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18/05/2013

Marine a touché le fond... de la piscine

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Tassin : Un lapin, chef.
Chaudard [Tombé à l’eau] : C’est malin, hein. C’est malin !
Pithiviers : Mais chef, c’est vous tout seul qui êtes tombé. Nous ...
Tassin : Moi j’ai juste dis « un lapin, chef ».

17:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/05/2012

Le FN en campagne. Les ressorts sociaux des votes frontistes en milieu rural

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Comment expliquer le succès du Front national en milieu rural ? Dans un contexte marqué par la déstructuration des formes locales de sociabilité, la vigueur des votes frontistes découle en grande partie de la mobilisation de candidats autochtones s’appuyant sur la revitalisation de lieux de sociabilités à l’abri des diverses sources de fragilisation sociale.

par Sébastien Vignon

Extrait :

Il s’agit donc, si l’on veut mieux appréhender les rapports à la politique des électeurs des mondes ruraux, d’analyser les recompositions des sociabilités populaires et la déstructuration des collectifs traditionnels. C’est à l’occasion d’une étude réalisée à Saint-Vast [3], village d’un peu plus de 500 habitants situé dans l’Est de la Somme (Santerre Haute-Somme), où le FN obtient des scores très élevés depuis l’élection présidentielle de 2002 [4], qu’on a pu adopter cette perspective d’étude. À partir d’observations in situ et d’une série d’entretiens semi-directifs auprès d’habitants, complétés par des analyses statistiques, les votes frontistes ont ainsi été rapportés, plus qu’à des « lois générales » de la radicalité FN, à leurs fondements sociaux : l’entre-soi rural. Dans cette commune, l’étude des sociabilités traditionnelles du village (réseaux familiaux, associations, manifestations et fêtes) a mis au jour des formes de dévaluation de l’autochtonie (Retière 2003), ressource traditionnelle pour certaines catégories de résidents confinés dans les limites de l’espace communal. L’apparition de conflits interpersonnels au sein d’associations locales, la mise en concurrence de pratiques sociables par d’autres plus cotées (la pratique du tennis dans un bourg voisin au détriment de la longue paume, sport de raquette traditionnel picard) ou encore l’élévation du seuil de compétences exigées pour l’engagement dans l’espace local, comme c’est le cas pour les mandats électifs municipaux qui réclament désormais des compétences en lieu et place d’un ethos du dévouement (Retière 1994), sont autant de facteurs qui expliquent le retrait ou l’éviction de certaines catégories sociales de l’espace des sociabilités locales.

Ces facteurs contribuent à modifier sensiblement les rapports sociaux dans l’espace communal. D’abord en multipliant les formes de désengagements tous azimuts. Ensuite, cumulés aux bouleversements économiques (baisse du nombre de commerces dans la commune, concurrence croissante de la ville), ce déclin des pratiques collectives autochtones produit un « vide communal » déploré par les fractions des résidents qui ne peuvent investir d’autres lieux de sociabilités à l’extérieur (notamment à la ville) et qui se replient le plus souvent sur leur « monde privé » (Schwartz 1989). Pour les plus âgés et ceux qui sont faiblement dotés de capitaux, la commune devient un territoire aux bornes toujours plus étroites. À l’inverse, pour ceux qui ont des ressources mobilisables en dehors de l’espace communal, les lieux d’appartenance (en particulier de loisirs et de travail) se dissocient et se diversifient.

Enfin, dans le contexte de la déstabilisation de l’ancien entre-soi local et de la dégradation des conditions d’existence individuelle et collective (affaiblissement ressenti des relations de voisinage, manque de travail, de commerces, retrait des services publics), l’éthique du travail et, surtout, l’exigence d’égalité de traitement, très valorisées au sein des catégories populaires, sont perçues comme insultées et menacées : les jeunes qui « traînent » à l’abribus sont considérés comme moins « travailleurs » que leurs aînés, on regrette la « crise de l’autorité parentale » sur la jeunesse locale, etc. Avec la jeunesse incontrôlable, « les immigrés », bien que totalement absents de la commune, constituent l’autre figure repoussoir sur laquelle est reportée, souvent avec une violence verbale toute particulière, ce qui est vécu comme une chute de statut. La construction de logements sociaux et l’arrivée de populations « à problèmes », pour reprendre les propos de certains villageois, apparaissent comme une perturbation supplémentaire, venant renforcer les effets de l’entropie qui désorganise la vie communale. Dans un tel contexte de déstructuration des sociabilités populaires, le FN parvient à s’implanter grâce aux ressources « autochtones » de ses militants et candidats aux élections locales et à leurs mobilisations de proximité.

