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15/06/2009

Ronde nere fascisme italie msi non oxi 28 octobre

 

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Presentazione delle «ronde nere» al convegno nazionale dell'Msi a Milano. Il gruppo si chiamerà «Guardia nazionale italiana» (Gerace)

 

 

Italie : vers un retour du fascisme ? C’est hebdomadaire catholique Famiglia Cristiana ("Famille chrétienne") qui a lancé le pavé dans la mare. Dans un éditorial du 13 août, ce journal, vendu à plus d’un million d’exemplaires par abonnement et dans les paroisses, s’interroge : "Espérons que les soupçons d’une renaissance du fascisme, en Italie, sous d’autres formes se révéleront infondés."

Les campagnes électorales d’avril dernier et la victoire d’une droite dure se sont en effet immédiatement traduites par une vaste offensive xénophobe. Les Roms de nationalité italienne ou venant d’autres pays européens ont été désignés comme la source de tous les maux du pays. Cette entreprise incluait une vague de violences contre des camps de Roms, sous l’impulsion notamment de membres de l’extrême droite et d’éléments de la pègre et de la part du gouvernement une campagne de fichage des Roms.

La fiche a été établie à Naples , où le recensement a débuté, avant de s’étendre à Milan et à Rome. Dans ces trois villes, le gouvernement considère que la présence des Roms « crée des troubles ». Leurs préfets respectifs ont été nommés commissaires à "l’urgence nomade" puis convoqués au ministère de l’intérieur pour mettre au point les détails de l’opération. Le fichage comprend, à côté des empreintes digitales et de la photo, des cases "ethnie" et "religion". Ce fichage a provoqué un tollé dans le pays, et alerté l’Union européenne ainsi que des organisations internationales comme l’Unicef et Amnesty international. Malgré les polémiques, le ministre de l’intérieur Roberto Maroni, à l’origine du projet, déclare ne pas vouloir "reculer d’un millimètre". Selon ce haut responsable de la Ligue du Nord, populiste et xénophobe, le recensement est indispensable pour connaître la situation des camps et des nomades qui vivent en Italie, adultes et enfants. Selon lui, "il ne s’agit pas d’un fichage ethnique", mais d’"une garantie supplémentaire pour la protection des droits des occupants des camps nomades".

Il a du reculer sur un point : contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, les empreintes des enfants n’ont pas été relevées. Maroni, qui espérait pouvoir appliquer le fichage aux mineurs, a dénoncé l’"hypocrisie" des réactions à ce sujet. Les empreintes, a-t-il défendu, devaient ainsi servir à vérifier s’ils étaient envoyés mendier par leurs parents. Dans ce cas-là, les enfants auraient pu être retirés à leur famille.

La conférence épiscopale italienne a fait part de sa "forte préoccupation". L’opposition qualifie le fichage de "raciste". Amos Luzzatto, ancien président de l’union des communautés juives, a déclaré que cette décision ravivait en lui le souvenir de ce qu’il a vécu lors de la proclamation des lois raciales de 1938 par Mussolini. Parallèlement, depuis le 4 août plus de trois mille soldats ont commencé à se déployer dans les principales villes italiennes .Leur champ d’action inclut la lutte contre la criminalité, l’immigration clandestine et la menace terroriste.

Le nouveau gouvernement a aussi donné toute liberté aux maires pour prendre des mesures restreignant les libertés dans leurs villes, produisant ce que l’on appelle maintenant les "maires-shérifs" . Avant même le décret autorisant ces dérives locales, le maire de Rome, G. Alemanno (droite) avait prohibé les pique-niques sur les places ou près des monuments du centre historique de la capital et surtout tenté d’interdire aux pauvres de fouiller dans les poubelles. Les associations caritatives romaines organisant les soupes populaires, en majorité catholiques, ont immédiatement protesté, Don Ciotti, de l’association Abele a déclaré : « ceux qui font les poubelles doivent avoir une chance de survivre" ; face au scandale, Alemanno a du reculer.

Le maire de la capitale est d’ailleurs particulièrement représentatif des dangers de la situation actuelle. Giovanni Alemanno a mené une campagne virulente pour battre son adversaire, Francesco Rutelli, maire et ministre de la Culture sortant, en ciblant ses attaques sur l’insécurité et l’immigration. Il a promis l’expulsion de 20 000 immigrés clandestins ayant eu affaire à la justice.

Cet ex-ministre de l’Agriculture de précédents gouvernements Berlusconi, est issu de l’ancien parti MSI, héritier du mouvement fasciste. Il avait participé avec G. Fini, au « recentrage »politique d’Alliance Nationale mais il a gardé des liens étroits avec la frange radicale qui maintient l’ancien cours néo-fasciste.

Ainsi c’est tardivement, sous la pression de la communauté juive de Rome, qu’il a été contraint de récuser son alliance avec la Destra (la Droite), une scission du parti de Fini se revendiquant ouvertement du fascisme, dirigée par Francesco Storace, tout en lâchant : « A propos de Storace, les juifs exagèrent ».

