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22/03/2012

Fukushima - Risques liés à la piscine du réacteur 4

Extrait d'un programme TV en direct d'informations matinales intitulé "Morning Bird" de TV Asahi, diffusé le 8 Mars 2012.

Le journaliste est M. Toru Tamakawa. L'expert est le Dr Hiroaki Koide, chercheur associé à l'Institut de Recherche du Réacteur de l'Université de Kyoto.

07:12 | Lien permanent | Commentaires (1) |

18/06/2011

Fukushima et TEPCO : toujours pas fini !

Fukushima : Suspension de la décontamination des eaux

En raison d’un niveau de radiations trop élevé, l’opérateur de la centrale nucléaire japonaise a décidé de suspendre l’opération de décontamination des eaux, quelques heures seulement après qu’elle ait démarré.

Tepco a été contraint de stopper l'opération cinq heures après qu'elle ait commencé
Tepco a été contraint de stopper l'opération cinq heures après qu'elle ait commencé SIPA

Alors que l’usine de décontamination des eaux avait commencé à fonctionner à 20 heures vendredi, l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima (Tepco) a été contraint de suspendre les opérations cinq heures plus tard. A cause d’un niveau de radiation trop important, des pièces du système qui absorbe le césium radioactif ont dû être changées beaucoup plus tôt que prévu. Si le responsable des opérations nucléaires au sein de Tepco n’a pas donné d’information relative à l’éventuelle reprise de ces opérations, il a toutefois précisé que ses équipes étudiaient « encore la cause » de ce niveau trop élevé de radioactivité. L’opérateur a d’ores et déjà émis l’hypothèse selon laquelle des boues radioactives seraient entrées dans le système de retraitement où les eaux traitées sont davantage contaminées que ce Tepco soupçonnait au départ.

Un long processus

Depuis le séisme et le tsunami survenus le 11 mars, environ 100.000 tonnes d’eau hautement radioactives se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de Fukushima Daiichi. Endommagés par une vague de 14 mètres de haut qui a déferlé sur la centrale, les circuits de refroidissement du combustible  nucléaire ne sont désormais plus activés. Si les ouvriers de Tepco tentent de les faire refonctionner, ils sont cependant bloqués par les effluents d’eaux qui les empêchent de pénétrer dans les bâtiments. Après avoir réussi à stopper la fusion du combustible en arrosant les réacteurs jour et nuit avec de l’eau de mer, puis avec de l’eau douce, la compagnie Tepco est aujourd’hui toujours contrainte d’injecter près de 500 tonnes d’eau par jour. Une partie de ces dernières s’accumulent dans les installations. Alors que l’opérateur pourra très certainement réutiliser le liquide décontaminé dans les circuits de refroidissement – une fois qu’ils seront rétablis – il ignore encore comment procéder pour les boues radioactives issues du traitement de décontamination. Tepco espère cependant que la température des réacteurs sera redescendue en-dessous de 100 degrés Celsius d’ici janvier.

piqué au tas sur www.francesoir.fr

 

19:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2011

Le parquet veut mettre fin à l'enquête sur Tchernobyl en France

 

france_stop_radiation_tchernobyl.jpg

Le parquet général de Paris demande un non-lieu dans l'enquête sur les conséquences sanitaires en France de la catastrophe nucléaire survenue à Tchernobyl en 1986, a-t-on appris auprès de son cabinet. Lire la suite l'article

La chambre de l'instruction, qui tiendra une audience le 31 mars sur ce dossier, devra finalement statuer. Elle a d'ores et déjà suspendu début mars l'instruction conduite depuis une décennie par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy.

Ce litige judiciaire survient en pleine crise nucléaire au Japon, où les autorités tendent de maîtriser l'accident de la centrale endommagée par un séisme et un tsunami à Fukushima-Daiichi, mais le parquet souligne qu'il s'agit d'une coïncidence.

Une seule personne est mise en examen dans le dossier français, le scientifique spécialisé dans le nucléaire, Pierre Pellerin, 88 ans, poursuivi pour "tromperie aggravée".

Il est soupçonné d'avoir caché des informations qu'il détenait sur la radioactivité amenée par le nuage issu de l'explosion de Tchernobyl, passé sur une partie de la France du 30 avril au 5 mai 1986, notamment sur l'Est et sur la Corse.

Il était directeur du service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), l'une des administrations chargées de la question nucléaire, à l'époque de l'explosion d'un réacteur de la centrale ukrainienne, le 26 avril 1986.

Le dossier porte plus largement sur les plaintes de plusieurs centaines de personnes souffrant d'affections de la glande thyroïde, classiques en cas de contamination radioactive.

UNE INSTRUCTION ÉTOUFFÉE ?

Le parquet estime qu'aucun lien n'a pu être établi scientifiquement entre ces maladies et le passage du nuage. Concernant le professeur Pellerin, il estime qu'il est impossible de retenir l'intention de mentir sciemment.

Les associations de familles de victimes et les organisations anti-nucléaires ont annoncé leur intention de manifester devant le palais de justice le 31 mars pour protester contre l'intention exprimée par le parquet et ont fait appel au ministre de la Justice Michel Mercier.

"Les victimes françaises de Tchernobyl estiment que cette attitude vise à étouffer l'instruction pénale portant sur la problématique majeure de la communication officielle en direction des populations", a dit dans un communiqué Chantal Lhoir, co-présidente de l'Association française des malades de la thyroïde.

