Avertir le modérateur

04/07/2011

La "bouteille" de Frédéric JOLIOT-CURIE



Nos jeunes de France préparant des bouteilles incendiaires certaines sont préparées à l'école polytechnique ,d'autres au collège de France dans le laboratoire du Pr Joliot-Curie

piqué au tas sur deuxiemeguerremondia.forumactif.com

 

 

00:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/06/2011

'Noise And Resistance: Voices From The DIY Underground'

In their angry and rousing documentary "Noise and Resistance", Francesca Araiza Andrade and Julia Ostertag
enter the centres of a vivid and vibrant, a rebellious and self-conscious scene. Be it squatters in Barcelona, anti-fascists in Moscow, Dutch trade unionists, the activists of England's Crass collective, queer trailer park inhabitants in Berlin, or Swedish girl punk bands, their music always expresses a collective self-assertion, a No! set to music whose slogan : Do it yourself! has become a strident 21st century "International".

"Noise and Resistance" is an inspiring journey through Europe's contemporary utopia, to subcultural places of desire where unity derives from autonomy along with the best punk sound you've heard for years.

http://www.indybay.org/uploads/2011/06/10/noiseresistklein.jpg

13:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2010

Monsieur le Président, je refuse votre diplôme (réactualisé)

Réponse à l'invitation

En réponse à l'invitation du maire de St Ismier, Patriarche 1925 a répondu :


Madame le Maire,

 

J'ai bien reçu l'invitation qui m'est faite de venir recevoir, le 21 septembre, le Diplôme d'Honneur

inventé récemment par le pouvoir actuel en vue, probablement, de redorer un blason passablement défraîchi et de racoler un électorat qui s'amenuise de jour en jour

Je vous adresse, ci-joint, copie de la lettre que j'envoie à monsieur le Président de la République à ce sujet,

Je ne m'étendrai pas davantage sur les raisons qui me font refuser cette mascarade. Je les expose suffisamment dans cette lettre.

Je vous prie d'agréer, Madame le Maire L'expression de ma parfaite considération

 

la suite à lire sur :

 

maquis_mitraillette_outil.jpg
la photo ne fait pas partie de l'article

17:44 | Lien permanent | Commentaires (2) |

07/06/2010

Un aspect de la résistance méridionale : maquis et guérilla en r3[1]

En zone Sud, la Région 3 regroupe l’Aude, l’Aveyron, le Gard, l’Hérault, la Lozère et les Pyrénées-Orientales. La naissance des maquis, à partir du printemps 1943, y est tributaire de contingences topographiques et sécuritaires, délaissant la plaine côtière et la frontière espagnole au profit de l’arrière-pays montagneux. Certes, l’aide fluctuante des Alliés, les choix politiques (action immédiate ou différée) sont autant de facteurs jouant aussi sur la nature et l’activité de ces maquis ; mais ils ont en commun une volonté d’action tout en refusant l’affrontement direct avec l’ennemi. En cela, les techniques de guérilla adoptées (harcèlement, actions ponctuelles et diffuses) contribuent autant à la libération du territoire qu’à la construction d’une mémoire combattante spécifique.



In the Southern Zone, the 3rd Region comprises the departments of Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère and Pyrénées-Orientales. The birth of the maquis, in the spring of 1943, draws on topography and security, so they avoid the Mediterranean coastal plain and the Spanish border zone, preferring the mountainous hinterland. Certainly, the fluctuations in Allied support to the maquis, the political debate between action immédiate and action différée, influence the nature and activities of the maquis, but they have in common a will to action while refusing a direct confrontation with the enemy. Thus guerrilla tactics (harassment, selected and varied operations) contribute both to the liberation of France and the commemoration of a specific combativity.

