan cité par Business Week).

9) Les deux tiers du commerce turc avec Israel repose en effet sur des commandes militaires sensibles. Exemples de contrats : Modernisation de chars M-60 pour plus de 600 millions de dollars; Modernisation de 300 hélicoptères pour 57 millions de dollars;  Contrat pour la modernisation d’avions de chasse: 850 millions de dollars; Commande de 10 avions sans pilote (uav) Heron  à IAI pour un montant de 180 millions de dollars. (source turque : http://www.hurriyet.com)

10) Les échanges ne s’arrêtent pas à de simples opérations d’import-export militaires mais s’étendent à des alliances pour la pénétration de marchés tiers. Comme la vente de chars à la Colombie. Defense News présente ainsi la stratégie développée par la joint-venture militaire entre Israel Military Industries (IMI ) et la société de défense turque Aselsan avec quelques apports technologiques allemands. Le consortium israélo-turc est engagé dans la vente à Bogota de chars M 60A1 améliorés. IMI a produit l’électronique et Aselsan l’assemblage. Résultat : un tank à la pointe de la technologie mondiale et deux fois moins cher que les MIA2 Abrams américains, les  Leopards allemands ou même le Merkava Mk4.

 

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

 

IMI Delivers the last of 170 Upgraded M-60A1 to the Turkish Army

 

Israel Military Industries (IMI) has delivered the last of 170 upgraded M-60A1 tanks to the Turkish Army. April 7, 2010, at an official ceremony held at the 2nd Turkish Army Depot at Kayseri, Turkey - the location in which the tanks underwent upgrading work in recent years. IMI is the prime contractor for the $687.5 million project, considered to be one of the world's largest tank upgrade programs, bringing the M60A1 tank to level of the world's leading main battle tanks. (more... )

http://defense-update.com/features/2010/april/turkish_tank_15042010.html

20:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/05/2010

STRASBOURG : REPRESSION CONTRE LES RASSEMBLEMENTS EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN ET CONTRE ISRAËL

Rassemblement à l'appel d'organisations pro-palestiniennes et turques place kleber. Environ 500 personnes au début. Départ en manif apparemment autorisée jusqu'à l'Ancienne Douane et remontée vers la place Kleber par la rue des grandes Arcades. De nombreuses personnes rejoignent le cortège. Environ 2000 personnes d'après les personnes sur place. Présence de groupes politiques à l'avant (PCF, NPA, Droits de l'Homme, etc.). Peu de libertaires.

La manif ne cesse de grossir jusqu'au retour à la Place Kleber, très vivante, nombreux slogans anti-sionistes repris ardemment par tout le défilé. Communauté turque fortement présente, présence également du PMF. Beaucoup de familles. Durant ce premier défilé, la tension monte, nombreux pétards, feux d'artifice et mortiers tonnent. Quasiment pas de flics pour le moment.

En débouchant sur la Place Kleber, le cortège s'arrête, et scande à l'unisson sa haine du Mac Do en passant devant celui de Kleber. De nombreux manifestants se saisissent de tables et chaises et tentent de briser les vitrines du mac do. Des organisateurs tentent de calmer le jeu, frictions. Violents accrochages avec des Bacceux également.Nouvelle tentative d'envahir le Mac Do. Nous sommes refoulés. On se dirige tous vers place Kleber.

Place Kleber, tout le monde se rassemble et se compresse pour écouter le discours des organisateurs. Des jeunes escaladent la statue Kleber et déploient des drapeaux palestiniens, tous les drapeaux sont turcs et palestiniens. Flics très discrets. Au bout d'1/2h-40mn, un nouveau départ en manif sauvage démarre en direction de l'homme de Fer. Blocage des trams et du carrefour-tramway place Kleber. Quasiment tout le monde suit, environ 1300 personnes encore. Le cortège sauvage semble hésiter, se dirige d'abord vers Alt Winmärick puis rebrousse chemin, toujours sur les rails, vers la Place Broglie avec l'objectif d'atteindre l'Ambassade d'Israel avenue des vosges. Les esprits s'échauffent, pétards et feux d'artifice éclatent tout le long, l'imposant groupe à l'avant se met à courir pour devancer les flics jusqu'à Broglie. Un toto éclate une vitrine d'un magasin de luxe, des camarades ont dû le secourir, pris à partis par une quinzaine de personnes.

