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19/07/2011

De la chance de vivre en démocratie, ou comment faciliter l'utilisation des réserves militaires et civiles en cas de "crise majeure"...


Utilisation des réserves militaires et civiles par patrickbeaudouin

............."au profit de la défense de leurs concitoyens et des intérêts supérieurs de la Nation"............

 

 

 

 

 

 

12:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2011

Que mettra-t-on, soldat, sur ta tombe ?

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La disparition de la bipolarité, caractéristique essentielle du “nouvel ordre international”, a sans nul doute affecté et transformé la nature et la matérialité de la politique militaire des Etats du Nord, et de la France en particulier. La disparition, pour les professionnels de la guerre, à savoir les militaires, de “l'ennemi historique” soviétique a semble-t-il pour conséquence la réaffectation du personnel militaire à des missions de paix ou de protection de l'action humanitaire. Privés de ses objectifs classiques, disparus, les militaires, “se consacrent” à des missions qui obéissent à des contraintes opposées à celles de la bataille. C'est la systématisation de ces actions «contre nature», qui ne sont pas sans danger pour la “ valeur ” des forces militaires. De plus l'efficacité et l'effectivité de la protection humanitaire, les faits le montrent, pousseraient naturellement et légitimement le militaire à demander l'extension de son “contrat humanitaire”. Les missions humanitaires des militaires ne pas sont assez claires, précises. Si, pour Claude Le Borgne l'ONU est devenue un tribunal respecté, elle demeure un “machin militaire”, on ne saurait “impunément” exalter le droit, parfois contradictoire, tout en réduisant la force à un signe ou à une allusion.

 

L'action humanitaire et la protection militaire qu'elle requiert parfois sont au centre d'un paysage stratégique surprenant. Quelque rebattu que soit le thème de la disparition de l'ennemi, on se doit d'y revenir, tant il est riche, et gros de conséquences. Nécessité vitale pour le stratège, l'ennemi est, pour chacun, un élément indispensable du confort personnel, définition négative de soi-même : si je n'ai plus d'ennemi, est-ce que j'existe encore ? Désagréable incertitude ! Bien entendu, passée l'impression d'inconfort, on se réjouira grandement de la mort de l'Union soviétique et de l'idéologie marxiste léniniste, et on n'aura garde d'oublier que la multiplication des troubles qui surgissent dans le monde nouveau sont sans commune mesure avec l'effroyable menace (nucléaire pour l'essentiel) sous laquelle vivait un monde bêtement bipolaire, les innombrables victimes de régimes inhumains et les stratégies cruelles qui ensanglantèrent maints pays sous couvert de respectabilité révolutionnaire.

 

à lire sur : Cultures & Conflits

Référence papier

Cultures & Conflits n°11 (1993) pp. 127-38

Référence électronique

Claude Le Borgne , « Que mettra-t-on, soldat, sur ta tombe ? », Cultures & Conflits, 11, automne 1993, [En ligne], mis en ligne le 13 mars 2006. URL : http://conflits.revues.org/index423.html. Consulté le 18 mars 2011.

12:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/10/2010

Trafic d'armes de Pau à Sainte-Croix-en-Plaine près de Colmar : un militaire suspecté...

Pau : un militaire suspecté de trafic d'armes

Il aurait vendu des armes de guerre à un Alsacien de 26 ans. Écroué hier, il doit être transféré aujourd'hui à Colmar devant un juge.

 

Un militaire palois a été placé en détention provisoire, hier soir, à la maison d'arrêt de Pau après avoir été entendu dans les locaux de la section de recherches sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de Colmar (Haut-Rhin). Cet homme est soupçonné d'avoir trempé dans un trafic d'armes de guerre.

Point de départ de cette affaire, un renseignement arrivé jusqu'aux oreilles des gendarmes de la brigade de recherches de Colmar (Haut-Rhin). Selon cette information, un homme de 26 ans résidant à Sainte-Croix-en-Plaine, commune de l'agglomération colmarienne, détenait chez lui un important arsenal sans aucune autorisation. Des investigations sont alors aussitôt engagées et débouchent sur la perquisition du domicile du jeune homme, mercredi matin. L'opération est on ne peut plus fructueuse.

