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02/04/2010

Georges Cipriani semi-libéré. Liberté pour Jean-Marc Rouillan !


le 01/04/2010 à 22:03

La cour d’appel de Paris a accordé cet après-midi une semi-liberté à Georges Cipriani. Une épreuve obligatoire avant une libération conditionnelle. La lutte continue pour les comités de soutien qui réclament la libération de Jean-Marc Rouillan.

Dans les comités de soutien aux prisonniers d’Action Directe, on redoutait aujourd’hui un poisson d’avril bien pourri. Et puis non, la bonne nouvelle est arrivée. Après vingt-quatre années de cabane dans des conditions extrêmes, après vingt-quatre années sans jamais mettre un pied dehors, après une interminable procédure pour demander une libération conditionnelle, après un cruel jeu de yoyo entre décisions favorables et appels du Parquet, Georges Cipriani sera semi-libre dans une quinzaine de jours.

Le comité qui anime le blog d’information et de mobilisation pour la libération des deux derniers militants d’Action Directe emprisonnés précise que Georges Cipriani connaîtra les détails de son aménagement de peine la semaine prochaine à l’occasion d’une visioconférence avec un juge. Pour ce comité, les choses ne s’arrêtent pas là. « Georges Cipriani était libérable depuis février 2005. Nous devons continuer à le soutenir dans cette étape vers la libération complète. »

Même état d’esprit sur le blog L’Inter : « On ne dit pas merci à un camarade, dit-on, et pourtant, c'est bien le premier mot qui nous vient aujourd'hui à l'esprit. Merci Georges. Et merci à ces camarades pour leur résistance acharnée depuis vingt-quatre ans. Merci pour ce collectif qu'ils ont formé pendant toutes ces années et qui a montré la force d'une résistance collective. Merci pour cette résistance qui les fait sortir debout. Malgré l'ensemble des mesures d'exception qu'ils ont connues. Rappelons, l'arrestation et les conditions spéciales aussitôt créées en prison. Malgré des procédures d'exception mises en place. Jusqu'à cette rétroactivité de la loi Dati qui a reculé de plus de deux ans encore la décision qui tombe enfin aujourd'hui. (…) Cette résistance au long terme est un message d'espoir pour tous ceux qui subissent ce système, son exploitation, sa répression. Et pour tous ceux qui mènent un combat. Le monde est dur dehors. Evidemment, puisque c'est ce qui nous conduit à lutter. Aussi, notre solidarité ne doit pas s'arrêter. Soyons conscients qu'il ne s'agit pas encore de liberté, mais de vie semi libre. »

Georges Cipriani, 59 ans, sera semi-libre le 14 avril. Il pourra travailler pour la Banque alimentaire de Strasbourg et soutenir bénévolement le Secours Populaire. La bonne nouvelle n’occulte pas les inquiétudes qui demeurent pour Jean-Marc Rouillan. Le taulard-écrivain croupit toujours en prison à Muret, près de Toulouse, malgré le fait qu’il souffre du syndrome de Chester-Erdheim. « Il avait obtenu une semi-liberté en 2007 qui a été révoquée le 16 octobre 2008 pour quelques lignes d'une interview, rappelle le blog Action Directe. Une nouvelle demande a été déposée mi-novembre 2009. Jean-Marc a été transféré à la fin janvier 2010 pour six semaines au Centre National d'Observation (CNO) de Fresnes. Le 1er mars, il a été transféré à l'UHSI de la Pitié-Salpétrière pour une semaine d'examens médicaux. Il a été depuis de nouveau retransféré à la prison de Muret en attente du rapport du CNO et de la date de l'examen de sa demande de semi-liberté. » Une situation complètement dingue.

« La mobilisation pour la libération des prisonniers d’Action directe continue, sans faiblir », assurent d’une même voix les collectifs de soutien. Les initiatives se poursuivent. Projections de films, débats, lectures, concerts… demandez le programme :

Jeudi 1er avril, à Saint-Etienne, au Misanthrope, projection du film Retour sur mon parcours militant (derniers entretiens avec Joëlle Aubron) + Spoken Word.

