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22/09/2010

Affaire de Tarnac : l'heure de vérité approche

C'est demain jeudi que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris va examiner la demande d'annulation de toute la procédure concernant le « groupe de Tarnac », à savoir les neuf personnes dites d'"ultragauche" ayant (peu ou prou) élu domicile dans ce village de Corrèze où certains tenaient même l'épicerie du lieu.

Les neuf, dont Julien Coupat – présenté par les enquêteurs comme le « cerveau » du groupe – et sa compagne Yldune Lévy sont aujourd’hui en liberté (sous contrôle judiciaire) et toujours en examen pour « association de malfaiteurs, destructions et dégradations en relation avec une entreprise terroriste ». Ils nient ce qui leur est reproché.

Leurs avocats, Me Thierry Lévy, Me Jérémie Assous et Me William Bourdon, ont entrepris depuis un an de passer au crible tout le dossier instruit par le juge Thierry Fragnoli et reposant en grande partie sur l’enquête (et les témoignages) des policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT). Les résultats obtenus doivent probablement inciter la défense à l’optimisme quant à la suite qui sera donnée à sa demande d’annulation. Précisons que la décision de la cour d’appel sera rendue à une date qui n’est pas connue à ce jour.

Rappel des faits : dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, quatre sabotages de lignes TGV – insusceptibles de provoquer des dégâts humains – ont lieu en France, peut-être en liaison avec le passage d’un train de déchets nucléaires. L’un de ces sabotages (sur une caténaire, au moyen de crochets) se produit près de Dhuisy (Seine-et-Marne), pratiquement sous les yeux de policiers qui filent le couple Coupat-Lévy, placé sous surveillance depuis le mois d’août précédent ! C’est du moins ce que disent les hommes de la SDAT dans le procès-verbal devenu la pièce D 104 du dossier, celle qui constitue la pierre angulaire de l’accusation.

Or, rapidement, il apparaît que ce PV et d’autres sont truffés d’incohérences. Exemples : les empreintes de pneus sur les lieux ne peuvent être celles de la Mercedes de Coupat. Les empreintes de chaussures ne peuvent être celles du couple. Mais il y a plus bizarre encore : selon les horaires indiqués pour cette nuit de filature, la voiture des suspects aurait dû, à un moment donné, accomplir un trajet de 27 km sur des routes de campagne à la moyenne fulgurante de 160 km/h !

Il y a bien d’autres éléments flous. Parmi ceux-ci : où était exactement stationnée la voiture de Coupat ? Un individu a-t-il été vu vers 4 heures à l’endroit précis du sabotage ? Après le départ de la Mercedes du couple (vers 4 h 20), l’inspection des voies par les policiers a-t-elle été « minutieuse » ? Et pourquoi, alors que le passage d’un TGV à l’endroit saboté, à 5 h 10, a produit « une gerbe d’étincelles » et « un grand bruit sec », le signalement de l’incident n’a-t-il été effectué par les policiers qu’à 7 h 50 (au mieux) ?

À l’automne 2009, les avocats du « groupe » ont obtenu du juge Fragnoli qu’il soit demandé aux hommes de la SDAT de faire un effort pour être plus précis. Le résultat s’est fait attendre pendant de longs mois. Selon la défense, la seconde version policière « ne fait qu’ajouter de nouvelles invraisemblances », notamment lorsque l’affaire des 27 km à 160 à l’heure est expliquée par une simple erreur d’écriture dans le relevé horaire (« 3 h 50 » alors qu’il aurait fallu inscrire « 3 h 30 »).

Sans le clamer ouvertement, les avocats des neuf considèrent donc que le procès-verbal de surveillance du couple Coupat-Lévy dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 est un faux. Eux préfèrent dire qu’« il n’est pas authentique »…

Bruno MEGE

piqué au tas sur www.lamontagne.fr - 22/09/2010

 

Groupe de Tarnac : la justice va se prononcer sur la procédure

La cour d'appel de Paris va examiner jeudi une demande d'annulation de la procédure. En cause: une vidéo-surveillance et des écoutes téléphoniques que la défense juge illégales.

