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10/03/2011

Procès manifestant anti-otan à Nancy - suite en avril

http://breakout.blogsport.de/images/kundgebung.jpg

Presseerklärung vom 9.3.2011

Vor anderthalb Jahren freigesprochen soll ein Aktivist erneut verurteilt werden.
Der Staatsanwalt fordert 1 Jahr auf Bewährung für den Besitz eines Zeltherings und eines schwarzen T-Shirts. Die Verteidigung dagegen plädiert für die Bestätigung des Freispruchs, da ein Zelthering keine Waffe sei. Das Urteil wird im April erwartet.

Bei den Protesten gegen den NATO-Gipfel im französischen Strasbourg vor zwei Jahren war Jan im Schnellverfahren zu sechs Monaten Haft verurteilt worden. Nach vier Monaten Haft war er vom Berufungsgericht in Colmar freigesprochen worden. Der Oberstaatsanwalt ging in Revision, heute fand nun eine erneute Verhandlung am Berufungsgericht in Nancy statt.


T-Shirt das bei der Gerichtsverhandlung und der unangemeldeten Kundgebung von UnterstützerInnen getragen wurde

Der Staatsanwalt erklärte, Jan habe an einer unangemeldeten Demonstration teilgenommen, dabei habe es sich um eine Aktion des sogenannten „Black Block“ gehandelt. Die bloße Teilnahme daran sei ausreichend, denn diese Art von Aktionen seien immer gewalttätig. Seit einigen Jahren ist das Konstrukt einer Art „Black-Block-Organisation“ ein in den französischen Medien verbreitetes Bild.
Dennoch sei das erstinstanzliche Urteil von 6 Monaten Haft zu hart gewesen, stattdessen forderte er heute 1 Jahr auf Bewährung sowie 3 Jahre Frankreichverbot.

Jan selbst hatte vor dem Prozess noch an einer öffentlichen Kundgebung in Nancy teilgenommen, war vor Gericht aber nicht erschienen, weil kein Gericht das Recht habe, über ihn zu urteilen und Gerechtigkeit nicht zu erwarten sei.

Seine Anwältin betonte, dass es trotz der immensen Videoüberwachung in Strasbourg und der massiven Polizeipräsenz im Rahmen des Nato-Gipfels keinerlei Anhaltspunkte gab, dass er dieses Stück Metall als Waffe benutzt habe. Das Gericht konnte auch zum wiederholten Mal nichts über den Verbleib des Zeltherings und des schwarzen T-Shirts sagen – vor Gericht waren diese Gegenstände nie vorgelegt worden.

Vorgeworfen wurde Jan auch, im Gewahrsam darauf bestanden zu haben, ohne Anwalt keine Aussage zu machen. Frankreich ist neben Belgien und der Türkei eines der drei letzten europäischen Länder, die noch kein Recht auf Aussageverweigerung vorsehen. Auf Druck des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte wird dieses Gesetz in Frankreich erst im Juli 2011 eingeführt.

Bezugnehmend auf die kürzlichen Demonstrationen der Richter-Gewerkschaft in Frankreich appellierte die Anwältin an die Richter, dass auch Kriegsgegner_innen das Grundrecht haben zu protestieren.

Das Urteil wird am 13. April gesprochen.
Nach dem Prozess fand eine Kundgebung mit etwa 70 Teilnehmenden auf einem zentralen Platz in Nancy statt.

Fotos und mehr ….

 

 

15:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/01/2011

UNE LEGAL-TEAM TOURANGELLE

http://paris.indymedia.org/spip.php?article5094

À l’occasion des prochaines manifestations du 14 et 15 Janvier contre la tenue du congrès du FN à Tours, une Legal-Team se constitue. Non affiliée aux organisations partisanes, syndicales et autres associations caritatives, cet organe de lutte et de coordination contre la répression a vocation à disparaître dés qu’il le pourra, au profit s’y nécessaire de la création d’une commission anti-répression. Ses objectifs sont dans un premier temps :
- De mettre à disposition et de diffuser un ensemble de connaissances utiles sur les « droits » juridiques de chacun.
- De recueillir les informations sur les personnes arrêtées. (noms, ville, circonstances hors infos préjudiciables)
- De coordonner les premiers efforts de soutien et de lutte anti-répression.
- D’aider à la mise en relation avec des avocats. Pour se faire un numéro sera diffusé et rendu public lors de la manifestation et sur internet le jour même...