 

Du « rebelle » au « soldat de l’ombre », du « brigand » au « terroriste », la terminologie relative aux maquisards, en ces années 1943-1944, est aussi abondante que révélatrice des états d’esprit et des propagandes. Elle souligne aussi différentes représentations du concept de guérilla. Si, à l’origine, le réfractaire au STO (Service du travail obligatoire) n’est pas un combattant, la population, les autorités allemandes et vichyssoises continuent d’employer ce terme durant les accrochages de l’été 1944. De même, le vocable de « terroriste » renvoie autant, dans les représentations, à la guérilla urbaine des groupes de sédentaires qu’à l’action des maquis. Parallèlement, à la guérilla autonome à connotation révolutionnaire menée par les FTPF (Francs-tireurs et partisans français) s’oppose une structuration militaire classique des maquis AS (Armée secrète) et ORA (Organisation de résistance de l’armée). Au-delà des divergences, c’est pourtant une stratégie de guérilla dite traditionnelle qui est appliquée. Quels éléments la caractérisant retrouve-t-on dans la lutte armée des maquis ? Quelle est la part, dans son application, des circonstances, de contraintes ou de choix délibérés ?

 

La R3 se situe dans le midi de la France où la survivance d’une certaine culture hors la loi aurait été propice à cette forme de lutte[2] [2] J. -M.  Guillon, « Le maquis, une résurgence...
Elle dispose, en outre, d’une zone frontalière avec l’Espagne, d’un littoral considéré comme susceptible d’accueillir un débarquement allié et enfin d’un arrière-pays montagneux favorable à l’implantation de maquis. C’est à travers cet exemple que nous examinerons les fondements topographiques, politiques et militaires de cette guérilla ; sa mise en application sur le terrain, ainsi que l’influence de certains facteurs ayant pesé sur son développement.

Patricia Boyer « Un aspect de la résistance méridionale : maquis et guérilla en r3 », Guerres mondiales et conflits contemporains 2/2004 (n° 214), p. 125-136.


Lire la suite

17:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/05/2010

Glières 2010 : combat mémoriel autour de la Résistance II

La suite des Gliéres 2010 vu par PROBE.

Dans l'épisode précédent, je t'avais, amiE de lutte, parlé du film "Les réquisitions de Marseille".

Cette projection avait lieu au cinéma Le Parnal (5.00€ la place, la résistance a un prix ...)

J'ai trouvé sur le net un extrait de 8 minutes qui commence par le témoignage d'un des anciens des ADN (Acieries du Nord) de Marseille :

"on avait vécu une période fabuleuse" ...

 

"leur directeur, nommé avec l'aval de la CGT et des ouvriers, était assisté d'un comité consultatif de gestion. Symbole démocratique, ce conseil était composé de représentants du personnel – un ingénieur, un technicien, un ouvrier – et de représentants des actionnaires. » Et tous s'en portent bien : les ouvriers, qui voient leur salaire et leur travail s'améliorer, augmentent spontanément les cadences. L'entreprise est largement bénéficiaire (Elle restituera 600 millions de francs de bénéfices à l'État en 1947). On investit les bénéfices dans des logements sociaux, on construit un centre culturel, on crée les premiers CE, etc... Autant d'avancées souhaitées par le programme du Comité national de la résistance (CNR) qui prévoyait, entre autres, sécurité sociale et retraite pour tous." Stéphanie Arc - CNRS


Comme je ne suis pas trop doué pour faire de long discours, je te propose de lire ce qu'en dit Mille Babords (présent eux aussi aux Glières) :

Les Réquisitions de Marseille

Peu de personnes connaissent cette aventure. Au lendemain de la Libération de Marseille, au sortir des combats, des ouvriers créent des comités de gestion et relancent la production dans des entreprises dont les patrons ont, le plus souvent, pris la fuite pour cause de collaboration.

Nommé Commissaire régional de la République par de Gaulle, Raymond Aubrac, figure mythique de la résistance, va donner à quinze grandes entreprises marseillaises, et quinze mille ouvriers, les moyens de perpétuer cet élan en appliquant une mesure propre à l’état de guerre : "la réquisition". Soixante ans après, un film documentaire, réalisé par Sébastien Jousse et Luc Joulé, relate cette épopée, largement oubliée, ces "soviets de Marseille", selon la formule des patrons revanchards qui, en 1947, dans un contexte politique qui avait changé, parvinrent à y mettre un terme. Revenus sur le site de leur ancienne usine, en compagnie de l’historien Robert Mencherini, des ouvriers ayant pris part à l’aventure font revivre cet épisode qui, comme le confie l’un d’eux, démontre qu’on peut "substituer au profit la notion de service".