Fusils d'assaut, explosifs…

En effet, les enquêteurs découvrent l'attirail du parfait guerrier : une mitrailleuse Kalachnikov, un fusil d'assaut M 16, un lance-roquettes de fabrication américaine, un pistolet, quelque 3 000 cartouches 9 mm et 5,56 mm (le calibre standard parmi les forces armées de l'Otan) mais aussi 6 kilos de TNT (un explosif) ! Immédiatement arrêté, le propriétaire est placé en garde à vue à la gendarmerie de Colmar. Ce jeune homme aurait eu des accointances avec le milieu néonazi par le passé, rapports qu'il aurait rompus depuis quelque temps. Il aurait expliqué avoir collectionné toutes ces armes par passion, mais vouloir s'en débarrasser.

Si le parquet de Colmar a dans un premier temps envisagé de le faire juger dans le cadre d'une comparution immédiate, il s'est vite ravisé et a ouvert une information judiciaire, confiée au juge André Schmidt. Car il est rapidement apparu que cet arsenal ne tombait pas du ciel. C'est là qu'intervient le militaire palois. Ce dernier aurait vendu au moins le M 16 au jeune Alsacien.

Du matériel qu'il aurait récupéré au gré de ses déplacements professionnels, notamment dans les pays de l'Est. Les deux hommes se seraient rencontrés récemment dans la région lyonnaise pour une transaction.

Le militaire palois doit être présenté au magistrat instructeur en charge du dossier aujourd'hui. Quant au jeune Alsacien, son sort était hier soir entre les mains du juge des libertés et de la détention. Pilotée par les gendarmes de la brigade de recherches de Colmar, l'enquête se poursuit.

e.cazcarra@sudouest.fr

piqué sur sud-ouest.fr - 22/10/2010

10:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/09/2010

De "l'expérimentation sur l'encadrement militaire des délinquants"

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"Monsieur le ministre de la Défense

Nous souhaitons en Région Poitou-Charentes, avec Maxime Bono, député maire de la La Rochelle, vous proposer de lancer l'expérimentation sur l'encadrement militaire des délinquants dans le régiment de La Rochelle dont vous aviez annoncé la fermeture et qui pourrait être maintenu sur cette mission valorisant le savoir-faire d'encadrement des militaires, sans remettre en cause vos choix concernant la stratégie de défense.

Nous souhaitons vous rencontrer dans les meilleurs délais pour en parler et pour que cette expérimentation soit lancée sans tarder.

Nous vous prions de croire, M. le ministre, à l'assurance de notre considération distinguée.

Maxime Bono      Ségolène Royal. "

piqué au tas chez Secret-Défense - 02/09/2010

 

«C'est pas le boulot des militaires», rétorque le ministre de la Défense, Hervé Morin…

Extrait :

Et revoilà l’encadrement militaire des jeunes délinquants. Ségolène Royal a annoncé ce mardi qu’elle demandait au ministre de la Défense Hervé Morin d’expérimenter dans sa région, le Poitou-Charentes, cette mesure phare de son projet présidentiel de 2007. Une mesure qu’elle a remise au goût du jour lors du débat sur la sécurité au sein du PS, demandant au parti de reprendre cette idée dans ses futures propositions. Mais, la grande promotrice de «la politique par la preuve» préférerait l’expérimenter avant, d’où sa requête auprès d’Hervé Morin, formalisée dans une lettre, co-signée avec Maxime Bono, le maire de La Rochelle.

piqué sur www.20minutes.fr - 31/08/2010

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04/04/2010

Badie BERTRAND - L’impuissance de la puissance - Les faiblesses engendrées de la force

La victoire de G.W. Bush en novembre 2004 a entraîné à peu près partout dans le monde une vague de peur et de désarroi face au choix des États-uniens[2]

S’il est probable que ce choix soit problématique, nous allons essayer de démontrer qu’il l’est en fait beaucoup plus pour ses concitoyens que pour les Européens. Mais ce que nous allons surtout essayer de montrer, c’est que les actuelles démonstrations de force de Washington sont le signe d’un affaiblissement structurel de la domination américaine sur le reste de la communauté internationale. Cet affaiblissement s’évalue sur trois axes : la baisse de la part de son économie sur l’économie mondiale, sa position d’hyperpuissance qui en fait un partenaire à affaiblir y compris dans le camp de ses habituels alliés, et enfin son actuelle idéologie messianique, source d’aveuglement géopolitique quant aux choix de ses stratégies.

[2] Nous employons ce terme, de plus en plus courant en géographie,...
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03/06/2009

Duck and Cover

 

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06/03/2009

Sea-Launch Land-Launch

L'idée de lancer des fusées porteuse de satellite depuis la mer n'est pas nouvelle. Au milieu des années 1960, l'agence spatiale italienne propose d'utiliser dans le cadre de son programme de satellites San Marco une plateforme ancré au large du Kenya près de l'équateur (2°9 N, 40°2 E) pour lancer des lanceurs Scout américain.

La première plate-forme, Santa Rita, fut remorquée d'Italie au Kenya au cours de l'hiver 1963-1964. De forme triangulaire de 40 m de côté, elle est ancrée à 25 km de la côte, ses pieds reposant à 20 m de fond. Les essais préliminaires ont lieu en mars et avril 1964 avec trois tir de fusées-sondes Nike Apache. 
La plate-forme San Marco, avec les installations nécessaires au montage et au lancement des fusées Scout, arrive en 1966. Cet ensemble rectangulaire, de 30 x 100 m, est mis en oeuvre pour la première fois pour le lancement du satellite San Marco 2, en avril 1967.

En tout, neuf satellites (4 italiens, 4 américains et 1 britannique) seront lancés depuis la base de San Marco, le dernier en 1988. Mais le site a également été utilisé pour lancer un grand nombre de fusées-sondes pour des expériences italiennes ou américaines, comme lors de l'éclipse de février 1980 où sept fusées furent tirées.

Début des années 1990, en réponse d'une demande du marché des lancements de satellites,  Boeing et RSC-Energia propose d'allier les compétences du constructeur russe des lanceurs Zenith au savoir faire de l'américain pour développer un système de lancement sur la mer à partir d'une plateforme maritime.

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Sea Launch est formé en avril 1995. Il s’agit d’une  Limited Liability Company  américaine, sorte de société à responsabilité limitée. Domiciliée en premier lieu aux îles Cayman en tant que Limited Duration Company elle l’est depuis peu aux USA dans l’Etat du Delaware et dispose de bureaux à Seattle dans l’Etat de Washington aux Etats-Unis et Oslo en Norvège. Le port d’attache du navire de commande et d’assemblage et de la plate-forme est Long Beach en Californie, ces deux bâtiments étant par ailleurs immatriculés au Libéria et appartiennent à deux sociétés différentes, filiales de Sea Launch Company, LLC.

La compagnie est détenue à 40% par la  Boeing Commercial Space Company  de Seattle, à 25% par la société moscovite RSC-Energia, à 20% par l’anglo-norvégien Kvaerner Maritime a.s et les 15% restant par l’ukrainien SDO-Yuzhnoye / PO-Yuzhmash. Le financement de l’opération a été apporté par ces compagnies et par deux garanties bancaires partielles de 110 millions de dollars chacune, couvrant les risques politiques, accordées à la Russie et l’Ukraine par la Banque Mondiale  par le truchement de la Chase and Chemical Bank de New-York. La direction de l’ensemble est assurée par Boeing Commercial Space C° et la participation de chacun est bien définie. Outre la direction, Boeing assure l’intégration du lanceur à Long Beach, fournit la coiffe et certaines interfaces.  Kvaerner fournit la plate-forme et le navire de commande et d’assemblage et assure leur maintenance  par le biais sa filiale Barber Moss Ship Management a.s. SDO-Yuzhnoye est responsable de la fabrication des deux premiers étages de la fusée Zénith tandis que le troisième et dernier étage de la fusée, le « block DM » est fournit par RCS-Energia qui conduit également les opérations de lancement.

Sea Launch permet le lancement de satellites américains par des fusées russo-ukrainiennes depuis une plate-forme semi-submersible, propriété d’une entreprise américaine, immatriculée au Libéria et opérant dépourvue de contrôle étatique puisque depuis la Haute Mer. 

La construction des navires démarre en décembre 1995 et le premier contrat est signé le 18 décembre avec Hughes Space & Communications. Un second contrat est signé le 12 juillet 1996. En août, débutent les travaux de construction sur le port de Long Beach le QG de Sea Launch. Décembre 1996, le navire de commandement ACS est mis à l'eau en Ecosse.
1997, en mai la plateforme Odyssey part pour la Russie afin d'être équipé pour sa nouvelle mission.

 

 

En mai 1998, les deux navires du système Sea Launch terminent leur modifications. Le 12 juin, le navire commander quitte St Petersburg pour Long Beach avec à bord les deux premiers lanceurs Zenith. Le 20, c'est le tour de la plateforme de quitter la russie. Leur arrivée à Long Beach se fait dans l'été. Ils sont préparés pour le premier lancement. Il intervient le 29 mars 1999 en plein Pacifique par 145° O au large des cotes Californienne avec la mise en orbite de DemoSat. D'une masse de 4500 kg, c'est une maquette de satellite HS 702 construit par Boeing et bourré d'instrumentation de contrôle. 30 minutes après son envol, l'étage Block DM-SL libérait la charge sur son orbite à 180-735 km inclinée à 1,2°. 47 minutes plus tard, elle était allongé avec un apogée de 36064 km et un périgée de 638 km. Trois jours plus tard, l'orbite était circularisé à 36000 km.

 


La première mission commerciale a lieu le 9 octobre suivant avec la mise en orbite du satcom DIRECT TV 1R.

Le premier échec a lieu le 12 mars 2000, suite à une défaillance du second étage du Zenith. Le satcom ICO F-1 est perdu sur une orbite intermédiaire.

Quelques mois plus tard, Sea Launch renoue avec le succès: le 28 juillet, le Zenith 3 place sur orbite le satcom PAS 9 (3659 kg) en GTO.

Le premier satellite "géomobile" construit par Boeing est lancé le 20 octobre 2000. Thuraya, d'une masse de 5108 kg servira de relais pour les téléphones portables GSM grâce à une antenne faite de maille de 12 m de diamètre.

Le 6eme lancement a lieu le 18 mars 2001. Le Zenith emporte XM 2, le premier d'une série de deux satellite construit par Boeing et XM Satellite radio destiné aux retransmissions de radio numériques pour les particuliers. Le 7eme lancement Sea Launch le 8 mai suivant emporte le XM 1, d'une masse de 4682 kg.

Sea Launch n'est pas à proprement parlé un succès commercial, mais la démonstration est faite que des personnes décidées et compétentes peuvent réussir un grand projet industriel, hors d'un soutien étatique ou idéologique. En plus d'une capacité de lancement élevée (4500 à 6000 kg), Sea Launch offre d'autres avantages comme une infrastructure légère, minimisant les coûts. L'année 2002 ne voit qu'un seul lancement; Galaxy IIIC (4810 kg) le 15 juin.

2003, Sea Launch repart avec trois lancements, Thuraya-2, le second Geomobile le 10 juin, Echostar 9 (Telstar 13) satellite de télécommunication de 4700 kg lancé le 8 août et Galaxy 13 Horizon 1 satellite de TV directe (PanAmSat Corp Et l'opérateur japonais JSAT International In) 4060 kg lancé le 1er octobre. Grâce à un accord avec Arianespace notamment, un certain nombre de satellite se voit transférer sur Sea Launch afin d'éviter des retards aux opérateurs de satellites.