Bref arrêt place Broglie, toujours 1000 personnes en manif sauvage. Les flics se positionnent à l'entrée du pont menant à la Place de la République. Bac et flics en civil partout dans le cortège. Le pont est barré par deux-trois cars et une quinzaine de CRS équipés de flash, et lacrymos. L'avant du cortège s'avance, puis charge la ligne de police. Les flics répliquent par des salves de grenades lacrymos. Repli. On avance à nouveau. Nouvelle salve de lacrymos. Le gros du cortège reste à la place Broglie, environ 400 à l'avant contre les flics. La préfecture est sécurisée, les flics se positionnent tout autour de l'Opéra. On avance à nouveau. Jets de projectiles et tirs de mortiers/feux d'artifice sur la ligne de flics barrant le pont. Les CRS chargent pour nous refouler. Repli puis on avance à nouveau. Long face à face. Le gros du cortège fait demi-tour et retourne place Kleber. Hésitation, finalement les 400 manifestants à l'avant courent et remontent les quais jusqu'au pont menant devant les Halles pour contourner les flics. Certains veulent aller à la synagogue, confusion sur l'objectif. Les flics chargent sur le pont des Halles. Jets de pierre. Une poubelle prend feu. Nouvelle tentative de charger les flics sur le pont des Halles. Les CRS répliquent par des salves de grenades lacrymos et des tirs de flashball. Au moins deux personnes tombent à terre, dont une assez âgée, touché au flashball au visage. Un groupe de CRS et de Bacceux chargent violemment et tirent à nouveau au flashball devant le pont où des pierres sont jetées. Un ou deux groupes d'une dizaine de jeunes (très jeunes!) sont coursés par les flics jusqu'à alt Winmärick. Au moins deux arrestations.

Colère des familles qui tentent d'apporter les premiers soins à la personne âgée durement touchée. Deux CRS sortent de leur ligne pour aller voir ce qu'il en est. Aussitôt ils sont pris à partie par une cinquantaine de manifestants. Charge des CRS. Tirs de flash et grenades lacrymos. Une femme protège de ses bras son enfant au milieu de la charge. Repli vers l'Opéra. Deux trams sont bloqués. Face à face avec les flics du pont de la place de la Rep. On s'approche. Ils tirent aussitôt avec lacrymos spray et flash. Les CRS chargent. Repli jusqu'à l'Homme de Fer, tout le monde appelle à se rassembler de nouveau Place Kleber pour se regrouper et repartir. 150 personnes encore maximum. Blocage de l'homme de Fer. Charge des flics et Bacceux avec tirs de flashball. Plusieurs personnes tombent.

Au moins 3 à 4 blessés au sol, les pompiers sont bloqués par les flics et mettent 1/4h à les secourir. Une petite centaine de manifestants font encore face aux flics à l'Homme de Fer. Lacrymos spray, et violente charge de CRS et Bacceux. Deux personnes à terre, un manifestant de 50-60ans touché par flashball et une jeune fille touchée également par flashball, ne bougent plus, inanimés. Une cinquantaine de manifestants tentent de les secourir, mais les CRS s'alignent et les en empêchent. Les pompiers arrivent enfin. La personne âgée est gravement blessée, ne répond plus. Les deux blessés sont emmenés en civière par les pompiers. Plus loin vers Alt Winmärick, une jeune fille est en pleine crise d'épilepsie, soutenue par une douzaine de manifestants. Un enfant en crise de trauma et asphyxié par les lacrymos également.

Plusieurs blessés légers au flash dans les jambes. Les manifestants se dispersent progressivement. CRS, gendarmes mobiles et BACceux, se positionnent en nombre dans tout le centre-ville : la place Kleber est bouclée pour empêcher tout rassemblement, des patrouilles de robocops avec boucliers et flash au niveau de Gutenberg, Alt Winmärick, Halles, Homme de fer, Broglie, opéra, République, Contades, rue d'Austerliz et Ancienne douane. Des groupes continuent d'harceler sporadiquement les flics par endroits.