Vendredi 2 avril, à Saint-Etienne, au Sfero Squat, Les Kamioners du Suicide (reggae punk/Florac) + Bière Sociale (punk/Paris) + guests

Lundi 5 avril, à Saint Denis, au Théâtre La Belle étoile (Cie Jolie Môme), projection du film Rouge Bandit et débat avec Charlie Bauer.

Dimanche 18 avril, à Paris, au CICP, projection, débat et concert.

Vendredi 23 avril, à Tours, à la librairie libertaire La Niche, projection de Retour sur mon parcours militant, débat et repas collectif.

Vendredi 30 avril, au Havre, à la librairie Le Bouqui'n'oir, lecture des Chroniques carcérales de Jann-Marc Rouillan.

Plus d’informations sur le blog d’information et de mobilisation pour la libération des militants d’Action Directe, sur le blog L’Inter et sur le site Ne Laissons pas faire !

Lire sur Le Post : Une projection de Rouge Bandit pour Rouillan et Cipriani.


08:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2010

"On s'acharne sur Cipriani et Rouillan"

Me Jean-Louis Chalanset

Le parquet s'est une nouvelle fois opposé, mercredi, à ce que Georges Cipriani, un membre d'Action directe emprisonné depuis 23 ans, bénéficie d'un régime de semi-liberté. Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, dit sa colère.

Le tribunal d'application des peines (Tap) de Paris a accordé, mercredi, un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, 59 ans, l'un des deux derniers anciens d'Action directe encore en prison. Mais l'appel aussitôt formulé par le parquet de Paris suspend cette mesure. Détenu depuis 1987, Cipriani, comme Jean-Marc Rouillan, Nathalie Menigon et Joëlle Aubron - le "noyau dur" du groupe terroriste d'extrême-gauche des années 1980 - a été condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats de René Audran, inspecteur général de l'armement, en 1985, et de Georges Besse, PDG de Renault, en 1986.

Jean-Louis Chalanset, l'avocat de Cipriani et de Rouillan - à 57 ans, ce dernier a été remis en détention en 2008 pour avoir enfreint, dans une interview à L'Express, l'interdiction d'évoquer les faits incriminés - dénonce "l'acharnement judiciaire" qui, selon lui, frappe les anciens membres d'Action directe.

Comment réagissez-vous à cet appel du parquet?

Je m'y attendais, malheureusement. L'année dernière, il avait bénéficié d'une mesure identique et le parquet avait également fait appel. Il opposait à Cipriani le fait de ne pas avoir indemnisé les victimes, de ne pas présenter un "projet professionnel" suffisant - il devait travailler 24 heures par semaine dans une association caritative - et d'être "manipulable" parce que trop fragile psychologiquement. Cette fois, il avait la possibilité de travailler une trentaine d'heures pour la banque alimentaire et le Secours populaire. Il devait indemniser les victimes, même si, compte tenu de son petit salaire, il s'agit évidemment d'une mesure symbolique. Mais là, encore, on lui dit non. C'est la quatrième fois, depuis 2005, qu'on lui refuse cette mesure de semi-liberté. Le parquet fait preuve d'acharnement.

En quoi?

Georges Cipriani a près de 60 ans. Il est détenu depuis plus de 23 années, c'est à dire qu'il a purgé cinq ans de plus que la peine incompressible qui avait été prononcée. Il me paraît évident qu'il n'y a aucun risque de récidive. C'est un homme malade [il a séjourné en hôpital psychiatrique - NDLR] même si l'administration ne prend pas en compte les affections psychiatriques. En fait, cela va au-delà de l'acharnement: nous sommes face à une volonté d'anéantissement de la personne. C'est une forme de vengeance d'Etat à l'encontre des anciens d'Action directe. Quel que soit le regard que l'on porte sur leur passé, il faut bien constater que la France est le dernier pays à détenir des activistes pour des faits remontant aux années 1980. En Italie et en Allemagne, les personnes emprisonnées à cette période, pour des faits plus graves encore, ont été relâchées.

Où en est Jean-Marc Rouillan, le fondateur d'Action directe?