 

article complet ici

 

07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/04/2012

Le Printemps de la Nouvelle Droite... à combattre !

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"On est la Nouvelle Droite" Gilbert Collard - 22/04/2012 sur France 2

20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/02/2012

Jacques Kotoujansky, conseiller santé de Marine Le Pen...

Capture d'écran du site de Jacques Kotoujansky

Le docteur Jacques Kotoujansky gagne à être connu. Ce gynécologue-obstétricien de 58 ans, diplômé de Science-Po Strasbourg, a rejoint le Front national après être passé par le MPF de Philippe de Villiers, le Rassemblement pour l'Indépendance de la France (RIF) de Paul-Marie Coûteaux et le parti de Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République). Conseiller municipal de Lasson (Yonne) et candidat frontiste l'année dernière dans son canton, il est aujourd'hui membre du comité d'action programmatique du FN sur la santé.

A l'instar de Jean-Marie Le Pen, Kotoujansky est un adepte des thèses de Thierry Meyssan sur le 11-Septembre. En 2008, il avait envoyé par e-mail à 3000 « cadres politiques, sociaux et culturels de la France » une longue lettre ouverte développant la thèse d'un « complot intérieur » et renvoyant au site conspirationniste ReOpen911.

Le texte avait essaimé sur des sites d'extrême droite (Géostratégie.com, Generationfa8.com...) ou altermondialiste (Bellacio.org). Dans la foulée, on avait applaudit, sur le forum de discussion de ReOpen911, le « courage » de ce « scientifique ». Si Atmoh, le président de ReOpen911, avait appelé à la prudence sur les données invérifiables que comportait la lettre ouverte de Kotoujansky, il n'hésitait pourtant pas à la qualifier de « précieuse ». Quant à Kotoujansky, il était intervenu en personne : « Merci d’avance à tous les internautes et aux amis de ReOpen (à qui je dois presque tout !) qui ont la gentillesse de commenter favorablement mon travail (...) Courage à toutes et tous, on les aura ! ».

''Bienvenue au Front'', de Claire Checcaglini
 
Après avoir donné des conférences sur le 11-Septembre à l'invitation de Terre et Peuple (en janvier 2009) et du Local (en septembre 2010), Jacques Kotoujansky a fondé sa propre association conspirationniste, "Vérité & Liberté", adossée à un site, kotou.fr dédié à la théorie du complot. En août 2011, quelques jours avant la commémoration du dixième anniversaire des attentats, il diffuse une seconde lettre ouverte dans laquelle on peut lire : « Je suis militant au Front National et si je milite au Front, c’est parce que je sais depuis longtemps la vérité sur le 11-septembre, que j’en mesure toutes les conséquences et que le FN est le seul parti en France à même d’assumer les implications de cette vérité, avec les risques que cela comporte ».

Auteure de Bienvenue au FN, journal d'une infiltrée (éditions Jacob-Duvernet, 2012), la journaliste Claire Checcaglini révèle que Jacques Kotoujansky n'est pas seulement un adepte de la théorie du complot sur le 11-Septembre : il nierait également la réalité des chambres à gaz. Au cours d'un dîner organisé pendant les universités d'été du FN à Nice en septembre dernier, il aurait ainsi défendu les thèses négationnistes de Robert Faurisson. Voici le témoignage de Claire Checcaglini :

 


La soirée de gala des universités d'été FN par Mediapart

via conspiracywatch.info (avec les réserves qu'on peut avoir)

 

Infos supplémentaires [Probe] :

Jacques Kotoujansky, Terre et Peuple, île de France,

Conférence du Dr Jacques Kotoujansky, spécialiste auto/proclamé des attentats du 11 septembre 2001 - page de Synthèse nationale.

Jacques Kotoujansky, Terre et Peuple, Synthèse Nationale, Front Comtois,Roland Hélie, Robert Spieler, André Gandillon, Directeur de Militant, Jérôme Bourbon, Jean-Paul Chayrigues de Olmétta,Pierre Vial,Marie-Paule Darchicourt,Yves Darchicourt, enseignant, Marc Rousset,Serge Ayoub,Martin Peltier,Franck Abed, Anne Kling, Jean-Claude Rolinat, Christian Perez, Dr Jacques Kotoujansky, René Delacroix, Olivier Grimaldi,Arnaud Raffard de Brienne, François Ferrier, Pierre Descaves,

Appel national "à la sécession" - page de Front Comtois.