Alemanno, surnommé lors de ses années de jeunesse fasciste "il picchiatore " (le "tabasseur"), avait déjà suscité une vive émotion sur des plateaux de télévision, en exhibant la croix celtique qu’il porte en permanence au cou.

Le même Alemanno a également proposé après son élection de nommer plusieurs rues de la capitale d’après des hommes politiques du siècle dernier, parmi lesquels son mentor Giorgio Almirante, ex-membre de la République sociale de Saló (Etat fasciste du centre et du nord de l’Italie fondé par Mussolini en 1943) et fondateur du néofasciste Mouvement social italien (MSI). La communauté juive de Rome a vivement critiqué cette initiative en rappelant les collaborations, en 1942, d’Almirante à la revue antisémite La défense de la race et les articles dans lesquels ce dernier affirmait que « le racisme doit être la nourriture de tous […]. Autrement nous finirons par faire le jeu des métis et des juifs… ». Le président de la communauté juive de Rome a proposé que le nom de son grand-père mort à Auschwitz, Riccardo Pacifici, soit écrit en lieu et place de Giorgio Almirante. Alemanno, n’a pourtant pas abandonné son projet de lui attribuer une rue. Il a simplement concédé « qu’il cherchera une discussion claire afin d’obtenir le consensus de la communauté juive pour consacrer une via Almirante ». Avant de rectifier : « Nous n’avons jamais pensé déléguer la question à la communauté juive, c’est moi qui décide. »

Les anciens/nouveaux dirigeants italiens entretiennent indubitablement des rapports troubles avec l’histoire de leur pays.

La République italienne est née en s’opposant au fascisme, sur les cendres de la monarchie fasciste de Vittorio Emmanuele III.

Il est d’usage commémorer, chaque 25 avril - jour de la fête nationale -, la sortie de cette période totalitaire.

Berlusconi, en quinze années de vie politique et deux mandats de premier ministre, n’a jamais pris part aux commémorations de la fête nationale italienne. Il a tenu à effectuer, le 25 avril 2008, un geste explicite : alors que le Président de la République célébrait la victoire des alliés sur les nazis, il recevait en consultation officielle dans ses bureaux le sénateur Ciarrapico, qui a fait toute sa campagne électorale sur sa nostalgie pour le régime mussolinien et qui a déclaré haut et fort qu’il n’était aucunement question pour lui de renier le fascisme. Cet homme d’affaires plusieurs fois condamné par la justice, a longtemps dirigé une maison d’édition dont l’activité principale était la publication d’ouvrages fascistes et révisionnistes

Grâce à son appui et aux moyens qu’il a déployé la majorité de droite compte dans ses rangs Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce et garante de sa "mémoire idéologique et politique". Déjà euro-députée, elle est remplacée au Parlement européen par le chef des « Naziskins » de Forza Nuova, Roberto Fiore, adorateur proclamé du Duce et de Franco et longtemps exilé en Angleterre pour fuir la justice. La présence au gouvernement de plusieurs ministres de la Ligue du Nord qui a recours à une thématique de droite très radicale est un élément particulièrement préoccupant pour l’avenir. Il est à noter que ce parti qui s’appuie sur une thématique régionaliste et populiste a conquis des voix dans l’électorat ouvrier d’une gauche en déshérence. Le rôle joué par le parti Allianza Nazionale (ex MSI) de Fini, issu du néo-fascisme, accentue la coloration extrémiste d’une droite italienne qui cherche à détruire l’indépendance et le statut de la justice. La violence contre les Roms et les immigrés annonce elle d’autres affrontements ?

http://www.betapolitique.fr/Italie-danger-fasciste-10649.html

 

11/11/2008
Q I (2)
L’Italie toujours séduite par Mussolini


(MFI) Un nombre croissant d’Italiens avouent leur admiration pour Benito Mussolini, estimant que le régime du dictateur qui s’était allié avec Hitler n’a pas été totalement négatif. Parmi ces « nostalgiques » du fascisme, les jeunes sont de plus en plus nombreux.

Le 28 octobre dernier, des milliers de nostalgiques de Benito Mussolini se sont retrouvés – comme chaque année – dans sa ville natale de Predappio, dans le Nord-Est de l’Italie, pour commémorer sa prise de pouvoir, le 28 octobre 1922. Autrefois, le rassemblement ne réunissait qu’une centaine de personnes, souvent âgées, qui préféraient être discrètes. Cette année, ils étaient plus de 10 000, vêtus de la même chemise noire que le dictateur, défilant en faisant le salut fasciste, un drapeau italien à la main. Comme le déclarait au quotidien La Stampa le maire de centre-gauche de la ville, Giuliano Brocchi : « Pendant de nombreuses années, on ne voyait que des nostalgiques d’un certain âge. Aujourd’hui, ceux-ci ont cédé la place à des jeunes de plus en plus nombreux, très revendicatifs, se disant fiers d’être fascistes. C’est inquiétant. »
Le « pèlerinage » suit toujours le même itinéraire : défilé à travers les rues de la ville jusqu’au cimetière de San Cassiano où se trouve la tombe de celui qui dirigea l’Italie d’une main de fer de 1922 à 1943, messe de commémoration puis garde d’honneur et chants fascistes. Les deux magasins de souvenirs de Predappio vendent des briquets, cendriers et autres t-shirts à l’effigie du Duce, mais aussi des matraques et des poings américains sur lesquels est inscrit le nom de Mussolini. « Nous recevons beaucoup de clients pour l’anniversaire de sa naissance le 29 juillet, de sa mort le 28 avril et de la marche sur Rome le 28 octobre. Mais il y a du monde toute l’année ; les affaires marchent de mieux en mieux », reconnait le propriétaire d’un magasin, cité par La Stampa. Visiblement, le culte du Duce se porte bien.