NOUVEAU RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN CE SAMEDI A 15H PLACE KLEBER.
QUE TOUT LE MONDE SOIT LA !
APPEL A TOUS LES CAMARADES A DIFFUSER L'INFORMATION !

 

Des milliers de personnes ont manifesté en fin de journée à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg... Toutes réunies pour dénoncer le raid israélien meurtrier de ce matin. Quelques débordements ont eu lieu, notamment à Paris quand les manifestant ont tenté de forcer les cordons de police pour se rapprocher de l’ambassade d’Israël.

France Info - Sur les Champs-Elysées.

Sur les Champs-Elysées. © RADIOFRANCE/ Nathanaël Charbonnier

 

La condamnation internationale est unanime. Les manifestations, plus ou moins spontanées, en sont la preuve. Au Liban, en Iran, en Turquie, des milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer le raid meurtrier d’Israël ce matin, contre la flottille qui devait apporter de l’aide humanitaire à Gaza.

La France a également été ce soir le théâtre de plusieurs manifestations assez mouvementées d’ailleurs. Un gros millier de personnes, à chaque fois, s’est ainsi rassemblé à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg.

Quelques échauffourées ont d’ailleurs éclaté à Paris, quand les manifestants, regroupés au bas des Champs-Elysées, ont tenté de se rapprocher de l’ambassade d’Israël, à quelques centaines de mètres de là.
Certains ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

"Israël, assassin" , scandaient les manifestants qui, pour une grande partie portaient le keffieh, le foulard palestinien traditionnel. Parmi les autres slogans, on entendait : "Palestine vivra, Palestine vaincra", "Sionistes fascistes"...

 

http://www.france-info.com/france-regions-2010-05-31-manifestations-musclees-de-soutien-aux-palestiniens-448909-9-13.html


22:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Gaza - attaque de la flotille de l'aide humanitaire: blocus de l'information - censure militaire israélienne

Photo d'un commando israélien "gravement blessé" au lance-pierres ...

 

 


Meurtre des humanitaires internationaux : Israël, c'est vous les terroristes !

 

Dans la nuit du 30 au 31 mai, cinq bateaux chargés d’aide humanitaire ont tenté de briser le blocus imposé à la bande de Gaza par lÉtat israélien. Partis de Chypre, ils devaient apporter à la population des matériaux de construction, des maisons préfabriquées, de laide médicale, des fournitures scolaires…
La suite sur le Jura Libertaire

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/11/2009

Les « Vedettes de Cherbourg » - Enfumage des industriels de l'armement français...

 

 

 

Les « Vedettes de Cherbourg » désigne l'une des affaires les plus rocambolesques de détournement de matériel militaire français. Celle-ci eut lieu au départ de Cherbourg, à la fin des années 1960.

En 1969, la France passe un contrat avec l'État d'Israël pour la vente de 12 vedettes lance-missiles. Un chantier naval de Cherbourg, les Constructions mécaniques de Normandie (CMN), est chargé de l'exécution de la commande. Mais après la Guerre des Six Jours, le général de Gaulle décrète un embargo sur la vente d'armes à destination d'Israël.

Cinq de ces vedettes sont livrées avant l'embargo, deux sont récupérées de justesse et cinq autres sont gardées dans le port de commerce de Cherbourg.

Une ruse est alors mise au point : une société norvégienne, la Starboat and Oil Drilling Company, créée pour la circonstance, demande à la France et à Israël de récupérer les vedettes car ces navires, sans armement, l'intéressent, prétendument pour faire de la recherche pétrolière en mer du Nord. L'État hébreu accepte d'autant plus facilement qu'il est à l'origine de la manœuvre par le biais de ses services secrets. Il fournit même les équipages. Dans la nuit du 24 au 25 décembre, vers 2 heures du matin, les vedettes prennent le large. Elles arrivent à Haïfa le jour de l'an.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9d/Cherbourg.svg/250px-Cherbourg.svg.png


L'affaire est révélée le 26 décembre 1969 par une dépêche de l'Agence centrale de presse (ACP). L'information connaît un retentissement mondial.

