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22/01/2013

Article 11 - LE NOUVEL ORDRE LOCAL

rigouste,Mogniss H. Abdallah,ordre,sécurité,sécuritaire,drone,police,surveillane

la suite sur Artilce 11

10:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/01/2013

Mathieu Rigouste «La domination des surexploités est l’un des piliers de la police»

Entretien réalisé par 
Mehdi Fikri

Dans son livre la Domination policière, une violence industrielle (Éditions la Fabrique, 2012), Mathieu Rigouste analyse les pratiques de la police en banlieue, calquées sur les modèles de gestion coloniaux.

Dans votre livre, vous parlez de « ségrégation endocoloniale » pour définir le contrôle social et policier dont font l’objet les «colonisés de l’intérieur», notamment dans les quartiers populaires. D’où vient et comment procède ce système ?

Mathieu Rigouste. De la même manière que la société capitaliste fonctionne à plusieurs vitesses, il y a différents types de polices, qui contrôlent différentes strates de la population. La strate surexploitée – les immigrés et leurs enfants – fait l’objet d’un contrôle particulier. La domination de ces surexploités est l’un des piliers de la police. Ainsi, le contrôle au faciès n’est pas une dérive, c’est une pratique ancienne et structurelle, un dispositif central. Depuis le début du XXe siècle, un système de ségrégation et de contrôle se déploie pour encadrer la main-d’œuvre issue des colonies que le capitalisme industriel concentre aux abords de ses grands centres d’accumulation de profit. Dans les années 1930, il existait une police des colonisés en métropole. La brigade nord-africaine (BNA) quadrillait les « quartiers musulmans » de Paris, y opérait des raids et des rafles, et alimentait des fichiers de surveillance politiques et sociaux. La BNA a été dissoute à la Libération en raison de son caractère explicitement raciste.

Vous établissez une « archéologie » des pratiques de la police dans 
les quartiers populaires, qui remonte au début du siècle dernier. En quoi l’histoire coloniale de la France 
est-elle la matrice de sa police ?

Mathieu Rigouste. À partir de 1953, la préfecture de police de Paris crée une nouvelle unité : la brigade des agressions et violences (BAV). L’accent n’est plus mis sur la « race » des colonisés, mais sur leur supposée « criminalité », et le fonctionnement reste le même. L’objectif est de pénétrer les milieux nord-africains, notamment pour paralyser les actions du FLN. Dans les commissariats de banlieue, certains anciens des BAV participent à la création « brigades spéciales de nuit », qui donneront ensuite naissance aux BAC d’aujourd’hui. De la BNA aux BAC, en passant par les BAV, c’est le même schéma de ségrégation raciale qui prévaut. Et le parcours d’un homme comme le commissaire François 
Le Mouel, ancien des brigades spéciales de nuit et théoricien de « l’anticriminalité », résume assez bien le processus de reconversion des répertoires de guerre coloniale dans le contrôle des pauvres et des enfants de colonisés. La guerre d’Algérie a formé les classes dirigeantes et les futurs cadres de la police contemporaine.

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25/12/2012

L'Allemagne exporte son armement

Monde, Angela Merkel , Allemagne, armement, Europe, exportation, armes, Défense,Sécurité

Selon le Sipri, un institut suédois qui effectue chaque année un classement des ventes d'armes et de services militaires, l'Allemagne serait le troisième fournisseur au monde sur la période 2007-2011, avec une part de marché de 9 %, derrière les Etats-Unis (30 %) et la Russie (24 %), et devant la France (8 %). Mais, dans un classement publié en août par le Congrès américain, l'Allemagne figure en quatrième position, avec un volume d'affaires de 9,3 milliards de dollars entre 2008 et 2011, soit la moitié de la France, qui est troisième.
«Dans le passé, la politique allemande contrôlait l'industrie de l'armement sans intervenir, mais, depuis environ dix ans, la chancellerie soutient activement les exportations d'armes » , souligne Guido Steinberg, expert à la Fondation pour la science et la politique (SWP). S'il y voit un moyen de stabiliser certaines régions, il craint que des chars allemands soient utilisés lors de soulèvements populaires.
THIBAUT MADELIN

lesechos.fr - 3/12/2012

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03/07/2012

Alain Bauer : « La sécurité privée a toute sa place »

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Quel est la vocation de la délégation territoriale Grand Est du Conseil national des activités privées de sécurité que vous installez ce matin à Metz ?

Alain BAUER : « C’est une instance interrégionale [sur le territoire de la zone de défense, NDLR] qui a une triple vocation pédagogique, déontologique et de sanction pour les acteurs de la sécurité privée dans le Grand Est. C’est la deuxième à être installée après Rennes. Agents de surveillance, vigiles, détectives, agents de télésurveillance doivent respecter des règles dans un cadre précis, avec des agréments pour les personnels et les chefs de ces entreprises. Elle a donc aussi vocation à réprimer tous les manquements à ces règles ».

La France compte deux agents de sécurité publique (policiers, gendarmes…) pour un agent privé. Pensez-vous que l’avenir de la sécurité soit dans le secteur privé ?

« Je pense que l’avenir, c’est l’économie mixte. Comme Michel Rocard, j’ai toujours pensé que l’État n’était pas fait pour produire mais pour contrôler. Les opérateurs privés ont toute leur place dans le dispositif mais ils doivent être durablement et sérieusement contrôlés […] C’est l’exception française : contrairement à l’Europe et notamment les pays anglo-saxons, où il y a deux agents privés pour un agent public, en France, c’est bien l’inverse qui perdure ».