Depuis mai 2009, il sait qu'il est atteint d'une maladie dégénérative rare [le syndrome d'Erdheim Chester, une maladie qui calcifie certains organes - NDLR]. En France, il n'y a qu'un spécialiste pour ce type d'affection, à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière (XIIIe arrondissement de Paris). Actuellement, Jean-Marc Rouillan se trouve à la prison de Fresnes pour six semaines, mais d'ordinaire il est détenu près de Toulouse. A ce jour, il n'a toujours pas été examiné par ce spécialiste, qui est pourtant prêt à le recevoir! Il n'a aucun traitement adapté. En décembre dernier, nous avons déposé une plainte pour non-assitance à personne en danger. En octobre, j'ai également déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/on-s-acharne-sur-cipriani-et-rouillan_851288.html

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/01/2010

Libération immédiate de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

Nous demandons la libération immédiate de
Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

 

Premiers collectifs signataires : Action-directe.net ; CNT santé social et collectivités territoriales ; Collectif Bboykonsian/La k-bine ; Collectif de soutien aux prisonniers d’Action directe – Montpellier ; Collectif des amis et camarades des prisonniers d’Action directe, Frankfort … Paris ; Comité Libérez-les ! de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) ; Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ; Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich) ; Libérez Les Prisonniers – Bordeaux (LLP 33) ; Réseau No Pasaran ; SCALP-Reflex; Secours Rouge (Belgique); Solidarité et Liberté (Belgique)


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Arrêtés avec Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon en tant que militants d’Action directe, Georges Cipriani et Jean‑Marc Rouillan sont en prison depuis février 1987 ! Action directe était une organisation qui a fait le choix de la lutte armée en Europe de l’Ouest dans les années 1980. A partir de mai 1979 cette organisation a réalisé des actions contre des institutions de décisions politiques de l´État.


En 85/86 AD menait, entre autre, les opérations contre le responsable pour l’État français de la vente d’armes, et contre le P-DG de Renault, responsable de restructurations industrielles et de licenciements de masse.

 

Les quatre d´AD ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans.

L’État visait leur anéantissement physique et psychique. Ils furent soumis à un traitement spécial : torture par l’isolement, interdiction ou restriction des contacts et de la communication à l’intérieur de la prison et vers l’extérieur.

Après 17 ans de prison, les médecins ont diagnostiqué à Joëlle Aubron une tumeur cancéreuse avancée. La mobilisation permit sa libération en suspension de peine en juin 2004. Joëlle est décédée le 1er mars 2006.

 

Après la période des 18 ans de peine de sûreté, la mobilisation pour la libération de Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan se renforça. Il y eut des campagnes de presse, des actions publiques, des meeting, des concerts, des rassemblements et d'autres actions de solidarité pour remettre la question des prisonniers d'Action directe à l’ordre du jour.

 

Après plus de vingt ans de prison, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan obtinrent une semi-liberté. Les restrictions associées à cet aménagement de peine comprenaient une interdiction de se prononcer publiquement sur les faits pour lesquels ils avaient été condamnés, et par conséquent sur leur histoire et sur le contexte politique de l´époque. Jean-Marc donna une interview qui lui valut la révocation totalement arbitraire de sa semi-liberté.

 

La dernière demande de libération de Georges Cipriani lui fut refusée en appel aux motifs, entre autres, qu'il continue à se prononcer politiquement et qu’il signe toujours ses déclarations en tant que prisonnier d'Action directe. Il lui fut également reproché de ne pas exprimer de regrets. Il est ainsi le seul militant d’Action directe emprisonné qui n'ait bénéficié d’aucun jour de liberté après plus de 22 ans de détention.

 

Quelques mois après l’annulation de sa semi-liberté, l’état de santé de Jean-Marc Rouillan s’est dégradé. L’administration pénitentiaire a attendu la dernière limite avant de l’hospitaliser d’urgence. Le syndrome de Chester-Erdheim, maladie grave et évolutive, fut diagnostiqué. Cette maladie devrait être traitée, selon les spécialistes, avant la manifestation d’une nouvelle crise. Mais un tel traitement est incompatible avec la détention. Jean-Marc est retourné en prison, sans soins. Les procureurs lui ont dit de prendre ses distances avec l´histoire d´AD et d´exprimer des regrets s´il voulait sortir pour être soigné. L´État veut le laisser mourir en prison.

 

 

Nous demandons la libération immédiate de
Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

 

Décembre 2009 - Contact : mail-action-directe@laposte.net


Plus d'informations sur
http://www.action-directe.net ou http://action-directe.over-blog.com

23:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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