Le ministre de la Défense Michel Debré, pressé de trouver des responsables, sanctionne le général Gazelles et l'ingénieur général Bonte, qui président le comité interministériel chargé de garantir l'exportation régulière des matériels de guerre, le CIEEMG, selon la dénomination officielle. Cela n'empêche pas la France d'être la risée des chancelleries.

Selon l'historien Pierre Razoux, le gouvernement français fut informé des intentions israéliennes par l'intermédiaire de ses services de renseignements mais laissa faire, saisissant ce prétexte pour officialiser des contrats d'armements préalablement conclus avec certains États arabes [1]. La politique de neutralité mise en place par De Gaulle fut ainsi sauvegardée, l'armée israélienne et les armées arabes ayant toutes deux été fournies avec du matériel français.

La construction des 12 vedettes résultait de deux contrats signés les 26 juillet 1965 et 14 mars 1966 entre l'État d'Israël et les Constructions mécaniques de Normandie (CMN), plus connus à Cherbourg sous la dénomination de Chantiers Amiot. La première vedette fut lancée le 11 avril 1967 et la douzième et dernière le 16 décembre 1969.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vedettes...

 

doc PDF : 4228_5_vedettes_cherbourg.pdf

 

 

 

Les aspects actuels de la réglementation du commerce des armes (1969).


 

 

14:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/09/2009

Tel AVIV : silence, les homophobes tuent ...

 

March against homophobia, Tel Aviv, 05/09/09 par activestills

Tens of people marched on saterday, 05/09/09, in Tel Aviv against homophobia. The march marked a month to the murder of 3 people at a gay youth club in Tel Aviv on August 6, 2009.
Photo by: Meni Berman/Activestills.org


“La communauté gay en Israël et à Tel Aviv a reçu un message aujourd’hui, un message très fort”, estime ce président de l’une des organisations gay. “Une alerte rouge qui montre qu’Israël et Tel Aviv ne sont plus des lieux sûrs. Pour personne”.

 

"Pas étonnant qu'un crime pareil puisse être commis, compte tenu de l'incitation à la haine contre la communauté homosexuelle", a déclaré aux journalistes le président de la communauté des gays et lesbiennes à Tel Aviv, Maï Pelem, faisant référence aux dénonciations virulentes de l'homosexualité par les milieux religieux.

"Dans nos pires cauchemars nous n'aurions imaginé que la haine contre notre communauté qui ne fait de mal à personne aille si loin", a renchéri le président de l'association nationale des gays et des lesbiennes en Israël, Mike Hamel.

En 2005, un Juif orthodoxe avait poignardé trois participants de la Gay Pride

08:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/08/2009

Le CHUV,Centre hospitalier universitaire vaudois, n'est plus une source pour le groupe israélien Eden Springs

Boycott

Le CHUV renonce à Eden et passe à l'eau du robinet
Christian Campiche


Christian Campiche

Vendredi 7 août 2009

Nous avons le plaisir de reproduire ici un article de Christian Campiche, un journaliste suisse sans parti pris qui accomplit très honnêtement son devoir d’investigation. En effet, après avoir interpellé à plusieurs reprises le CHUV, Centre hospitalier universitaire vaudois (*), pour s’étonner que cet hôpital public mettait à la disposition de ses patients une eau portant l’étiquette du groupe israélien Eden Springs – un groupe qui exploite notamment les sources d’eau du Golan, territoire syrien occupé par Israël en violation des résolutions de l’ONU - Christian Campiche informe ici ses lecteurs que la direction de l’hôpital a finalement changé de fournisseur.

Le CHUV n’est plus un paradis pour l’eau Eden Springs, titrions-nous dans ces mêmes colonnes, en septembre 2008. Il l’est d’autant moins aujourd’hui que la marque israélienne a été carrément boutée hors des locaux de l’établissement hospitalier vaudois, remplacée par les bonbonnes d’eau Edelvia.

