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14/02/2012

21 février 2012 au Molodoi: projection sur les expulsions

PROJECTION puis DISCUSSION SUR LES EXPULSIONS DE SANS-PAPIERS ET LES CENTRES DE RÉTENTION

  AUTOUR DU FILM " ILLÉGAL " (de Olivier MASSET-DEPASSE / 2010)

 A MOLODOI, 19 rue du Ban de la Roche - ENTREE LIBRE

 19H REPAS
 20H PROJECTION
 20H30 DISCUSSION
 
 unfilmetapres.wordpress.com

10:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2010

"Le bruit, l’odeur et quelques étoiles".

Projection:

Le bruit, l’odeur et quelques étoiles

le Mardi 26 Janvier à 18h00 à l’Atrium (le bâtiment en verre entre le Patio et le Portique) Amphi AT8 à Strasbourg

http://sud.qsdf.org/spip.php?article30

 

 

"Comme si le soleil se levait pour des prunes". Première image, première chanson, la voix de Mustapha Amokrane se pose sur des pincements de guitare sobres et délicats, alors que le soleil se lève entre les tours de la cité du Mirail, à Toulouse :
Dans ma cité, y'a des petits crocodiles, qui parlent de "mawashi", oui je sais c'est un style... C'est des mômes qui dorment le jour et pas la nuit, c'est des mômes qui dorment le jour et pas la nuit, comme si le soleil se levait pour des prunes, comme si le soleil se levait pour des prunes...

Comme si certaines paroles pouvaient disparaître en moins de dix ans dans les palais de l'Elysée, Jacques Chirac déclarait à Orléans en juin 1991 :
Comment voulez-vous que le travailleur français, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs et qui voient sur le pas du palier à côté de son HLM, entassée, une famille, avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler. Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, et bien le travailleur français, sur le palier, devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela...

Comme si la vie de certains valaient moins que rien, le 13 décembre 1998, Habib, 17 ans, mourrait dans un caniveau, après s'être fait tiré dessus par un policier toulousain, pour un vol de voiture. Après le coup de feu, les policiers se sont enfuis, laissant à Habib le temps d'agoniser, seul, comme un chien. Enième "bavure", suivie d'émeutes, de dérapages policiers et d'habitants du quartier, de manifestations, d'une enquête baclée et d'un procés insatisfaisant.

Le fond, la forme, et le titre du long métrage d'Eric Pittard sont là : on y suivra le Mirail, ses habitants, un policier, un magistrat, et toutes leurs actions, interrogations, désillusions qui suivirent la mort d'Habib, le tout rythmé par les chansons et textes de Zebda, pour accompagner les images, approfondir les idées, mettre en vers ce qui ne peut être dit autrement.

 

L'aspect documentaire du film peut être assez vite résumé : la cité s'embrase pendant quatre jours d'émeutes, et subit une répression policière extrêmement importante. Lorsque l'émotion et la colère retombent, un groupe de jeunes, parallèlement à l'enquête judiciaire, tente de réclamer justice, par diverses actions. Puis, lassés de toutes les promesses non tenues, ils entrent dans une spirale de folie qui va les conduire de la cité à la prison.
L'histoire est interprétée par celles et ceux qui ont vécu les évènements, et qui les racontent : le film n'a pas été tourné au moment des évènements, avec un certain recul donc.