Au coeur du film, les Aciéries du Nord. Leur directeur était assisté d’un comité consultatif de gestion composé de représentants du personnel - un ingénieur, un technicien, un ouvrier - et de représentants des actionnaires. Les ouvriers, qui voient leur salaire et leurs conditions de travail s’améliorer, augmentent les cadences. L’entreprise est largement bénéficiaire. On investit les bénéfices dans des logements sociaux, on construit un centre culturel, etc... Autant d’avancées souhaitées par le programme du Conseil National de la Résistance.

Ce film est une belle occasion de découvrir cet épisode de l’histoire d’un mouvement social marseillais et d’alimenter la réflexion, à l’heure où le gouvernement privatise à tour de bras.

 

Ce film donne la part belle à ce qui pourrait sembler du "capitalisme participatif". Et tu t'es rendu compte de l'enfumage dont ces ouvriers on fait les frais ... car finalement que reste-t-il de leurs "acquis" ? Rien, ou plus grand chose ... car depuis juin 1947 "la réquisition ne s'imposait pas" et les collabos ont repris leurs place... personne n'a repris les armes pour s'insurger ...

Suite à la projection, un débat c'est organisé dans le cinéma ... je n'ai pas tenu longtemps non plus, bien que mes voisins étaient toutes et tous des gens très courtois et respectables, ayant un contact facile. Mais malgré toute leur bonne volonté, je n'ai pas voulu rester écouter les quelques syndicalistes prenant parole ...

Je suis donc retourné vers la salle Tom MOREL où j'ai cherché à rencontrer les "6 de Paux" dont on avait parlé à un moment ... et il me semble que c'est François RUFFIN qui m'a renseigné ...

à suivre ...

21:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/05/2010

Glières 2010 : combat mémoriel autour de la Résistance

Hello, amiE de lutte !

Premier retour de sensation de Thorens-les-Glières ...

Jean-Luc Porquet : "Défendre le rêve porté par les résistants"

publié le 6 mai 2010, par Ubifaciunt et JBB

Les Jours heureux ? Un film de Tati ? Une chanson de Trenet ? Perdu, il s’agit du programme du Conseil national de la Résistance, mis en application dans l’immédiat après-guerre. Un acte fondateur du modèle social français, attaqué sans relâche depuis 30 ans, encore davantage depuis l’élection de Sarkozy. Pour évoquer ce véritable travail de démolition, entretien avec Jean-Luc Porquet.

 

voir la clairvoyance des commentaires (Juliette et Karib) post de Karib


La guerre de la communication fait rage autour du "symbolique" lieu qu'est le Plateau des Glières... mais delà à parler de résistance ...

 

 

IMG_0293.JPG

Samedi 15 mai - Forum à Thorens-les-Glières - Salle Tom MOREL (photo PROBE)

HAUTE-SAVOIE
Un "contre-pélerinage" dimanche aux Glières

Plusieurs milliers de manifestants, dont d'anciens résistants, sont attendus dimanche à un "contre-pèlerinage" au plateau des Glières (Haute-Savoie) pour dénoncer celui réalisé en avril "à des fins médiatiques" par Nicolas Sarkozy dans ce haut-lieu de la Résistance anti-nazie.

Parrainé par les résistants Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, le rassemblement, organisé par l'association de sensibilité de gauche "Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui", entend dénoncer "l'instrumentalisation de l'Histoire" par le président de la République.

"Nous nous opposons à l'utilisation de ce lieu à des fins personnelles et médiatiques. De plus, la politique de Nicolas Sarkozy qui prône l'individualisme tourne le dos au programme du Conseil national de la Résistance qui aspirait à mieux vivre ensemble", explique Gilles Perret, cofondateur de l'association.

Le 8 avril dernier, Nicolas Sarkozy avait rendu hommage aux jeunes résistants fusillés par les Allemands en 1944 au plateau des Glières en se recueillant à la Nécropole de Morette, conformément à l'engagement qu'il avait pris lors de la campagne présidentielle de 2007.