En 2004, Sea Launch lance le 11 janvier Estrela do Sul/Telstar 14 un satellite de télécom Brésilien construit par Loral pesant 4694 kg. Equipé de 41 répéteurs en bande Ku, il assure la couverture du Brésil et la zone nord atlantique. Boeing, au travers de sa filiale "Connexion by Boeing", utilisera ce satellite pour relier ses avions à Internet. Le lancement était au départ prévu sur un lanceur Delta-4M+ de Boeing. Mais Loral Skynet do Brasil, l'opérateur du satellite, a préféré transférer le lancement sur une Zenit-3SL de Sea Launch.

La plate-forme Odyssey et le Sea Launch Commander quittent respectivement leur port d'attache les 26 et 29 décembre 2003. Ils arrivent à l'équateur le 07 janvier. Odyssey s'y positionne à 154°O. Le lancement a lieu le 11 janvier 2004 à 04h13 GMT. Il s'agit du premier lancement de l'année. La charge utile est placée sur une orbite elliptique 760 km x 35786 km x 0°, qui sera circularisée est inclinée à 63°. Le 13 janvier, Loral annonce des problèmes de déploiement d'un des panneaux solaires. La mission n'est pas menacée, mais la puissance du satellite sera fortement réduite si aucune solution n'est trouvée. Notons que le satellite est assuré pour 250 M$ en cas de perte partielle ou totale.

Second succès de l'année, Sea Launch lance le 4 mai Direct TV 7S, satcom qui sera calé par 119° O.


Pour 2004, SL prévoit le lancement de APStar 5 (Telstar 18) en avril, Intelsat Americas 8 (ex Telstar 8) en juillet et XM 3 en fin d'année. Pour 2005, SL prévoit pas moins de 8 tirs avec AssureSat 1, AssureSat 2, Inmarsat-4 F2, Intelsat, NSS 8, Spaceway 1, Spaceway 2 et XM 4.

Le premier tir de 2004 est un échec partiel, l'étage supérieur DM du lanceur s'est éteint prématurément mettant le satellite Telstar 8 sur une mauvaise orbite le 26 juin.

En 2005, SeLaunch réalise 4 lancements avec succès. Le 28 février 2005, le 15 eme Zenith 3 de Sea Launch met en orbite  le satcom XM3 (4700 kg) de Boeing. Puis le 26 avril, SL 16 met en orbite le satcom Spaceway 1 (6000 kg) de Boeing. Le 23 juin, SL 17 lance America 8, ex Telstar 8 d'Intelsat (5490 kg). Enfin, le 8 novembre, SL18 met en orbite Immarsat 4 F2 (5960 kg).

Pour 2006, SeaLAunch prévoit 6 lancements dont Echostar 10, Galaxy 16, JCSat 9, Koreasat 5, NSS 8 et XM 4.
Le 15 février, SL19 place Echostar 10 (4300 kg) en orbite. Le 12 avril, le 20eme SeaLaunch lance le satcom JSat 9. le 18 juin, SL 21 lance Galaxy 16. Le 22 août SL 22 lance Koreasat 5. Enfin le 30 octobre, SL 23 lance XM4.

 

Irak: les téléphones GPS d'un opérateur des Émirats dérangent la coalition

Des envoyés spéciaux en Irak se sont vu confisquer des téléphones satellites de l'opérateur Thuraya (Emirats arabes unis). L'appareil, muni d'un module GPS, pourrait donner leur position. Mais des professionnels doutent des arguments avancés.

Invoquant des raisons de sécurité, l'armée américaine a interdit à certains journalistes, le week-end dernier, l'usage des téléphones satellites de l'opérateur des Émirats arabes unis, Thuraya Telecommunications, sur le terrain des opérations en Irak.

Selon les agences de presse Reuters et AFP, des journalistes embarqués ("embedded") au sein des unités militaires ont été priés de ne plus utiliser ces combinés. Certains ont même eu leur téléphone confisqué, outil de travail pourtant incontournable. «Des officiers m'ont demandé de leur donner mon téléphone, ce que je suis en train de faire», a ainsi expliqué Matthew Green, l'un des envoyés spéciaux de Reuters dans le centre de l'Irak, au sein d'unités militaires avançant sur Bagdad. Il a ajouté que d'autres collègues accompagnant le premier corps expéditionnaire des marines avaient subi le même sort.

Interdire les téléphones pour protéger les journalistes et les unités


Côté américain, on se défend de vouloir museler une partie de la presse. Au quartier général du Commandement central américain au Qatar (Centom), le général Victor Renuart a affirmé aux agences que cette décision ne visait pas à restreindre la couverture médiatique de l'offensive, mais que «sur le champ de bataille, la sécurité des opérations est essentielle, et il y a des lieux et des moments où il faut être sûr qu'aucune communication n'est en cours». «On veut être sûr que rien ne puisse tomber entre les mains des Irakiens», a-t-il indiqué.

Les combinés de Thuraya ont ainsi la particularité de disposer d'un module GPS intégré, qui permet à son utilisateur de localiser sa position. Position qu'il peut être amené à communiquer dans le cadre de son travail (flash infos, duplex). Autre danger: «Les Irakiens peuvent repérer le signal et tirer des missiles», ont indiqué les militaires américains aux journalistes cités par Reuters. Un argument technique qui ne convint pas Patrick Jibassier, directeur général de TDCom, distributeur exclusif dans l'Hexagone de Thuraya. Sa société a fourni les services et les combinés à la plupart des envoyés spéciaux français dont ceux de France Télévisions. «Cette décision s'explique surtout par la volonté des autorités américaines de pouvoir contrôler tout les réseaux de communications sur place», explique-t-il à ZDNet France.

Contactées aujourd'hui, les rédactions de TF1 et de France Télévisions nous ont confirmé ces mesures de "confiscation", précisant cependant qu'il s'agissait de consignes appliquées de manières très sporadiques. «Il y a effectivement une équipe italienne qui a vu ses téléphones confisqués par des Anglais, mais nos équipes continuent à utiliser des combinés Thuraya sans problème», explique un responsable technique chez France Télévisions.

Une décision plus politique que technique


Patrick Jibassier de TDCom y voit surtout une décision politique: «Il y a un autre système de téléphonie par satellite sur la zone concernée qui est Iridium, et dont un utilisateur pourrait tout autant être localisé. Mais Iridium est un système 100% américain, ce qui n'est pas le cas de Thuraya. Or un opérateur satellitaire peut tout faire, localiser les utilisateurs et, bien entendu, écouter les communications, des informations que les États-Unis préfèrent certainement avoir sous leur contrôle», poursuit le responsable.

Rappelons en effet qu'Iridium, au bord du dépôt de bilan, a été sauvé par le département américain de la Défense, qui a investi 72 millions de dollars entre 2000 et 2002, pour maintenir dans l'espace ses satellites et équiper 20000 utilisateurs gouvernementaux. La proximité entre l'armée américaine et Iridium n'est donc pas à démontrer.

Enfin, sur l'éventualité d'une localisation des unités militaires via le téléphone des journalistes les accompagnant, «cela paraît peu probable», poursuit Jibassier. «Je ne connais pas les moyens dont disposent les Irakiens, mais localiser ces téléphones n'est pas à la portée d'un amateur. Toutes les données échangées avec le satellite, les conversations comme celles permettant la localisation sont chiffrées, et sans la clé de chiffrement, il est impossible de les exploiter».

Précision utile : la technologie utilisée par Thuraya est d'origine américaine. Son satellite de télécommunications, Thuraya-1, a été construit par Boeing Satellite Systems.

Quoi qu'il en soit, les combinés de Thuraya n'en sont pas à leur première interdiction. Aucun Irakien n'a le droit d'en utiliser depuis six mois, nous a précisé France Télévisions. Une interdiction dont l'aspect politique ne fait, dans ce cas, aucun doute.

Par Christophe Guillemin, ZDNet France

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