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02/02/2013

Article 11 - LA POLICE EST RÉPUBLICAINE, MAIS L’ORDRE RÉPUBLICAIN QU’ELLE ASSURE EST CAPITALISTE, RACISTE ET PATRIARCAL

violence policière,Malik Oussekine,Abdel Benyahia,Jean-Pierre Garnier,Makomé M’Bowolé,Mogniss H. Abdallah,mathieu Rigouste,Maurice Rasjfus,

à lire sur Article 11

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17/01/2013

Mathieu Rigouste «La domination des surexploités est l’un des piliers de la police»

Entretien réalisé par 
Mehdi Fikri

Dans son livre la Domination policière, une violence industrielle (Éditions la Fabrique, 2012), Mathieu Rigouste analyse les pratiques de la police en banlieue, calquées sur les modèles de gestion coloniaux.

Dans votre livre, vous parlez de « ségrégation endocoloniale » pour définir le contrôle social et policier dont font l’objet les «colonisés de l’intérieur», notamment dans les quartiers populaires. D’où vient et comment procède ce système ?

Mathieu Rigouste. De la même manière que la société capitaliste fonctionne à plusieurs vitesses, il y a différents types de polices, qui contrôlent différentes strates de la population. La strate surexploitée – les immigrés et leurs enfants – fait l’objet d’un contrôle particulier. La domination de ces surexploités est l’un des piliers de la police. Ainsi, le contrôle au faciès n’est pas une dérive, c’est une pratique ancienne et structurelle, un dispositif central. Depuis le début du XXe siècle, un système de ségrégation et de contrôle se déploie pour encadrer la main-d’œuvre issue des colonies que le capitalisme industriel concentre aux abords de ses grands centres d’accumulation de profit. Dans les années 1930, il existait une police des colonisés en métropole. La brigade nord-africaine (BNA) quadrillait les « quartiers musulmans » de Paris, y opérait des raids et des rafles, et alimentait des fichiers de surveillance politiques et sociaux. La BNA a été dissoute à la Libération en raison de son caractère explicitement raciste.

Vous établissez une « archéologie » des pratiques de la police dans 
les quartiers populaires, qui remonte au début du siècle dernier. En quoi l’histoire coloniale de la France 
est-elle la matrice de sa police ?

Mathieu Rigouste. À partir de 1953, la préfecture de police de Paris crée une nouvelle unité : la brigade des agressions et violences (BAV). L’accent n’est plus mis sur la « race » des colonisés, mais sur leur supposée « criminalité », et le fonctionnement reste le même. L’objectif est de pénétrer les milieux nord-africains, notamment pour paralyser les actions du FLN. Dans les commissariats de banlieue, certains anciens des BAV participent à la création « brigades spéciales de nuit », qui donneront ensuite naissance aux BAC d’aujourd’hui. De la BNA aux BAC, en passant par les BAV, c’est le même schéma de ségrégation raciale qui prévaut. Et le parcours d’un homme comme le commissaire François 
Le Mouel, ancien des brigades spéciales de nuit et théoricien de « l’anticriminalité », résume assez bien le processus de reconversion des répertoires de guerre coloniale dans le contrôle des pauvres et des enfants de colonisés. La guerre d’Algérie a formé les classes dirigeantes et les futurs cadres de la police contemporaine.

la suite ici

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30/12/2012

La domination policière. Une violence industrielle - Présentation par Mathieu Rigouste - Intervention d'Éric Hazan

Le mercredi 5 décembre 2012 au "Lieu-dit" (75020 Paris)


Vidéo : Lanval Monrouzeau

14:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/11/2012

La domination policière - Introduction : Enquête sur un champ de bataille

mathieu rigouste,David Harvey,Patrick Bruneteaux,Peter Manning,Howard Zinn,éditions Agone,édition La Fabrique,Rafik Chekkat,Fabien Jobard,Richard Ericson,Jerome Skolnick,Richard Kania, Wade McKey,


Depuis la fin du xxe siècle, les grandes puissances impérialistes sont entrées dans une nouvelle phase de conquêtes à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de leurs frontières[1]. Les différentes formes de misère, les inégalités socio-économiques et les révoltes populaires s’étendent et se multiplient. Dans le même temps, le contrôle, la surveillance et la répression sont devenus des marchés très profitables. Il existe des liens structurels entre ces phénomènes et les transformations des violences policières.