 

On y retrouve :

 

- Roland Hélie, avec Robert Spieler, qui ont lancés la maison d’édition Semis Diffusion, copinant avec Anne Kling (1). Roland Hélie est, depuis novembre 2011, le Secrétaire national de l'Union de la droite nationale (UDN), structure rassemblant la NDP dirigée par Robert Spieler, le Parti de la France de Carl Lang et le MNR fondé par Bruno Mégret.

- André Gandillon, actuel rédacteur en chef de Militant, une revue  " gardien[ne] de la mémoire du nationalisme français, avec l’Œuvre Française, en organisant des commémorations à la mémoire de Brasillach, François Duprat, mais également en l’honneur de La Commune par le biais de l’Association des Amis du Socialisme Français (ceux-ci se revendiquant de l’héritage de la Commune de Paris) ou encore en organisant un banquet annuel. Lors de ces initiatives la Gauche Nationale de Kavan Herbin vient renforcer les maigres troupes de sympathisants de la revue, abaissant sensiblement par la même occasion la moyenne d’âge de toute la petite troupe." (2).

- Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol, hebdo d'extrême droite, héritier d'une "tradition polémique et pamphlétaire" qui s'est encore vu condamné par "quelques segments de phrase jugés corrosifs d'Hervé Ryssen sur le «peuple sûr de lui et dominateur».

- Pierre Vial, l'indécrottable amateur de solstice, compagnon de route au GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne ) de Guillaume FAYE (dictionnaire fondamental de 177 mots-clés) et Jean-Yves Le Gallou (président de la fondation Polémia et promoteur du Gramscisme technologique). Vial cherche à unifier "un courant identitaire [,] une véritable doctrine de synthèse idéologique et politique qui au-delà de tous les partis (3)

- Serge Ayoub, énergique animateur du club de rencontre "Le Local", également présent à la 5ème journée de synthèse du 11/11/11 à 11h00 (4)

 

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- Olivier Grimald, activiste français d'extrême droite de longue date : il fut notamment membre du mouvement Ordre Nouveau, du Parti des forces nouvelles (dans les années 1970-1980) et du comité Espace nouveau (regroupant dans les années 1990 des dissidents du FN). Il est surtout connu comme étant le président du Cercle franco-hispanique (CFH), dès son apparition en 1982.(5)

- Christian Perez qui cultive les relations du parti Populiste sur Pearltree (6)

- François Ferrier, responsable lorrain de la NDP, ex RPR, ex conseiller régional FN de Lorraine élu en 2004.

- Pierre Descaves, ancien activiste de l'OAS et conseiller régional en 2004 au FN qui, depuis qu'il a "entendu le message christique de Jean-Paul II", s'est rangé des camions et de l'action directe en tentant une reconvertion dans l'écriture. Il rejoint Arnaud Raffard de Brienne autour des Ateliers Fol'Fer (7)

 

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Jacques Kotoujansky, lecteur de Pierre Hillard depuis 2007, s'est aussi essayé au "journalisme citoyen" sur agoravox (8)

 


1 - https://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/10/22/au-se...

2 - http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article345

3 - http://tempspresents.wordpress.com/2009/03/03/reflexions-...

4 - https://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2012/01/04/herve...

5 - http://www.resistances.be/fnaced03.html

6 - http://www.pearltrees.com/#/N-f=1_2287459&N-fa=44899&...

7 - http://www.atelier-folfer.com

8 - http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/traite-europeen-ce-que-veut-l-27636

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05/02/2012

dimanche 12/02/2012 - Manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Strasbourg

Le Front National et Marine Le Pen au service de la casse sociale. 

Danger pour les libertés 


Désindustrialisation, délocalisations, flambées des prix, dégradation des services publics, mais les profits versés aux actionnaires s’envolent ! Les défis concernant l’environnement ne sont pas pris en compte.
Nous sommes victimes de la politique néolibérale qui profite aux plus riches.