Gendarmes et policiers ont-ils encore toute leur place ?

« Oui, mais la question se pose pour certaines activités : faut-il un agent d’État pour surveiller la sortie des écoles, la gestion des marchés, des permanences funéraires ? La France reste un des rares pays avec une police d’État centralisée. La question, c’est : qui fait quoi sur quel territoire ? Tant qu’on ne traite pas cet enjeu, qui passe par l’intercommunalité, les services publics ne survivront pas ».

Vous êtes un expert enseignant en criminologie au Cnam, à New York et Pékin. Ensuite, vous êtes amis avec Nicolas Sarkozy mais également avec Manuel Valls, l’actuel ministre de l’Intérieur ? Comment peut-on être les deux à la fois ?

« Vous choisissez vos amis en fonction de leurs idées politiques, de leur appartenance à une secte particulière ? Moi pas ».

Que conseillez-vous à Manuel Valls pour résoudre les problèmes de sécurité en France : répression ou prévention ?

« Je n’ai pas de conseil à lui donner. Il est le gardien de la paix publique ; il doit donc tout couvrir : dissuasion, prévention, sanction. Après, chacun a sa patte personnelle. Il a, à mon sens placé, dans ses dernières déclarations, son action sous le signe de l’équilibre ».

La récente création de la section de criminologie du Conseil national des universités a provoqué des résistances fortes. Légitimes ou illégitimes ?

« La reconnaissance de la criminologie en tant que discipline a eu lieu lorsqu’une chaire [au Conseil national des arts et métiers] a été créée et à laquelle j’ai été élu. Pour le reste, il faut savoir qu’une centaine de profs de criminologie enseigne de façon clandestine ou presque. Mes collègues ont besoin d’une gestion de carrière comme les autres, voilà tout. Cette section a été créée et nous en sommes là. Bon, ensuite, tout ceci ne dérange que certaines personnes accrochées à leur pré carré ».

Propos recueillis par Alain MORVAN. 

piqué au tas sur republicain-lorrain.fr - 03/07/2012

10:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/11/2011

MILIPOL : Les dessous du Continuum sécurité défense... ou la répression durable

Le continuum sécurité défense, concept marketing de la lutte des classes dans ce bas monde marchand.

caméra,épicerie tapie dans l'ombre

"La caméra était tapie dans l'ombre"

 

"Défense et sécurité : un même business !" 

"Finie la frontière entre sécurité et défense. Dorénavant pour capter les marchés, les industriels de l’armement comptent vendre les mêmes équipements aux militaires et aux civils. Le journal de l’Intelligence économique explique comment les anglo-saxons font des affaires avec le concept de Continuum Sécurité défense." voir la vidéo (1)

En octobre 2011, selon le préfet "hors cadre" Alain Rondepierre (2), président de Milipol et également PDG de Civipol Conseil, « la profession n'est pas complètement sortie de la crise », la menace terroriste reste une constante trouble sur la-quelle certains "experts es-sécurité auto-proclamé" font leur beurre (3).

Et ceci grâce à qui ? Je te le donne en mille : Ben Laden... Ben la menace ... Ben qui, tout seul comme un grand, via la spectaculaire médiatisation du 11 septembre, a chamboulé le classique plon-plon du contrôle de la violence en réussissant ce tour de passe-passe qui nous amenait droit vers le "Global War on Terror"...

Milipol a lieu tous les deux ans à Paris, en alternance avec Doha au Qatar, est l'enfant du 11 Septembre et des attentats terroristes aux États-Unis. «Certes, il est né en 1984 mais c'est en 2003 que le concept de marché de la sécurité intérieure a émergé en se distinguant du marché de la défense proprement dit» dixit le préfet/homme d'affaire Alain Rondepierre.(Le Figaro)

Je ne sais pas si tu te souviens de son rôle dans l'affaire Miksa (4)?

... ". A peine entré en fonctions [Nicolas Sarkozy], il écrit dès le 8 juillet 2002 au prince Naïef, inamovible ministre de l'Intérieur saoudien, qu'il « propose à Votre Altesse royale de signer avec Elle dès qu'Elle le souhaitera l'accord de coopération préparé par nos services ». En fait de «nos services»,le côté français est représenté par Thales,chef de file désigné dès le départ par Charles Pasqua et par une société anonyme proche du ministère de l'Intérieur présidée par Alain Rondepierre.Mais, dès la reprise en main de ce dossier par Nicolas Sarkozy, deux hommes vont en fait le traiter directement: Claude Guéant,le directeur de cabinet,et Brice Hortefeux,l'ami et conseiller politique du ministre. Alors que leurs fonctions ne les y prédis-posent pas, ces deux hommes vont effectuer des voyages en Arabie saoudite. Le début des soupçons"...(Le Point)

http://markpowerblog.com/wp-content/uploads/2008/10/anarchist_ammunition.gif

artisanat local


Avant c'était mieux

..."Pour Patrick Haas, directeur d'En Toute Sécurité, c'était relativement simple : des groupes terroristes ou des mouvements de guérilla s'attaquaient à des cibles (représentations d'une entreprise à l'étranger ou personnalités politiques) bien identifiées. Avec Ben Laden, changement d'échelle, puisqu'il s'agit désormais de frapper le plus de monde possible.

Même si certains experts estiment qu'elle a été surestimée, la menace terroriste reste une constante, beaucoup plus diffuse et invisible désormais. Au lieu de ne protéger que quelques bâtiments, les Etats sont obligés depuis dix ans de penser globalement, pour sécuriser gares, aéroports, monuments historiques... Conséquence, « les méthodes et les systèmes ont complètement changé, faisant la part belle aux télécommunications, à l'informatique et à l'ingénierie », poursuit Patrick Haas."...