 

La police est un appareil d’État chargé de maintenir « l’ordre public » par la contrainte. Elle est organisée rationnellement pour produire de la violence. Les études focalisées sur ce que l’on appelle des « violences illégitimes » ou « illégales », des « bavures » et des « accidents » n’observent qu’une partie du phénomène. Elles insistent sur le fait que la police tente de réduire le risque de tuer dans les sociétés qu’elles appellent « démocratiques[2] », que les agents de la force publique travaillent à contenir leur violence et que la brutalisation physique ne représente qu’une exception. Ces observations ne permettent pas de comprendre l’impact et les effets sociaux de comportements peut-être minoritaires dans la vie d’un policier, mais qui structurent profondément la vie de ceux qui les subissent quotidiennement et de plein fouet. Elles masquent aussi le système général des violences symboliques et physiques provoquées par l’activité policière. Les rondes et la simple présence, l’occupation virile et militarisée des quartiers, les contrôles d’identité et les fouilles au corps, les chasses et les rafles, les humiliations et les insultes racistes et sexistes, les intimidations et les menaces, les coups et les blessures, les perquisitions et les passages à tabac, les techniques d’immobilisation et les brutalisations, les mutilations et les pratiques mortelles ne sont pas des dysfonctionnements ; il ne s’agit ni d’erreurs, ni de défauts de fabrication, ni de dégâts collatéraux. Tous ces éléments sont au contraire les conséquences de mécaniques instituées, de procédures légales, de méthodes et de doctrines enseignées et encadrées par des écoles et des administrations. Même les meurtres policiers sont pour une grande partie des applications d’idées et de pratiques portées par les différents niveaux de la hiérarchie policière et politique. Le mot « police » à lui seul contraint chaque fois qu’il est prononcé et par sa seule existence. Toute la police est violence jusque dans ses regards et ses silences.

Personne n’écrit de nulle part. Une enquête est déterminée par la position de l’enquêteur dans la société, par la perspective depuis laquelle il regarde et s’exprime. Lorsqu’il se présente comme « neutre » ou « extérieur » au monde qu’il étudie, il masque cette situation, les privilèges qu’il retire de l’ordre existant, les connivences qu’il peut entretenir avec lui et l’intérêt qu’il peut avoir à ne pas le changer[3]. Il faut savoir d’où parlent les enquêteurs et ce qui motive leurs recherches.

J’ai vu évoluer la domination policière dans les quartiers populaires en habitant vingt-six ans à Gennevilliers, une banlieue ouvrière de Paris classée par l’État au répertoire des « zones urbaines sensibles ». J’ai pu observer d’autres transformations dans les divers mouvements de luttes sociales auxquels j’ai participé depuis la fin des années 1990. Je suis le fils unique d’une institutrice de maternelle qui m’a élevé seule en HLM. Mes grands-parents étaient ouvriers mais je n’ai jamais manqué de ce qui nous semblait être le minimum nécessaire pour
vivre dignement. Il y avait des livres et de quoi dessiner dans notre appartement et l’enchevêtrement de toutes les misères et de toutes les solidarités en bas des bâtiments. J’ai ainsi été confronté de près aux formes les plus grossières et les plus subtiles, les plus tragiques et les plus iniques de l’exploitation économique et des inégalités socioracistes en France. J’ai vu fonctionner chaque jour les stigmatisations et les discriminations institutionnelles, les manières de trier et de gérer les habitants des quartiers selon leurs corps. J’ai ressenti les différents types d’impacts de la police et de l’argent sur les formes de vie populaires.

la suite sur etatdexeption.net

19:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2012

La Domination policière - Mathieu Rigouste

La violence policière n’a rien d’accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu’entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l’entre-deux-guerres et les brigades anti-criminalité (les BAC) dans les « cités » actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant. Il s’agit toujours de maintenir l’ordre chez les colonisés de l’intérieur, de contenir les territoires du socio-apartheid. Le développement des armes « non létales » – Flash Ball, Taser... – propulse aussi une véritable industrie privée de la coercition.
Rigouste montre comment l’expansion du marché international de la violence encadre la diffusion des doctrines de la contre-insurrection et permet de les appliquer à l’intérieur des métropoles impériales.
Cette enquête, fondée sur l’observation des techniques et des pratiques d’encadrement et de ségrégation depuis ceux qui les subissent et les combattent, montre comment est assurée la domination policière des indésirables, des misérables et des insoumis en France.

12:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2012

"La domination policière. Une violence industrielle" - Mathieu Rigouste

 

Mathieu Rigouste présentera "La domination policière. Une violence industrielle" le mercredi 5 décembre à 19h30 au Lieu-dit (6, rue Sorbier, 75020 Paris - métro Ménilmontant ou Gambetta).

Mathieu Rigouste enquête sur la violence policière, en l'ayant observée au jour le jour pendant ses années passées à Gennevilliers et jusqu'aujourd'hui au cœur des luttes sociales. Ici l'expérience personnelle nourrit la réflexion et l'écriture, dans un creuset d'analyses collectives.

Pour écrire ce livre, l'auteur a consulté les écrits et les blogs de policiers, les revues policières, les enquêtes des sociologues sur la police, il a recueilli des mémoires populaires et des récits de vie ; il a mené des entretiens ; il a recensé les émeutes, les blessés et les morts, les actions en justice qui ont jalonné la violence policière depuis les dernières années du 20e siècle ; il a comparé la situation française avec ce qui se passe à l'étranger, en particulier aux USA.

La thèse du livre est claire : la violence policière n'est pas faite d'accidents, de « bavures ».

La violence policière est structurelle : pas de police sans violence.

Cet ouvrage nous offre un éclairage nouveau et documenté sur un mécanisme essentiel du pouvoir d'État en France.

Format : 13x20
Nombre de pages : 208
ISBN : 9782358720458

Lien : http://www.demosphere.eu/node/31622
Source : http://www.lafabrique.fr/

« L’idéologie d’Alain Bauer reste implantée au sommet de l’État »

Introduite sous Sarkozy sur l’impulsion de son conseiller sécurité Alain Bauer, la criminologie vient d’être rejetée du Conseil national des universités. Chercheur en sciences sociales, fervent opposant à cette discipline, Mathieu Rigouste réagit à cette décision.

La décision de promouvoir la criminologie comme une discipline scientifique autonome n’a pas survécu à l’arrivée de la gauche au pouvoir. Chercheur en sciences sociales à l’université de Paris-VIII-Saint-Denis, Mathieu Rigouste, a consacré un livre à Alain Bauer, grand pape de la criminologie.

Réagissant à la décision ministérielle de supprimer la section criminologie du Conseil national des universités (CNU), Mathieu Rigouste livre son point de vue personnel sur l’idéologie sécuritaire qui sous-tend selon lui, la promotion de cette discipline.

Pourquoi selon-vous Alain Bauer tenait-il autant à ce que la criminologie devienne une discipline universitaire autonome ?

L’université est à la fois une formidable plateforme de légitimation pour une bande d’idéologues sécuritaires, c’est une pouponnière de réseaux d’influence et une vitrine commerciale pour faire valoir la reconnaissance de « menaces » rentables pour les marchés de la sécurisation. Même s’il est possible d’y acquérir des connaissances critiques et si toutes sortes de compétences et de résistances s’y croisent et s’y fabriquent, c’est aussi une vaste machine à domestiquer les mentalités. La direction du Conseil national des universités est donc un champ de luttes pour les fractions des classes dominantes. L’institutionnalisation de la criminologie au sein du CNU découlait d’une offensive des fractions sarkozystes pour restructurer la légitimation universitaire. Sa destitution marque la reprise en main du secteur par d’autres fractions (de gauche). Section de criminologie au CNU ou pas, les « études de défense et de sécurité » continuent à fonctionner dans l’université selon les mêmes soubassements idéologiques : former des « cadres de la nation » à la « pensée de défense et de sécurité », c’est-à-dire faire passer les intérêts de l’État et des grandes entreprises pour ceux de « la population » et tenter ainsi de légitimer l’expansion sécuritaire et la collaboration d’une partie des classes populaires à l’asservissement général.

Pourquoi vous opposez-vous à l’élévation de la criminologie en tant que science autonome ?