Pour capter une partie de l’électorat appauvri, déclassé et en colère, le FN, tient un discours social. C’est une imposture. Le 22 octobre 2010, en pleine lutte contre la casse des retraites, Marine Le Pen déclarait : «Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus… La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers». Elle projette de supprimer syndicats et acquis sociaux. Quelles sont les références de l’extrême-droite ?
En France la collaboration avec le nazisme, la tentative de coup d’Etat de l’OAS... Et ailleurs la dictature de Pinochet ou des colonels grecs …

Marine Le Pen utilise comme son père la peur, prône une France xénophobe refermée sur elle-même et désigne de faux responsables aux problèmes : les étrangers, les musulmans…
Prétendre, comme l’a claironné son père durant des dizaines d’années, que nous sommes face à une invasion massive d’immigrés est une des contre vérités du FN : il n’y a en France qu’un immigré de plus par an pour 650 habitants. Marine Le Pen parle du « coût de l’immigration », mais, la différence entre ce que les immigrés versent à l’Etat et ce qu’ils en reçoivent représente un gain pour l’Etat de 12,4 milliards d’euros. Il y a en France 2,9 millions d’étrangers; par ailleurs vivent et travaillent à l’étranger 2,5 millions de Français.
Le FN met en avant la «priorité nationale» qui comme «la préférence nationale» établirait un apartheid. Le national-socialisme avant 1933 avait mis en avant le social en faveur des Allemands pour se muer rapidement en dictature sanguinaire.

Le FN est aussi contre le remboursement de l’IVG, il veut mettre le Planning Familial au pas, il est pour le renvoi de la femme au foyer.
Il est pour la restriction des libertés notamment des jeunes, pour une sélection accrue des étudiants, pour une éducation rétrograde.
Il pratique l’intolérance au niveau culturel et de la presse, bien visible déjà où le FN a dirigé une mairie.
Son entourage est révélateur avec le GUD (violent groupuscule d’extrême-droite dont l’ancien leader Frédéric Chatillon est à présent directeur de campagne de Marine Le Pen), avec les intégristes catholiques.
Il soutient des dictatures, veut réintroduire la peine de mort.

La perspective d’une alliance à droite entre un FN « relooké » par Marine Le Pen et l’UMP est en chantier.
Le «projet pour la France» de Marine Le Pen, n’est pas la solution pour sortir de la crise.
Ce projet prépare le terrain à la poursuite et à l’aggravation des méfaits de cinq ans de sarkozysme.

Le 12 février à 15h Marine Le Pen tient un meeting au PMC à Strasbourg.


Pour dire non aux idées d’extrême-droite, 
pour les libertés, la justice, l’égalité et la fraternité, 

manifestons ensemble le dimanche 12 février ! 

Départ place Kléber à 14h30. 



"Collectif Justice et Libertés" et "Collectif D'ailleurs, nous sommes d'ici" 

Initiative soutenue par :

Amis du peuple kurde, ATMF 67, ATTAC-Strasbourg, Cercle Menachem Taffel, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, FSU 67, Jeunes Communistes 67, MRAP-Strasbourg, Mouvement de la Paix 67, NPA 67, PCF 67, PCOF 67, Parti de Gauche 67, Planning Familial 67, Ras l'front, Sud - Etudiants, Union Juive Française pour la Paix 67, UNSA - Education, UD CGT du Bas-Rhin, Calima, Jeunes Ecologistes d'Alsace...

11:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/11/2011

Un ex-inspecteur de la DST prend du galon au Bloc identitaire

Une nouvelle figure a fait son apparition au Bloc identitaire (BI). Récemment promu coordonateur régional du BI en Normandie, Jean Lucat est mis en avant à l'occasion de la nouvelle campagne anti-halal de la formation d'extrême droite.

Le profil de ce cadre attire l'attention à plusieurs titres. D'abord, l'âge. A 64 ans, Jean Lucat ne correspond pas au profil-type du militant du BI, en général plutôt jeune. La direction des identitaires compte ainsi très peu de sexagénaires, à l'exception de Philippe Millau, Jacques Cordonnier et Richard Roudier.

Surtout, le CV de Jean Lucat est peu commun. Il a fait carrière à la DST (Direction de surveillance du territoire), où il était inspecteur. Il a "traité" plusieurs figures d'extrême droite, dans les années 1970 et  1980, époque propice aux opérations barbouzardes.

Son nom est plus récemment apparu dans l'affaire de la cavale de Dominique Erulin. Ancien légionnaire, ancien du Service action du SDECE, agitateur d'extrême droite, Erulin a été soupçonné par la célèbre cellule de l'Elysée du commandant Prouteau, d'avoir voulu attenter à la vie de François Mitterrand. Dominique Erulin s'était par la suite enfui à l'étranger, dans des conditions rocambolesques, en bénéficiant d'un passeport remis par un inspecteur de la DST (Le Monde du 10 décembre 2004).