La tentation de réviser l’histoire

Cette année, la commémoration prend un relief particulier du fait de la dérive autoritaire que connaît l’Italie depuis le retour au pouvoir de Silvio Berlusconi en avril 2008. Entre la remise en cause de l’indépendance des magistrats et la rigueur des lois contre les immigrés, entre les dérapages verbaux du Premier ministre et la multiplication des attaques contre les étrangers, certains n’hésitent pas à comparer le berlusconisme au fascisme. Pour Angelo d’Orsi, professeur de sciences politiques à l’université de Turin : « Silvio Berlusconi est l’héritier du Duce. Certes, le pays ne va pas sombrer dans la dictature. Mais Berlusconi est l’inventeur d’un totalitarisme d’un nouveau genre qui prend la forme d’un contrôle des médias, d’une confiscation de l’Etat à des fins personnelles, d’une gestion politique qui oscille entre menaces et séduction. Il met au pas les juges, manipule l’opinion publique, se fait le chantre de l’ordre… Tout cela est loin des normes démocratiques. » On assiste en outre à une tentative de réviser l’histoire. Lors des célébrations de l’anniversaire de l’armistice, le 8 septembre dernier, Ignazio La Russa, le ministre de la Défense, a rendu hommage aux combattants de la république de Salo, qui restèrent fidèles à Mussolini et au nazisme après le renversement d’alliances : « Ils ont combattu avec la conviction qu’ils défendaient leur pays. Je ne considère pas et je n’ai jamais considéré le fascisme comme le mal absolu. » Fureur dans les rangs de la gauche et des associations de défense des Droits de l’homme.

« Un régime qui avait aussi ses bons côtés »

Pas étonnant dans ces conditions qu’un nombre croissant d’Italiens – parmi lesquels des stars du sport ou de la chanson – reconnaissent ouvertement admirer Benito Mussolini et estimer qu’il ne faut pas porter un jugement trop sévère sur cette période, que tout n’était pas si négatif. « Les gens oublient volontairement l’utilisation d’armes chimiques lors de la guerre d’Ethiopie en 1936, les lois raciales contre les juifs, le pacte d’Acier avec Hitler, la participation de l’Italie à la Seconde guerre mondiale aux côtés de l’Allemagne nazie. Ils ne retiennent que l’ordre, la sécurité, le nationalisme, une certaine prospérité, les ambitions de grande puissance de l’Italie. C’est leur moyen de réagir à la mondialisation, à la crise économique, à la société multiculturelle, à la peur du lendemain », déplore l’historien Gianni Malteze, interviewé dans La Repubblica.
Signe des temps : les maires (de droite comme de gauche) des villes de fondation – ainsi qu’on appelle les cités construites sous Mussolini et dont l’architecture était censée symboliser l’ordre fasciste – ont obtenu pour la première fois de larges subventions pour réhabiliter des lieux qui interpellent les mémoires. « Il y a dix ans, nous n’obtenions pas un centime », reconnaît l’un des élus, cité par Le Monde. Pour le maire de Pienza : « L’histoire a condamné le fascisme. Rénover ces villes, c’est servir leurs habitants, pas cautionner un régime qui a bafoué la démocratie et les droits humains. » Mais le premier magistrat de la commune de Sabbioneta est plus ambigu : « Le regard sur le fascisme a changé. Il n’y a pas eu que des moments noirs sous Mussolini. » Parallèlement à Predappio, un commerçant, interviewé par La Stampa, admet que « vivre dans une ville associée à Mussolini et au fascisme est parfois embarrassant. Mais c’est bon pour les affaires, et les admirateurs du Duce sont très polis ; ils ne causent jamais le moindre problème ».

Jean Piel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/PolitiqueDiplomatie/2675.asp

 

 

28 Octobre on fêtera en Grèce le Non ΟΧΙ, c’est la deuxième fête Nationale après celle du 25 Mars.. Il s’agit d’une date historique, le 28 Octobre 1940 la Grèce disait Non à Mussolini et rentrait en guerre.
Chaque année on assiste à des défilés mais contrairement à la fête Nationale du 25 Mars où le grand défilé à lieu à Athènes, pour le 28 Octobre il a lieu à Thessalonique

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