Et ce qui vaut pour la lutte contre le terrorisme vaut pour quasiment tous les autres segments du marché. Police scientifique, lutte contre tous les types de trafic, prévention des risques majeurs : la sécurité est devenue un métier où l'on manipule des technologies toujours plus sophistiquées. Une aubaine pour les PME innovantes. Certains logiciels de vidéosurveillance, par exemple, permettent de détecter automatiquement dans une foule une personne recherchée, même grimée ! (Les Echos)

 milipol,défense,sécurité,entreprise

"Bernard, au temps bonnes vieilles écoutes"

Salon mondial
de la conspiration sécurité intérieure des États

En observant la structure complète de MILIPOL , nous pouvons définitivement en déduire que les budgets de l’armée stagnant, pour ne pas dire diminuant. L’industrie de la défense a alors du trouver d’autres sources de financement par la mise en œuvre du Continuum sécurité défense, c’est-à-dire, des équipements pouvant servir à la fois aux civils et aux militaires.

Christian Mons, le PDG de la marque Panhard présente, par exemple, des modèles de PVP (« petit véhicule protégé ») en beige-kaki pour la version armée et en bleue pour la version gendarmerie : « Dans certains cas, les gendarmes sont confrontés à des situations comparables à celles de l’armée, donc ce PVP leur permet d’être protégé au même titre que s’ils employaient des véhicules militaires stricto sensu », explique-t-il …

C’est à une véritable révolution de la sécurité que nous sommes conviés. Demain elle touchera tous les secteurs de l’organisation des états.

Comme le dit Nicolas Tenzer dans son rapport : L’expertise internationale au cœur de la diplomatie et de la coopération du XXIe siècle « Une réflexion stratégique et prospective doit être engagée dans les ministères « sectoriels » (Défense, Intérieur, Agriculture, Développement durable, Énergie et Équipement, Affaires sociales, Santé, Enseignement supérieur et Recherche, Éducation nationale) qui ont une mission d’expertise. Cette réflexion opérationnelle devrait notamment dégager les dimensions suivantes : objectifs visés, zones et pays prioritaires, priorités par sous-secteurs, organisations internationales cibles, identification des relais d’influence (ONG, media, personnalités étrangères, think tanks, etc.), réseau de personnes mobilisables (fonctionnaires, experts dans les organisations internationales, y compris fonctionnaires internationaux , et assistants techniques, centres de recherche dans les nations et centres à l’étranger, secteur privé, ONG, etc.), informations pertinentes attendues, partenaires publics et privés sur lesquels nous pouvons nous appuyer, têtes de réseau et référents sectoriels possibles du côté de l’administration et de l’opérateur de référence, etc. Cette cartographie générale et la constitution de réseaux en temps réel seront la base du développement d’une politique d’expertise de sécurité internationale orientée par des objectifs clairs et cohérents »

Pour s’en convaincre il suffit de rappeler que le prochain MILIPOL aura lieu au Qatar du 26 au 28 novembre 2012. Il se tient les années impaires à Paris et les années paires au Qatar.

Depuis la guerre du Golfe, la coopération militaire fanco-qatarienne est au beau fixe. La France est l’un des principaux alliés de l’Émirat avec lequel elle a signé en 1994 un accord de défense. La relation militaire entre les deux pays est essentiellement commerciale et industrielle. Le Qatar a en effet passé pour plus de 80 millions d’euros de commandes au cours de la dernière décennie. Ainsi, 80% de l’équipement militaire du Qatar est de fabrication française. La France s’implique désormais aussi dans un projet de système complet de défense aérienne.

La coopération bilatérale passe aussi par des opérations d’entrainement commun. Les manœuvres Gulf Falcon qui ont lieu tous les deux ans entre les forces militaires française et qatariennes permettent au Qatar de maîtriser l’utilisation de matériels comparables à ceux de l’OTAN. C’est principalement plus de 300 militaires français, principalement issus des Forces françaises stationnées à Djibouti ( Blindés ERC 90 et infanterie, détachement de commandos marines, Mirage 2000-5 Mk2 ) qui viennent travailler conjointement avec les forces qatariennes…

Simon Licha est consultant pour noetics.ch

 

http://www.leparisien.fr/images/2011/10/20/1675820_ed46390c-fa9a-11e0-bc79-00151780182c_640x280.jpg

Marine au salon du jouet pour adulte

Il est tout à fait propice de se montrer en ce temps de campagne électorale... Mais peu de personnalité politique viennent dans ce genre de salon qui matérialise la réalité du marché de la répression démocratique (5) et laïque du "citoyen-électeur".

D'autres ne peuvent pas rater l'occasion. Leurs propositions ne jurant pas avec la martialité des tenues et la finalité d'usage répressif des materiels exposés. C'est évidement la Marine qui attire les journalistes, au vue des nombreux articles qui sont référencés sur le net.

Il en va même de son "bon mot" que nous rapporte "Le Parisien" du 20/10/2011 :

On y apprend que : « Moi je tire… Et très juste », qu'elle est une habituée des stands de tir, « pour se vider la tête »... et à l'occasion quelques chargeurs, j'imagine... Mais ce n'est pas pour faire son coming-out à la Fédération française de tir qu'elle est là... en plus de son bon mot, la Marine en profite pour présenter un de ses thèmes de campagne, à savoir la défense des PME françaises, une loi « achetons français » pour « donner un accès prioritaire aux PME pour les marchés publics ».