"Mon engagement au Bloc identitaire est dans la continuité de ce que je pense depuis ma jeunesse. A la DST, j'avais le devoir de ne pas afficher mes opinions politiques, j'ai quitté la DST à 44 ans, j'en ai 64, cela fait vingt ans que je suis dans le privé, dans l'intelligence économique", nous a raconté Jean Lucat.

Le GRECE, Alain Madelin, Xavier Raufer

"Au Bloc, j'ai retrouvé des gens que je connaissais, des Grécistes, continue M. Lucas. Philippe Millau par exemple [coordonateur Grand Ouest du BI]. On s'était côtoyé au GRECE, j'étais au GRECE aussi, je suis un fidèle lecteur de la revue Eléments."

Avant le Bloc identitaire, Jean Lucat dit avoir fait un bout de chemin à Idées Actions - le mouvement d'Alain Madelin- puis à Démocratie libérale  et enfin un peu à l'UMP. "J'ai eu l'occasion de connaître Alain Madelin. Quand j'étais à la DST je fréquentais beaucoup la bibliothèque de l'Institut supérieur du travail". L'IST est l'une des structures mises en place par Georges Albertini, dans le cadre de la lutte anticommuniste.

Alain Madelin a aussi émargé à la "centrale Albertini" qui lui a notamment servi de sas vers la droite libérale après ses engagements à l'extrême droite activiste. Dans cet univers,  Jean Lucat a aussi connu Xavier Raufer, "un vieux copain" - ex-militant d'Occident, tout comme Alain Madelin, Raufer est devenu aujourd'hui criminologue.

"Le libéralisme à la Madelin, j'en suis sorti, pour moi ce n'est pas une solution pour l'Europe, poursuit Jean Lucat. J'ai découvert le Bloc identitaire par des copains. Je suis allé à leur Convention en 2009, je me suis rendu compte que c'était des gens sérieux".

Du côté des Identitaires, on assume la promotion de M. Lucat. "Chacun a le droit d'avoir un métier, il n'y a rien de choquant. Je ne vois pas où est le problème. C'est un cadre de valeur. Je n'ai pas le sentiment que son parcours est trouble", réagit Fabrice Robert, président du mouvement.

Philippe Vardon, autre dirigeant du Bloc, répond par une pirouette: "On est comme Marine [Le Pen], on montre que l'on a, nous aussi, des hauts fonctionnaires. Il a les compétences et les qualifications".

NB: La DST a été fusionnée en 2008 avec la Direction centrale des Renseignements généraux pour créer la DCRI.

Sur "la centrale Albertini", lire la partie "Sortir du Ghetto", dans l'ouvrage Génération Occident, Frédéric Charpier, Seuil.

 

via http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/category/bloc-identitaire/

 

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26/10/2011

Le Front National et l’offre politique

http://tempspresents.files.wordpress.com/2011/10/afp-source-www-lemonde-frl.jpg

Par Nicolas Lebourg

La fonction tribunicienne fut tenue jusqu’à la fin des années 1970 par le Parti Communiste Français, usant d’un langage révolutionnaire au  bénéfice d’une attitude réformiste. Les slogans radicaux étaient une manière d’obtenir des dominants des transformations sociales, par une transaction entre le langage de rupture et la praxis pragmatique. Le communisme parlementaire et syndical joua ainsi peu ou prou le rôle de lobby au bénéfice non d’une classe, mais de masses usant de ce moyen pour agir sur un seul segment politique, celui désigné par les communistes sous le vocable de « justice sociale ». Plus encore que le P.C.F., le Front National a tant joué cette fonction transactionnelle que l’on pourrait le qualifier de « parti-lobby », agissant au profit de masses n’en usant que sur le segment que les frontistes intitulent la « préférence nationale ».

Alors que le F.N. a joui d’un groupe parlementaire, aucun de ses députés n’a donné son nom à une  loi. En revanche, depuis que le parti projette son ombre sur la scène politique, la législation relative à l’immigration n’a cessé d’être compulsivement révisée par toutes les majorités parlementaires. Le FN est structurellement un instrument de lobbying d’une fraction de l’électorat. Celui-ci ne réclame pas un retour à Vichy mais un « libéralisme ethnocratique », où le libre marché est régulé par le discriminant ethno-national. D’où la capacité du parti a agréger ensemble des clientèles socialement très diverses.

 

la suite sur Fragments sur les Temps Présents

08:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/09/2011

François Duprat, une histoire de l’extrême droite

Propos de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg recueillis par Abel Mestre et Caroline Monnot

Vendredi 8 avril à 18 heures, est mis en ligne sur le site du Monde.fr, un webdocumentaire “François Duprat, une histoire de l’extrême droite”.