Il y a un peu moins d’une année, nous écrivions que la substitution des bonbonnes Eden Springs était à l’étude au CHUV. Ce dernier a tenu promesse : « Le marché de bonbonnes d’eau au CHUV a été attribué il y a quelques semaines à Edelvia sur la base du meilleur prix dans une procédure d’appel d’offres. Plus de la moitié de la consommation sera transférée pendant l’hiver 2009-2010 sur des postes accédant au réseau d’eau potable », précise Oliver Peters, directeur administratif et financier du CHUV. Lequel ajoute que le coût de l’approvisionnement en bonbonnes sera ramené à environ 40’000 francs par année, soit une économie de 50’000 francs pour le CHUV.

Comme l’an dernier, M. Peters ne se prononce pas sur la question de savoir si le changement de stratégie en matière d’approvisionnement d’eau au CHUV est la conséquence de l’implantation d’Eden Springs dans le Golan. « Périodiquement, le renouvellement du contrat est mis au concours », souligne-t-il. Aux mains de l’homme d’affaires israélien Roni Naftali, le groupe Eden Springs, dont le siège européen est basé à Préverenges, non loin de Lausanne, exploite une source sise à Dorénaz, en Valais. Ce qui n’empêche pas certaines ONG d’associer son logo à l’occupation de la Palestine, un territoire qui manque cruellement d’eau. Sensible à la cause palestinienne, la journaliste indépendante Silvia Cattori est intervenue auprès de la direction du CHUV pour demander que le CHUV retire l’eau Eden de ses services.

Fondée en août 2008 et dirigée par un ancien cadre d’Eden Springs, Cyril Halifi, la société Edelvia, qui approvisionne désormais le CHUV, est une émanation de Cristalp Fontaine, une unité d’affaires revendue en 2007 par Nestlé Waters. S’approvisionnant à la source lucernoise Knutwiler, une enseigne qui existe depuis le XVe siècle et abreuve plusieurs hôpitaux du canton de Lucerne, elle revendique la place de numéro 2 du marché suisse des fontaines à eau, derrière Eden. Dans son actionnariat (où figure aussi Julian Cook, le fondateur de la compagnie d’aviation Baboo), on retrouve un autre ancien dirigeant d’Eden Springs, Vincent Nguyen.

Reste à savoir si le changement opéré, qui va dans le sens de la pratique suivie à Genève et Fribourg (dont les hôpitaux utilisent l’eau du robinet), désaltérera la curiosité de Jacques Neirynck. Construit avec l’aide de la Confédération, le CHUV est subventionné par l’Etat. Suite à l’article de « La Liberté », le député vaudois, auteur d’un ouvrage critiquant l’eau en bouteilles « mille fois plus chère » que l’eau du robinet, a promis de déposer une interpellation au Conseil national.

Christian Campiche
Article paru dans deux quotidiens suisses : “La Liberté” et “Le Courrier” du 6 août 2009.

(*) Voir :
- « Le CHUV n’est plus un paradis pour Eden », par Christian Campiche, article paru dans La Liberté du 11.09.2008.
- « Le CHUV se désaltère toujours à l’Eden », par Christian Campiche, article paru dans La Liberté du 07.04.2009.

Source :
http://www.radeaudelameduse.ch/presse/2009/08/le-chuv-ren...

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13/04/2009

vente drones israël russie


La nouvelle est capitale et elle en cache une autre...

Pour le premier contrat militaire entre les deux pays Israël a donc vendu un nombre indéterminé de drones à la Russie. Ces petits avions sans pilote, armés ou non, mais souvent lestés d'une caméra vidéo, sont indispensables pour observer sans danger le terrain de l'ennemi. Au-dessus de l'Irak ou de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan - sans oublier les territoires palestiniens, où l'armée israélienne a perfectionné sa technologie - leur utilisation est de plus en plus répandue. Or les généraux russes ont été impressionnés, semble-t-il, durant la guerre d'août 2008 avec la Géorgie, par la qualité des drones que les autorités de Tbilissi avaient acquis auprès d'Israël.

Selon le quotidien israélien Haaretz, l'Etat juif aurait accepté de vendre ses drones à la Russie car celle-ci a bien voulu renoncer à livrer à l'Iran des systèmes de missiles antiaériens de type S-300. Cette arme intéressait beaucoup les dirigeants de Téhéran car elle serait utile en cas d'attaque aérienne (israélienne, par exemple) contre les installations nucléaires iraniennes. Les S-300 sont capables d'atteindre un avion à 30 km de hauteur, et leur portée est de 150 km.

Mais la nature particulière de la vente ajoute du piment à l'affaire. En confirmant la signature du contrat, vendredi 10 avril, le vice-ministre russe de la Défense, Vladimir Popovkine, a cru bon de souligner que son pays n’achetait pas ces drones "pour faire la guerre (...) L’essentiel est d’en tester les possibilités".

En tester les possibilités? Les dépêches en anglais sont plus explicites: l'objectif de Moscou est "d'étudier" les appareils israéliens afin "d'aider" à "améliorer" les drones russes. Ces derniers datent des années 1970-1980 et ne correspondent pas aux exigences modernes.

En clair, Israël autorise la Russie à copier sa technologie ou, à tout le moins, à s'en inspirer. Et Moscou le reconnaît ouvertement.

L'un et l'autre font une bonne opération. Israël a obtenu que les fameux S-300 ne soient pas livrés à l'Iran. Et la Russie, deuxième marchand d'armes du monde derière les Etats-Unis, s'est offert les moyens d'un bond techologique de taille, pour un montant évalé par les médias russes à 50 millions de dollars. Un vrai cadeau, dans ce domaine. Enfin et surtout, la Russie accroît ainsi l'isolement de l'Iran, son principal concurrent sur le marché du gaz. Et dire qu'il a été question, en 2006, d'un partenariat stratégique entre les deux pays...

Pour Israël comme pour la Russie, cela ne fait aucun doute: ce premier contrat militaire est bel et bien "gagnant, gagnant"!

Article rédigé par M. Epstein

drone malat-450.jpg

En 2008 déjà :

MOSCOU - La Russie négocie l'achat de drones de reconnaissance israéliens, a annoncé mardi le chef d'état-major russe Nikolaï Makarov, confirmant les informations du quotidien Kommersant, qui assure

que Moscou veut parer à une faiblesse relevée durant

la guerre en Géorgie.

"Il est question d'acheter à l'essai un lot de drones israéliens", a déclaré

le général Makarov, cité par l'agence russe Interfax.

"Si notre industrie est incapable de produire rapidement les drones

dont nous avons besoin, alors c'est aussi possible que nous achetions en Israël un premier lot", a-t-il ajouté.

Dans son édition de mardi Kommersant avait révélé que le général

Vladimir Popovkine s'était rendu dans l'Etat hébreux fin novembre pour

des pourparlers à ce sujet avec le ministère israélien de la Défense et

la société produisant ces drones, Israël Aerospace Industries (IAI).

Kommersant, citant un responsable de l'industrie militaire russe,

assure qu'"un contrat pour la production de drones sera

certainement attribué à IAI".

Et selon un responsable du ministère israélien de la Défense, la décision

a déjà "été prise au plus haut niveau, mais l'avenir du contrat fait

toujours l'objet de négociations".

Kommersant indique que la presse israélienne estime le contrat à entre

10 et 12 millions de dollars (7,3-8,7 millions d'euros), mais le

quotidien russe juge que le prix pourrait finalement être beaucoup

plus élevé.

Les experts militaires estiment que la Russie manque cruellement de

drones efficaces et qu'elle s'en est rendue compte lors de la guerre

en Géorgie.

Tbilissi a utilisé largement ce type d'armement, acheté en I

sraël, notamment lors d'une attaque qui blessa le commandant des

troupes russes dans le Caucase, le général Anatoli Khroulev,

faisait remarquer après la guerre l'analyste militaire russe Pavel

Felgenhauer.

"Nos militaires n'avaient pas de drones efficaces lors de l'invasion

de la Géorgie, c'est une situation qu'il faut changer", notait

M. Felgenhauer, qui écrit pour le journal russe Novaïa Gazeta.

Kommersant juge pour sa part que l'armée russe "travaillait presque

en aveugle" en Géorgie.