Populisme et défense de "la petite propiété bourgeoise"

Son cheval de bataille ? La rangers, ou BMJA, pour Brodequin de Marche à Jambière Attenante...

"Je me suis laissée dire qu'on faisait fabriquer les chaussures de l'armée en Tunisie. Est-ce qu'il n'y a pas là une trahison éthique et, en tout cas, patriotique ?" feint de s'étonner la présidente du FN.

http://i62.servimg.com/u/f62/14/62/33/34/ranger14.jpg

Symbole de l'éthique patriotique frontiste

Et oui, tu ne le sais pas encore, mais nos vaillants trouffions qu'on a envoyé là-bas, fort fort lointain, boutter les terroristes barbus coupeurs de main d'enfant hors d'Afghanistan ne sont pas chaussé français, môssieur... ben du coup, ils vont essayer de revenir avec sans faire trop de bruit, vu qu'ils se sont fait botter les fesses par les montagnards hirsutes en sandales, maintenant que l'Otan a sifflé la fin des hostilitées...

Donc, cette soit-disante trahison à la fabrication patriotique des rangers, le journal Sud-Ouest en parlait en février 2009 :

"Le tribunal administratif a rejeté le recours déposé par l'entreprise neuvicoise qui, du coup, devra serrer les vis dès la fin du mois
C'est un coup dur pour Marbot-Bata. Mardi, le recours précontractuel déposé en janvier par l'entreprise auprès du tribunal administratif de Versailles a en effet été rejeté. La société de Neuvic, spécialisée dans la fabrication de brodequins militaires, perd donc définitivement l'appel d'offres pour la réalisation annuelle de 100 000 paires de rangers devant équiper l'armée de terre française.
Le ministère de la Défense lui a en effet préféré les sociétés allemande Meindl et française Argueyrolles (filiale du groupe Noël), cette dernière faisant réaliser une partie de sa production en Tunisie. "

Tu te rends comptes ? Le Ministère de la Défense, un des ministères qui bouffe le plus de budjet... Préférer des grolles allemandes et une usine qui délocalise... tout ça pour aller essayer de déloger le moudjahidine hors de ses montagnes... et pour finalement devoir se rabattre sur le manifestant social-démocrate indigné ou à "mortellement blesser", en tirant de nuit dans le dos d'un autre Joseph Guerdner menoté (6).

Et que donc, comme on peut le lire ici (7) :

"M. Pascal Deguilhem attire l'attention de M. le ministre chargé de l'industrie sur le devenir de l'usine de chaussures Marbot-Bata à Neuvic-sur-l'Isle (Dordogne) et de ses salariés. En 2010, les salariés continuent d'être sacrifiés sur l'autel de la désindustrialisation programmée des territoires. Dans son département, l'usine de chaussures Marbot-Bata, dernière de ce type en vallée de l'Isle, dernière du groupe Bata en France, et qui a compté jusqu'à 2 000 salariés, arrête son activité définitivement. Malgré tous les sacrifices consentis par des salariés très qualifiés pour conserver l'unité de production, la décision prise l'an passé par le Gouvernement d'attribuer à une entreprise allemande, fabriquant en Tunisie, le marché des chaussures de l'armée française, a porté le coup fatal à cette usine, supprimant de fait 70 % de la charge de travail. Pendant toute l'année 2009, les salariés ont alterné des périodes de fabrication avec le chômage partiel. Si aujourd'hui les salariés se sont résignés à l'idée de voir fermer leur outil de production, ils ne sont pas prêts à brader leur dignité pour un plan social qui ne mérite pas ce nom : pas d'indemnité de préjudice, pas de cellule de reclassement, pas de préretraite. Ce plan, totalement vide, a été présenté en novembre dernier (refusé par les 73 salariés) et annulé par le tribunal de grande instance car il se contentait de leur offrir le minimum légal après, pour nombre d'entre eux, toute une vie de travail. À ce jour, aucune proposition de la part du groupe BATA n'est venue en remplacement de ce premier plan. Des commandes, qui auraient pu prolonger de quelques mois l'activité de l'entreprise, ont été refusées par la direction, malgré la présence des salariés sur le site, et l'objectif pour le groupe semble être de s'en débarrasser au plus vite et à moindre frais. Alors que les salariés attendent, sans travail, un peu de justice sociale, la direction du groupe envisage un dépôt de bilan qui lui permettrait de faire payer les licenciements par de l'argent public. Le contribuable paiera donc pour une délocalisation de plus pendant que les ouvriers devront se contenter d'une conclusion indigne à leur lutte. Ceci est inacceptable. Si l'État ne peut pas tout faire, il lui demande quelles réponses le Gouvernement peut-il apporter pour faire respecter le droit des salariés."

Tu vois donc que Continuum sécurité défense correspond parallèlement à Continuum délocalisation, chômage, sacrifice sur l'autel de la désindustialisation. Ce qui va immanquablement déboucher sur des conflits sociaux, des grèves, et de la répression... la boucle est bouclée. 

http://www.conflitssansviolence.fr/images/2010/violence-police.jpg

Continuum répression durable

lien vers un PDF de Thales "SecuritydefenseBuiseness" dans lequel, à l'avant dernière page, un tableau sur les marchés financiers des leaders du secteur et qui ensuite pointe le phénomènes du piratage informatique (c'est d'actualité !!!)


COMSCORE

 

Pour les finir en beauté, ils seront doxés
Tous ces cor­rom­pus, mina­bles et vendus,
En hom­mage à CopwatchIDF, cen­suré,
A tous les gardés-à-vue,
Aux ban­lieues kar­che­ri­sées,
Aux mani­fes­tants battus,
Aux jour­na­lis­tes espion­nés,
Aux deman­deurs d’asile igno­rés et matra­qués,
Aux Roms sti­ma­ti­sés, tra­qués et explu­sés,
A toutes les vic­ti­mes de l’UMP :

Nous vous livrons leurs coor­don­nées.

.Oeil pour oeil, dent pour dent.

…UMP Doxed…

 

..Expect Us..

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  1. France 24 article d'Hermine MAUZÉ.

  2. Alain Rondepierre est PDG de http://www.civipol.fr . C'est la société de conseil et de service du ministère de l'Intérieur français.

  3. Les Marchands de peur (Mathieu Rigouste) // Les éditions Libertalia

  4.  EADS vs THALES Le projet MIKSA, guerre franco-française depuis 1986

  5. http://www.article11.info/spip/Flash-ball-et-maintien-de-...  (vive A.11 !)
  6. http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/accuse-d%...
  7. http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-932QOSD.htm


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04/06/2011

Les idéologues sécuritaires et la voie du décèlement précoce de la sûreté aérienne

le_chaos_mondial.jpg

Christine de Veyrac se prononce pour les Scanners corporels dans les aéroports

Le rapport adopté en début de semaine, à une très large majorité, par la commission des transports du Parlement européen, propose d’autoriser les scanners corporels pour l’inspection des passagers dans les aéroports. Il en encadre aussi strictement les conditions d’utilisation.

« Il est certain que ces scanners représentent un progrès réel en matière de sûreté aérienne. Ils permettront en effet de détecter les objets non métalliques cachés par de potentiels terroristes, comme des pains d’explosifs plastiques ou des couteaux en céramique » a commenté la députée européenne UMP Christine de Veyrac, membre de la commission des transports du Parlement européen.

Parallèlement, « il est heureux que le vote d’hier exclue l’utilisation de technologies émettant des radiations ionisantes, et interdise que toute image du corps des personnes ne puisse être visualisée ou conservée. Nous protégeons ainsi la santé et la vie privée des passagers, ainsi que des employés des aéroports et des compagnies aériennes », a souligné la députée européenne de Toulouse.

Le Parlement européen arrêtera définitivement sa position lors de sa session plénière en juin prochain.

piqué au tas sur www.toulouse7.com

Bientôt des scanners corporels dans les aéroports français

Par TF1 News (D'après agence), le 07 janvier 2010 à 11h16, mis à jour le 07 janvier 2010 à 11:20

La DGAC a annoncé mercredi qu'ils seront bientôt expérimentés "dans les meilleurs délais". Ils permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a annoncé mercredi dans un communiqué que des scanners corporels seraient expérimentés "dans les meilleurs délais (...) dans certains aéroports français". Des scanners corporels "devraient être installés prochainement pour expérimentation à ADP" (Aéroport de Paris), précise le communiqué qui ajoute que cette décision a été prise "selon les directives d'un groupe de travail interministériel".

Mercredi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé qu'un groupe de travail sur les scanners corporels dans les aéroports français avait été mis en place et devait "faire des propositions" rapidement.

Les scanners corporels sont des portails qui permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers et "l'absence d'impact sur la santé des passagers a été évaluée et confirmée par un organisme indépendant", selon la DGAC.

Parallèlement à l'installation de scanners corporels, "d'autres voies d'amélioration doivent être approfondies ou complétées", comme le "profilage des passagers", "l'amélioration de la détection des traces d'explosifs" ou "l'analyse et l'exploitation des informations connues sur les personnes déjà signalées comme suspectes". "Par ailleurs, la formation de personnel chargé de la sûrete sera renforcée", conclut le communiqué.

Piqué au tas sur TF1 News (D'après agence) le 07 janvier 2010

penser ces menaces dans l’esprit de les révéler (au sens radiographique).jpg

Scanners corporels : la sécurité renforcée dans les aéroports

Le secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau a confirmé l'usage, à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, des premiers scanners corporels en France, permettant une fouille au corps virtuelle.

Publié le 15/01/2010





Qu'est ce que le scanner corporel ?

Le scanner corporel est une imagerie du corps. Il en existe deux types : le premier, qui sera pratiqué dans les aéroports de France, utilise des ondes millimétriques se limitant à la surface de la peau. Le second type, pratiqué aux Etats-Unis, utilise le système X-Ray qui pénètre sous la peau.

Comment ça marche ?

Le passager rentre dans un portique. Des antennes-récepteurs lui tournent autour et émettent des ondes radio qui traversent les vêtements. Les ondes réfléchies sont enregistrées sur un écran de contrôle qui fait alors apparaître une scan en 3D du passager.

A quoi ça sert ?

Le scanner corporel permet de renforcer la sûreté des aéroports, notamment depuis la tentative d'attentat du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Detroit. Cette fouille virtuelle des passagers permet de détecter toute matière (objet ou liquide) dissimulée à la surface du corps, que ce soit de la poudre à explosif ou même des couteaux en céramique. Il permet ainsi un contrôle de sécurité des aéroports plus rapide, plus sûr et moins génant par rapport aux palpations corporelles.

Est-il dangereux pour la santé ?

Le premier type de scanner par ondes millimétriques, le seul qui sera utilisé en France, ne présente aucun danger pour la santé. D'après la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), ses ondes sont 500 fois moins puissantes que celles d'un téléphone portable. Quant au second type de scanner, pratiqué uniquement aux Etats-Unis, une exposition marquée ou régulière à ces ondes est nuisible à la santé.

Porte-t-il atteinte à la vie privée et à l'intimité ?