Sortir du nucléaire parle de "véritable provocation de la part des autorités françaises, dont l'indécence est d'autant plus incroyable que le monde connaît aujourd'hui une catastrophe nucléaire majeure, et que les Français réclament qu'enfin cessent les mensonges sur le nucléaire et ses graves dangers pour la santé humaine.".

La gestion de la catastrophe de Tchernobyl en France fait débat encore aujourd'hui. Contrairement à d'autres gouvernements européens, celui de Jacques Chirac n'avait pris aucune mesure préventive, comme l'interdiction de consommer des produits frais ou la distribution de pilules d'iode à la population.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

piqué au tas sur fr.news.yahoo.com - 18/03/2011

http://www.sortirdunucleaire.org/carte/cartes-francenuc-A4.pdf

16:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/07/2009

démantèlement complet de la centrale nucléaire de « Chooz A»

En 2007:

Démantèlement complet autorisé de la centrale de « Chooz A»

le 5/10/07

Le groupe EDF vient d’être autorisé à procéder au démantèlement complet de la centrale nucléaire de « Chooz A»  dans les Ardennes. Une autorisation qui fait suite à la récente suspension du démantèlement de Brennilis, dans le Finistère.

Cette centrale est un réacteur à eau sous pression qui a produit de l’électricité entre 1967 et 1991. Sur le même site, EDF a mis en service, il y a une dizaine d’année, une autre centrale (» Chooz B» ) qui compte deux réacteurs d’une puissance de 1 450 mégawatts chacun.

En 1999, EDF avait été autorisé à procéder au démantèlement partiel du réacteur de Chooz A. Cinq ans plus tard, la société a déposé auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une demande d’autorisation de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement complet de l’installation.

Dans son décret paru samedi, le ministère de l’Economie vient d’autoriser le démantèlement complet de la centrale de « Chooz A» , au vu notamment des « résultats de l’enquête publique» , organisée du 28 août au 29 septembre 2006.

Suspension du démantèlement de Brennilis

Le démantèlement complet de la centrale nucléaire de Brennilis, dans le Finistère, le premier à être autorisé, a été suspendu début juin après l’annulation du décret l’y autorisant, faute d’une procédure d’information du public. Le démantèlement ne devrait pas avoir lieu avant deux ans.

Sa déconstruction devait servir de test pour valider les procédures techniques qui seront appliquées pour la déconstruction intégrale de huit autres centrales mises à l’arrêt d’ici à 2025 : Bugey 1, Chinon A (1, 2 et 3), Chooz A, Creys-Malleville -qui a également fait l’objet d’un décret autorisant le démantèlement total-, et Saint-Laurent A (1 et 2).

 

 

 

PDF - 1.3 Mo
10 000 tonnes de déchets radioactifs dans la Meuse
PDF téléchargeable

Le démantèlement de la centrale nucléaire de Chooz A dans la pointe des Ardennes françaises a commencé. Si avec les deux centrales, les habitants de la région bouffaient et crevaient déjà du nucléaire depuis des décennies, cette fois ce sera surtout la Belgique et la Hollande qui seront touchées par le démantèlement via les rejets dans la Meuse de 10 000 tonnes de déchets toxiques et radiotoxiques liquides.

Si l’on voit la merde que rejette l’industrie dans la Meuse et ses différents affluents depuis plus d’un siècle, on comprend vite que ce n’est que la énième couche de pollution et pourtant les ordures radiotoxiques les rejets soi-disant « limités » et « inévitables » en provenance de Chooz causeront une pollution autrement plus durable et charrieront à leur tour cancers et leucémies.

Mais tout cela importe peu aux industriels, car les enjeux vont bien au-delà de la pollution d’une zone spécifique. En terme de marchés, si EDF cherche à devenir le spécialiste mondial en démantèlement, les entreprises spécialisées dans le nettoyage de zone contaminées, telles qu’Onet-Industries et Techman, feront leur lard, tandis que Adecco et Manpower se chargeront de recruter des liquidateurs.

Contrairement au discours des écolos qui cherchent encore à nous vendre leur bonheur éolien, le démantèlement ne prépare en rien une sortie du nucléaire mais garantit son acceptation centrale comme énergie « la plus propre ». Il s’inscrit ainsi dans sa relance au niveau international. Tandis que partout dans le monde ils nous construisent de nouvelles centrales pour satisfaire les besoins dévorants du capitalisme, à Chooz, on parle de transformer une poubelle nucléaire en parc naturel.

Comme après la fuite d’isotopes à Fleurus l’été dernier, l’Etat et les industriels mettent en marche leur machine à propagande pour nous faire avaler la pilule d’iode. Le démantèlement n’est en fait que la vitrine du service après-vente du nucléaire. Mais comme toute vitrine, elle n’est jamais à l’abri d’un pavé.

Avant qu’ils aient fini de nous pourrir définitivement la vie, Attaquons le nucléaire et son monde !

[Affiche trouvée sur les murs de plusieurs villes de France et de Belgique, juillet 2009]


Pour plus d’information sur le démantèlement en cours de la centrale nucléaire de Chooz A construite dans les années soixante, on peut consulter Tout Doit Partir N°5, à la page 9. Disponible dans la Fanzinotheque.

01:07 | Lien permanent | Commentaires (1) |

 
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