Article du Dauphiné Libéré (ou Daubé) - 13/05/2010

 

HAUTE-SAVOIE
Contre-pèlerinage : Le communiqué de l'association des Glières

Dans un communiqué intitulé "Pas à Glières", l'association des Glières, présidée par le général Jean-René Bachelet (lire ci-dessus") fait connaître officiellement sa position sur la manifestation de dimanche :

"Pour la 4e année, une manifestation de protestation contre la politique gouvernementale est annoncée sur le plateau des Glières le 16 mai prochain, au nom des valeurs de la Résistance.

Il faut rappeler avec force que si les manifestations d'opposition sont légitimes en démocratie, il est inacceptable et indécent que celle-là soit organisée en des lieux où se sont regroupés voici 66 ans, des hommes réunis au péril de leur vie au-delà des clivages idéologiques, toutes opinions confondues.

Cette position est partagée par l'ensemble des Associations issues de la Résistance dans notre département, porteuses de cet héritage d'union, et nul ne saurait s'en réclamer pour cautionner cette manifestation."

Article du Dauphiné Libéré (ou Daubé) - 13/05/2010

 

Beaucoup de monde dans la petite salle communale "Tom MOREL" pour la conférence débat autour du livre de jean-Luc Porquet (qui est peu intervenu). Les portes et les fenètres sont ouvertes pour que ceux et celles restées dehors puissent entendre ...

 

Quelques phrases (précisions: c'est du plublic présent dont elles émanent) que je vous reporte ici (ne ris pas, j'ai fait 1 000 bornes pour entendre ça ...) lors des débats à la fin de la recontre :

- " Le gouvernement de Lionel JOSPIN avait réussi à rendre les comptes de la Sécurité sociale bénéficiaires " ...

- " En 1981, le parti communiste faisait 15 % ! "

- " Il faudrait recalculer l'indice d'augmentation des salaires "

 

... las d'entendre ces vieux refrains, je suis allé au cinéma Le Parnal pour voir "Les réquisitions de Marseille" (mesure provisoire)

 

à suivre ...

09:54 | Lien permanent | Commentaires (2) |

14/05/2010

Rassemblement “Paroles de résistances” 15 et 16 mai 2010

 

Les Repaires de Marseille et des Milles ont décidé d’être présents à ce rassemblement.


Si vous avez l’intention d’être présent au plateau des Glières, vous pouvez vous faire connaître auprès de Linda Castel : Linda : licase1@orange.fr
Linda et Jean-Paul ont créé un groupe de travail (que vous pouvez rejoindre) pour organiser le co-voiturage. Ils ont également recensé toutes les possibilités d’hébergement.

 

 

Samedi 15 mai :
- 15 h 30-17 h 30 : salle polyvalente de Thorens Glières
Forum sur la démolition du programme du Conseil National de la Résistance et des services publics : à la salle Tom Morel, au centre de la commune de Thorens-Glières (au pied du plateau).
Avec la participation des contributeurs à la rédaction du livre Les Jours Heureux (éd. La Découverte) : Jean-Luc Porquet (journaliste au Canard Enchainé), François Ruffin ( journaliste à Là Bas si j’y suis et Fakir), Martine Orange (journaliste à Médiapart) et Olivier Vallade (historien).
- Stands de la salle Tom Morel : CRHA, Réseau des enseignants du primaire en résistance pédagogique, avec Alain Refalo, Appels des Appels, Fakir, RESF, FSD74, Libreinfo74.fr, ADEP.
- Buvette et restauration rapide avec produits locaux
- 18 h et 20 h 30 : projection au cinéma Le Parnal à Thorens Glières du film : “Les réquisitions de Marseille” en présence de Robert Mencherini historien.
— En 1944, pour suivre les directives du CNR, 10 grosses entreprises marseillaises dont les patrons ayant collaboré étaient soit en fuite, soit en prison, sont mises en auto gestion. C’est Raymond Aubrac, alors commissaire de la république, qui coordonne cette opération. Ainsi, avec 15 000 salariés, il s’agit de la plus impressionnante expérience sociale française depuis la deuxième guerre mondiale