Produit par Le Monde.fr, l’INA et 1+1 Production, ce documentaire écrit par Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg s’attache à expliquer le parcours politique de François Duprat et le rôle essentiel qu’il a joué au sein de l’extrême droite française. C’est surtout le portrait d’une époque.

Comment présenteriez vous François Duprat ?

Nicolas Lebourg : Né en 1940, assassiné par un attentat à la voiture piégée en 1978, c’est un personnage central de la reconstruction des extrêmes droites européennes après la débâcle des fascismes. Il se reconnaît lui-même comme néo-fasciste. C’est à la fois un réactionnaire obsédé par l’anticommunisme, et un révolutionnaire qui veut changer le monde. Il réinvente l’extrême droite à qui il impose des thèmes novateurs alors, comme l’antisionisme, le négationnisme, le rejet de l’immigration sur une base sociale. Cadre fondateur et dirigeant d’Occident, d’Ordre Nouveau, du Front National, entre autres, il a pourtant été exclu de chacun de ces mouvements à un moment de sa trajectoire. Son trajet personnel ne manque pourtant ni de logique ni de sens quant à ses contemporains, car la duplicité et la dualité que certains pointent chez lui sont aussi les nôtres. En effet, ces allers-retours entre subversion et contre-subversion, sa volonté de balayer l’Etat tout en travaillant volontiers avec l’essentiel de ses secteurs répressifs sont très révélateurs des rapports de la société française à sa démocratie et des jeux de la Guerre froide.

Joseph Beauregard : Cet homme est un jeu de poupées gigognes. C’est un intellectuel néofasciste et un enseignant plutôt de la pédagogie fustigée aujourd’hui comme soixante-huitarde, un commis voyageur des circuits internationaux de l’anticommunisme qui danse bien le rock’n'roll, un numéro deux du Front National qui offre un disque de Maxime Leforestier à sa nièce. Au travers de ses méandres, Duprat raconte quelque chose de vertigineux sur son époque. Il cherche à capitaliser sur toutes les formes de transgression. Nous avons interrogé plus de 130 témoins : les termes les plus récurrents chez eux, quelle que soit leur empathie pour lui, sont la « fascination » qu’il exerce, et la « perversité » qu’ils ressentent. Ils ne font pourtant pas montre d’un jugement moraliste, car l’homme échappe aux schémas ordinaires.

Qu’est-ce que le parcours de François Duprat révèle de son époque ?

Joseph Beauregard : Avec François Duprat on comprend la résurrection idéologique et organisationnelle des extrêmes droites. Comment durant les Trente glorieuses, de l’Épuration à l’élection de François Mitterrand, a couvé la résurrection d’une tendance politique qui paraissait avoir été balayée par l’Histoire. Et on voit bien que c’est une coproduction nationale. Duprat se faufile partout. Il prône la révolution et est accueilli discrètement à l’Hôtel Matignon. Il dit pis que pendre de la gauche, mais a un pied dans les milieux du financement occulte de la gauche non communiste.

Nicolas Lebourg : Il est quelqu’un de très adapté aux jeux à triple tiroirs avec double fond très typiques de la Guerre froide, mais en même temps c’est un homme qui rêve d’un héroïsme fantasmé à partir de la Seconde guerre mondiale au milieu de cette société des années 1960-1970 toujours plus matérialiste. Il se revendique d’une idéologie, le fascisme, qui correspond à « l’âge des masses », à l’ère industrielle et de l’Etat-Nation, alors que lui-même est dans « l’âge des marges », l’internationalisation du politique, les hybridations idéologiques. Il s’engage pour l’Algérie française mais devient très vite un admirateur du régime ba’thiste syrien et de l’essentiel des nationalismes arabes. Il montre bien à quel point le réel est structuré par ses contradictions internes. C’est d’ailleurs peut-être l’une des raisons pour lesquelles il agaçait tant de monde : avec lui il ne reste rien d’une catégorisation simpliste, malgré son discours ultra-radical, totalement clivant, le monde qui se dessine quand on le regarde apparaît en zones de gris.


En quoi ce personnage est-il actuel ?