Parti pris ? Le réalisateur suit bien-sûr les habitants de la cité, mais à aucun moment une quelconque condescendance ne transparaît ; des faits sont racontés, et s'il fallait en retenir quelques uns, signalons le caractère de quasi "guerre civile" des émeutes de décembre 1998, avec ces images impressionnantes filmés du haut d'un immeuble, quand un des protagonistes raconte les jets de pierre sur des CRS armés de gaz lacrymogène et chantant "on est les champions" en canardant les HLM ; cette mère de famille qui raconte le comportement des CRS et policiers à l'intérieur des immeubles, en pleine nuit, dévalant les escaliers à toute vitesse, frappant contre les portes et dans les murs, en hurlant "on est chez nous". Retenons aussi l'indifférence ignoble de Dominique Baudis, à l'époque maire de Toulouse et actuel président du CSA, dont les trois protagonistes racontent le comportement dans le décor "surréaliste" d'un club branché toulousain (une des scènes les plus réussies du film), ou encore la mobilisation sincère et pleine de bonne volonté des jeunes du quartier, très vite gangrénée par un cruel manque d'organisation, de soutien, et des pétages de plomb rendant finalement leur action stérile et la décrédibilisant aux yeux d'une presse critique à souhait ; enfin, ces plaidoyers impressionnants d'un magistrat un poil pédant, seul devant la caméra, en robe, dans l'enceinte d'un tribunal, qui retrace les erreurs policières, les fautes judiciaires, et la nullité du procés : très fortes images...

Beaucoup d'images, de discours intéressants tout au long du film qui en font un long métrage passionnant, sans prétention, révolté certes mais sans haine ni jugements hâtifs, puisqu'il se contente de laisser parler, laissant au spectateur le soin de regrouper toutes ces informations et d'y réfléchir. Parfois Pittard laisse échapper quelques digressions qu'on aimerait encore plus développées, bien qu'elles ne rejoignent qu'indirectement le propos central du film (la réflexion sur l'immigration par le couple d'origine algérienne, très intéressante).
Peut-être que le film laissera à certains une impression de "non-achevé", mais n'est-ce pas là au contraire pure logique : l'"affaire" n'est pas non plus réellement conclue...

Mais "Le bruit, l'odeur et quelques étoiles" n'est pas un simple documentaire, et son aspect cinématographique et artistique est tout aussi intéressant : construit comme une tragédie antique ou un opéra (prologue, trois actes, épilogue), le film est rythmé par l'apparition d'un choeur de récitants constitué des membres du groupe Zebda, qui interprète ses morceaux dans un garage ou récite des textes dans la cité. Zebda parlait déjà de ce projet de film qui lui tenait beaucoup à coeur il y a deux ans, et difficile de trouver groupe plus approprié pour ce film : outre qu'il soit de Toulouse, le groupe est certainement le meilleur exemple de ce qu'on peut appeler "chanteur de l'immigration et des quartiers" (même si cela est un peu réducteur). On se rappelle de 1995 et du titre Le bruit et l'odeur, repris ici, dans le film, alors que la caméra descend les escaliers d'un HLM, le discours de Chirac résonnant comme une insulte, une menace, une honte.

 

Il faut avouer que, malheureusement, il arrive que certains textes sonnent faux (quand ils sont récités, et malgré l'intelligence du propos), et que certains titres de Zebda ne sont pas très appropriés (Troisième degré en particulier) ou d'autres trop complexes pour être immédiatement compris : mieux vaut avoir écouté Utopie d'occase pour mieux apprécier et comprendre les textes, tous écrits par Magyd Cherfi.

Mais Eric Pittard et Zebda touchent souvent très justes en mariant musique et images, car les morceaux de Zebda tombent la plupart de temps au bon moment et touchent dans le mille : Kountakinté, par exemple, quand est évoquée l'immigration : "J'ai quitté ma famille et toute la faune, j'ai bien quitté deux ou trois cents personnes, qui voulaient partir mais pour leur malheur, elles faisaient du bruit, elles sentaient une odeur ; on a beau nous faire croire qu'un passeport, ça sert à celui qui entre ou qui sort, nous on savait bien dans nos têtes pas guéries, que les nôtres n'étaient pas à la mairie" ; ou encore l'excellent Goota ma différence, qui tombe comme un petite bombe au milieu du film. Magyd nous sort un texte inédit génial sur des touches de guitare discrète, tel un Brassens moderne : ce titre très court intitulé Je suis franc, nourri de jeux de mots, ne laisse pas indifférent et touche incroyablement juste, comme Sheitan, ou encore le magnifique J'y suis j'y reste qui conclue le film.
Certains textes dits par tous les membres de Zebda sont également remarquables. On se souviendra en particulier de l'ironie amère d'Hakim et Magyd : "Il y a des terroristes dans la cité, des bazookas dans les mosquées... ah non, y'en a pas, des mosquées".