Je ne m’y oppose pas en particulier, j’essaie de fournir des outils analytiques à celles et ceux qui luttent contre cette société de misères et d’inégalités. Que ce soit une science, qu’elle soit autonome ou pas, ne change d’ailleurs pas grand chose aux intérêts que sert cette « criminologie » dont Bauer et ses collègues se font les promoteurs. L’université est une institution chargée par l’État et les classes dominantes de reproduire les rapports sociaux de domination (de classe, de race et de sexe). Si elle permettait en quoi que ce soit de changer les structures de cette société, « ça ferait longtemps que ce serait interdit » comme disait l’autre. Avec ou sans Bauer, ses amis et leur criminologie, l’université n’est pas faite pour nous permettre de nous émanciper collectivement. Je n’ai étudié Alain Bauer et sa « criminologie » que parce qu’ils sont caractéristiques d’un mouvement de fond. La destitution de cette « criminologie » du CNU ne changera rien au fait que l’université – sa forme de production et de répartition du savoir – participe fortement à la reproduction d’une société pyramidale.

Comment définiriez-vous la « bande à Bauer » que vous décriviez dans votre livre ?

C’est une association d’intérêts entre des marchands et des ingénieurs en idéologie sécuritaire, au service des profiteurs de la peur, comme il en existe d’autres. Une sorte de secte idéologique qui a réussi à se faire confier certaines manettes de la restructuration en cours en cernant bien les intérêts des industries sécuritaires et des « bénéficiaires secondaires du crime » comme écrivait Karl Marx, et en étant particulièrement docile et malléable.

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, Alain Bauer et ses proches ont-ils perdu leur influence au sommet de l’État ?

De toute évidence, les idées dont ils sont les marchands restent installées à la tête de l’État et de la restructuration impérialiste. Alain Bauer et sa bande ne sont que des incarnations d’intérêts, les vecteurs humains d’un processus général qui se moque totalement d’eux. N’en faisons pas les responsables d’une « dérive » pour dédouaner le système en place comme les fractions de gauche des classes dominantes ont commencé à le faire. Bauer et sa bande ont été assez habiles et volontaristes pour être chargés de mener les réformes mais ils sont complètement interchangeables. Les grandes écoles fabriquent des centaines de marionnettes de ce type chaque année, aptes à légitimer les logiques d’accumulation du profit et de la puissance qui se perpétuent à la tête de l’État impérialiste à travers l’alternance des fractions de gauche et de droite.

À Amiens, dans les destructions de campements de Roms et les expulsions, dans les camps pour étrangers illégaux et dans le système de leur déportation, dans les visites officielles du nouveau chef de l’État à des dictateurs affamés de sécurisation à la française, dans les plans d’intervention inter-impérialiste en Syrie… la technique idéologique dont Alain Bauer est le nom continue d’alimenter la reproduction et l’extension du capitalisme sécuritaire.

Malgré sa proximité avec Manuel Valls, Alain Bauer a démissionné de la plupart des présidences officielles (l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique et la Commission de contrôle des fichiers de police) qui lui avait été attribuées. Comment l’expliquez-vous ?

La conjugaison de ses responsabilités à la tête des appareils idéologiques d’État et de ses activités d’entrepreneur sur le marché de la sécurité a commencé à le mettre en difficulté dès lors qu’elle a été rendue publique. On peut penser sans trop prendre de risque, qu’il continue et continuera plus discrètement à fournir l’État et à marchander ses services avec les gouvernements et les entreprises les plus offrants.

Mathieu Rigouste est l’auteur de La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire aux éditions Libertalia en 2011 et de L’ennemi intérieur : la généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine aux éditions La Découverte en 2009.

Leur presse (David Doucet, LesInrocks.com, 1er septembre 2012)

Article source: http://juralib.noblogs.org/2012/09/13/a-paraitre-la-domin...

 

16:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/03/2012

Tarnac... Un " Parti communiste combattant" en France ?


... Or, si jusqu'à présent, en France, on n'avait pas de groupe déterminé à plonger durablement dans la lutte clandestine, si le "vivier" se limitait à quelques centaines d'individus (à comparer avec les cent mille sympathisants du Parti armé italien), l'étendue des personnes arrêtées récemment (Action directe, fin mars 1980; autonomes, auteurs du hold-up La Fayette le 30 mai) oblige à constater des évolutions inquiétantes. On trouve, en effet, dans ces militants tous les divers éléments constitutifs d'un vivier du type italien, par exemple :

- des jeunes bourgeois de bonne famille, décidés à "trahir leur classe";
- des jeunes marginaux mélangeant actes politiques et le "droit commun", pour lesquels il n'y a pas de différence de nature entre ces deux types d'actes.

Témoigne de cet état d'esprit cet extrait d'une brochure intitulée "Insurrection", diffusée sous le manteau il y a quelques mois à Paris et se réclamant de l'autonomie : "Nos actions ont toujours eu une finalité sociale. Les expropriations (nous considérons comme un hold-up la réappropriation de ce que, durant toute une vie, les escrocs légaux nous volent) étaient faites pour assurer notre autonomie : achat de matériel, propagande, aide aux luttes autonomes et aux compagnons en prison, etc.";

- de jeunes immigrés de la seconde génération (dont le déracinement et le ballotage entre deux communautés pose des problèmes dans de nombreuses cités péri-urbaines) (1);
- des "loubards" de banlieue, jusqu'à présent peu sensibles à la politique;
- de ces jeunes ballotés entre le chômage et la condition de "hors-status", travailleurs précaires, intérimaires, "au noir", vacataires, contractuels, etc; dont le nombre augmente sans cesse (en 1978, 22% des inscriptions à l'A.N.P.E. sont des fins de contrats à durée déterminée; 28% en 1979. En 1969, il y avait 850 entreprises de travail intérimaire; il y en a, en 1977, 3 000, réalisant un chiffre d'affaires global de huit milliards de francs (2);
- d'authentiques "Brigadistes", italiens, comme en fait foi la rafle de Toulon, fin mars dernier, qui a permis d'établir les liens existants entre des militants de l'"aire autonome" française et des P.C.C. au-delà des Alpes;
- enfin - last but not least - de plusieurs jeunes femmes laissées orphelines par le féminisme : on sait le rôle de l'élément féminin, notamment en Allemagne dans la Fraction Armée Rouge.

Xavier Raufer
1-21 juillet 1980 Mensuel Est & Ouest - N° 642 - page 27-28

L'exemplaire d'Est & Ouest d'où est tiré cet extrait peut être consulté sur le site de Xavier Raufer (alias Christian de Bongain), militant d'Occident, marchand de peur faisant ses choux gras avec ses analyses, bien connu dans les milieux de la Nouvelle droite en continuelle recherche d'unification. On y reconnait la main, habile, d'un des promoteurs les plus farouche de l'anticommunisme. Tu noteras qu'une brochure, la bien nommée "Insurrection" tombe (déjà) à point. Son "complice", Alain Bauer, aurait-il remis le couvert ?

 

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28/01/2012

"Les marchands de peur" en débat - Mardi 31 janvier, à 20 h 45, au théâtre Na Loba

Mardi 31 janvier, à 20 h 45, au théâtre Na Loba, Les amis du Monde diplomatique, en partenariat avec la mairie, présentent : "Les marchands de peur", avec Mathieu Rigouste, chercheur en sciences sociales rattaché à Paris VIII.

Après une première venue dans la commune, en 2009, pour alerter sur l'utilisation du concept d'"ennemi intérieur" dans le fonctionnement de la police, le jeune sociologue est de retour pour dévoiler les manoeuvres de ceux qui théorisent et contribuent à la mise en place d'un système répressif critiquable...

«Du haut de la chaire qui lui a été créée sur mesure au conservatoire national des Arts et métiers par Nicolas Sarkozy, expliquent Les amis du Monde diplomatique, Alain Bauer entend promouvoir la ' criminologie' en France. La conquête d'une position académique apparaît comme la dernière victoire de cet ancien consultant en sécurité urbaine, conseiller écouté d'élites politiques, de droite comme de gauche, et chéri des médias. L'ouvrage de Mathieu Rigouste permet de comprendre cette ascension apparemment irrésistible. Elle repose sur un système d'échanges, de dons et de contre-dons, avec une série d'autres personnages que l'auteur regroupe sous le label de ' bande à Bauer'. Si l'on peut émettre quelques réserves sur le cadre général d'explication, ce livre n'en reste pas moins un passionnant voyage dans l'univers des ' marchands de peur', pour qui ' la sécurité globale' sert de substitut à l'anticommunisme de naguère".