Nicolas Lebourg : Duprat a été à l’avant-garde de propositions politiques d’une importance cruciale aujourd’hui. La fusion de l’antisémitisme, de l’antisionisme, du négationnisme et du conspirationnisme est une offre idéologique à l’échelle mondiale désormais. Sa stratégie consistant à faire exploser les droites après leur avoir fait avaliser des thèmes de discrimination nationale, et ainsi relégitimer l’extrême droite, est-celle qui a permis le 21 avril 2002 et explique une bonne part de notre actualité politique.

Joseph Beauregard : C’est d’ailleurs lui l’inventeur de cette formule si souvent reprise par Jean-Marie Le Pen « l’électeur préfère toujours l’original à la copie ». Moins que théoricien, comme on le présente toujours, il est avant tout un tacticien très conscient que sa première force c’est la faiblesse morale de ses adversaires, leur enfermement dans un temps électoral court alors que les révolutionnaires tablent sur un temps long.

Il s’est passé trente-trois ans depuis l’attentat à la voiture piégé qui le visait. Les conditions de cette mort n’ont pas été éclaircies. Que faut-il en penser ?

Joseph Beauregard : D’emblée, évacuons une rumeur coriace : en aucun cas, comme il a souvent été dit, il n’y a pas eu d’enquête. La police, le juge d’instruction, ont fait leur devoir. Ils l’ont fait, c’est vrai, sans le soutien des services de renseignement qui auraient pu leur être utiles. Aujourd’hui, je regrette humblement que madame Alliot-Marie, lorsqu’elle était ministre de l’Intérieur, ait apposé son veto à la dérogation que nous avions obtenu d’accès aux archives sur l’assassinat. C’est conforme avec son refus en tant que ministre de la Justice de donner suite à la demande de la fille de Robert Boulin, ministre assassiné à la même période, de faire rouvrir cette autre enquête. Mais je crois que c’est regrettable pour notre démocratie. Pour notre part, nous avons repris toutes les hypothèses qui avaient été soulevées, publiquement ou non, et les avons étudiées sereinement. L’essentiel d’entre elles sont balayées par la démonstration logique et des aspects factuels.

Nicolas Lebourg : D’abord, malgré tous les fantasmes liés à cet assassinat, totalement hors norme par son mode opératoire dans la vie politique française, nous nous sommes refusés à tout sensationnalisme autour de cela. Pour une raison très simple : l’éthique. La veuve de François Duprat était une militante engagée, sur des idées qui ne sont pas les nôtres, mais elle mérite le respect. Nous ne nous imaginions pas faire montre de légèreté là-dessus, n’en déplaise au voyeurisme de notre époque. Ensuite, nous ne sommes pas investis d’une charge de police ou de justice, or pour qu’une démocratie fonctionne il faut qu’elle soit structurée… Néanmoins, pour que cette démocratie existe, qu’elle ne soit pas dans une dérive bureaucratique ou qu’elle ne devienne pas le théâtre d’ombres de dominants, il faut exercer une pression sur elle, il faut qu’il y ait une tension permanente. C’est pourquoi nous poursuivons toujours cette décision du ministre de l’Intérieur devant le Tribunal Administratif. C’est ce qui explique l’importance de travailler sur la vie et la mort de Duprat. Sans toutefois donc confondre les fonctions d’histoire du temps présent et d’enquête judiciaire. N’ayant ni les moyens ni la légitimité à refaire cette enquête, il était plus pertinent d’essayer de comprendre ce que cette mort occultée pouvait dire sur notre société et nos institutions. Notre pays était alors très tolérant avec les manques de tempérance et de transparence. Le manque d’émoi face à l’assassinat de Duprat et à l’échec de l’enquête sur son assassinat témoignent que le goût pour l’arbitraire et l’autoritaire dépasse amplement la zone de l’extrême droite radicale.

Votre webdocumentaire va être diffusé à parti du 8 avril, en même temps que devait sortir en librairie votre biographie de François Duprat

Joseph Beauregard : Ce « webdoc » n’est pas une adaptation du livre mais plus une histoire de l’extrême droite dont la figure de François Duprat est le fil rouge. Les deux objets sont complémentaires, l’un situant l’homme dans sa profondeur, l’autre correspondant à une critique politique de son action menée. Chaque élément correspond ainsi à sa propre logique et cela évite les « parasitages » entre ces deux démarches. Nous étions particulièrement soucieux de proposer un élément analysant un homme en mouvements dans son temps, sans jugement, et, d’une autre manière, d’assumer notre libre choix de la critique de son action et ses pensées.