L'imagerie qui apparait sur l'écran de contrôle ne laisse apparaître qu'un androïde reconstitué en 3D. L'agent en charge de surveiller l'écran ne voit pas la personne scannée et ne connaît pas son identité. Le visage et les parties génitales sont floutées à l'écran. Les hommes contrôleront les hommes, les femmes contrôleront les femmes.

Sera-t-il obligatoire ?

La France étant pour le moment en phase d'expérimentation, le scanner corporel n'est pas obligatoire. Les passagers pourront choisir entre le scanner corporel et la fouille manuelle habituelle.

Combien ça coûte ?

Chaque scanner coûte entre 100 000 et 150 000 euros.

piqué au tas sur www.linternaute.com

Armes dans les aéroports: «Il faudrait exiger que les agents de sûreté sachent lire, écrire compter...»

INTERVIEW - Le criminologue Christophe Naudin est chercheur à l'université Paris 2 et auteur du livre «Sûreté aérienne, la grande illusion»…

La sûreté dans les aéroports et les avions est-elle suffisante? Le débat est relancé après que des journalistes ont réussi à déjouer les systèmes de sécurité à deux reprises, dans les aéroports de Roissy et de Marseille. Dans le cadre d’un reportage pour «Envoyé spécial», diffusé ce jeudi soir sur France 2, les reporters sont entrés dans deux avions, en possession d’un pistolet semi automatique 9mm. Rien de surprenant pour le criminologue Christophe Naudin, qui estime que les agents chargés de la sûreté ne sont pas assez qualifiés pour faire face aux risques.

Les mesures de sûreté sont elles efficaces dans les aéroports?
Non, il y a un problème d’efficacité, c’est certain. Que les journalistes aient réussi à embarquer avec une arme n’est pas du tout surprenant. Il s’agit avant tout d’un souci de recrutement: il faudrait exiger que les agents de sûreté dans les aéroports sachent lire, écrire, compter. Et c’est vraiment loin d’être le cas.
Il ne faut pas croire que ces agents sont juste des personnes qui regardent un écran pour voir si un objet est caché dans vos bagages. L’imagerie de sûreté est une science, qui nécessite une analyse. Une meilleure sélection des agents - et un meilleur salaire – permettrait d’améliorer de 30% l’efficacité de la sûreté dans les aéroports.

Pourtant des mesures de contrôle ont été prises ces dernières années. Elles ne servent à rien?
On en rajoute toujours une couche en fonction de l’actualité mais ce sont des mesures cosmétiques, qui sont toutes centrées sur la recherche de l’objet. Or ce n’est pas lui, en soi, qui est dangereux mais l’usage que certaines personnes peuvent en faire. La mesure qui consiste à empêcher les voyageurs de monter dans un avion avec une bouteille de liquide est la plus stupide que j’ai jamais rencontré. Il faudrait se concentrer davantage sur les personnes, cibler celles qui présentent plus de risque, et arrêter d’emmerder 100% des voyageurs.

Ces mesures ne diminuent donc pas le risque que des personnes mal intentionnées montent dans un avion?
Les contrôles sont accrus sur les destinations sensibles comme les Etats-Unis ou Israël. Mais le risque est alors diminué non parce que les mesures sont efficaces mais parce que la possibilité est plus grande qu’un agent repère ce que son collègue n’a précédemment pas vu.

La technologie peut elle être améliorée pour que les risques diminuent ?
Non, niveau matériel, on est au top. Ce n’est pas un problème de technologie mais bien de personnes qui se servent de cette technologie.

Propos recueillis par Enora Ollivier
piqué au tas sur www.20minutes.fr - 06/01/2011

« Les contrôles sont d'une nullité totale »

CHARLES DE COURSON, député de la Marne

28.12.2009
Rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée pour le transport aérien, le député Charles de Courson (Nouveau Centre) dresse un bilan sans concession du système actuel de contrôles dans les aéroports. Le renforcement des mesures de sécurité est-il adapté ? Charles de Courson. Achaque nouvel attentat ou tentative, la stratégie adoptée est celle de la fuite en avant. On nous parle alors de nouveaux appareils, comme ces scanners corporels. Leur seule utilité est d'enrichir les industriels, notamment américains, qui les commercialisent. Pour le reste, ils contribuent surtout à ralentir le transport aérien. Les contrôles actuels sont-ils si mauvais ? Ils sont d'une nullité totale. Tout a été pensé après le 11 septembre 2001 par l'administration Bush avec un unique objectif : restaurer la confiance des passagers. Ces mesures ont ensuite été imposées aux autres nations. Mais cette conception de la lutte antiterroriste est totalement erronée et inefficace face à des gens déterminés. Pourquoi ? J'appelle ça la théorie de la ligne Maginot. On veut faire croire que tous les objets peuvent être détectés. C'est illusoire. Prenez le sac à main de votre femme et fouillez-le pour y trouver des explosifs. Cela vous prendra un quart d'heure. Imaginez, si vous appliquez ça aux 90 millions de passagers qui prennent chaque année l'avion en France ! Vous aviez vous-même mis en lumière ces lacunes… En 2003, dans le cadre d'un rapport confidentiel pour le ministre des Transports, nous avions travaillé avec le criminologue Christophe Naudin. Sur onze tentatives pour introduire des armes ou des explosifs dans un appareil, dix ont fonctionné. Les mêmes tests aux Etats-Unis, réalisés dans sept aéroports, enregistraient 35 % à 65 % de réussite. Quelle est la solution ? Il faut arrêter ce naufrage économique. Chaque année, 500 millions d'euros sont dépensés en France pour ces contrôles de sécurité, 7 milliards aux Etats-Unis. Dans le même temps, seulement 50 millions d'euros sont alloués chez nous à l'infiltration des réseaux terroristes. Il faut faire l'inverse et pratiquer la lutte antiterroriste en amont, grâce au renseignement. La logique actuelle n'a aucun sens. Pourquoi ne pas faire des contrôles aux entrées du métro ou des gares, pendant qu'on y est ?
Cet article a été publié dans la rubrique A la une

Sûreté aérienne : le reportage qui fait peur

« Pièces à conviction »

Julien Dumond | 22.12.2006
C'EST UN MODE d'enquête journalistique plus fréquent dans les pays anglo-saxons qu'en France. Depuis plusieurs semaines, des journalistes de « Pièces à conviction », diffusée aujourd'hui en deuxième partie de soirée sur France 3, s'attachent à tester l'efficacité des mesures prises cet été pour améliorer la sûreté aérienne. Le résultat est édifiant. A l'image, Christophe Naudin, expert en sécurité, déjoue absolument tous les contrôles. Le 30 novembre, avec le journaliste de France 3 Laurent Richard, ils s'envolent de l'aéroport d'Orly pour celui de Nice. Dans son bagage cabine, Christophe Naudin a emporté la réplique exacte d'un pain de Semtex, un puissant explosif utilisé dans de nombreux attentats terroristes, un détonateur et une pile. Aucun agent au sol n'a repéré l'ensemble qui pourrait pourtant être transformé en bombe s'il s'agissait de réel Semtex. Au retour, l'expert passera les mêmes objets dans son bagage de soute cette fois. Le 4 décembre, c'est à bord d'un avion à destination de New York que l'équipe embarque deux cutters. Au moment du contrôle du bagage cabine aux rayons X, on voit que les agents discutent sans même regarder leur écran. Christophe Naudin est également parvenu à s'envoler pour Marseille avec un faux passeport lituanien après avoir acheté son billet le matin même en liquide... Enfin, l'auteur du reportage a pu approcher, seulement muni de son permis de conduire, la zone de fret numéro 4 de Roissy, pourtant ultra-sécurisée, en se faisant passer pour le chauffeur livreur du sous-traitant d'un sous-traitant. On le voit donc à l'image, la nuit du 13 décembre, au plus près des avions en partance sur le tarmac. « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées » Interrogé sur ces investigations, le directeur des affaires stratégiques de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) bafouille. Et lorsque les journalistes lui font visionner les images, il reste carrément sans voix, répliquant seulement : « Les contrôles sont bons dans leur ensemble, vous voulez faire peur aux gens, c'est cela ? » « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées », dit Christophe Naudin, qui avait par ailleurs réalisé 12 tests de ce type pour le député Charles de Courson : onze avaient réussi ! Un commandant de bord ne semble pas étonné par ces révélations. « La formation des agents de sûreté n'est que de quatre-vingt-onze heures », glisse-t-il. A voir ce « Pièces à conviction », il en faudrait en effet beaucoup plus.

Cet article a été publié dans la rubrique Spectacles
les deux articles piqué au tas sur Le Parisien.fr

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07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

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Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

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09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/02/2011

« Police d'agglo » :Hortefeux confirme les réorganisations

 

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Fusion entre la brigade fluviale et le bureau des objets trouvés de Dunkerque

 

 

La police d'agglomération, testée à Paris, Lille et Lyon, est un succès. Et s'étend donc, malgré « quelques inquiétudes  », à l'ensemble du département du Nord, avant, bientôt, Marseille et Bordeaux. Voilà le message essentiel qu'est venu délivrer hier, dans la métropole lilloise, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en visite à Lille, puis à Marcq-en-Baroeul. ...

 

Depuis 2009, les circonscriptions de police de Lille, Roubaix, Tourcoing et Armentières ne forment plus qu'une seule entité, « pour mieux correspondre aux zones de délinquance, être plus réactif ». Alors que « les violences aux personnes ont continué à augmenter de 2,5 % » en 2010 en France, « sur la même période, ces atteintes à l'intégrité physique des personnes ont reculé de 2,7 % sur le ressort de la police d'agglomération de Lille. C'est à l'inverse de la tendance nationale », s'est félicité le ministre.

« À armes égales »

« Parce qu'elle supprime les cloisonnements administratifs, la police d'agglomération permet aux forces de sécurité de lutter davantage à armes égales avec les délinquants. » Aussi, a-t-il confirmé les décisions annoncées ces derniers mois : l'ancienne circonscription de Bailleul rejoint la police d'agglo de Lille. Des fusions de circonscriptions sont opérées à Dunkerque, Maubeuge, Valenciennes et Douai et la circonscription de Fourmies basculera en zone gendarmerie « au plus tard au 1er juillet ». « Ces transformations suscitent encore quelques inquiétudes, mais je veille à ce que les équilibres gendarmerie-police soient maintenus. Et surtout, aucun territoire n'est négligé, aucun territoire n'est oublié. La délinquance, ce n'est pas une fatalité », a conclu le ministre, après avoir visité le centre de supervision urbaine de Marcq, qui pilote 65 caméras de vidéoprotection dans cette ville de 40 000 habitants.

 

piqué au tas sur www.lavoixdunord.fr - 18/02/2011

20:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/02/2011

Les frontières floues du Partenariat Public-Privé et la vidéosurveillance...

la suite de : La France adopte la vidéosurveillance

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Nommé délégué interministériel à la sécurité privée, le 26 septembre dernier, par décret du président de la République paru au Journal officiel - fonction créée au début du mois de septembre par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l‘Intérieur, Brice Hortefeux- Jean-Louis Blanchou a désormais la charge de coordonner les missions, le travail et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d’aéroports ou de grands magasins.

 

 

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Ainsi, le Préfet devra t-il “définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d’un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités”, dont celui de l’Intérieur.
Rappelons que cette fonction de délégué interministériel était l’une des quarante propositions faites par l’Inspection générale de l’administration, chargée d’une étude sur ce secteur d’activité dans un rapport transmis mi-juin 2010 au ministre Brice Hortefeux.

En matière de sécurité privée, il s’agit pour le Préfet, d’aider un secteur de la sécurité privée “modernisé, fiable et rentable, à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays”.




Les objectifs de 2011 ?
Mettre en place le CNAPS - structure de police administrative, de contrôle et de discipline- afin qu’il soit opérationnel début 2012 et engager la création d’un comité consultatif de la sécurité privée comprenant l’ensemble des parties prenantes de ce secteur. Ce comité réfléchira à ses évolutions futures et aux moyens à mettre en œuvre pour les anticiper et les accompagner. Jean-Louis Blanchou devra également engager des réflexions sur la formation, sur les passerelles à établir entre le secteur public (Police Nationale, Gendarmerie) et la sécurité privée, ne pas négliger les aspects européens…

Et pour mener à bien toutes ces actions, trois chargés de mission viennent de rejoindre le Préfet : François Dégez, Colonel de gendarmerie, jusqu’alors Sous-directeur des systèmes d'information à la DGGN,  Véronique Lefaure, Commissaire divisionnaire, Chef de la division enquêtes, documentation et systèmes d’information depuis 2008 à la Direction centrale de la sécurité publique,  Cédric Paulin, Chercheur, Chargé de mission à la Direction de la Prospective et de la Planification de la Sécurité Nationale (DPPSN), depuis 2010.
Jean-Louis Blanchou attend 2 autres collaborateurs, “ un de profil administratif et un de profil juriste pour compléter l'équipe de la DISP ”, très prochainement...


Quant au Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéoprotection dont il est responsable, le délégué interministériel à la sécurité privée souhaite “soutenir la dynamique qui s’est mise en place courant 2010, encourager les initiatives et aider les porteurs de projets à les réaliser dans les meilleures conditions opérationnelles, économiques et techniques possibles”.
Et là aussi l’équipe s’étoffe : “ Outre Elisabeth Sellos-Cartel, M. Thiebault, Capitaine de police, vient de nous rejoindre voici une semaine et M. Viot , Commandant de gendarmerie, est attendu pour le 1er mars”, annonce le Préfet.

Vendredi 11 Février 2011 - Virginie CADIEU

 

piqué au tas sur www.videosurveillance-infos.com - 11/02/2011

 

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31/01/2011

Le spectaculaire au service de Thales et de la Sécurité aéroportuaire

rappel :

Le syndicats des entreprises de sûreté aéroportuaire (SESA) a dénoncé dans un communiqué "la recherche du sensationnel" du reportage diffusé ce soir dans envoyé spécial sur France 2 sur la "sécurité au rabais".

Dans ce reportage des journalistes ont déjoué les systèmes de sécurité des aéroports de Marseille et Roissy en voyageant en cabine avec un pistolet placé dans des bagages à main afin d'illustrer les failles de la sécurité dans les aéroports français, dont les fouilles aux portiques de sécurité sont assurés par des sociétés privées.

piqué au tas sur lefigaro.fr - 06/01/2011

 

Sécurité aéroportuaire : Thales soutient le développement de MultiX, spécialisée dans la détection par rayons X

Neuilly-sur-Seine, le 26 janvier 2011

Thales apporte ses technologies et entre au tour de table de la société spécialisée dans le domaine du contrôle des bagages et colis

Thales annonce aujourd’hui son entrée au tour de table de MultiX, entreprise de technologies innovantes au service de la sécurité aéroportuaire. Fondant son savoir-faire sur la maîtrise de la spectroscopie par rayons X, MultiX a été créée en octobre 2010, avec l’appui du CEA, par Jacques Doremus et Patrick Radisson, tous deux issus du groupe Thales.

Leader mondial des tubes électroniques, Thales Electron Devices, filiale du Groupe de haute technologie Thales, a créé une gamme complète de détecteurs à rayons X pour les applications d’imagerie médicale. A partir de ce coeur d’activité, les équipes de Thales et du CEA ont fait évoluer cette technologie vers la spectroscopie X ouvrant ainsi la voie au développement d’une nouvelle génération de détecteurs de substances illicites. Ces technologies rejoignent aujourd’hui le portefeuille de MultiX.

Pour Marko Erman, SVP Recherche et Technologie du groupe Thales : « C’est une satisfaction de voir des technologies d’abord développées au sein du Groupe trouver toute leur place dans une société aussi innovante que MultiX. Participer activement à l’écosystème d’innovation, c’est savoir interagir avec les établissements publics de recherche et les petites et moyennes entreprises innovantes. Dans les années à venir, nous souhaitons apporter notre soutien au développement de MultiX sur un marché globalisé dont l’expansion est soutenue par un contexte règlementaire en pleine évolution. »

Thales Corporate Ventures, la filiale capital-risque de Thales, a accompagné l’équipe de MultiX dans cette nouvelle étape de son développement, et participe à hauteur de 20% du capital, aux cotés de plusieurs partenaires de référence.

piqué au tas sur www.aeromorning.com - 27/01/2011

 

11:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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