Dimanche 16 mai, au Plateau des Glières
- Rendez-vous à 10h30 pour le rassemblement pique-nique citoyen “Paroles de Résistances 2010” autour des personnalités suivantes :

 

Pour les résistants plus anciens
- Odette Nilès (Arrêtée puis transférée au camp de Chateaubriand où elle devient "la petite amie" de Guy Moquet voir le lien)
- Léon Landini, résistant, leader FTP-MOI
- Walter Bassan résistant, déporté au camp de Dachau
- Stéphane Hessel, ( Sous réserve ) Ambassadeur de France, ancien résistant, ancien déporté, co-rédacteur de la charte universelle des droits de l’homme.
- DERNIERE MINUTE : Raymond Aubrac, Ancien Résistant, ex commissaire de la république, parrain de l’association CRHA, ne pourra malheureusement pas être des nôtres les 15 et 16 mai. Il est invité à participer aux cérémonies du 35 anniversaire de réunification du Vietnam (30 Avril 1975). Un message de sa part sera lu lors de la manifestation. Philippe Dechartre, Ancien résistant et ministre gaulliste sous Pompidou, apporte son soutien au rassemblement

Pour les résistants d’aujourd’hui :
- Dominique Liot (Agent EDF, membre des Robin des Bois, passé en procès pour avoir remis le courant aux foyers dans la difficulté).
- François Ruffin (journaliste, plusieurs fois en procès dans l’exercice de son métier interviendra sur l’état de la presse et son indépendance aujourd’hui).
- Le docteur Poupardin (convoqué par la CPAM pour avoir prescrit pour ses patients en Affection de Longue Durée (ALD) des médicaments remboursés à 100%. C’est pour lui, une façon de s’opposer au morcellement comptable des malades et aux attaques qui sont faites à l’accessibilité aux soins par tous.
- Serge Portelli magistrat et vice-président du Tribunal de Paris, il nous parlera de la reprise en main de la justice par le pouvoir.

Pensez à lire notre charte citoyenne et à prendre votre pique-nique...
www.citoyens-resistants.fr/

 

Mille Babords (Communiqué de presse) - 14/05/2010

 

http://overlord44.free.fr/images/Le_lancement/resistance.jpg

 

13:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/05/2010

Terroristes ou résistants ? texte de Raymond Aubrac

 

Les photos - affiches - reprographies ne font pas partie de l'article

 

http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L300xH197/appel_delation-7ac66.jpg

 

L’auteur rappelle que les nazis qualifiaient de terroristes les résistants français, alors que ceux-ci, combattant certes dans l’illégalité du point de vue des  Vichyssistes, ne perpétraient pas d’attentats aveugles, tandis que l’armée d’occupation, se comportant elle en terroriste, s’en prenait à des otages, à des femmes et des enfants pour obtenir la passivité de la population etdétruire la Résistance.

 

 

Je ne suis pas à mon aise pour parler de la Résistance dans une réunion consacrée au « terrorisme ».

Il est vrai que nos adversaires, les nazis et leurs alliés français, nous qualifiaient de terroristes dans tous les moyens de propagande, affiches, journaux, radios qu’ils contrôlaient. La qualification péjorative avait pour but d’impressionner l’opinion, mais naturellement nous ne l’acceptions jamais.

En outre, nous ne qualifiions pas nos adversaires de terroristes, malgré les moyens qu’ils employaient.

Nous étions des combattants volontaires, ayant accepté une vie rude et les plus grands risques pour reconquérir la liberté. Nos adversaires étaient une armée d’occupation qui exploitait notre pays et avait pour objectif d’aliéner définitivement son indépendance. Ils disposaient de plusieurs polices dont les responsables ne respectaient aucune règle de droit, et les dirigeants français qu’ils avaient installés avaient mis à leur disposition l’appareil de l’État augmenté d’une milice aux privilèges exorbitants.

Mais il est vrai qu’en dehors de toute légalité nous avons fait usage de nos forces et de nos armes pour combattre l’adversaire et ses complices. Voilà pourquoi on peut chercher à comparer les comportements des deux camps, et les résultats de leur combat.