Cette construction originale ajoute un intérêt supplémentaire au film d'Eric Pittard, passionnant et très rythmé, parfois émouvant mais surtout révoltant et enrichissant : plusieurs mythes tombent à mon avis sous ces caméras. Même s'il souffre de certains défauts, "Le bruit, l'odeur et quelques étoiles" doit être salué pour sa démarche, tant dans le fond que dans la forme, car il remplit pleinement sa double fonction de belle oeuvre artistique et documentaire, doublement passionnante donc.


PJ  Acontresens 2002

 

Dans le cadre du cycle de projection débat démarré en novembre 2009, nous avons décidé d’aborder cette semaine le thème des banlieues avec le film de Eric Pittard, "Le bruit, l’odeur et quelques étoiles".
Cette projection débat aura lieu le Mardi 26 Janvier à 18h00 à l’Atrium (le bâtiment en verre entre le Patio et le Portique) Amphi AT8.
Ce documentaire retrace les événements qui ont secoué la banlieue de Toulouse à la fin de l’année 1998. Surpris en flagrant délit de vol de voiture, le jeune Habib, également surnommé Pipo, est tué à bout portant par un policier. De graves émeutes s’ensuivent, qui vont opposer bandes de jeunes et forces de l’ordre pendant plusieurs jours.

 

21:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/12/2009

Enfumés ! + Travailler à en mourrir - Paul MOREIRA

Si vous vous demandez pourquoi depuis dix ans on nous rebat les oreilles du réchauffement climatique sans que rien ne semble avoir été fait pour l’enrayer, regardez l’enquête que j’ai produit pour France 4 et qui passe le 9 décembre à 22h10 (rediffusion Samedi et Dimanche).

On y découvre comment un lobby efficace et discret, américain dans sa grande majorité, a freiné de toutes ses forces. A sa tête, on trouve certaines des entreprises les plus rentables et les plus puissantes de notre planète.

Le pétrolier Exxon Mobil, par exemple.

40,6 milliards de dollars de profits en 2008. Une force de frappe inégalée. Exxon doit défendre ses intérêts. Si demain des mesures globales et coordonnées visant à réduire l’effet de serre venaient à être prises, elles entraîneraient une baisse inévitable de la consommation en essence. Donc, une chute mécanique des profits et du taux de l’action boursière.

Pour éviter cela, le pétrolier, allié aux industries automobiles et charbonnières, a financé une extraordinaire machine de guerre visant à nier l’urgence climatique. Ces hommes d’influence ont pesé sur le débat aux USA mais aussi en Grande-Bretagne, et dans les institutions européennes, à Bruxelles. A Washington, on les appelle « The Carbon Club », le Club du Carbone…

Et le président Bush a été leur meilleur allié jusqu’à la victoire de Barak Obama qui viendra à changer le sens de l’histoire.

A Washington, pendant la présidence Bush des dizaines de think tanks, des groupes d’influences, ont imposé le point de vue du lobby négationniste.

Face au consensus de milliers de scientifiques quant à l’urgence climatique, ils mettent en avant les travaux d’une poignée de chercheurs marginaux qui affirment que le rythme de modification du climat est trop lent pour que cela nous inquiète et que l’activité humaine n’en est pas responsable. Ce qui pourrait constituer l’objet d’un débat scientifique normal. Sauf lorsqu’on découvre que, systématiquement, les climatologues « dissidents » sont financés par les industries liées aux carburants fossiles.

C’est le cas de Patrick Michaels, climatologue au Cato Institute. Celui-ci déclare par exemple qu’on pourra toujours « augmenter la climatisation » dans les régions où il fera vraiment trop chaud et que la protection de l’environnement requiert une « certaine opulence ».

En 1997, à Kyoto, Al Gore avait prévenu, la bataille serait rude. Il connaissait la puissance du lobby du Carbone. Alors que pour la première fois, 160 nations se réunissaient pour réduire leurs émissions en CO2. Le vice-président Al Gore était venu dire qu’il était prés à engager les Etats Unis sur la même voie. A la tribune, il laisse entendre très clairement qu’il va devoir se battre.