 

piqué au tas sur lindependant.fr - 28/01/2012

09:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

20:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/04/2011

Renault, Alain BAUER et les idéologues sécuritaires

http://2.bp.blogspot.com/_KJ5vokfGROM/TQkgrtGyzaI/AAAAAAAAAJI/YDaokid_Lio/s1600/conseiller_de_l%2527empreur.jpg

Suite aux conclusions de l’audit interne, Renault a décidé une refonte de son service de sécurité qui passe par une direction de la protection et de l’information exemplaire pour un groupe industriel.
Carlos Ghosn a décidé de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers, et spécialiste bien connu de la sécurité, une mission sur le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l’entreprise. Il sera assisté dans cette tâche par Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d’ Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l’INHESJ.

La mission fera l'objet d'un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l’Etat et leurs responsables,

Le Conseil d’administration de Renault approuve cette initiative et apprécie qu’elle soit conduite en collaboration avec les services de l’Etat.

Direction de la Protection du Groupe

Les conclusions de l'audit mettent la refonte du service de sécurité au rang des décisions prioritaires. La crise donne à Renault l'occasion de créer une direction de la protection et de l'information exemplaire pour un groupe industriel. A cette fin, Le Président a informé le Conseil d'administration  de sa décision de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers et Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d'Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l'INHESJ, une mission visant à établir, après un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l'Etat et leurs responsables, le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l'entreprise.

Le Conseil d'administration approuve cette initiative et apprécie qu'elle soit conduite en collaboration avec les services de l'Etat....

piqué au tas sur www.euroinvestor.fr


Alain Juillet devient conseiller senior du cabinet Orrick Rambaud Martel.

Alain Juillet, soixante-sept ans, diplômé de la Stanford Business School, a été directeur du développement de Pernod Ricard et directeur général de Suchard-Tobler avant de rejoindre en 1988 l'Union Laitière Normande (ULN) comme directeur général adjoint. Directeur général puis administrateur-directeur général de la Générale Ultra-Frais de 1992 à 1998, il devient ensuite directeur général de France Champignon. PDG de Marks & Spencer France en 2001 et 2002, il est alors appelé par Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, en qualité de directeur du renseignement à la DGSE. Il a été, depuis cinq ans et jusqu'en mai, haut responsable chargé de l'intelligence économique auprès du Premier ministre.

Les Echos n° 20514 du 22 Septembre 2009

  • Bernard Blier et Francis Blanche dans Les Barbouzes

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Nouveau rebondissement dans l’affaire d’espionnage industriel qui touche le géant automobile Renault. Selon le Figaro, qui cite des sources internes à l’entreprise, les trois cadres soupçonnés d’avoir divulgué des informations sensibles sur la voiture électrique pourraient avoir vendu des brevets non encore déposés à un destinataire chinois. Une piste corroborée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui vient d’être chargée par l’Élysée d’enquêter.

"Si cette piste se confirme, il faudra probablement s’inquiéter", explique Éric Delbecque*, chef du département de sécurité économique de l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice), contacté par France24.com. "Cela signifie que l’espionnage industriel va irrémédiablement se multiplier dans les années à venir. La technologie verte est un enjeu incontournable pour tous et surtout pour la Chine qui s’intéresse particulièrement au secteur automobile, ajoute-t-il. Un tel marché peut susciter de tels agissements".

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piqué au tas sur www.france24.com/fr - 07/01/2011


Entretien avec Mathieu Rigouste à propos de son dernier ouvrage « Les marchands de peur, la bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire » aux éditions Libertalia.

"La peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d’activité d’idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels. En France, la bande à Alain Bauer constitue la manifestation la plus exemplaire de cette collaboration intensive entre éléments de la classe politique, de la police, de l’armée, de l’industrie, de l’Université et des grands médias. En étudiant cette bande et ses réseaux, leur positionnement dans le champ de la production du contrôle, ce qu’ils disent et font, leur histoire, leurs profits et leurs stratégies, Mathieu Rigouste met à disposition des cartes et des outils pour attaquer la dimension idéologique des sociétés de contrôle."

Lien direct :
http://sonsenluttes.net/IMG/mp3/mathieu_rigouste_la_fabri...

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