Pour comprendre les actions de résistance que l’occupant et Vichy qualifiaient de « terrorisme », il faut parler d’un débat fondamental qui s’établit au sein de la Résistance dès qu’elle eut accès à quelques armes, le problème connu sous le terme d’« action immédiate ».

http://medias.lepost.fr/ill/2009/10/21/h-20-1752505-1256117124.jpg

De quoi s’agissait-il ? Dès que quelques armes furent envoyées de Londres, avec parcimonie jusqu’au printemps de 1944, les états-majors alliés et avec eux le B.C.R.A. (Bureau Central de Renseignement et d’Action), le bras exécutif du Comité français de la libération chargé des actions vers la France, considéraient que les mouvements armés devaient exclusivement se préparer à accompagner le combat final et donc devaient se garder de toute action prématurée qui les dévoilerait, faciliterait la répression et entraînerait le sacrifice d’otages. Cette position était partagée, en France, par des états-majors de l’Armée secrète et par des responsables de l’O.R.A., Organisation de Résistance de l’Armée, qui groupait des officiers de carrière.

Au contraire, dans les organisations de résistance et dans les maquis, la « base » brûlait tout naturellement d’en découdre et de commencer à utiliser les moyens disponibles en armes et en explosifs pour acquérir une expérience des combats et faire sentir à l’ennemi et à la population sa présence. Cette position était aussi celle du Parti communiste et des militants qu’il influençait.

Ce n’est pas le lieu de retracer les péripéties du débat, mais il importe d’en connaître les conclusions. Bien avant le débarquement de juin 1944, tous les mouvements de résistance avaient exprimé leur accord pour pratiquer l’action immédiate, mais contre des cibles bien déterminées : sabotage des moyens de transport, en particulier de voies ferrées; sabotage d’installations industrielles travaillant pour l’ennemi; personnel de la Gestapo, de la Wehrmacht, des polices et milices de Vichy, etc. Mais dans tous les cas des mesures étaient prises pour épargner les Français innocents, et jamais d’attentats aveugles ne furent exécutés. Ces actions avaient un triple but : atteindre l’adversaire, entraîner les résistants et leur montrer que le combat était possible et efficace.

Il ne fallait pas laisser rouiller la future Armée secrète comme avait rouillé l’Armée française pendant la « drôle de guerre » de l’hiver 1939-40.

Quant au terrorisme perpétré par l’ennemi, il serait faux de croire qu’il était toujours en réponse aux attaques de la Résistance. Il fut pratiqué très tôt sous n’importe quel prétexte pour montrer à la population qu’il était le maître. Lorsqu’il se développa en réponse à des sabotages ou des attentats, il fut immédiatement démesuré, frappant souvent à l’aveugle des innocents, fussent-ils des otages, et allant jusqu’au massacre y compris des femmes et des enfants, la destruction de maisons et des villages entiers.

Sur les murs et dans les journaux, des annonces en lettres de sang informaient la population pour la terroriser, mais par-là même, elles démontraient que l’occupant était vulnérable.

http://www.tao-yin.com/edito/img/maquis_terroristen.jpg

Terroriser la population pour obtenir son appui ou au moins sa passivité, tel était l’objectif de cette publicité.

Reste un aspect de ce comportement barbare qui constitue une énigme mal expliquée, c’est le silence et même le secret accompagnant une face odieuse du terrorisme nazi, celle des déportations raciales et l’extermination des juifs et des tziganes, ou la disparition de militants dans les ténèbres de « nuit et brouillard ».

Il convient maintenant d’examiner quels furent les résultats de ces deux formes opposées d’emploi de la force et des armes, et d’apprécier les résultats par rapport à la finalité recherchée.

Le terrorisme des nazis, de l’armée allemande et de leurs affiliés vichystes avait pour but objectif d’obtenir la passivité de la population, et d’éliminer les organisations de la Résistance. L’histoire nous montre qu’au fil des années et des mois qui précédèrent la Libération, l’évolution contraire se produisit. Les organisations, mouvements, réseaux, maquis, groupes francs et Armée secrète se renforcèrent et parvinrent à s’unir. Chaque coup de l’ennemi faisait franchir une étape à cette unité, qui devint leur meilleur atout. La population française comprenait et accompagnait cette évolution avec sympathie, et les exemples d’aide et de solidarité sont innombrables. La charge péjorative de ce mot « terroriste », répété par tous les médias sous contrôle officiel n’eut pas plus d’effet qu’un pétard mouillé.