« Dans mon pays nous nous souvenons des industriels du tabac qui nous expliquaient que fumer n’était pas mauvais pour la santé. A ceux qui vont chercher à faire obstruction à notre démarche nous disons : nous ne vous laisserons pas mettre des intérêts privés étroits au dessus ceux de toute l’espèce humaine… »

Pour combattre les engagements de Kyoto, en 1998, ExxonMobil suscite la création d’un petit groupe d’influence, le GCST (Global Climate Science Team). Ce groupe formulera explicitement ses objectifs dans un mémo confidentiel où l’on peut lire:

« La victoire sera obtenue quand le citoyen moyen aura compris que la science du climat est très incertaine »

La machine mise en place aura recours à des méthodes de désinformation très semblables à celles utilisées dans les années 50 par l’industrie du tabac. Suite à ce mémo, et pendant six ans, Exxon Mobil versera des dizaines de millions de dollars à divers instituts, lobbies et groupes de recherches.

Seth Shulman, qui révèle ces chiffres dans un rapport commandé en janvier 2007 par un groupe de chercheurs indépendants, l’Union of Concerned Scientists, appellera ce système « la fabrication de l’incertitude ».

En 2000, le Carbon Club marque un point avec l’arrivée au pouvoir de Georges W. Bush. Celui ci vient de l’industrie pétrolière, tout comme son numéro deux, Dick Cheney, et sa conseillère pour la sécurité nationale, Condoleeza Rice.

Le protocole de Kyoto, déjà malmené par les parlementaires américains, est définitivement enterré. Bush s’en expliquera face à son challenger John Kerry, lors de la campagne pour les élections présidentielles de 2004.

« -Le traité de Kyoto ? ça aurait coûté beaucoup d’emplois à l’Amérique. C’est un de ces deals qui visent à vous rendre populaire dans les cours d’Europe, alors vous signez un traité. Mais je pense que ça va nous coûter trop cher… Je pense qu’il y a une meilleure manière de faire les choses (…). Je pense vraiment que pour ne pas perdre le confort de vie auquel nous sommes habitués et aussi pour protéger l’environnement, il faut mettre de l’argent dans les nouvelles technologies.

John Kerry : - Nous avons tourné le dos à 10 ans de travail de 160 nations. Et on se demande pourquoi dans certains coins de la planète, on nous déteste ?!... Il nous suffit de dire : He, je suis pas d’accord avec vous, salut… »

Le plus agressif des Think Tanks négationnistes financés par Exxon Mobil est le Competitive Enterprise Institute de Washington. Tout au long de la première moitié de la décennie il attaque à chaque occasion ceux qu’il appelle les « alarmistes » et les « théoriciens de l’apocalypse ». Nous rencontrons la figure la plus éminente du CEI : Myron Ebell. Un personnage étonnant, un intellectuel aux fines lunettes de métal, et un Texan, fanatique de l’ultra-libéralisme, toujours des bottes de cow-boy aux pieds. Il a produit un spot publicitaire télévisé réhabilitant le gaz carbonique : « Ils appellent ça la pollution. Nous, nous appelons ça la vie ! »

L’administration Bush a aussi recours à l’intimidation contre les scientifiques en désaccord avec la ligne pétrolière. Fin 2006, l’Union of Concerned Scientists effectue un sondage inédit auprès de 1600 chercheurs travaillant pour le gouvernement. Il pose la question suivante : « Diriez-vous avoir fait l’objet d’interférences gouvernementales dans votre recherche ? » Seulement 279 personnes interrogées accepteront de s’exprimer publiquement sur le sujet. Plus de la moitié d’entre eux, 150 chercheurs, répondent par l’affirmative.

Les pressions évidentes sur la communauté scientifique commencent à intéresser le grand public. Fin janvier 2007, le congressman Henry Waxman, organise des audiences sur le sujet au Congrès américain. Nous avons pu les filmer. Lors de la séance d’ouverture, Waxman dit : « Il existe des preuves que des membres importants de l’administration Bush ont cherché, de manière récurrente, à tromper le public en introduisant du doute dans la science du réchauffement planétaire ».