L'enquête sur le groupe de Tarnac, soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, va être passée au crible de la cour d'appel de Paris qui examine jeudi 23 septembre une demande d'annulation complète de la procédure.

La décision sera mise en délibéré.

Les avocats du groupe de Julien Coupat, qui ont entrepris depuis un an de démonter le travail des enquêteurs, ciblent deux maillons du dossier: une surveillance vidéo du domicile de M. Coupat et un placement sur écoutes.

Selon eux, ces actes ont été réalisés illégalement et leur annulation réduirait le dossier à néant.

 

Surveillance vidéo

En particulier, les policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat) ont filmé à partir du 15 août 2008 "en dehors de tout cadre légal" la cour intérieure et la porte d'entrée d'un immeuble parisien dans lequel vivait Julien Coupat, affirme Me Jeremie Assous, l'un des avocats des mis en examen.

Ce dispositif avait été mis en place dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris antérieure aux sabotages de lignes TGV. L'enquête n'a été confiée à un juge d'instruction, Thierry Fragnoli, qu'à partir du 15 novembre 2008.

Or, la surveillance vidéo d'un domicile est interdite dans le cadre d'une enquête préliminaire, affirme la défense, la captation d'images ne pouvant être autorisée que par un juge d'instruction ou un juge des libertés et de la détention (JLD).

Pour Me Assous, sans surveillance vidéo, jamais les enquêteurs n'auraient surveillé physiquement Julien Coupat et certains de ses proches vus sur les images. L'annulation de cette surveillance ferait s'écrouler, selon lui, l'enquête comme un château de cartes.

Une version remise en cause par les enquêteurs qui assurent disposer d'autres éléments pour justifier les filatures qui ont suivi.

 

Ecoutes illégales?

La cour d'appel devra aussi trancher sur la validité des écoutes téléphoniques de l'épicerie de la commune de Tarnac, en Corrèze, réalisées sans autorisation préalable au premier semestre 2008. Cette épicerie a été gérée par plusieurs des mis en examen jusqu'à leur interpellation le 11 novembre 2008.

Pour la défense, ces écoutes sont nulles à double titre: la requête initiale du parquet concernait les correspondances électroniques et non téléphoniques et la durée des écoutes était illégale.

Pour protester contre la conduite de l'enquête, Julien Coupat, considéré comme le cerveau du groupe, et les neuf mis en examen ont annoncé en décembre 2009 qu'ils ne respecteraient plus leur contrôle judiciaire, en particulier l'interdiction de communiquer entre eux.

 

PV "pas authentique"

Parallèlement à ces demandes d'annulation, la défense du groupe de Tarnac met en doute la vraisemblance d'une pièce centrale du dossier, à savoir le procès-verbal D104 qui retrace la filature de Julien Coupat et de sa compagne, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 à Duisy (Seine-et Marne), sur les lieux d'un des sabotages.

Les avocats estiment que ce P.V. "n'est pas authentique": ils doutent de la présence des policiers sur place et demandent donc au juge d'organiser une reconstitution des faits commis durant cette nuit.

Ils veulent aussi la communication du trafic sur les réseaux de téléphonie mobile enregistré pendant cette nuit pour préciser la position des équipes de la Sdat.

Enfin, les avocats demandent à la cour d'appel d'imposer une audition, en leur présence, de Jean-Hugues Bourgeois, dont le témoignage sous X au début de l'enquête avait été considéré à charge. Les avocats ont d'ailleurs posé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur l'utilisation des témoignages sous X.

(AFP)

piqué au ats sur tempsreel.nouvelobs.com - 22/09/2010

15:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/02/2010

Coming Insurrection...this is evil stuff...

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L'Insurrection qui vient best-seller aux Etats-Unis

Par LEXPRESS.fr, publié le 19/02/2010 à 17:22

L'Insurrection qui vient, du "Comité invisible", se trouve depuis 16 jours dans le top 100 de la liste des best-sellers d'Amazon.com. The coming insurrection devance ainsi Dan Brown et Stephenie Meyer. Un succès dû à la publicité que fait le chroniqueur de Fox News Glenn Beck, le présentant comme "une des choses les plus diaboliques que j'ai pu lire". La petite maison d'édition Semiotext(e) (lien posé par PROBE), qui publie le livre, se sert des paroles de Beck pour le promouvoir, et ne parvient plus à faire face à la demande.

 

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Glenn Beck sends 'evil' anarchist manual's sales rocketing

The Coming Insurrection's condemnation at the hands of Fox News commentator provides huge boost to anonymous authors

guardian.co.uk, Friday 19 February 2010 14.58 GMT

It's undoubtedly the last thing he wanted to happen, but when Fox News's vocal right-wing presenter Glenn Beck described French anarchist revolution manual The Coming Insurrection as "quite possibly the most evil thing I've ever read" he sent it soaring to the top of the bestseller charts.

The book, by an anonymous collective of French authors calling themselves the Invisible Committee, is a "call to arms", rejecting the official left and "aligning itself instead with the younger, wilder forms of resistance that have emerged in Europe around recent struggles against immigration control and the war on terror".

Describing itself as "a prescription for an emergent war-machine to spread anarchy and live communism", it has caused ructions in France, where it was proclaimed a manual of terrorism by the French government and where it has also been selling in its thousands. In 2008, the French government arrested four men and five women known as the Tarnac Nine over far-left terrorism, alleging that one of them was the book's author.

Published in the US by tiny Californian press Semiotext(e) last August with an initial print run of just 3,000, a barrage of anti-endorsements from Beck on Fox News has apparently led to it hovering around the top 10 of Amazon's US bestseller charts for the last week, alongside more recognisable titles by the likes of Stieg Larsson and Rick Riordan.

"This is quite possibly the most evil thing I've ever read and it's about to play out in streets of Greece. It's been played out in France," Beck said last week, brandishing a copy of the book. "The story is written by 12 people. Some of them are in jail now over in Europe. They're actual communists. They've been masquerading as democratic socialists: 'Oh, we're not Marxists, we're not communists, we're like you' … This is evil stuff … In it there's one chapter on how to destroy the family". The book promptly soared up Amazon's charts from below the 400 mark where it had been languishing to a high of seventh and a current place of 12th, ahead of Stephenie Meyer's hit Breaking Dawn and Dan Brown's The Lost Symbol – particularly impressive given that it's available for free online in both English and French.

Beck had previously given the book a boost last year even before it was published. Pointing to an extract from the book – "Take up arms. Do everything possible to make their use unnecessary ... There is no such thing as a peaceful insurrection. Weapons are necessary" – he told his viewers to read it. "People on the extreme left are calling people to arms. I am not calling for a ban on this book. It's important that you read this book [...] And let me tell you something: Don't dismiss these people. Don't dismiss them."

Publisher Semiotexte has been lapping up Beck's words, using them as part of its collection of reviews to promote the book and seeing a spike in sales every time he mentions it. "We're having trouble keeping stock in the warehouse," Rebecca Schrader at the book's distributor MIT Press told US publishing magazine Publishers Weekly. "And we're dealing with reprint quantities that we don't see every day."

Beck is probably more pleased with the effect his recent endorsement had on A Patriot's History of the United States, which claims to correct the "biases" that have "distort[ed] the way America's past is taught", rejecting previous history books' searches for "instances of racism, sexism, and bigotry in [America's] history while downplaying the greatness of America's patriots" in favour of recounting the "public virtue, personal liberty, and private property that make this nation uniquely successful".

After Beck spoke about the book on his show last week, he claimed that it moved from around 58,000 on Amazon.com to a current position of one. "I read a lot of in-depth history," said Beck. "This is a beginner's book of history, it is a gateway into the history that no one is teaching ... Last night I mentioned this book, it was 58,000 on Amazon.com. I got off the air, it was number one. It's still number one. Good. Please, please read it."

 

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20:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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