Nicolas Lebourg : Au bout de cette longue enquête, le manuscrit et le webdocumentaire ont été validés à la réception par l’éditeur et les producteurs. Cependant le premier mars 2011, l’éditeur nous a fait savoir qu’il réorganisait son planning de parution. L’ouvrage serait renvoyé à janvier 2012. Lemonde.fr n’a pas souhaité surseoir à la diffusion du webdoc et l’a programmé à compter du 8 avril 18 heures.

Première parution : « François Duprat, une histoire d’allers-retours entre subversion et contre-subversion« , Droite(s) extrême(s) lemonde.fr, 7 avril 2011.

 

sur le site du "Monde.fr", un webdocumentaire "François Duprat, une histoire de l'extrême droite". (Il est visible ici).

via tempspresents et droites-extremes

09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/02/2010

la jeunesse emmerde le front national - Tu prends mon bled comme étiquette (collectif 6.8.7.7.0)

18:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/02/2010

A Strasbourg, JM Le Pen sert sa soupe sous haute protection.

Office du tourisme policier Strasbourg-Le Pen am Nacht 09-02-2010 21-02-15.JPG

projet d'affiche touristique: Strasbourg am Nacht Achtung Polizei! (blog La Feuille de Choux)

 

Une conférence de presse à l'Ancienne Douane de Strasbourg sous très haute et massive surveillance policière pour contrer quelques rares manifestants.(DNA du 10/02/2010)

 

Toujours aussi prompte à défendre la démocratie (blanche et chrétienne) qu'à matraquer l'étudiant (en sciences humaines), la police nationale française a pris position tout autour de l'Ancienne Douane.

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Oui, tu es surpris, car pour toi, l'Ancienne Douane a bel et bien brûlée en ce jour du 04/04/2009. Tu l'a vu comme d'autres sur toutes les télévisons et couverture de journaux, devenue symbole du déchainement de la violence mouvante des encagoulés d'ultra-gauche anarcho-autonomistes solidaires.

Et bien non, ami lecteur, il y a une autre Ancienne Douane, au centre de Strasbourg.

C'est un restaurant au bord de l'Ill, en face du musée Alsacien, à deux pas du quartier de la cathédrale. Niveau symbole et situation géographique, c'est du premier choix. Et tu n'est donc pas surpris que l'auto-décrété garde barrière de l'Europe blanche ai choisit ce lieu pour servir sa soupe nauséabonde.

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Alors, quid du déploiement sécuritaire de cette nuit du mardi 9 février 2010 ? Et bien figure toi, ami, que dans cette douane transformée en restaurant, avait lieu une conférence de presse pour soutenir la tête de liste consanguine identitaire Patrick Binder en présence du grand patron de la démocratie blanche et raz du front, JM Le Pen.

Et oui, ami, tu es surpris, car tu sait comme tous les Strasbourgeois que la tête de liste FN vient manger ici régulièrement, toujours aussi bien accueillit et servit comme le fûrent tant d'autres et ce malgré leur promptitude à autant tendre le bras droit qu'à lever le coude, sur ces mêmes tables couvertes de nappes blanche et rouge, couleurs de l'Alsace identitaire et souchienne.

le pen nappes.jpg

(Photo DNA - Michel Frison)

As-ton vu un tel déploiement de policiers lors de repas du PS, de l'UMP ou des Verts ?

Et c'est bien là que se pose la question...pourquoi cette fois-ci cet humble repas entre démocrates blancs et chrétiens sans chapeaux pointus a-t-il bénéficié d'une telle couverture sécuritaire ?

Un coup de communication de la Propaganda Staffel ? Des menaces ? Une petite victimisation pour relancer la motivation du troupeau identitaire avant les élections régionales ?

passage supprimé le 25/02/2010 à 17h33 suite au message de SB (voir lien messages)

l'article en lien n'est, comme par hasard,  plus disponible : http://julienviel.hautetfort.com/files/gayet%20wirtz.pdf

Page Inconnue

Il est possible que la page recherchée ait été supprimée, que son nom ait changé ou qu'elle ne soit pas disponible pour le moment. (erreur 404)

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Quelques phrases de Binder (article Médiapart), alsacien souchien dans le texte :

- «le racisme et la xénophobie ont été importé en France par le conflit israélo-palestinien, et pas par le FN»

- «Une société multiculturelle, ça ne fonctionne pas. Les Turcs, ils sont ce qu’ils sont, mais au moins ils travaillent. Ce sont les Maghrébins : chaque immigré qui vient de ces pays-là posera un problème

Tu ne sera pas surpris, ami lecteur, que je ne te laisse pas l'adresse de cette "bonne table"...

09:19 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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