Quant au prétendu « terrorisme » bien contrôlé de « l’action immédiate », je crois qu’on peut considérer qu’il atteignait ses objectifs. Il permit à la Résistance de prendre conscience de ses forces. Il montra à la population française qu’elle jouait son rôle de justicier avant de s’élever à celui de libérateur, et surtout ces actions eurent un impact non négligeable sur le moral et l’efficacité des troupes d’occupation.

 

Le célèbre expert militaire britannique Sir Basil Lidell Hart interrogea après guerre des généraux allemands. Voici ce que déclara le général Gunther Blumentritt, qui avait été de 1942 à 1945 le chef d’état-major du Commandant en chef du frontouest :
« En 1943, la puissance accrue des mouvements de la résistance française s’ajouta à nos autres difficultés. Ils nous causaient de nombreuses pertes, et nous obligeaient à rester toujours sur le qui vive… Le désordre croissant en France devint une sérieuse menace pour nous. De plus les coups de main et les embuscades nous causèrent des pertes considérables. Les trains de renfort et d’approvisionnement à destination du front déraillaient souvent. »

Je me garderai bien de conclure après ces remarques. Les résistants furent-ils des terroristes puisqu’ils combattaient dans l’illégalité ? Leur combat n’était-il pas légitime bien qu’illégal ?

Quant à moi, je suis fier d’avoir été baptisé « terroriste » par mes ennemis.

Raymond Aubrac « Terroristes ou résistants ? », Topique 2/2003 (N°83), p. 7-10. - Cairn -

Télécharger en PDF


http://pagesperso-orange.fr/pcf.evry/manouchian3.jpg

23:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/05/2010

Les jours heureux

lesmauvaisjoursfinitont.jpg

 

L'idée. Dans le débat politique et social, à propos de la Sécurité sociale ou des retraites, notamment, on se réfère souvent aux grandes décisions fondatrices de la Libération et au texte qui les a inspirées : le programme du Conseil national de la Résistance de mars 1944. La bonne idée de ce livre, c'est de le publier et de raconter dans quelles circonstances il a été écrit et appliqué.

Les auteurs. Ce « Cahier libre » de La Découverte a été réalisé à l'initiative d'une association, Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui, très critique à l'égard de beaucoup de réformes des dernières décennies, qui s'emploient, estime-t-elle, à démolir systématiquement les solidarités organisées à cette époque. Ils ont été particulièrement agacés par les visites répétées de Nicolas Sarkozy au plateau des Glières et par le fait qu'il se réclame du programme de la Résistance. Il a été écrit par plusieurs journalistes et un historien.

L'intérêt. Même le lecteur qui ne partage pas la position des auteurs, clairement affichée, trouvera certainement des informations intéressantes dans cet ouvrage, qui décrit dans sa deuxième partie les démantèlements de l'Etat providence qu'il reproche aux gouvernements successifs.

J.-C. H

« Les Jours heureux. Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui ». La Découverte. 200 pages. 14 euros.

Article des Echos.fr - 27/04/2010

 

Plateau des glières : 13 au 16 mai 2010 !

 

11:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/04/2010

Miguel Benasayag - «Légitimité de la lutte armée»

Retour sur une réponse à "Mais le sang a coulé" lors de l'entretien-débat de la projection de "Ni vieux Ni traîtres"

 

Entretien avec Miguel Benasayag, psychanalyste et philosophe, sur le thème de « la légitimité de la lutte armée »

Réalisé en février 2010 dans le cadre de la campagne 2010 pour la libération des prisonniers d'Action directe.


Miguel Benasayag - «Légitimité de la lutte armée» - I sur II

Deuxième partie :


Miguel Benasayag - «Légitimité de la lutte armée» - II

Le film-documentaire "Ni vieux Ni traîtres" est à voir (avec beaucoup d'autres choses) chez le Jura Libertaire : Ni vieux Ni traîtres (2006)

07:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu