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08/12/2011

Grève de la faim d'Alexandre Glardon et appel à rassemblement

via legalteamstrasbourg

En grève de la faim depuis début octobre, Alexandre Glardon, président des enfants de Don Quichotte, a décidé d'y mettre fin. En effet, devant l'absence de réponses, le manque d'intérêt des élus des différentes assemblées (assemblée nationale, Sénat, parlement européen) face à sa démarche, il a préféré se donner les moyens de reprendre rapidement ses activités, notamment distribuer de la nourriture pour les plus démunis, s'occuper de son terrain du Neuhof et des animaux qui s'y trouvent.


Il souhaite remercier toutes les personnes ayant soutenu sa démarche, en venant lui rendre visite sous sa tente, en jeunant à ses côtés ou en étant présent devant le tribunal le 08 novembre dernier.

 

La lutte ne s'arrête pas ici pour autant, puisque le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 13 décembre, que ses demandes restent les mêmes et qu'il risque jusqu'à deux ans de prison ferme.

 

Nous appelons donc à un rassemblement de soutien le mardi 13 décembre 2011 à partir de 8h30 devant le tribunal de grande instance de Strasbourg, quai Finkmatt.

 

La solidarité est une arme!

 

 

La Legal Team de Strasbourg

 

https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

 

legalteam-strasbourg[at]effraie.org

 

 

12:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/11/2011

Jugement d'Alex en délibéré au 13 décembre 2011

Strasbourg / Outrages et rébellion Le président des Don Quichotte jugé

Des banderoles de soutien ont été installées par les sympathisants du prévenu sur le parvis du tribunal. (Photo DNA - Marc Rollmann)

Des banderoles de soutien ont été installées par les sympathisants du prévenu sur le parvis du tribunal. (Photo DNA - Marc Rollmann)

Alexandre Glardon a comparu ce matin devant le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir insulté des policiers, le 29 mai au soir place Kléber à Strasbourg, et avoir résisté à son interpellation.

Durant plus d’une heure et demie, le président des Enfants de Don Quichotte de Strasbourg a expliqué au juge qu’il entretenait des rapports compliqués avec les forces de l’ordre « depuis décembre 2007 ». A la barre, il a reconnu avoir proféré des outrages : « Je m’adressais à la fonction de policier, à l’image de la police », a-t-il indiqué. Le prévenu de 44 ans, qui mène une grève de la faim depuis un mois, a en revanche nié avoir tenté d’échapper aux policiers et s’être rebellé.

Le substitut Morgane Robitaillie a réfuté l’existence d’une cabale à l’encontre d’Alexandre Glardon. Etant donné la gravité des faits et ses antécédents judiciaires – le quadragénaire a déjà été condamné à six reprises –, la représentante du parquet a réclamé à son encontre six mois de prison ferme.

Me Hervé Begeot, pour la défense, a quant à lui demandé l’ouverture d’une information judiciaire afin de « faire toute la lumière » sur un dossier essentiellement basé sur les déclarations des policiers.

Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.

Pendant toute la matinée, un comité de soutien à Alexandre Glardon, composé d’une cinquantaine de personnes, a manifesté sur le parvis du palais de justice. Une trentaine de CRS ont été mobilisés pour encadrer les manifestants. Aucun incident n’est à déplorer.

par Antoine Bonin, publié le 08/11/2011 à 14:05 

 

piqué au tas sur dna.fr - 08/11/2011

Aucun incident n’est à déplorer !!! gnin gnin gni

18:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/05/2011

Affaire de Cognin : « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris »

COGNIN, 2 ANS APRÈS Le 30 avril 2009, l’explosion fait un mort et un blessé grave

La Savoie, nid de subversion. C’est l’impression que donnent les premiers jours de mai 2009. Les policiers de l’antiterrorisme sillonnent Chambéry en convois rapides de monospaces noirs et les gendarmes mobiles investissent sans ménagement les squats de l’agglomération. Dans la nuit du 30 avril au 1 er mai, au fin fond d’une usine désaffectée de Cognin, Z, une Ardéchoise de 23 ans, est morte dans une explosion. Son copain, M, un Haut-Savoyard de 25 ans venu de Genève, a été gravement blessé au visage et au bras. Les deux jeunes gens essayaient de fabriquer une bombe. Ils étaient squatters et partageaient, avec d’autres, une vie marginale “alternative”. L’air du temps n’est pas favorable à la bohême. Le pays est encore sous le coup des sabotages SNCF et de l’affaire dite “de Tarnac”. Ces groupes hétérogènes et informels constitués de doux étudiants, de militants d’ultra-gauche ou anarchistes, d’agitateurs plus durs aussi, sont dans l’œil du cyclone et sous la surveillance étroite de l’État. Très naturellement, donc, dans ce contexte, la direction de l’enquête sur l’explosion de Cognin a été prise, en moins de douze heures, par le parquet et le pôle d’instruction antiterroristes de Paris. Dans les jours et les semaines qui suivent, les Savoyards Raphaël Serres, Joris Allibert passent entre les mains des policiers spécialisés de la Sdat (sous-direction antiterroriste de la police judiciaire) puis, en détention. Suivra le Nantais William Vallet puis, le Chambérien T, interpellé en Hongrie et extradé. Les quatre, âgés de 20 à 25 ans, qui partageaient le squat avec le couple, et M seront mis en examen principalement pour “association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une entreprise terroriste”. Poursuite criminelle qui les exposait aux assises. Assez vite, l’histoire ne ressemble plus du tout à une affaire d’État. Quelques jours, quelques semaines de détention provisoire et, ils seront tous libérés puis placés sous un contrôle judiciaire très strict. L’histoire ne ressemble vraiment plus à un complot contre l’ordre établi. Suit alors un calme plat. Jusqu’en juillet dernier, lorsque l’antiterrorisme se dessaisit du dossier et le renvoie entre les mains de la justice chambérienne. C’est officiel : ces jeunes gens ne préparaient pas d’attentat, ils n’appartenaient à aucune organisation terroriste. Tous ont été entendus par la juge d’instruction Céline Chastel, à Chambéry, il y a quelques semaines. « Des auditions de pure forme » affirme l’avocat de M, M e Bernard Ripert. Dans la foulée, le contrôle judiciaire a été allégé pour son client, levé pour les autres, le 22 mars. À ce jour, le dossier est au règlement. « Il est sur mon bureau et j’ai commencé à le lire pour prendre mes réquisitions » confirme le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi. Cela veut dire : décision du juge d’instruction d’ici deux mois et procès en correctionnelle à la fin de l’année ou début 2012. Car il y aura procès. En correctionnelle sur des incrimnations plus “légères”. Au moins pour M qui reconnaît avoir manipulé des produits explosifs, ce qui est interdit. « C’était pour faire une expérience » rebondit Me Ripert. « Comme il n’y a plus de terroriste, la justice a voulu s’en fabriquer et on les a mis en détention parce qu’une affaire où les gens sont libres n’est pas une affaire grave ». Les autres espèrent un non-lieu puisqu’ils restent en cause seulement pour avoir détruit des documents et des pièces à conviction. « L’entreprise terroriste n’existant plus, il faudra apporter la preuve que les tracts étaient en lien avec la détention de produits explosifs reprochée à M pour les renvoyer devant le tribunal » fait valoir M e Sarah-Emmanuelle Pozzallo, l’avocate des trois Chambériens. Deux ans sont passés. M n’a pas perdu la vue comme le laissait craindre le premier pronostic. Sa vision a beaucoup baissé et elle s’est stabilisée. Il est lourdement handicapé de la main et attend de nouvelles opérations. Il a tenté de reprendre des études, il n’a pas tenu et il a remis sur la route. Avec l’autorisation du juge, Joris Allibert a pu se former à Lyon comme aide médico-psychologique. T est étudiant en histoire et Raphaël Serres travaille comme projectionniste de cinéma. « Ils ne vivent plus de la même manière mais, ils restent fidèles à leurs idées » rapporte leur avocate. L’usine a été démolie. Les squats de Chambéry, notamment celui des “Pilots”, ont été dissous. Deux ans après, jour pour jour, voilà comment se termine en toute discrétion, “l’affaire terroriste de Cognin”. M e Pozzallo conclut. « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris ».

piqué au tas sur le Daubé du 30/04/2011

 

 

09:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/05/2011

Optique 2012 : Prison, un nouveau record en France !

JUSTICE - Depuis l'affaire Laetitia, des consignes ont été données pour que les peines soient exécutées...

C'est un record dont l’administration pénitentiaire se serait bien passée. La France compte officiellement le nombre le plus important de détenus qu’elle n’a jamais compté. Au 1er mai, 64.584 personnes étaient incarcérées dans les prisons françaises, a annoncé mardi l’administration pénitentiaire. Le précédent record - 64.250 détenus - datait de juillet 2008. Entre-temps, la France a découvert le visage de Laetitia Perrais, une jeune fille de 18 ans, sauvagement assassinée à Pornic. Elle a aussi découvert que Tony Meilhon, le principal suspect, était justement recherché par la police au moment des faits. «Des consignes ont été passées pour que les peines soient vraiment exécutées. Que les individus comme Tony Meilhon ne soient plus en liberté, assure une source à l’administration pénitentiaire. C’est clairement ce qui explique la hausse du nombre de détenus.»

Des juges plus «frileux»

Et aucune Direction interrégionale des services pénitentiaires n’y échappe. Celle de Lille compte 6,6% de détenus supplémentaires depuis janvier. Celle de Bordeaux, 9,5%, par exemple (voir notre infographie). Quant à Paris, le taux d’occupation des prisons est de 139%. «Les juges d’application des peines sont aussi plus frileux à prendre des décisions de libération conditionnelle, explique, de son côté, Christophe Marques, secrétaire général FO-Pénitentiaire. Dans les tribunaux, il y a évidemment une vague propice à condamner depuis l’affaire de Pornic.» Plus inquiétant, tous les indicateurs sont à la hausse. Notamment celui du nombre de prévenus en attente de jugement. Au 1er mai, 16.882 personnes étaient ainsi emprisonnées sans avoir été jugées. Soit une hausse de 7,5 % en quatre mois à peine. «Les conditions de détention n’en sont que plus mauvaises, avoue Jean-Michel Dejenne, premier secrétaire du Syndicat national des directeurs pénitentiaires. Et ça ne va pas aller en s’améliorant vu qu’il y a beaucoup plus d’entrées que de sorties…»

Vincent Vantighem

piqué au tas sur /www.20minutes.fr - 17/05/2011

http://2.bp.blogspot.com/_kfVbz6Hpqh0/TM7p7Mp5izI/AAAAAAAAAEE/MWYHeSUdZlM/s1600/plan+projet+de+prison+par+nicolas+Ledoux+creisson.jpg

 

18:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/06/2010

La Cour de cassation annule la condamnation à perpétuité d'Yvan Colonna

 

La Cour de cassation a annulé aujourd'hui pour des raisons de forme la condamnation à perpétuité d'Yvan Colonna, pour l'assassinat en 1998 du préfet Claude Erignac, ouvrant la voie à un troisième procès d'assises.

piqué chez DNA;fr - 30/06/2010

 

Affaire Erignac. Yvan Colonna aura droit à un troisième procès

On croyait le sort d'Yvan Colonna définitivement scellé après sa condamnation en appel à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac. C'était sans compter sur la Cour de cassation. La juridiction suprême a décidé ce mercredi de casser le verdict car l'audition d'un des témoins n'a pas été faite dans les règles. Un nouveau procès Colonna aura donc lieu.

 

Accusé d'avoir abattu le préfet Claude Erignac en 1998, Yvan Colonna avait été condamné le 27 mars 2009 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ce verdict rendu en appel a été annulé ce mercredi par la Cour de cassation. Conséquence : le "berger de Cargèse" aura droit à un nouveau procès.

Pour casser ce jugement, la juridiction suprême s'est appuyée sur des irrigularités de forme. Mercredi dernier, l'avocat d'Yvan Colonna, Me Patrice Spinosi, avait demandé à la chambre criminelle de la Cour de cassation d'annuler la peine prononcée en appel par la cour d'assises spéciale de Paris car son client aurait été "mal jugé".

"La victoire du droit"

"Ce n'est pas seulement la victoire d'Yvan Colonna, c'est aussi la victoire du droit", a réagi Me Spinosi après la décision de la Haute juridiction. Les juges ont retenu que l'audition d'un des témoins n'avait pas été régulièrement menée.

Autre conseil d'Yvan Colonna à se féliciter de cet arrêt : Me Patrick Maisonneuve. Selon l'homme de loi, "ce procès ne s'était pas passé de manière équitable. C'est donc à raison que la Cour de cassation a décidé de réduire à néant" la procédure.

"Il faudra recommencer, mais on recommencera"

Le représentant du ministère public Christian Raysseguier avait requis le rejet du pourvoi à l'audience du 30 juin. Selon l'avocat général, il n'y avait pas eu "de violation des droits de la défense".

La veuve du préfet Erignac, absente au moment où la Cour de cassation a rendu sa décision, a estimé que ce rebondissement judiciaire était  "une grande déception". "Il faudra recommencer, mais on recommencera", a-t-elle ajouté. Certes, "tout recommence aujourd'hui mais ça ne préjuge absolument pas de la solution qui sera retenue par la nouvelle juridiction", a ajouté l'avocat de la famille Erignac, Me Emmanuel Piwnica.

piqué chez Le Telegramme - 30/06/2010

 

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17/03/2010

Incendie du CRA de Vincennes : Entre huit mois et trois ans de prison ferme !

JUSTICE - Accusés d'avoir déclenché un incendie, ils devraient faire appel...

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce mercredi à des peines de prison ferme allant de huit mois à trois ans les dix prévenus jugés dans le procès de l'incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, au terme d'une audience rocambolesque.

«Des peines lourdes et inadmissibles»

De nombreuses suspensions ont à nouveau émaillé cette audience, dues à l'agitation du public. Des associations et représentants de sans-papiers manifestaient également devant les portes de la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, ajoutant un peu plus de confusion aux débats. 

«Ce sont des peines lourdes, inadmissibles et pas justifiées», a déclaré à 20minutes.fr l'avocate des dix prévenus. «On a trouvé des coupables parmi des non-personnes. La vraie justice, on va aller la trouver en appel.»

Des peines équivalentes à celles requises par le procureur

Le 9 février dernier, en l'absence des avocats de la défense qui boycottaient les audiences, dénonçant l'iniquité du procès, des peines de prison ferme équivalentes à celles prononcées ce mercredi avaient été requises contre les dix prévenus par le procureur Gilbert Flam.

La plus lourde des réquisitions, trois ans ferme, visait un homme sous mandat d'arrêt depuis les faits, et jamais interpellé. La plupart des autres incendiaires présumés, étrangers en situation irrégulière retenus au CRA à l'époque, ont effectué une peine de détention provisoire, près d'un an pour certains.

Intention de détruire le centre

Selon le procureur, les faits et gestes reprochés à chacun sont clairement visibles sur les enregistrements des caméras de vidéosurveillance du CRA, le plus grand de France à l'époque des faits: jets de projectiles sur des policiers de la part de quelques-uns, bris de vitres des bâtiments pour d'autres, apport par certains de «combustible» ayant permis l'embrasement de draps et de matelas.

Les incidents étaient intervenus le 22 juin 2008, au lendemain du décès, dans des circonstances jugées obscures, d'un Tunisien de 41 ans qui séjournait au CRA. Le procureur a estimé qu'il y avait eu «une certaine préparation de ce qui est arrivé», «avec pour objectif» de détruire le centre de rétention.

J. M. et W.M. avec agence



CRA de Vincennes : prison ferme

AP
17/03/2010 | Le Figaro

Les dix étrangers en situation irrégulière jugés fin janvier et début février pour l'incendie et le saccage du Centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes le 21 juin 2008 ont été condamnés mercredi à des peines allant de huit mois à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris.

Le procureur de la République Gilbert Flam avait requis des peines allant de six mois à trois ans de prison ferme à l'encontre des dix prévenus. Pour sept d'entre eux, le ministère public a requis des peines égales ou supérieures à un an ferme.

Ces dix étrangers originaires d'Afrique noire et du Maghreb avaient été renvoyés pour "destruction de biens par incendie" et "violence volontaire sur agent de la force publique".
Le procès s'était déroulé du 25 janvier au 9 février devant la 16e chambre du tribunal correctionnel. Initialement prévu pour durer trois jours, il avait été prolongé de deux semaines en raison d'une série de suspensions d'audience et d'incidents de procédure qui avaient émaillé les débats.

 


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22/11/2009

Jugement ahurissant pour les inculpés du G8 de Gènes 2001

Jugement ahurissant pour les inculpés du G8 de Gènes 2001

Cent années de prison pour dix inculpés accusés de " destruction et saccage "
Relaxe ou peines légères pour 45 policiers qui ont tué, terrorisé, humiliés.
En protestation, occupation de l’institut culturel italien de Paris.

NO G8 FRANCE

Pourquoi nous avons occupé l’Institut Culturel Italien. Solidarité aux inculpés du G8 de Gênes 2001

samedi 21 novembre 2009

Aujourd’hui vendredi 20 novembre 2009, après un rassemblement place de la République à 17h30 où un dispositif policier à peine croyable était déployé pour une centaine de personnes (invasion de la place par les policiers, longues files de camionnettes postées au début de chaque artère…), nous avons occupé l’institut culturel italien.

Nous sommes intervenus à l’issue de la projection d’un film de Pontecorvo Ritorno ad Algeri et avons investi pendant plusieurs heures la grande salle.

Sur cette base d’action collective de lutte, nous désirons lancer une campagne d’information contre la sentence prononcée le 9 octobre en appel contre dix inculpés du G8 de Gênes 2001, des peines exorbitantes qui dépassent toutes les limites en matière de répression de la contestation sociale. 8 à 15 ans de prison pour des faits de destruction et de violence de rue.

Nous voulons, contre ce jugement inique, envoyer un signal à nos camarades italiens par notre présence dans ce lieu symbolique, ambassade culturelle de l’Italie qui se trouve, de plus, être directement territoire italien.

Nous voyons aussi que ce jugement, s’il se signale par son extravagance, prend place dans un cortège de décisions judiciaires et d’actions policières ultra-répressives et violentes dans toute l’Europe. _ Car si le programme de l’État libéral a longtemps été hypocritement « Tout ce qui n’est pas illégal est permis », aujourd’hui, il affirme franchement « Tout ce qui n’est pas expressément autorisé est illégal ». Les formes de conflit, de révolte variées dont le contre-sommet de Gênes a été un moment important doivent être étouffées.

RESISTONS A LA REPRESSION !

Assemblée générale dimanche 22 à 17 heures au CICP

http://nog8france.blogspot.com/


Le 9 octobre 2009, la justice italienne a condamné en appel 10 inculpés du contre-sommet du G8 de Gênes de 2001pour « destruction et saccage », à de très longues peines de prison ferme.

CARLO A. : 8 ANS
CARLO C. : 8 ANS
MARINA C. : 12 ANS ET 3 MOIS
LUC F. : 10 ANS ET 3 MOIS
ALBERTO F. : 10 ANS
INES M. : 6 ANS ET 6 MOIS
FRANCESCO P. : 15 ANS
DARIO U. : 7 ANS
ANTONIO V. : 8 ANS
VICENZO V. : 13 ANS ET 3 MOIS

Ce procès a eu lieu 48 heures après celui de 45 policiers où 15 seulement ont été condamnés à des peines très légères.

Le préfet Ganni De Gennaro, alors chef de la police ainsi que d’autres membres de la hiérarchies qui ont dirigé la répression à Gênes en juillet 2001 ont été acquittés, bien que la justice ait considéré comme illégale la charge de la police ayant engendré les plus violents affrontements.

Les "Journées de Gnes avaient vu la manifestation puissante d’une opposition à la réunion des chefs d’Etat de la planète, et plus généralement à l’ordre économique mondial. Réunion internationale, forum social , 300 000 personnes à la manifestation du 20 juillet malgré la militarisation et le verrouillage de la ville.

La répression avait fait un mort, Carlo Giuliani, 23 ans, tué par balles lors de cette charge, plusieurs centaines de blessés, des violences dont les plus fortes ont eu lieu à l’école Diaz où était installé le centre de média indépendant et où dormaient 307 manifestants qui ont été arrêtés puis séquestrés pendant trois jours dans la caserne du Bolzaneto, subissant sévices et humiliations.

La disproportion est éclatante entre les chefs d’inculpation qui touchent des destructions de biens matériels et ces cent années de prison au total.
Les personnes condamnées se voient infliger, pour quelques dégâts matériels (des bris de vitrine), des peines que nombre de meurtriers ne purgeraient pas.

Ce n’est pas telle ou telle action individuelle, telle ou telle personne que la justice italienne punit. C’est l’ensemble des événements politiques du contre-sommet qui se trouvent sanctionnés. Ces dix là paient pour toute l’action collective, pour tout le mouvement social et politique qui a eu lieu à Gênes. Cette décision de justice ressemble à un grand signal de terreur pour toutes celles et ceux qui contestent l’ordre social. Elle poursuit la répression sauvage du contre-sommet. Ces procès sont la deuxième vague de vengeance de l’Etat italien. Pour que la lutte contre l’injustice sociale et les rapports économiques sauvages, les conflits qu’ils génèrent soient cantonnés dans des formes invisibles, aseptisées qui ne gênent pas réellement l’ordre établi.

Ces condamnations marquent un nouveau pas dans le délire répressif en cours en Italie comme ailleurs.
Notre pays ne manque lui aussi pas d’exemples dans ce domaine, comme le montrent les récents évènements de Poitiers (une manifestation anticarcérale ayant débouché sur le bris de quelques vitrines) après lesquels un homme a été condamné à quatre mois de prison ferme « pour jet de pile » sur la police, puis un autre interpellé lors d’une manifestation de soutien consécutive pour avoir comparé publiquement l’officier de police à un collabo célèbre.

http://www.millebabords.org/spip.php?article12511

21:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/10/2009

Solidarité ! Les procès des manifestants anti-Otan continuent à Strasbourg et à Colmar - Anti-Nato Demonstranten Prozess

Actualisation du texte "contre-sommet de l'otan- Déclaration de Presse en vue du procès du 19/10/2009 à la Cour d’appel de Colmar".

 

Hier matin, vendredi 9 octobre 2009, un jeune étudiant allemand a été condamné à deux mois de prison avec sursis (pendant 5 ans) au tribunal de grande instance de Strasbourg.

Il comparaissait pour dégradation : avoir peint un "A anarchiste" à la bombe de peinture sur un mur d’une enceinte militaire (une annexe de la caserne Lyautey). L’étudiant a essayé d’expliquer qu’il a tenté de faire un tag (sur un mur déjà copieusement tagué) mais que sa bombe de peinture ne fonctionnait pas. De plus, il a également fait remarqué à la juge que pour lui ce mur était déjà remplit de tag et qu’il ne savait pas que c’était un mur de bâtiment militaire. La juge a retenu la peine déclamée nonchalamment par le procureur : « deux mois avec sursis ».

Le 19 octobre 2009 aura lieu, à la Cour d’Appel de Colmar, la deuxième audience en appel d’un militant pour la paix condamné lors d’une comparution immédiate, après une audience de 15 minutes, à 6 mois de prison ferme (il était détenu depuis le 2 avril 2009)bien avant la grande journée de manifestation contre le sommet de l’OTAN à Strasbourg du 4 avril 2009. Dans la même journée et celles qui suivront, d’autres militants ont écopés de peines aussi lourdes, Nicolas Sarkozy ayant demandé lors d’un discours que « les peines devaient être exemplaires ». Le procès a eu lieu quatre jours après l’interpellation (donc le 6 avril 2009) mais il a fallut 4 mois pour passer en appel - le prévenu aurait pu sortir avant ces 4 mois avec réduction de peine s’il avait accepté le jugement de première instance, mais il a fait appel. On peut donc souligner son courage et sa détermination.

A cette première audience en appel du mercredi 5 août 2009, le procureur a expliqué l’histoire du black bloc "de 1980 à nos jours" à partir d’informations tirées du site Internet "Wikipedia". N’ayant pas de preuves concrètes, le procureur expliquait que le back bloc est une organisation terroriste très organisée.

Que lui est il reproché ?

La police déclare que le jeune homme de 25 ans a jeté une pierre et a titre de preuve une simple déclaration écrite (forma A/4) par eux mêmes et signée seulement par l’un d’entre eux. Le procureur avait essayé de charger le dossier en disant que des documents contenants (soi-disant) des propos antisémites avaient été trouvé dans la cellule du prévenu, ce qui entre parenthèse n’apparaît nul part dans le dossier. En fait les textes en question sont des textes antifascistes qui font référence à l’antisionisme, en outre les prévenus affirment que ces documents n’étaient pas dans leur cellule. Le 5 août, la cour n’acceptait donc pas cette preuve n’apparaissant pas dans le dossier mais il pourrait lui porter préjudice lors de l’audience du 19 octobre.

Aucun jugement n’a donc été rendu, la cour ayant décidé d’interroger les témoins de la police. Le 19/10/2009, la défense et les groupes de soutien espèrent une relaxe.

2 autres militants de Berlin et Dresde sont jugés pour des cas similaires et ont eux aussi fait appel. Le militant de Dresde a été relaxé après 4 mois de prison et est en droit de demander une indemnisation. Mais le procureur a fait appel et le procès est toujours en cours. Pour le militant Berlinois, les 6 mois de prison ferme ont été confirmés, l’interdiction de rentrer sur le territoire français et l’amende ont été augmenté (5 ans et 2000 euro). Le juge de ce dernier procès est connu pour être un homme de droite particulièrement stricte.

"Dans les comparution immédiates, l’influence politique était très claire mais je ne perds pas espoir que la cour du 19/10 pourra juger avec plus d’indépendance et avec un point de vue critique les actes des policiers lors du sommet de l’Otan" déclare une personne d'un des groupes de soutien.

Durant le sommet de l’OTAN, tout le centre ville de Strasbourg était fermé pendant plusieurs jours, des dizaines de milliers de policiers étaient là. La grande manifestation était prévu en centre ville mais la mairie n’ayant pas accepté, elle c’est déroulé dans la banlieue éloigné du centre et c’est faite attaqué par gaz lacrymogènes venant de tout les cotés et entre autre des hélicoptères. Quand la douane et l’hôtel ont brûlé, les policiers et les pompiers on mis plus de 4 heure avant arriver sur les lieux. A ce sujet beaucoup de questions restent sans réponse.

 

 

articles précédents :

 

Report d’un procès à l’encontre d’un opposant...

05.08.2009

Suite manifs anti-Otan : Relaxe en appel à...

29.07.2009

Communiqué de presse de la Legale Team - Anti...

27.07.2009 |


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CPlegaleteam.pdf

 

Soliparty zur Finanzierung der

No-to-Nato-Proteste

Samstag, 10. Oktober, ab 21 Uhr (oder so)

K9

Filmchen, lecker Cocktails, gute Musik sowieso

Party für mehr und billige Demo-Busse!

Abschlusserklärung:

Selbstdarstellung der Bundeswehr fehlgeschlagen!

Gelöbnis in der Festung – Sechs Festnahmen

Der Anspruch der Bundeswehr, sich mit einem öffentlichen Gelöbnis in Szene zu setzen, ist erneut fehlgeschlagen. Nur inmitten einer Festung aus Polizisten und Feldjägern konnte sie ihr Gelöbnis durchziehen. Das ermutigt uns, weil es zeigt: Antimilitaristischer Widerstand ist machbar und effektiv.

Der Ausbau der Innenstadt zur Militärfestung zeigt aber auch: Demokratie und Militär sind unvereinbar. Erstmals seit es in Berlin semiöffentliche Gelöbnisse gibt, wurde die Gelöbnix-Demo verboten und konnte nur eine Kundgebung in einem Kilometer Entfernung stattfinden. Daran haben rund 500 Menschen teilgenommen.

Polizei und Gerichte wollten, dass Demokratie nur noch simuliert werden kann. Dem haben wir uns verweigert und die Kundgebung am Potsdamer Platz um 18 Uhr beendet. Hunderte von AntimilitaristInnen haben darauf hin nach Wegen gesucht, näher an die Bundeswehr zu kommen. Aus dem Tiergarten erschollen während des Aufsagens der Gelöbnisformel laute „Mörder“-Rufe, die Polizei schritt mit Gewalt gegen die DemonstrantInnen ein, setzte Hunde ein. Insgesamt wurden mindestens sechs Personen festgenommen.

Berlin hat heute das Gleiche erlebt, was beim G8-Gipfel in Heiligendamm und beim Nato-Gipfel in Strasbourg passiert ist: Die massive Einschränkung demokratischer Grundrechte zugunsten der Herrschenden und ihrer selbstherrlichen Propagandaveranstaltungen. Gleichzeitig haben entschlossene AntimilitaristInnen gezeigt, dass sie sich den Demokratieraub von oben nicht gefallen lassen. Wenn die Bundeswehr mit einer derartigen Selbstverständlichkeit einen zentralen Platz besetzen darf, dann müssen auch die GegnerInnen von Krieg und Militärgewalt das Recht haben, zeit- und ortsnah zu protestieren.

Gegen die schikanierenden Polizeiauflagen werden wir eine Feststellungsklage einreichen.

GelöbNIX, 20. Juli 2009, 22 Uhr.

23:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/08/2009

I know the Law, your Bastard !

But knowing the Law is not everything...

Ne nous laissons pas terroriser !

12:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/07/2009

Nous ne nous laisserons pas terroriser !

Le vendredi 10 janvier 2003

Le 23 aût 2002, 17 personnes du Collectif de soutien aux inculpés du campement NoBorder occupent l’antenne strasbourgeoise du ministère de la justice. Le but de l’action est d’obtenir enfin une autorisation de parloir et la sortie d’isolement d’Ahmed Meguini. Celui-ci, arrêté parmi d’autres au cours d’une manifestation pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétentions, avait été maintenu en détention dans des conditions particulièrement iniques, puisées dans l’outillage carcéral qutodiennement employé pour briser les prisonniers. Ce traitement « de faveur » est révélateur de l’ « attention particulière » que les forces de police, la justice et l’administration pénitencière ont réservé aux participants à ce campement autogéré, faute de pouvoir empêcher les actions, discussions et manifestations qui ont réuni plus de 2000 personnes du monde entier pendant 10 jours contre les frontières et le contrôle social.

Les 3 employés présents lors de l’occupation décident de rester sur place et des négociations avec le procureur semblent commencer, brutalement interrompues par l’intervention du GIPN accompagné par la BAC. Commence alors un scénario catastrophe au final buresque, symptôme d’un délire de judiciarisation croissant : passages à tabac, 48h de gardes-à-vue, mise sous écrou une nuit à la prison de strasbourg et comparution immédiate spectaculaire des 17 pour "séquestration et violation de domicile".

Démontrant l’inanité de l’accusation et suivant la plaidoierie des avocats, le tribunal se déclare incompétent, les 17 sont libérés au grand dam du parquet qui réclamait 4 mois dont 1 ferme : la tentative de maquiller une banale occupation en prise d’otage a manifestement échoué.

Défait en rase campagne, le Parquet fait néanmoins appel et nous serons à nouveau jugés à Colmar le 6 février 2003.

Cette arrogance s’inscrit dans une volonté plus générale de criminaliser, de punir et de contraindre toutes formes de vie potentiellement subversives (LSQ, LSI, construction de nouvelles prisons et de centres de rétention, exactions de la BAC, etc).

Les enjeux de ce procès sont multiples. Au-delà de l’acharnement répressif contre le campement NoBorder (ce procès ouvre la série des audiences contre les inculpés du campement : 6 personnes du 25 au 28 février, 3 personnes arrêtées devant l’occupation le 20 mars), c’est la pratique même de l’occupation comme forme de lutte concrète qui est évidemment visée.

Sans-papiers, chômeurs, étudiants, usagers des services sociaux, nous sommes tous en prise avec la machine administrative (ANPE, CAF, Telecom, EDF, etc), et l’occupation est un de nos moyens de prendre ce qu’on refuse de nous donner. Toute condamnation, même minime, constituerait un précédent inacceptable.

Nous ne nous laisserons pas terroriser !

Nous appelons tous ceux qui veulent défendre cette pratique d’auto-défense sociale, tous ceux qui refusent que leur quotidien, leur vie, leurs désirs soient soumis au contrôle et à l’exploitation, à reprendre avec nous l’offensive, selon les envies et possibilités de chacun, soit en se rendant à Colmar devant le tribunal le 6 février à 8h30 soit en organisant des actions décentralisées autour de cette même date (n’oubliez pas de nous envoyer un cours récit par mail ou sur papier au adresses qui suivent) et/ou en nous envoyant un texte de soutien à il-legalteam@lalune.org ou en nous écrivant à il-legalteam, c/o CAE, 21ter rue Voltaire, 75011 Paris (les chèques de soutien, établis à l’ordre d’AAU peuvent être envoyés à cette même adresse).

Nous continuons d’exiger, au nom du réseau Noborder et de tous les participants au campement, l’arrêt des poursuites contre tous les inculpés du campement et à nous mobiliser contre le contrôle social et pour la liberté de circulation et d’installation.

Les 17 et le collectif de soutien aux inculpés No Border

 


solidarité avec les inculpés !

 

 

 

 

 

 

 


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