Salutation Fraternelle à Tous ceux qui Luttent...

 

08:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/01/2010

L'antirépression n'a pas besoin de spécialistes ! (Un travail militant est encore à construire).

piqué chez le JL:

5 22 /01 /2010 16:57


Ces dernières années, la nécessité, coûte que coûte, d’appliquer les réformes dictées par les intérêts de la bourgeoisie a accru la répression. Dans les pays occidentaux, des pans entiers de luttes que les démocraties parlementaires toléraient auparavant au nom de la paix sociale sont aujourd’hui traînés devant les tribunaux au premier prétexte. En France, on peut dater le début de cette «intolérance», avec la répression sans faille qu’appliqua en 1998-1999 le gouvernement de gauche Jospin face au mouvement de chômeurs et précaires. Comme quoi cet accroissement répressif n’est pas dicté par une idéologie partisane à l’intérieur même de cette démocratie parlementaire, mais bien nécessaire pour l’ensemble des tenants de cette dernière.

Avant, l’antirepression était essentiellement le fait de mouvements ou organisations révolutionnaires antiparlementaires qui faisaient fi des conséquences des foudres répressives. L’illégalité était à revendiquer et la rupture avec la société capitaliste devait passer par l’acceptation et la revendication de cette illégalité. Deux choses ont changé aujourd’hui  : la première est celle que nous introduisions  ; la bourgeoisie se fiche de la paix sociale et se tourne exclusivement vers la brutalité comme mode de gestion de ses intérêts (guerres, licenciements, législations sécuritaires, répression judiciaire…). Le deuxième changement est celui de l’accroissement des luttes, non pas que la paix sociale aie été abandonnée, mais parce qu’entre autres la brutalité bourgeoise provoque de telles injustices quotidiennes (aussi bien locales que globales) que la résistance, heureusement, se fait entendre et est même des fois gagnante.

L’antirépression d’aujourd’hui est encore celle d’hier


La répression qui touche les luttes sociales (contre-sommet, lutte de sans-papiers, luttes ouvrières…) provoque heureusement des formes de solidarité qui dépassent les cadres claniques des idéologies et des partis. Touchant l’ensemble du camp «de l’émancipation sociale», la répression étendue a provoqué une solidarité étendue. La répression des luttes de sans-papiers concernant des franges très différentes, l’antirépression s’organise en conséquence. Mais comme les autres luttes, elle reste attachée à une forme antérieure qui n’aborde les formes, les stratégies et les tactiques de l’antirepression qu’après que la répression aie eu lieu. Laissant ainsi aux spécialistes (le plus souvent aux avocatEs) l’ensemble de la maitrise tactique, abandonnant ainsi un champ du militantisme à de seules fins techniques, semblant délaisser un domaine qu’ils et elles ne maîtrisent pas.

Tout comme l’économie, le vocabulaire judiciaire a cette vocation d’exclure le quidam, lui faisant ressentir son exclusion par la forme, alors que sur le fond, un peu de remue ménage devrait permettre à chacune et chacun d’exercer son libre arbitre, son libre choix et son libre intérêt. Cette vocation à se décharger d’un corpus qui semble trop lourd est encore plus visible dans les contre-sommets. Groupe anti-répression, Legal Team etc, ont pour vocation louable de permettre un soutien juridique et /ou politique aux personnes qui pourraient être la proie de la répression d’État. Se multipliant et s’officialisant presque, comme un élément du décor de l’événement, ces Legal Team ont accentué l’abandon aux spécialistes de l’antirepression elle-même.

Legal Team, groupes de soutien, etc.


Ces groupes informels ont ainsi eu beau publier des guides juridiques, ils sont très peu lus avant, mais le sont bien plus après, une fois la répression démarrée. Alors que ces publications devraient être la base d’un débat commun antérieur aux risques de répression sur les stratégies militantes, ils se trouvent au mieux n’être qu’un condensé lu par quelques spécialistes locaux.

Ainsi par exemple, alors que depuis plusieurs années, à chaque contre-sommet, l’acceptation automatique de la comparution immédiate est critiquée (justice expéditive et politique dans un climat médiatique de lynchage…), nous en sommes toujours au début de la stratégie  : apeurés par la répression d’État et par l’emprisonnement (même de quelques semaines), les inculpées préfèrent s’en remettre à la chance (même minime) d’échapper, alors que dans certains cas, le sort est déjà jeté, l’emprisonnement est inévitable et la stratégie judiciaire compromise. En effet, affublée de condamnations de plus en plus lourdes en comparution immédiate, la peine est habituellement réduite en appel, car éloignée du climat de lynchage et grâce au travail d’une défense qui peut aussi plaider sur l’irrégularité de la procédure (ce qui est monnaie courante lors des grands évènements et grandes rafles). Accepter la comparution immédiate, c’est ainsi n’avoir qu’un seul procès qui peut alléger la peine, la refuser c’est se projeter au mieux dans deux procès, le plus souvent le premier est celui qui vous sort de taule, le second celui qui fixe la peine. Mais comme rien n’est automatique, il se peut aussi que l’on peut accepter la comparution immédiate, car les charges sont minimes et le lynchage ailleurs. C’est pour cela que le libre arbitre de chacun fait de la compréhension des mécanismes devrait faire partie de chaque militantE, afin de pouvoir jauger. On ne peut attendre l’avis des «spécialistes», car une fois interpellé et embastillé, la communication dans un premier temps est impossible avec l’extérieur. La seule personne «de son intérêt» que l’on côtoie est son avocatE et ce dernier ou cette dernière est souvent très frileux dans une critique de la comparution immédiate et a plutôt tendance à l’accepter, y compris même avec des avocates des groupes de soutiens, des Legal Team etc. car ils et elles ne maitrisent pas le «climat politique» que seul les militantEs connaissent. Un travail militant est encore à construire.

Dans «s’organiser», il y a «organiser»


Le besoin que chacun connaisse un corpus juridique pour faire face à la répression nécessite en parallèle de nouvelles formes d’organisations. D’anciennes semblent aujourd’hui obsolètes. On a ainsi vu à Strasbourg, lors du contre-sommet de l’Otan, en avril dernier, lors de l’arrestation de deux jeunes allemands, accusés d’avoir participé à l’incendie de la douane, la Rote Hilfe (très ancienne organisation allemande vouée à l’antirepression d’État en Allemagne) dépêcher un de ces avocats qui, au final, n’a fait que combler un vide militant, c’est-à-dire faire le lien entre la juridiction et les soutiens (amiEs, camarades, familles…). Elle s’est rangée derrière un avocat qui n’a eu d’autre motivation que de garder son poste, se mettant lui-même derrière un avocat français qui avait choisi comme stratégie de flatter l’institution judiciaire. Le résultat a été l’absence de solidarité avec les deux inculpés, quatre ans de prison dont trois ferme, un refus de se pourvoir en appel. La plus forte condamnation des évènements de Strasbourg. La démarche minimum des spécialistes pour justifier leur monopole sur la question peut provoquer les dégâts maximums…

Du côté des avocatEs, les lignes changent aussi depuis plusieurs années. Fini le temps emblématique des «grands avocatEs de la cause». Localement nombreuses et nombreux se mouillent dans la bataille. Certains appliquent même des défenses gratuites quand cela est nécessaire. Certains se regroupent en collectif, notamment dans des luttes de sans-papiers ou lors de contre-sommets, comme cela fut le cas à Strasbourg. C’est ces initiatives qu’il nous semble aujourd’hui important d’impulser  : des militantEs qui connaissent un b.a.-ba judiciaire, un réseau d’avocat aussi bien local qu’international identifié et connu des personnes en lutte, des militantEs qui connaissent les réalités répressive et des avocates qui saisissent les réalités militantes. La route est encore longue pour que la révolution puisse venir. À nous de tracer nos chemins !

Roland Bavard, décembre 2009
Courant alternatif no 196, janvier 2010
Mensuel communiste-libertaire.

19:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/11/2009

Anti 0tan - Antirépression - Legal Team - Auto défense Juridique

L’Egregore du 16 Novembre 2009

jeudi 19 novembre 2009, par OCL Reims

 

Débat suite au procès des deux jeunes manifestants de Rostock.

Pour télécharger l’émission :

Enregistrer la cible ->ici<- (avec le bouton droit de la souris)

Toutes les émissions de l’EGREGORE peuvent être rediffusées sur les ondes.
La seule condition étant naturellement d"en indiquer la source. :-)

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article652

 

Le site de l’antirépression Strasbourg à pour objectif de fournir une aide juridique a tous les membres du contre sommet anti-OTAN de Strasbourg 2009. Vous aussi vous pouvez aider à l’antirépression en faisant un don

Vous pouvez trouver sur ce site :

- Le guide juridique
- Le pense bête (corrections)

- Legal Guide
- Legal Sheet

- Rechtshilftips

- Manual Basico

- Consigli Legali

- HUKUKGURUBU

- Demande de défichage du fichier STIC

- Brochure sur le fichage ADN

- D’autres matériaux

Antirepression.org a aussi pour objectif de suivre en temps réel l’actualité du contre sommet et de la répression. Vous pouvez suivre l’ensemble de cette actualité dans le flux principal des articles.


11:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/07/2009

Suite manifs anti-Otan : Relaxe en appel à Colmar pour (Y).

legalteam.jpg

(Y), l'étudiant paysagiste à Dresde qui avait un casier judiciaire vierge, a été remis en liberté. Le délibéré a été accueilli par les cris de joie de la trentaine de sympathisants venus le soutenir, une manifestation vite réprimée par le président Jérôme Bensussan qui leur a ordonné de se taire...

 

Encore deux autres militants allemands, condamnés en première instance à six mois de prison, doivent comparaître en appel à Colmar les 5 et 19 août prochain.

 

Soli !!!

16:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/06/2009

NO BORDER LA RAGE CALAIS

 


Dix-sept militants altermondialistes du camp "No Border", installé à Calais (Pas-de-Calais) jusqu'au 29 juin, pour dénoncer la situation des migrants dans la région, ont été arrêtés mercredi en possession de machettes et de boules de pétanque, a annoncé, jeudi 25 juin, la sous-préfecture de Calais. Des pieds de biche ont également été saisis. Cinq interpellés ont été placés en garde à vue pour possession d'armes prohibées de 6e catégorie, a-t-on appris de même source.

Les militants, de nationalité française, ont été interpellés lors d'un contrôle routier alors qu'ils circulaient en convoi entre le camp, déplé aux abords d'une voie rapide, et le centre de Calais, selon la sous-préfecture. Tôt mercredi matin, une trentaine d'activistes du camp avaient déjà été interpellés après s'être enchaînés aux grilles du centre de rétention administratif de Lesquin, près de Lille.

Jusqu'à 2 000 personnes sont attendues ce week-end par les organisateurs du camp. Une manifestation est prévue samedi matin mais les négociations entre la sous-préfecture et les organisateurs achoppent sur son itinéraire. Par crainte de violences comme celles qui avaient émaillé le sommet de l'OTAN début avril à Strasbourg, le préfet du Pas-de-Calais, Pierre de Bousquet de Florian, a mobilisé d'importants effectifs de sécurité.

Camp No Border/Calais: 70 arrestations

AFP
25/06/2009 | Mise à jour : 19:52
| Commentaires 6 | Ajouter à ma sélection

Soixante-dix militants altermondialistes du camp "No Border", installé à Calais (Pas-de-Calais) jusqu'au 29 juin pour dénoncer la situation des migrants dans la région, ont été arrêtés hier et aujourd'hui, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture de Calais.
Dix-sept militants ont été interpellés aujourd'hui en possession de machettes et boules de pétanque. Cinq d'entre eux ont été placés en garde à vue pour possession d'armes prohibées de 6ème catégorie, a-t-on appris jeudi de même source. Des pieds de biche ont également été saisis. Ces militants, de nationalité française, ont été arrêtés lors d'un contrôle routier alors qu'ils circulaient en convoi entre le camp, déployé aux abords d'une voie rapide, et le centre de Calais, selon la sous-préfecture.
"C'est encore la manifestation du tout sécuritaire monté par les autorités autour du camp. Avoir un jeu de boules et un pied de biche dans sa voiture, c'est d'une triste banalité", a réagi une porte-parole du camp.

Tôt mercredi matin, une trentaine de militants avaient déjà été interpellés après s'être enchaînés aux grilles du centre de rétention administratif de Lesquin, près de Lille.
La police a également procédé jeudi après-midi à vingt-trois interpellations dans le centre de Calais pour une manifestation non déclarée et donc non autorisée. Deux personnes ont été placées en garde à vue pour rébellion, a indiqué le sous-préfet de Calais. Cinq cents militants étaient déjà présents au camp "No Border" jeudi, selon un bilan préfectoral. Entre 1.500 et 2.000 personnes venant de France, Belgique, Grande-Bretagne, Pays-Bas ou d'Allemagne sont attendues par les organisateurs d'ici le week-end.

Une manifestation, dont le parcours a été négocié avec la préfecture, est prévue samedi matin. Par crainte de violences comme celles qui avaient émaillé le sommet de l'Otan début avril à Strasbourg, le préfet du Pas-de-Calais, Pierre de Bousquet de Florian, a mobilisé d'importants effectifs de sécurité.

Depuis la fermeture en novembre 2002 du centre de la Croix-Rouge à Sangatte (Pas-de-Calais), des centaines de migrants, notamment afghans, érythréens, irakiens ou somaliens, errent dans le Calaisis dans l'espoir de traverser la Manche.

 

19:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/06/2009

Otan Preuves Répression Strasbourg Soutien Legal Team

Un billet dans l'Huma :

 

Contre-sommet de l’OTAN : les preuves de la répression

démocratie . L’équipe juridique constituée pour aider les participants livre les résultats de son enquête. non-respect des droits est patent.

Quels furent les traitements infligés aux participants du contre-sommet de l’OTAN, du 3 au 5 avril, à Strasbourg ? Après deux mois de travail, la legal team, l’équipe juridique qui les épaulait, a livré, vendredi, les résultats de son enquête, intitulée Regard sur la répression, avant, pendant et après le sommet de l’OTAN. En 114 pages, témoignages à l’appui, l’équipe juridique revient sur les maltraitances, les « multiples violences policières » et les procès « d’intention ». L’enquête révèle des faits accablants.

« Les filles sont fouillées par des hommes. (…) [Elles] sont obligées de pisser devant les CRS qui regardent leurs fesses. » Le témoin numéro 40 n’est pas le seul à raconter ces fouilles et ces interpellations « hors normes ». Le témoin numéro 35 rapporte également des propos d’un policier : « Tu connais X ? Elle est vraiment bonne, j’enlèverais bien mon uniforme juste pour la sauter. »

Le témoin numéro 19 est une fille, mineure : « Pendant l’interpellation, (…) un CRS tenait à 20 cm de ma tête un objet qui faisait de la chaleur et qui me faisait siffler les oreilles. Ces sifflements sont restés jusqu’à la fin de la soirée. Ils m’ont demandé de me déshabiller à mon arrivée au commissariat, alors que je suis mineure et sans appeler mes parents. »

Nombreux sont les témoignages qui font également état du non-respect des personnes, à l’instar du témoin numéro 60 : « Les droits n’ont pas été énoncés et des mensonges ont été dits à la place (obligation de signer déposition et PV de sortie) (…). »

Au total, la legal team fait état de « 1 700 appels concernant des faits de répression policière, 464 arrestations confirmées, plus d’un millier de personnes prises en charge par l’équipe médicale ».

Dans ce contexte, les organisateurs, notamment le Mouvement pour la paix, déposeront prochainement plainte, et l’équipe juridique prépare, de son côté, une demande de « défichage massif du STIC » (le fichier policier et judiciaire) et « éventuellement des fichiers ADN ».

Cette criminalisation des manifestants est toujours de mise. Actuellement, « sept personnes sont encore en préventive ». Aujourd’hui, trois militants anti-OTAN doivent comparaître, libres, à Strasbourg. Ils ont déjà été jugés le 5 mai dernier. Arrêtés à la sortie d’un hypermarché avec deux bouteilles de pétrole et deux d’alcool à brûler, ils étaient soupçonnés d’avoir voulu fabriquer des cocktails Molotov. La défense avait mis en avant que « l’intention n’était pas caractérisée » et le parquet avait requis dix à douze mois de prison ferme. Finalement le tribunal avait conclu à la nullité pour vice de procédure. Le parquet avait alors fait appel de cette décision.

Joséphine de Boisséson

 

 

12:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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