"En comparaison avec le matériel analogue étranger, nos drones ne sont

pas d'hier mais d'avant-hier. Le plus célèbre, le Pchela-1, a été

développé dans les années 1980", relève dans Kommersant

Denis Fedoutinov, le rédacteur en chef du site spécialisée UAV.ru.

Selon Kommersant, c'est la perspective de la signature d'un contrat

pour l'achat de drones qui a conduit Moscou à ne pas critiquer Israël

pour ses ventes d'armes à la Géorgie, alors que la Russie s'en était

prise vertement à l'Ukraine.

(©AFP / 16 décembre 2008 11h16) http://lessakele.over-blog.fr/article-25871018.html

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MOSCOU, 13 mai - RIA Novosti. L'Abkhazie (république autoproclamée sur le territoire géorgien) invite l'Organisation des Nations Unies (ONU) évaluer objectivement les vols de drones géorgiens au-dessus de son territoire, a déclaré mardi le ministre abkhaz des Affaires étrangères Sergueï Chamba.

"Notre confiance à l'égard des médiateurs, notamment de l'ONU, sera rétablie s'ils répondent à plusieurs questions. Ils doivent d'abord exprimer leur position à l'égard des vols des drones et commenter les informations selon lesquelles ils étaient au courant", a indiqué M.Chamba après la destruction de deux autres drones au-dessus de l'Abkhazie le 12 mai qui porte à sept le nombre des drones Hermes-450 géorgiens détruits par la DCA abkhaze depuis début mars (un le 18 mars, un autre le 20 avril, deux le 4 mai dernier, un le 8 mai et deux le 12 mai) dans la zone du conflit abkhazo-géorgien.

L'Abkhazie fera confiance à l'ONU si cette organisation adopte une position objective dans le conflit abkhazo-géorgien et explique si les ententes abkhazo-géorgiennes permettent aux drones géorgiens de survoler le territoire abkhaz, a ajouté le ministre.

L'ONU n'a pas évalué objectivement les actions de la Géorgie, de l'avis de M.Chamba. "Il s'agit des vols aériens, mais aussi de l'introduction des troupes géorgiennes dans les gorges du Kodori qui déstabilise la situation", a-t-il précisé. Le 23 avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a examiné la situation en Abkhazie. Toutefois, aucune résolution n'a été adoptée.

Les drones Hermes 450 fabriqués par la société israélienne Silver Arrow sont destinés à effectuer des missions de surveillance, de patrouille, de reconnaissance et d'assistance au tir. L'utilisation de matériaux composites rend les Hermes 450 peu repérables par les radars. Le 22 avril dernier, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé au New York Times que la Géorgie avait acheté 40 drones.

L'ancienne république autonome d'Abkhazie a proclamé son indépendance envers la Géorgie après la chute de l'URSS en 1991. Des affrontements meurtriers ont opposé les Abkhazes aux forces militaires géorgiennes à partir de 1992 et n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force collective de maintien de la paix constituée de soldats russes en vertu d'une décision spéciale de la Communauté des États indépendants (CEI). Les négociations entre la Géorgie, qui offre une large autonomie à Soukhoumi, et la république autoproclamée d'Abkhazie, qui réclame la reconnaissance internationale de son indépendance à l'égard de Tbilissi, ont été interrompues en 2006.

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Le Hermes 450 du constructeur aéronautique israelien Elbit Systems est un drone de taille moyenne de type MALE (Medium Altitude Long Endurance)

Il peut voler pendant 20 heures pour des missions de reconnaissance, de surveillance et de relais de communications.

Le Hermes 450 a été utilisé par le Département de la Défense américain dans le cadre du Joint Unmanned Aerial Vehicles Test and Evaluation Program [1] . Deux modèles ont été testés par le controle des frontières U.S. en 2004. Il sert de base au projet britannique du Watchkeeper WK450 qui a démarré en juillet 2005 avec la société Thales

L'armée de l'air israélienne (Heyl Ha Avir) utilise des drones a partir de la base aérienne de Palmachin située au sud de Tel Aviv. Elle a transformé des Hermes 450 en drones de combat les équipant de 2 missiles antichar AGM-114 Hellfire ou selon certaines sources, de missiles israéliens. Si leur usage intensif en version drones de combat a été rapporté par des sources concordantes durant le conflit israélo-libanais de 2006, la Heyl Ha Avir n'a, y compris durant la guerre de Gaza 2008-2009, ni confirmé, ni infirmé cette utilisation.

Des Hermes 450 ont aussi été commandés par la Croatie, Singapour, la Géorgie. Un Hermes 450 géorgien en mission d'observation a été abattu par un MiG-29 russe le 18 mars 2008.

Un article du Figaro, datant du 6 juin 2008, nous apprend que les ministères de la Défense français et espagnol ont été démarchés par un "consortium européen" d’industriels en aéronautique composé par Dassault Industrie, Thales et Indra.

D’après cet article : « Cette offre pragmatique et très compétitive permettrait aux deux pays, qui ont les mêmes besoins opérationnels, de s’équiper chacun, à très court terme, d’un système de drones longue endurance de surveillance de théâtre. Les premiers systèmes pourraient être opérationnels dès 2012 ».

Ces drones s’appuient sur la conception du HERON TP. Ce projet date de 2002, comme en témoigne le rapport n° 215 du Sénat du 22 février 2006 : "Le Système EuroMALE : la DGA a émis envers EADS un appel d’offre pour les études de conception du futur système de drones MALE, de réalisation d’un système de démonstration, d’évaluation d’une solution technique, ainsi que de la préparation du stade de réalisation du programme le 24 février 2005. Cet appel d’offre s’inscrit dans le cadre du programme MALE, lancé par la DGA fin 2002, dont il constitue le stade de conception. Une estimation du coût global du système futur sur une hypothèse de fourniture de 40 drones en Europe a été demandée. La configuration de référence du programme EuroMALE le situe dans la classe des deux milliards d’euros. Le montant final dépendra de la configuration agréée entre les nations participantes".

Dans une logique de modernisation de l’armée, "Le Livre blanc préconise aussi une utilisation accrue des drones (avions sans pilote) pour les missions de surveillance et de drones armés, en complément des avions de combat" (La Tribune). Il y a donc bien une rupture de doctrine au sein du ministère de la Défense, déjà annoncée dans le rapport du Sénat : "Le lancement de ce projet a constitué une rupture avec la doctrine antérieure du ministère français de la Défense, qui considérait ces engins trop coûteux pour notre pays : c’est pourquoi ce projet ne figure pas dans la loi de programmation militaire 2003/2008".

La page semble donc belle est bien tournée. La logique de guerre est aux mains des entreprises technologiques. En choisissant l’option de l’observation "sans risque", le choix d’équiper les armées européennes de ces nouveaux matériels vont définitivement sceller la politique d’intervention dans les futurs théâtres d’opération, comme nous l’indique cette phrase tirée du rapport du Sénat : "il semble probable que ces engins seront utilisés en complémentarité des avions pilotés, pour effectuer des missions de suppression des défenses ennemies et d’attaque sur des cibles très défendues, lors des combats brefs, mais de haute intensité qui caractérisent les affrontements militaires actuels, et à venir. Ils facilitent l’évaluation des dommages infligés à l’ennemi".

Le principe d’une intervention "propre" ne nécessitant pas l’exposition de personnel terrestre "au contact direct" de l’adversaire peut faire passer celle-ci, par un rapide raccourci, à un "progrès". Mais cela reste une guerre. De là à faire mentir l’adage "Si vis pacem Parbellum"... il n’y a qu’un pas que ceux qui oseront toujours tout franchissent allègrement.

Il semblerait que l’utilisation des drones ne soit pas réservée exclusivement aux théâtres d’opérations extérieurs. En cas de "crise majeure" (terme utilisé dans le Livre blanc), ils auraient aussi un rôle à jouer.


Lien article Figaro
Lien Rapport Sénat
Lien La Tribune

Lien article Drone sur Agoravox

Lien HERON TP

17:16 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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