On va aussi découvrir que l’industrie pétrolière avait réussi à placer un de ses agents dans un organisme étatique théoriquement consacré à la protection de l’environnement et du climat. Entre 2002 et 2005, un haut fonctionnaire inconnu du grand public, un certain Philip Cooney, chef du Conseil sur la Qualité de l’Environnement à la Maison-Blanche, modifiait systématiquement chaque rapport scientifique qui lui passait sous la main dans le but d’y introduire le plus grand nombre d’incertitudes possibles. Des « peut-être », des « il semblerait que », des « certains disent »… l’accumulation des modifications créait une apparence de doute scientifique. Il est prouvé que Cooney, haut fonctionnaire fédéral, recevait directement des consignes émanant du Carbon Club. Nous avons ainsi trouvé un fax adressé à Cooney par ExxonMobil. Il propose clairement « la concentration des efforts sur les champs incertains de l’étude scientifique ». L’expéditeur du fax est Randy Randol, un lobbyiste d’Exxon. Dans un autre email rendu public, Myron Ebell du Competitive Enterprise Institute écrit à Cooney en 2002 : « Il faut absolument que nous arrivions à éloigner le Président de tous ces gens qui pensent faire du bien en publiant ces conneries ».

Les agissements de Cooney sont rendus publics par Rick Piltz, un de ses collègues qui se transforme en « whistle blower » et balance tout au New York Times avant de démissionner. On va apprendre qu’avant de rejoindre la Maison-Blanche, Cooney travaillait pour l’American Petroleum Institute, un des plus grands lobbies pétroliers américains. Cooney quitte son poste à Washington. Interrogé lors d’un point de presse, le porte parole de la Maison-Blanche déclare aux journalistes que Philip Cooney « souhaite passer l’été avec sa famille ».

Mais une semaine après sa démission, Philip Cooney est embauché par ExxonMobil. Le géant pétrolier refuse de donner son contact et de dire où il travaille. Après avoir tout fait pour retarder des mesures vitales pour le climat, Cooney est entré dans une sorte de clandestinité. Pressé de nouveau par les journalistes à une explication de l’affaire Cooney, Scott McLellan, le porte-parole de la Maison-Blanche, dit lors d’une conférence de presse : « Je ne connais pas son passé. Nous ne lui souhaitons que du bien dans son nouvel emploi ».

http://premiereslignes.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/12/08/enfumes.html

 

Projection Débat le 09/12/09 : "Travailler à en mourir" avec la présence d’un salarié de France Télécom.

Dimanche 6 décembre 2009 // Communiqués

Dans le cadre du cycle de projection débat sur le travail et la souffrance au travail, nous diffusons cette semaine le film de Paul Moreira, "Travailler à en mourir". Cette projection débat aura lieu ce Mercredi 09 Décembre à 18h00 à l’Institut Lebel Amphi A6 à 18h00. L’Institut Lebel se situe 4 rue Blaise Pascal.

Un salarié de France Télécom sera lui aussi présent.

Ce film porte sur les suicides au travail et les nouvelles techniques de management. Quatre suicides en trois ans chez Renault sur le lieu de travail, dix-sept tentatives (dont huit « réussies ») chez France Télécom en quinze mois, une mort volontaire par jour au moins en entreprise d’après les médecins... C’est un fait : le travail tue. Au-delà des licenciements difficiles, du chômage, du harcèlement moral, les conditions professionnelles sont souvent devenues insupportables. Délocalisations, perte de sens, course à la performance, poids de la bourse laminent aussi bien les cadres les plus compétents que ceux qu’ils managent. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Le cycle de projection débat continue la semaine prochaine avec Lip, l’imagination au pouvoir (un film sur l’autogestion d’une usine de montre), mercredi 16 décembre à 18h00 Amphi 6 à l’Institut Lebel.

Faites passer le mot autour de vous

 

20:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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